waaa! Je crois que c'est mon chapitre le plus long si je ne me trompe pas et je découvre que...j'aime écrire les passages d'action ^^ j'espère que c'est compréhensible du coup. Bonne lecture !
Chapitre 26: "Et vint le chaos..."
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La lumière commençait lentement à décliner au dessus de Rhosgobel. Les hommes d'Elessar s'étaient regroupés et conversaient tout en aiguisant leurs armes. Les elfes de Thranduil quand à eux, restaient sur le qui-vive, marchant en cercle le long de la clairière. Auprès de l'arbre-maison, s'entretenait le reste du groupe.
- Et vous n'avez rien trouvé de concluant qui puisse nous aiguiller? s'enquit Pippin.
- Hélas non, répondit Legolas, c'est comme si l'homme s'était totalement évaporé sans laisser de trace.
- Alors si je comprends bien, ajouta Gimli, nous étions tous chacun de notre côté à la recherche du même homme pour résoudre le même problème.
- C'est bien ça, affirma Keren en souriant à Lyna. Je suis à la fois si heureuse que nous nous soyons retrouvées mais en même temps si déçue que nous ne puissions en apprendre plus pour rentrer chez nous.
Elle tint la main de Lyna et les deux jeunes femmes abaissèrent les yeux.
- Nous seulement, si l'on ne parvient pas à traduire cet anneau, nous ne saurons jamais s'il représente un quelconque danger ni ne pourrons connaître son vrai pouvoir, et j'ai bien peur que les chances que de réintégrer votre époque soient vaines, fit Gimli à l'adresse des deux amies.
- Leur époque ? s'étonnèrent Merry et Pippin, que veux-tu dire par là ?
- Tu ne leur a pas dit ? Fit Legolas en regardant Keren avec interrogation.
Cundo intervint.
- Nous avions trouvé cela plus sage de réduire le cercle de personnes au courant, mais je vois que d'un autre côté, cela n'a pas été le cas.
Il tourna légèrement la tête en direction de Lyna, comme avec une expression de reproche. Celle-ci déglutit avec difficulté devant le regard de l'être majestueux qui lui avait parlé. Keren qui avait observé le grand elfe qui l'accompagnait depuis Rivendell, remarqua soudain que celui-ci ne semblait pas surpris à la mention de l'anneau, pourtant, elle n'en avait parlé qu'à Elessar. Alors comment pouvait-il être au courant ?
- Que ? hein ? Quoi ? Pépia Pippin. De quoi à-t-on préféré ne pas nous mettre au courant, qu'est-ce que cela veut dire Keren ?
La jeune femme ouvrit la bouche pour répondre mais aucun son n'en sorti. Lyna détacha la bourse qui pendait à son ceinturon.
- Des prodiges que peut accomplir cet anneau, fit elle.
Elle ôta le tissu et l'anneau apparut aux yeux de tous. Comme elle l'avait déjà remarqué précédemment, sa résistance face aux effets néfastes qui se propageaient dans tout son être à chaque fois qu'elle tenait la bague en main, s'amoindrissaient au cours du temps. Les elfes qui se tenaient au loin se retournèrent, surpris, voir effrayés.
- Par les Dieux ! s'exclama Merry.
Il avança le visage jusqu'à effleurer l'artefact de son nez.
- Il parle vraiment ! Tu entends ça Pippin ?
Son cousin hocha la tête, il était bouche bée.
- Cela ressemble réellement à du Noir Parler, mais comment...
Legolas rabattit l'étoffe sur l'anneau, il avait remarqué que Lyna serrait les dents.
- Pas besoin de t'en infliger plus, lui dit-il en repliant le tissu et fourrant le petit objet dans le petit sachet de cuir dont il était extrait.
Il tendit ensuite la bourse à la rouquine.
- Nous comptions sur le dernier grand mage de la Terre du Milieu pour le traduire et... nous renvoyer chez nous, confia Lyna. Dans l'époque d'où nous provenons Keren et moi : le huitième âge.
Les mâchoires des deux hobbits se décrochèrent.
- Tu nous avais caché ça ! reprocha Pippin à leur amie.
- Je suis désolée, Merry, Pippin, Je ne voulais pas vous donner de tracas supplémentaires.
- Mais, tu es notre amie maintenant ! Tu n'es pas un tracas supplémentaire !
- Quoi qu'il en soit, répondit Keren avec un air coupable, même sa signification ne nous aidera pas tant que cela.
- Comment ça ? s'écria son amie.
- Lyna, j'ai traduit l'anneau !
- Quoi ?! s'exclamèrent tous les concernés.
- Seul Elessar était au courant mais maintenant que je t'ai retrouvé Lyna, je crois que vous en révéler la nature pourrait peut-être signifier quelque chose pour l'un d'entre-vous ?
Cundo examina la jeune femme. Il avait su dès le premier instant que la jeune femme possédait des qualités supplémentaires qu'elle avait préféré taire. Keren regarda l'assemblée qui se tenait suspendue à ses lèvres.
- L'anneau dit : "Un pour trouver les trois, et dans le temps les lier".
Personne ne répondit, tous semblaient réfléchir. Ce fut Lyna qui coupa le silence.
- Elle est trop forte ma copine !
- "Un pour trouver les trois", réfléchi Pippin à haute voix, un anneau pour en trouver deux autres ?
- Et pourquoi les lier dans le temps ? questionna Merry.
- S'il y a trois anneaux, nous n'en avons trouvé qu'un seul, ajouta Gimli.
- Peu importe que nous comprenions ou non son message pour le moment, intervint Legolas, le fait qu'il soit en Noir Parler ne présage absolument rien de bon.
À peine achevait-il sa phrase que le princec se releva brusquement. Cundo en fit de même et les guerriers qui se tenaient plus loin s'étaient aussi retournés.
- Nous avons omis de vous dire quelque chose, précisa le fils de Thranduil.
- Encore ? s'exclamèrent les deux hobbits vexés.
- Et vous n'allez pas aimer, reprit l'elfe.
Cundo s'était redressé de toute sa hauteur et son imposante silhouette observait les alentours.
- J'ai déjà senti cette odeur nauséabonde, murmura-t-il.
Les hommes d'Elessar, alertés par le comportement soudain du petit groupe, s'étaient mis en garde.
- Ils sont nombreux, continua Cundo.
- Bien plus nombreux que la dernière fois, ajouta Legolas, l'air grave.
- De qui parlez-vous ? gémirent les semi-hommes tandis que Keren ne semblait pas saisir la situation.
Lyna, s'était mise debout et avait reculé, elle ne voulait pas retourner seule dans sa prison de bois. Legolas ordonna silencieusement à ses hommes de se placer à leurs postes respectifs. Cundo fit signe aux guerriers d'Elessar de se tenir en rang non loin d'eux, prêts à faire front à une éventuelle attaque. Ils faisaient de nouveaux tous face à la jungle, même les oiseaux s'étaient tus. Un silence oppressant envahit la clairière.
- J'en dénombre plus d'une centaine, lâcha soudain Cundo.
- Impossible, murmura Legolas pour lui même, ils n'étaient même pas vingt d'entre eux la première fois.
Le gardien de Rivendell extirpa des plis de sa tunique, une longue lame elfique recourbée. Keren attrapa la main de Lyna, les deux hobbits piétinaient de nervosité, ne comprenant pas la situation.
- Vérifiez le plan et chacun à son poste ordonna Legolas à ses hommes.
Ainsi donc, voilà ce qu'il avaient fait pendant tout ce temps songea Lyna pour elle-même. Préparer un plan pour le retour des créatures.
- Vous là ! Hommes de Minas Tirith, venez nous prêter main forte, commanda Legolas.
Un des hommes, le chef du groupe, s'avança.
- Je me présente, Arthias Agenor, commandant de la troupe détachée par le Roi Elessar II Elcontar. Je suis navré Sire elfe mais nos ordres viennent du roi lui-même et seuls ses intendants et conseillés son habilités à nous commander.
- Et qui sont-ils donc, fit Legolas, je n'en vois aucun !
- Derrière vous Sire.
Le jeune prince se retourna sur Merry et Pippin qui se tournèrent à leur tour sur la forêt. Personne ne se tenait derrière eux, pourtant l'homme les dévisageait.
- N...Nous ? balbutia Pippin ?
- C'est exact Messire Touque et Messire Brandebouc. Nous attendons vos ordres.
Les deux hobbits eurent un rire gêné puis se consultèrent du regard. Il se tournèrent ensuite vers Legolas qui les fixait attentivement.
- Et bien...bégaya Pippin, nos ordres sont d'obéir aux siens !
Et il montra le fils de Thranduil du doigt. Arthias s'inclina.
- Il en sera fait selon vos ordres - il se tourna vers Legolas- que devons nous faire ?
- Dites à vos homme de prendre poste auprès des nôtres afin de couvrir nos positions. Ceux-ci vous mettrons au fait de notre plan. Merry? Pippin ?
Les deux cousins se dressèrent droits comme des piquets.
- Je vous charge de la protection de Lyna et de son amie. Emmenez les à l'intérieur de cette vieille demeure, brandissez fièrement vos épées, nous comptons sur vous !
- Vous pouvez ! assurèrent les semi-hommes d'une même voix.
Legolas se tourna enfin vers Cundo et Gimli et s'adressa en premier au gardien de Rivendell, sachant que son ami serait de tout manière présent à ses côtés, quoi qu'il advienne.
- Puis-je te demander de nous épauler ? Il ne faut pas que ces abominations mettent la main sur l'anneau.
Le grand elfe acquiesça.
- Ni sur les jeunes filles, précisa-t-il.
- Bien entendu répondit Legolas.
Lyna tenta de résister aux deux hobbits qui l'entrainaient à l'intérieur du vieux tronc aménagé.
- Et nous !? se fustigea-t-elle, on a même pas le droit à une épée ? Une hache? Un couteau ? Des pierres ? Une fourchette ? On a donc pas le droit de se défendre, on doit se contenter de jouer les demoiselles effarouchées ?!
Legolas lui fit signe de loin.
- Attrape ça !
Il lui lança deux petites dagues elfiques qui vinrent se ficher aux pieds des hobbits.
- Ahhh ! S'écria Pippin en sautant d'un bond sur le côté.
- Pas trop tôt, s'exclama Lyna en s'emparant d'une des dagues et remettant la deuxième à Keren. Ils peuvent venir maintenant, on sera peut-être les vers de terre au bout d'un hameçon, mais des vers de terre qui piquent !
...
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Cela faisait maintenant plus d'hune heure qu'ils attendaient reclus dans l'ancienne demeure de Radagast, où du moins c'est ce qui leur semblait. Lyna tournait, en rond, la tension était à son comble ainsi que sa nervosité. Pippin avait l'œil collé à l'un des nombreux trous qui parsemaient la vieille porte vermoulue.
- Qu'est-ce qu'ils font donc !? rugit Lyna
- Les elfes ont des sens très développés, fit Merry sur un ton très académique, il est donc fort à parier qu'ils ont senti le danger provenir à des lieux de là.
La rouquine se tourna vers lui.
- Et vous les hobbits, c'est quoi votre talent ?
- Ne les sous-estime pas, intervint Keren qui était restée nerveuse mais silencieuse jusque là. Ce sont de petits hommes très vaillants, courageux et agiles.
- Peut-être bien, marmonna Lyna.
Puis elle posa son coude sur la tête de Merry.
- En tout cas, c'est bien la première fois que je trouve quelqu'un de plus petit que moi !
Elle sourit de toutes ses dents.
- Hey! s'écria Merry en se dérobant. Nous ne sommes pas petits, nous sommes les plus grands hobbits de la Comté !
- Ahahaha, fit Keren. Finalement vous êtes plus semblables tous les trois que vous ne le pensez !
Merry lança un œil noir à Lyna mais vit que la jeune fille lui répondait par une grimace. Il ne put garder son sérieux et se mit à rire lui aussi.
- Tu aimes l'herbe à pipe, finit-il par lui demander ?
Pippin les coupa subitement dans leur franche rigolade.
- Chut ! Il se passe quelque chose au dehors !
Les deux humaines accompagnées de Merry se rapprochèrent de la porte à leur tour et trouvèrent chacun un trou par lequel observer l'extérieur.
- Je n'y vois rien, chuchota Merry, il fait trop sombre !
Aucun elfe n'était visible, ni même Gimli. Cependant, Keren réussit à discerner quelques silhouettes en plissant les yeux. Quelques hommes d'Elessar se trouvaient non loin de la bâtisse et seul le bruissement du vent dans les arbres leur parvenait. Plus loin, hors de leur vue, reculés dans la forêt, Legolas accompagné de ses semblables, attendait, dissimulé dans les ténèbres. Un œil expérimenté n'aurait su les distinguer, en dehors des parties d'armures tape à l'œil de Gimli et de la toge blanche immaculée de Cundo. Legolas avait la main levée.
- Attendez ! ordonna-t-il.
De ses deux mains, Cundo émit un hululement perçant qui parcouru la jungle entière, jusqu'à en faire frissonner l'échine des deux hobbits. Les guerriers d'Aragorn renforcèrent leur position.
- Qu'est ce que vous voyez, vous ? demanda Pippin surexcité.
- Il y a un truc qui cloche là, intervint Keren, les hommes du roi sont sur la défensive.
Lyna ôta son œil de la porte et recula en déglutissant difficilement. Elle était pratiquement sûre que ces choses venaient pour l'anneau. Elle le leur aurait bien jeté à la face si l'objet ne réagissait pas si violemment à chaque fois qu'elle s'en éloignait de plus d'une trentaine de mètres. Elle resserra sa main gauche autour de l'artéfact. S'ils voulaient l'anneau, ils devraient la prendre avec eux, et elle n'avait aucune idée de ce que ces "eux" pouvait bien être en réalité. Elle avait gardé sa lame dans la main droite et se posta derrière la vieille table, bras levé prêt a fouetter l'air, complètement sur les nerfs. Keren s'éloigna de la porte à son tour et retourna plusieurs fois la dague que lui avait offert l'elfe. Elle semblait ne pas vouloir l'utiliser.
- Je ne sais pas me battre, avoua la jeune femme.
- Et moi alors? s'écria Lyna, tu crois que je sais ? Une pichenette et hop ! Y'a plus personne !
- Nous sommes bien lotis alors, grinça Pippin.
- J'ai une idée! s'exclama Lyna. Si jamais ils entrent, je fais la morte !
- Ah ben tiens, releva Merry, tu crois que si l'on est quatre à faire le mort, ils vont gober ça en entrant ?
- Faites donc ce que vous voulez, lui lança la rouquine, moi je ferai la morte ou je me cacherai quelque part. Et toi Keren ?
- Je crois que j'en ferai de même, mais pas à côté de toi, ça paraîtrait louche.
- Alors on compte sur vous les gars ! lança Lyna aux Hobbits.
Les deux cousins se regardèrent, une soudaine envie de mettre la jeune fille au dehors leur avait traversé l'esprit. Soudain, un autre hululement se fit entendre. Merry colla de nouveau son œil à la porte.
- Je les vois, les hommes de Minas Tirith, Ils ont mis leurs boucliers en garde ! Ça sent mauvais, gémit-il.
Effectivement, quelques instants plus tard, des centaines de flèches surgirent des ténèbres et s'abattirent sur les hommes d'armes. Ceux-ci se protégèrent tant bien que mal avec leurs boucliers alors qu'une deuxième salve de flèches suivait déjà.
Dans la jungle, Legolas hyper tendu suivait l'attaque des yeux.
- Darthannen! interjecta-t-il à ses hommes
- Sire ils vont se faire tuer !
- J'ai dit: attendez ! intima Legolas avec plus de conviction.
Cundo avait les yeux fermés et lui fit un signe de tête.
- Maintenant ! cria Legolas en brandissant son arc.
Des ténèbres opposées venaient de surgir des dizaines d'ombres robustes et terrifiantes qui grognaient des sons gutturaux. La bataille au corps à corps entre les premiers assaillants et les hommes d'Aragorn s'engagea tandis que les elfes émergeaient de la jungle, arcs tendus, décochant leurs premières flèches dont aucune ne manquait sa cible. Gimli sorti en vagissant de la forêt, hache levée, un grand sourire traversait son visage : il allait castagner de l'orque ! Sa hache s'abattit sur la première créature qui s'écroula, le crâne fendu en deux. Le nain se tourna stupéfait vers Legolas.
- Des uruk hai ! Comment ?
- Je ne sais pas, lui cria son ami, décochant flèche sur flèche à la vitesse de l'éclair.
Il esquiva par une pirouette, une attaque frontale d'une des affreuses brutes qui le chargeait et enfonça une de ses lames jumelles dans la nuque de celle-ci. Il retira l'arme dégoulinante d'un coup sec et regarda Gimli qui frappait dans le tas comme un ouragan en furie.
- En tout cas, j'en ai déjà deux d'avance sur toi ! Cria l'elfe à son ami.
- C'est ce qu'on va voir ! hurla Gimli en éventrant d'un seul coup une des créatures qui courrait sur lui.
Deux hommes d'Elessar étaient déjà tombés, et malgré les dizaines de monstres abattus, il continuait à en surgir à n'en plus finir. Arthias fit signe à ses hommes en mauvaise posture.
- En retrait ! Reculez devant l'arbre, Protégez l'entrée !
Les huit hommes s'approchèrent de l'abri, évitant les coups derrière leurs boucliers, enfonçant leur épées dans la chair de leurs assaillants. Mais les flèches ennemies continuaient de s'abattre, tuant hommes et elfes, comme créatures malfaisantes elles-mêmes. Un des monstres cependant avait remarqué la petite porte de bois que semblaient défendre les guerriers de Minas Tirith. Grand et puissant, l'uruk hai se fraya un passage parmi les siens et se rua dans le corps d'humains armés, égorgeant l'un, décapitant l'autre d'un simple coup de sabre. Les flèches des elfes qui se fichaient dans son armure ne semblaient pas l'inquiéter. Il défonça la porte d'un coup de pied puissant et la fit voler en éclat, il pénétra ensuite dans l'abri. Celui-ci semblait vide de toute présence. C'est alors que deux petits êtres surgirent du dessous des meubles et vinrent lui piquer les mollets avec leurs cure-dents. Le monstre rugit et balaya les hobbits comme des fétus de paille d'un mouvement sec de la jambe. Merry atterri contre un mur auquel étaient accrochés divers outils qui chutèrent sur lui quand il s'effondra au sol. Le monstre avança. Pippin qui grimaçait en se traînant à terre, cria:
- Maintenant !
La créature surprise se retourna le temps de recevoir une rafale de pierres en pleine face, il leva un bras pour balayer les cailloux quand son pied se prit dans une vieille corde qu'avaient tendue les semi-hommes entre deux pieds de meubles. L'uruk hai bascula en arrière tandis que les deux hobbits revenaient à la charge. Merry se mit à frapper avec une énorme poêle à frire tandis que Pippin fendait l'air avec son épée d'une main et celle de son cousin dans l'autre. Le monstre se redressa et balaya une nouvelle fois les deux insignifiantes créatures qui commençaient à lui porter sur les nerfs. Cependant il n'eut pas le temps de se relever entièrement qu'il recevait déjà une nouvelle nuée de couverts en tous genres que lui balançaient Lyna et Keren depuis l'autre côté de l'abri. Poêles, assiettes, pots en terre, chaises et même un chaudron, tout y passa. La créature en colère grogna pour se relever quand une dague vint se ficher dans le pli de son bras qui n'était pas protégé par son armure. Lyna se tourna surprise vers Keren, qui tenait encore un instant auparavant, la lame entre ses mains.
- Je l'ai balancée comme ça sans réfléchir, fit Keren en haussant les épaules. La chance du débutant je suppose ?
Le monstre hurla de fureur en arrachant la dague. Comment d'aussi pitoyables créatures pouvaient-elles encore lui résister ?! Les deux Hobbits remis de leurs cascades lui tombèrent une nouvelle fois dessus avec un énorme coup de poêle donné à l'unisson de chaque côté du crâne. L'uruk hai qui n'avait pas retrouvé un bon équilibre, s'emmêla dans la corde qui était toujours accrochée à ses jambes et bascula une nouvelle fois en arrière, son crâne heurta avec un craquement, le coin écharpé d'une vieille poutre tombée au sol puis s'affala. les hobbits explosèrent de joie et se mirent à rouer de nombreux coups de pieds, le corps de l'uruk hai assommé. Celui-ci rouvrit soudain les yeux, les semi-hommes sursautèrent de frayeur. Seulement le monstre n'eut pas le temps de faire un mouvement qu'un cri enragé traversait la pièce et qu'une lame d'une trentaine de centimètres s'écrasait en travers de sa gorge, tranchant nette, la jugulaire. Le sang jaillit sur l'assassin. Tous restèrent sans voix, le monstre expirant à leur pieds dans un gargouillis immonde. Lyna haletait, le visage dégoulinant du sang de la créature. Les deux cousins et Keren la dévisagèrent comme s'ils avaient vu un fantôme.
- Je ne sais pas, je n'ai pas réfléchi ! La chance du débutant sûrement ! fit la jeune fille nonchalamment.
Pour dire vrai, Lyna était presque horrifiée par son geste et la force prodigieuse qu'elle venait d'y mettre, elle s'essuya le visage du revers de sa manche et tenta de récupérer sa dague. Elle dut pour cela, monter sur le cadavre et tirer des deux mains sur la garde pour en extirper la lame.
Alors que le quatuor soupirait de soulagement, un homme fut projeté à travers l'un des murs de bois de l'abri et fit s'écrouler la charpente. L'homme s'effondra sans vie aux pieds de Keren qui se mit à hurler. Cinq nouveaux monstres pénétraient à présent dans l'abri partiellement détruit.
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Les créatures hybrides continuaient d'apparaître alors que tous les elfes décochaient flèches sur flèches. Quand les munitions de Legolas furent épuisées, celui-ci dégaina de nouveau ses lames jumelles et se mit à trancher dans la chair des monstres en un balais mortel presque effrayant. Gimli qui tournoyait sur lui même en fracassant un dizaine de crânes, cria au loin.
- Vingt-et-un !
Le prince s'apprêtait à répliquer quand un cri strident en provenance du vieil arbre déchira l'obscurité. Il en aperçut le pan effondré.
- Gimli ! La cabane !
Les autres elfes s'étaient à leur tour lancés dans le corps à corps, tournoyant, esquivant les coups comme des serpents. Gimli vit avec horreur la vieille maison détruite. Il fit signe à son ami qu'il avait compris et fonça au travers des monstres pour s'y diriger. Legolas s'élança à son tour, passant au dessus des têtes, tournoyant telle une faucheuse mortelle.
Au même instant, dans la vieille bicoque détruite, les deux hobbits tentaient tant bien que mal du bout de leur épée de faire reculer les nouveaux monstres qui avaient surgit. Keren avait repoussé Lyna derrière elle. Elle avait repéré un trou s'enfonçant dans le sol recouvert par une vieille planche de bois qui avait appartenu à la table qui se trouvait maintenant éventrée.
- Cache-toi là dedans ! Tu es petite, tu devrais pouvoir t'y glisser !
Lyna la regarda avec de grands yeux larmoyants.
- Dépêche-toi !
La rouquine obéit et se faufila dans la cachette. Keren replaça le morceau de bois sur le trou et se dirigea vers les uruk hai.
- C'est une humaine que vous cherchez, non ? Alors me voilà ! fit-elle en écartant les mains.
Les monstres se concertèrent du regard. Ils n'eurent pas le temps de décider quoique ce soit qu'un nain furieux déboulait dans le tronc d'arbre en hurlant, chargeant comme un taureau en furie. Keren se baissa, mains sur les oreilles en criant, tandis que Legolas suivit de quelques elfes Sylvains débarquait à son tour, frappant et tranchant dans le vif. Le nettoyage des lieux aurait pu être expédié rapidement si n'avait pas surgit dans l'espace confiné, une vingtaine de nouvelles créatures aussi horribles qu'hargneuses.
- Pippin ! cria Merry.
Le hobbit avait accroché la corde autour d'une poutre. Avec l'aide de son cousin, ils entreprirent de tirer dessus, mais n'étant pas assez lourds, ce fut sans résultat. Keren arriva à leur rescousse et pesa sur la corde de tout son poids. La poutre céda emportant avec elle la majorité du toit de la vieille maison qui s'effondra sur tous les occupants. Les deux hobbits ressortirent leur tête des gravas, tous poussiéreux, toussant et crachant.
- Super idée ! ironisa Pippin.
Les morceaux du toit abattu volèrent en éclat tandis que les créatures et les elfes s'en extirpaient. La mêlée reprit. Legolas retira ses lames du corps d'un uruk hai puis, laissant tomber le cadavre à ses pieds, il regarda Gimli d'un air moqueur.
- Trente-deux !
Gimli eut un air très contrarié et se lança de nouveau en plein combat. Les elfes aidés des derniers hommes d'Elessar semblaient reprendre le dessus, soudain , un sifflement horriblement strident retentit au travers de la clairière. les monstres stoppèrent leur attaque et contre toute attente, laissèrent tomber le combat et battirent en retraite au pas de course, laissant les plus malchanceux d'entre eux en proie aux derniers coups de lames et de hache mortels. Quelques elfes se lancèrent à leur poursuite tandis que les autres se mettait à pousser des cris de victoire.
Cundo approcha Legolas, sa toge blanche était à présent maculée de sang.
- Devons-nous les suivre ?
- Non, répondit le princee en faisant signe à ceux qui étaient restés sur place.
Ce retrait soudain lui laissait envisager le pire. Il se tourna vers les débris du cabanon et en souleva plusieurs planches.
- Aidez-moi ! demanda-t-il.
Tous se mirent à déblayer le champs de bataille.
- Où est-elle ? fit Legolas pour lui-même, soulevant frénétiquement chaque morceau de bois qui traînait au sol.
Gimli qui avait entendu son ami, sut aussitôt ce que celui-ci cherchait.
- Activez-vous ! Dégagez tous les cadavres, déblayez tout ça !
Une pile d'uruk hai morts se forma tandis qu'Arthias allongeait les siens qui avait perdu le combat. Quelques elfes sans vie furent retirés du charnier mais il n'y avait toujours rien.
- Cherchez mieux, cria le fils de Thranduil maintenant très inquiet.
C'est alors que les deux hobbits, en soulevant une grosse planche, mirent à jour Keren qui se trouvait repliée sur elle-même, couverte de terre, sa dague serrée dans les bras, les yeux affolés. Legolas accourut vers elle suivit de Gimli.
- Où est-elle ? questionna l'elfe en agrippant la jeune femme des deux mains.
- Doucement Legolas ! le tempéra son ami. Elle est en état de choc.
L'elfe relâcha sa prise, Keren se releva sur ses jambes flageolantes et se dirigea vers un coin de l'ancienne maison recouvert de gravas et d'une table renversée..
- Elle est là-dessous, je lui ai dit de s'y cacher.
L'elfe se redressa et balaya la table, il retira les derniers débris qui recouvrait le renfoncement jusqu'à ce que celui ci apparaisse. Il resta un instant accroupi sans dire un mot puis se releva. Il tenait à la main, une petite besace en peau bien familière.
- Je ne comprends pas, sanglota Keren, Elle était là! Je l'ai vue s'y cacher !
Gimli frappa rageusement du pied sur le sol, éclatant les morceaux de bois sous sa botte.
- Alors ils ont l'anneau, conclut Cundo d'un ton neutre.
- S'ils ont l'anneau, pourquoi ont-il emmené la fille avec eux ? questionna Merry.
Legolas, les poings serrés se tourna vers la forêt, la colère se lisait dans son regard.
- Car ces deux là sont liés par quelque sort inexplicable ! Nous allons les retrouver, savoir pourquoi, et les faire payer !
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À suivre...
