Petit blabla : Bonjouuuur à tous ! J'espère que vous avez passé de bonne fêtes, parce que en tout cas, pour moi, les cours reprennent la semaine prochaine... Mais passons ! Les personnages ne m'appartiennent toujours pas ( et heureusement pour eux ), et tout ce petit blabla sort de mon cerveau. Et puis, en fait, je crois que j'ai un peu rien à dire aujourd'hui, donc je vais passer directement au réponses de reviews:

une fille : Aaaah du Sebaciel *^* en tout cas, merci pour tes remarques, ça me fait vraiment plaisir de lire tout ça ^0^ J'espère par contre que du coup, les prochains chapitre seront à la hauteur aha x3 Mais je dois dire que j'apprécie un peu beaucoup à la folie de faire les descriptions de la magie et de l'âme aha x) En tout cas, merci merci merci encore !

mamy 83 : aaah mais j'ai aucun mérite vraiment, le chapitré était déjà prêt le jour d'avant ( pas comme là où j'étais sûre de l'avoir préparé et en fait non ...) en tout cas, encore milles merci !

Voilà voilà ! Ah oui, et prière de ne pas me taper à la fin du chapitre ( on ne sait jamais... )


- Lord Voldemort, je te jure que si tu reviens avec la moindre blessure, je t'enferme et tu ne sortiras plus de cette chambre, grognais-je dans le vide.

Un désagréable nœud était coincé dans ma gorge, et je me laissai tomber assis sur le lit, fixant sans réellement le voir l'endroit où mon Alpha venait de disparaître.

C'était la première fois que Tom quittai réellement le Manoir depuis que nous étions… ensemble. Et cela me faisait foutrement peur. Nous en avions parlé, pourtant. Pas réellement longuement, parce que j'avais – sciemment – évité le sujet, et maintenant, je le regrettais amèrement. Quelque part, j'avais espéré que le monde s'arrêterait de tourner, que… non, juste, que la bulle dans laquelle j'avais l'impression d'être nous bloquerait du reste.

Et cela n'avait pas été le cas. Je poussai un léger soupir en me laissant retomber totalement allongé sur le lit. Il ne me restait plus qu'à attendre. Comme une ménagère dans toutes les pubs moldues qui passaient à la télé lorsque Dudley la regardait. J'eus un grognement en me passant une main sur la visage.

Bon sang…

Je me retournai sur les draps en me recroquevillant sur moi-même, ma queue de chat venant s'enrouler tout autour de moi en même temps qu'une espèce de gémissement s'échappait de ma gorge, faisant vibrer désagréablement mes cordes vocales.

Et dire que je ne pouvais pas sortir de cette pièce. S'il y avait réellement une chose que j'avais retenue des rares conversations portant sur ce sujet, c'était que je ne devais pas, mais surtout pas, quitter la chambre tant que je ne savais pas ce qui se passait.

D'un côté, j'avais tout de même réellement envie de sortir pour aller glaner quelques informations sur ce qu'il se passait au Manoir Malfoy, si Tom risquait sérieusement d'être blessé, ou si tout allait bien se passer pour lui – enfin, pour eux, parce que je me doutait que tout le Premier Cercle avait du se retrouver là-bas. Quoique. Après réflexion, il devait sûrement y avoir bien plus de Mangemorts que simplement ceux du Premier Cercle. Donc du coup, finalement, peut-être que je pouvais sortir, s'il ne restait personne… Mais Tom avait mentionné une histoire de protection.

Je fronçai les sourcils en tentant de me remémorer précisément ce qu'il avait dit, tripotant machinalement la couverture sous mes doigts. Mon Alpha avait également parlé de… oui, c'est ça, il avait dit que des barrières serait posées autour de la chambre, pour éviter… pour éviter quoi, d'ailleurs, déjà ?

Je poussai un grognement mélangé à un couinement en me retournant dessus les draps, avant de me figer.

Je reniflai doucement, puis un peu plus fermement, avant de me déplacer vers le haut du lit, m'engouffrant entre les draps, serrant fermement l'oreiller de Tom contre moi.

Il avait son odeur. J'étais pa-thé-ti-que. C'est pourquoi j'enfouis un peu plus mon nez dans l'oreiller, retenant un grognement de mécontentement. Je devais faire quelque chose. Je ne pouvais décidément pas rester ici, enfermé dans notre chambre à ne rien faire, même si maintenant, je me rappelais clairement que c'était ce que mon Alpha m'avait demandé. Je me relevai brusquement du lit, m'asseyant en tailleur, l'oreiller serré entre mes jambes et contre mon torse alors que je fronçais les sourcils, fixant le mur devant moi. Qu'est ce que je pouvais bien faire ?

Machinalement, je vins tripoter les mèches de mes cheveux qui me chatouillaient le menton. Je me sentais totalement inutile, là, à ne rien faire. Pourtant, je n'avais aucune idée miracle qui me traversait l'esprit, et c'était encore plus frustrant.

Par Merlin.

Je fus sur mes pieds, hors du lit, en un bond, et faisant taire la petite voix qui me disait que je me précipitais dans les emmerdes, je m'approchai de la porte de notre chambre, posant avec hésitation la main dessus la poignée.

Au moins, je ne m'étais pas pris de décharge ou je ne savais quoi, c'était déjà ça. J'empoignai un peu plus fermement la poignée et la fit tourner, mais il n'y eut pas un bruit indiquant le déverrouillage d'un quelconque mécanisme. Je fronçai les sourcils, jouant avec la poignée, mais je dus rapidement me rendre à l'évidence : je ne pouvais pas ouvrir manuellement cette foutue porte.

- C'est un blague, râlais-je entre mes dents.

D'un côté, j'étais incroyablement - et encore une fois, c'était pathétique - heureux que Tom prenne à se point à cœur ma sécurité, mais de l'autre, j'étais tout de même assez… agacé d'être parqué dans notre chambre comme un vulgaire mouton. En plissant les yeux, je m'apprêtais à faire jouer ma magie pour essayer de passer outre les barrières de protections, mais une de mes oreilles de chat frissonna soudainement. Immédiatement, je me figeai, stoppant même ma respiration pendant un court instant.

Il y avait des voix de l'autre côté de la porte. Des voix déformées, un peu étranges, mais il y avait quelque chose dans le ton qui ne me plaisait absolument pas – et par là, j'entendais que cela me donnait des frissons de terreur. Le plus silencieusement possible, je reculai, regardant du coin de l'œil la porte de la salle de bain avec l'idée de me cacher dedans.

J'étais peut-être encore techniquement parlant un Gryffondor, mais par Merlin, depuis que je m'étais transformé en un homme-chat, j'avais l'impression que mon instinct de survie s'était considérablement développé – enfin, surtout quand je n'avais pas mon Alpha à mes côtés, ce qui était tout de même assez agaçant.

Et puis, la chose qui devait arriver arriva à ma plus grande horreur. Je me pris les pieds dans un des coussins qui traînaient parfois au sol, et même avec mes nouveaux réflexes, je ne pus rester debout plus de quelques secondes, avant de m'écraser lamentablement au sol. Magnifique.

Dehors, les deux voix, non, trois voix s'étaient tues, et je m'insultais de tous les noms en me redressant, tentant de faire le moindre bruit possible. Cependant, les hommes, il me semblait, se rapprochèrent, et quelques secondes plus tard, je pus sentir les protections de la chambre trembler légèrement. Un moment de silence passa, et j'osai espérer que un simple échec avait découragé les sorciers, mais un nouveau frémissement dans les barrières me démontra que ce n'était pas du tout le cas. Ce bruissement fut suivit par d'autres, toujours plus puissants, et, par prudence, je me décidai à lancer un Protego sans baguette. Dire que Tom et moi avions justement prévu d'aller en acheter une nouvelle chez Ollivander demain matin, pour le coup, j'avais la poisse.

Je ne pouvais qu'espérer que les barrières de mon Alpha tiennent suffisamment pour que les hommes décident de partir. Mais, visiblement, ce n'était pas le cas, au contraire. Les sorts, de plus en puis puissants, faisaient vibrer les portes de notre chambre, et à un moment, une explosion plus forte que les autres me fit sursauter.

Lorsque je rouvris les yeux que j'avais fermé par réflexe, je me rendis compte avec horreur que les protections avaient faibli, et que les coups répétés dessus allaient définitivement les faire lâcher. Par Merlin.

Je déglutis difficilement en me mettant dans la position de combat que m'avait enseignée Rabastan, plus à l'aise en combat singulier qu'en batailles comme l'était son frère. Je n'étais pas démuni, mais quand même, si les trois sorciers réussissaient à défaire les barrières de mon Alpha, cela voulait bien dire qu'ils n'étaient pas des Cracmols.

Et puis, finalement, les protections cédèrent, et les portes furent brutalement rendues en copeau de bois alors que je bénissais mon Protego de me servir de bouclier.

- Harry !

Je relevai brutalement la tête en entendant une voix connue, avant de me figer en reconnaissant Remus. A ses côtés se trouvait Bill, et … et un homme que je n'avais encore jamais vu. Par précaution, je fis un pas en arrière, et j'eus l'impression de voir un poids s'abattre sur les épaules du loup-garou.

- Remus, je… commençais-je, ressentant le besoin de m'expliquer, mais il coupa ma phrase d'un geste.

- C'est bon, Harry, nous sommes là et Voldemort ne va pas revenir de si tôt, piégé comme il l'est au manoir Malfoy, tu peux revenir avec nous sans crainte, il ne va plus poser ses sales pattes sur toi et -

- NON ! Feulais-je, mes oreilles se plaquant sur ma tête alors que ma queue de chat battait furieusement dans mon dos. Qu'est-ce que vous avez fait à Tom ?

Les yeux de Rémus s'écarquillèrent à la fois en m'entendant et en voyant mes… mes attributs de chat, mais ce fut une expression de profonde pitié qui s'afficha sur ses traits alors qu'il secouait la tête avec désespoir.

- Par Merlin, Harry, en quoi est-ce que ce monstre t'a transformé ? Tu dois revenir avec nous, affirma-t-il ensuite, prenant plus fermement en main sa baguette.

- Essaye un peu pour voir, grondais-je.

J'aimais beaucoup Remus. Vraiment, c'était Moony, celui qui m'avait aidé plus de fois que je ne pouvais le compter, mais il voulait me séparer de mon Alpha, et ça, je ne l'acceptais pas.

Mais Bill posa brusquement sa main sur l'avant bras du loup-garou et de l'autre homme au moment où ils s'apprêtaient à s'avancer, le coupant dans leur élan.

- Attendez !

Je clignai des yeux, surpris par le cri du Weasley, comme l'étaient visiblement les deux autres sorciers.

- Attendez deux minutes, reprit-il plus calmement, posant sur moi un regard indéchiffrable.

Bill m'observa pendant de longues secondes, assez pour me mettre mal à l'aise, et je finis par demander, gêné.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu… c'est ton héritage, n'est-ce pas ? Par Merlin… je n'arrive pas à y croire…souffla Bill, avant qu'un sourire émerveillé se place sur ses lèvres, à mon grand étonnement.

- Tu… tu sais ? M'exclamais-je, ma voix partant légèrement dans les aigus.

Par Gryffondor, comment Bill pouvait-il être au courant ? Pourtant, elles étaient réellement bien cachées, les histoires de mon espèce !

- J'ai appris énormément de choses durant mes voyages et – attends…

Les yeux du roux s'écarquillèrent brutalement alors qu'il me fixait de haut en bas, puis la pièce tout autour de moi.

- C'est lui, n'est-ce pas ? Demanda-t-il, et je n'eus pas besoin de plus de précisions.

- Je… oui, soufflais-je.

- Bon sang, est-ce que l'un de vous pourrait m'expliquer de quoi l'on parle ici ?!

Je sursautai au brusque cri de Remus et me passai une main mal assurée dans les cheveux.

- Je – enfin, Tom -

- « Tom »? Tu appelle Voldemort « Tom » ? Harry, tu dois définitivement revenir maintenant avec nous, tu ne sais plus ce que tu racontes !

Le loup-garou fit un pas en avant alors que même je me mettais à feuler une nouvelle fois, en même temps que Bill s'interposait entre nous.

- Non, Remus, tu ne comprends pas, plaida-t-il, ils sont -

- Stupéfix !

J'eus un cri qui ressembla plus à un grognement lorsque le sort toucha Bill, suivit d'un deuxième qui toucha Remus. Les deux hommes s'effondrèrent, et je portai mon regard sur le troisième en retroussant les lèvres, bien que cela ne sembla pas l'intimider pour un sou.

- Bon, si on discute encore longtemps, on va tous se faire prendre, alors maintenant, tu viens avec nous, Potter, de gré, ou j'utiliserai la force.

- Vas voir ailleurs si j'y suis, crachais-je.

D'un mouvement, je me jetai sur l'homme pour le déstabiliser, et la manœuvre dut le surprendre, puisqu'il me repoussa que maladroitement.

- Petrificus Totalus !

Je me laissai rouler au sol pour éviter le rayon qui sortit de la baguette de l'homme, et tendis la main devant moi pour lancer un sortilège cuisant. Je ne ratai l'homme que de quelques centimètres, mais visiblement, ce fut assez pour l'énerver. Le rythme des sorts du sorcier augmenta brutalement et je ne pris même plus le temps d'essayer de comprendre les formules qu'il lançait ou d'analyser la couleur des jets lumineux. Je me contentais simplement d'esquiver en tentant de garder le plus d'énergie possible pour les sorts que je lançais lorsque j'avais un instant de répit.

Cependant, ce n'était pas compliqué de voir que l'homme était bien plus habitué au combat que moi. Je m'essoufflai rapidement malgré l'entraînement que j'avais commencé à suivre, et à chaque fois, les sorts du sorciers ne me manquaient que de quelques centimètres. Si seulement je pouvais libérer Remus ou Bill… Mais mon adversaire dut penser à la même chose, puisqu'il lança une série de sort vicieux qui me forcèrent à me détourner des deux autres sorciers. La chambre était dans un sale état, mais là, tout ce qui me préoccupait était ma survie.

Puis, la vérité me frappa de plein fouet alors que je m'aplatissais au sol pour éviter un foutu Doloris, par Merlin. Je ne pouvais pas tenir jusqu'à l'arrivée de mon Alpha. Il devait être pris au piège quelque part, et même si je sentais vaguement la rage qui le parcourait, cela ne changeait pas le fait que dans mon duel, soit je gagnais, soit je me faisais emporté - ou tué, ou rendu à l'état de légume, parce que actuellement, avec les Impardonnables que l'homme lançait de plus en plus souvent, je me demandais si son but n'avait pas légèrement changé.. Et je ne pouvais définitivement pas laisser cela arriver. Je voyais mes pauvres options disparaître les unes après les autres, en même temps que des perles de sueur coulaient sur mon front.

Non, je n'allais pas tenir, et l'homme le savait. Après avoir lancé un puissant Protego, je repris mon souffle, et essayant de puiser dans mes dernières réserves, je lançai un dernier sort.

- Avada Kedavra !