Titre : Sympathy For The Devil (en hommage à une chanson des Rolling Stones)
Auteur : Sakuri
Traductrice : Silu-chan
Rating : M
Résumé : Slash Spike/Alex. Léger UA. A Sunnydale, Spike est retenu prisonnier par l'Initiative. Mais Buffy n'a jamais habité près de la Bouche de l'Enfer, aussi lorsque Angel débarque en ville, fraîchement dénué de son âme, Spike est peut-être le seul à le connaître suffisamment pour pouvoir l'arrêter. Entre alors en scène Alex, nouvelle recrue, aimant à démons et l'unique personne capable de retenir l'intérêt du vampire plus de cinq minutes consécutives.
Disclaimer : Rien n'est à moi, ni l'histoire ni les personnages
Chapitre 26 : Découvertes
Le jour suivant, les filles vinrent le voir chez lui. Willow parlait déjà à toute vitesse à peine eût-elle dévalé les escaliers qui menaient à sa chambre.
"Alex ? Est-ce que ça va ? Ta mère a dit que tu t'étais blessé mais -" Elle s'interrompit lorsqu'elle réalisa qu'elle venait tout juste de le réveiller. "Oups."
Il grogna un bonjour et plissa les yeux en direction de l'horloge. La vision encore embrumée par le sommeil, il mit du temps pour se rendre compte que c'était déjà l'après-midi. Un peu tard pour se réveiller. Et puis merde, tant pis. C'est pas comme si j'avais beaucoup dormi la nuit dernière.
"Est-ce que ça va ?" reprit Willow, inquiète. "Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qui s'est passé ?"
"Ce n'est rien," se hâta-t-il de la rassurer, minimisant automatiquement les faits. "Juste un bleu ou deux. Je serai sur pied en un rien de temps, ne vous en faites pas."
Il maudit silencieusement le vampire tout en prononçant ces paroles. Il avait bien une raison valide de taire à Willow le fait qu'il était blessé. Il détestait lui mentir. Il n'était pas doué à ça de un. Et de deux, qu'est-ce qu'il pourrait bien lui raconter si elle lui demandait comment c'était arrivé ? Je doute qu'elle le prenne bien si je lui raconte que j'ai été assommé au beau milieu d'une guerre opposant humains et démons.
Il s'assit, et la couette glissa sur ses genoux, révélant les bandages qui entouraient son torse. L'inquiétude des filles s'intensifia à cette vue. Il soupira.
"Mais pourquoi tu ne m'as pas appelée ?" s'écria Willow en se tordant les mains. "Je serais venue immédiatement. J'aurais pris soin de toi ! Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Est-ce que je peux faire quelque chose ?"
"Hé, je ne suis pas sur mon lit de mort, okay, Will !" Il jeta un regard suppliant à la petite amie de Willow. "Tara, dis-lui s'il te plaît !"
Cette dernière sourit timidement. "C'est vrai qu-qu'il a l'air d'aller bien..."
"Même !" Willow paraissait totalement ébranlée. "J'aurais dû être au courant ! Je devrais venir te rendre visite plus souvent. Je n'arrive pas à croire que c'est grâce à Spike que je sais que quelque chose ne va pas..." Elle s'interrompit, son expression passant de coupable à blessée en quelques secondes. "D'ailleurs pourquoi Spike était au courant et pas moi ?"
Alex, horriblement frustré, souhaita ardemment se prendre la tête dans les mains. "Je n'ai pas fait exprès de lui dire et de te le cacher, Will. C'est juste qu'il se trouvait qu'il était là et qu'il l'a vu sans que je puisse l'en empêcher."
"Mais pourquoi il était là ? Tu m'as dit que tu ne l'aimais pas. Tu as dit qu'il te harcelait !"
"Je... je..." Il ne finit pas, à court de mots pour expliquer une situation dont il ne comprenait pas lui-même exactement les tenants et les aboutissants.
Tara lui vint en aide, posant une main apaisante sur l'avant-bras de sa petite amie. "Willow."
Elle se calma un peu. "Je suis désolée. Ce n'était pas dans mon intention de te faire subir un interrogatoire comme ça. C'est juste que je me sens vraiment mal de ne pas avoir été là." Elle jeta un coup d'œil à Tara. "On était tellement préoccupées avec Buffy et le reste..."
Une seconde.
Il avait sûrement mal entendu. Buffy ?
"Euh, B-Buffy...?"
Ce n'est pas possible, ce n'est pas la même personne. C'est impossible, putain non !
"Ouais, je t'ai dit que j'avais une amie qui restait avec nous pendant quelques jours, tu te souviens ?"
Il s'en souvenait très vaguement. C'était une de ces informations négligeables qui entrait par une oreille et sortait par l'autre.
"On a pris contact sur Internet, et elle est venue de Los Angeles pour nous voir. Elle est vraiment sympa, Alex. Vous vous entendriez bien."
Il continua de la fixer d'un air hébété, n'entendant rien d'autre après 'Los Angeles'. Angelus venait de Los Angeles. Et Spike avait dit que lui et la Tueuse... que lui et Buffy...
"Alex...? Est-ce que ça va ?"
Non, il n'allait pas bien ! La Tueuse ! Elles étaient avec la Tueuse ! Comment il était supposé les protéger quand le job de leur nouvelle meilleure pote était de combattre les forces du mal ? Et qu'elle habitait chez elles ! L'ex-petite amie d'Angelus vivait dans la même pièce que ses deux meilleures amies !
... Peu importe comme il le formulait, c'était tout aussi catastrophique.
Qu'est-ce que ça voulait dire ? Il réfléchissait à toute allure. Quelles étaient les chances que la Tueuse choisisse de vivre chez Willow et Tara alors qu'elle était à la recherche de son ex-petit ami, alias le vampire psychopathe de service ?
Une seconde.
Sans qu'il le veuille, les mots de Spike de la veille flashèrent dans son esprit. Tueuses et sorcières. Quand ce n'étaient pas des soldats, c'étaient des Tueuses et des sorcières...
Il secoua la tête. C'est impossible, décida-t-il. Elles m'auraient dit un truc aussi gros. Mais...
Des Tueuses et des putain de sorcières !
Pour quelle autre raison cette Buffy serait avec elles ? Ceux qui se ressemblent s'assemblent. Et le surnaturel attire le surnaturel. Spike le lui avait dit depuis le début, et il n'avait eu aucune raison de lui mentir, pas sur ça. Il y avait des méthodes plus faciles pour l'entuber. Mais cela voulait dire que -
"Alex !"
Il sursauta. Les deux filles le regardaient avec différents degrés d'inquiétude et de perplexité.
"Alex ? Tu me fais peur là..."
Il se rendit compte que cela faisait longtemps qu'il n'avait rien dit. En fait, cela faisait plusieurs minutes qu'il regardait dans le vague silencieusement, une expression d'horreur déformant son visage. Il fit un effort conscient pour se reconcentrer. "Désolé."
"Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai dit quelque chose qui ne fallait pas ?"
Il secoua la tête. "C'est juste que je... ne me sens pas très bien." Il n'arrivait pas à s'empêcher de les examiner minutieusement, Tara et elle, essayant de voir quelque chose en elles qui prouverait que ce qu'il suspectait était faux. A quoi ressemblaient les sorcières, d'habitude ? Elles n'avaient pas un signe distinctif ?
"P-peut-être qu'on ferait mieux d'y aller..." Tara voûta un peu les épaules, nerveuse, un peu apeurée. Comme si elle avait remarqué qu'il les observait sous un jour nouveau.
Il détourna finalement les yeux, se rendant bien compte qu'il devait leur paraître bizarre à agir comme ça, mais il n'y pouvait rien. Il avait besoin de trouver une réponse à ses questions et pour ça, il fallait qu'elles partent.
Willow fit quelques pas en arrière, visiblement réticente à l'idée de s'en aller maintenant sans avoir de réponses.
"Je vous appelle plus tard," suggéra-t-il, masquant comme il le pouvait son agitation.
"D'accord... Rétablis-toi vite..."
Il ne leva pas les yeux jusqu'à ce qu'elles soient hors de vue.
En y repensant, ça avait du sens, d'une certaine manière. En se remémorant les souvenirs qu'il avait de Willow, il pouvait voir des indices. Subtils les indices, mais bien là.
Elle avait été tellement timide. Pendant des années, elle avait eu peur de son ombre ! Et puis... Elle avait changé. Il avait pensé qu'elle avait juste pris confiance en elle, laissant derrière l'anxiété qui allait de paire avec l'adolescence et le stress du lycée. La plupart des gens 'se trouvent' à la fac, pas vrai ?
Mais maintenant il se demandait s'il n'y avait pas quelque chose en plus. Elle était devenue confiante, assurée, du jour au lendemain. Est-ce que c'était normal ? Ou était-ce parce qu'elle était soudainement devenue puissante ? Spike avait dit qu'elle était puissante. Tara aussi. Ça voulait dire quoi, puissantes, pour des sorcières ?
Elles étaient assez puissantes pour flanquer les jetons à un vampire, apparemment.
Ses instincts ne savaient où donner de la tête. Il n'avait jamais rencontré un être surnaturel sans le combattre. Il ne pensait pas qu'il en existait qui n'étaient pas démoniaques. La manière dont le Commandant en avait parlé laissait peu de place aux doutes...
Mais non. Il connaissait Willow et Tara, et elles étaient aussi douces et innocentes que des agneaux. Remarque, ce n'est pas comme s'il avait déjà croisé des sorcières. Mais les sorcières, c'était différent des autres créatures surnaturelles. Rien à voir avec les démons enfermés dans le Sous-Sol, pas vrai ? Même si Spike avait dit que la plupart des démons emprisonnés étaient inoffensifs...
Oh, Spike a dit, Spike a dit... Qu'il aille se faire foutre, le Spike. Qu'est-ce qu'il en sait ?
Il retourna travailler dès qu'il le put, probablement plus tôt qu'il n'aurait dû, mais il mourrait d'ennui enfermé chez lui. Il avait encore mal, cependant, il pouvait de nouveau bouger librement, aussi serra-t-il les dents et supporta-t-il la douleur lorsqu'il le fallait. Cela faisait bizarre d'être de retour à la base après ces jours d'absence. La dernière fois qu'il avait été là-bas, ça avait été juste après la bataille qui avait fait rage. Avec du sang qui éclaboussait encore les murs, et le personnel de l'Initiative qui s'activait pour nettoyer avec une efficacité dénuée de tout sentiment.
Mais désormais les choses étaient revenues à la normale, c'est à peine si on pouvait suspecter les dégâts causés. Il signa un papier, un médecin l'examina brièvement et il fut aussi sec déclaré apte à reprendre le travail. Son nouvel emploi du temps l'exemptait de patrouille cette nuit. Il s'apprêtait donc à rentrer chez lui, lorsqu'il croisa Giles par hasard.
"Ah ! Alex. C'est bon de te revoir en pleine forme."
Ce dernier sourit largement et le salua avec enthousiasme, sincèrement heureux de revoir l'homme. "Hé G-Man. Qu'est-ce que j'ai manqué ?"
"Hé bien, en toute franchise, il y a deux ou trois choses dont je voudrais te faire part. As-tu le temps de venir en discuter un peu dans mon bureau ?"
Son bureau. Il veut me parler d'un truc à l'abri des oreilles indiscrètes alors. Une discussion inconfortable en perspective...
Néanmoins, il acquiesça sans faire d'histoires et ils ne dirent plus rien jusqu'à que la porte du bureau de Giles, réplique miniature de la bibliothèque du lycée de Sunnydale, ne se referme derrière eux. Une tension dont Alex n'avait jusqu'alors pas conscience quitta immédiatement ses épaules et il n'y réfléchit pas à deux fois avant de prendre ses aises et de s'asseoir sur le confortable fauteuil à côté du bureau de Giles.
"Alors, qu'est-ce qui se passe ?"
"Il faudrait que tu jettes un coup d'œil à quelque chose et que tu me dises ce que tu en penses." Giles se déplaça vivement, ouvrit un tiroir de son bureau et en sortit une liasse de dossiers. Il le posa sur le bureau et fit un signe de tête. "Lis-les s'il te plaît."
Le jeune homme grogna d'un air mécontent. "Là tout de suite ? Mais y'a des centaines de pages..."
Levant les yeux au ciel devant tant d'impatience, Giles prit le premier dossier et le feuilleta rapidement, pour s'arrêter à l'endroit qui était apparemment le plus important. Il posa ensuite le dossier ouvert sur le bureau et lui montra du doigt. "Lis s'il te plaît."
Alex baissa les yeux et reconnut au premier regard un rapport médical. Il fronça les sourcils. Il s'attendait à autre chose. "Qu'est-ce que c'est...?" Il se mit en tête de lire plus attentivement alors même qu'il prononçait ses mots, se concentrant pour déchiffrer le gribouillage quasiment illisible du médecin de service. Après un instant, sa curiosité reflua et il s'affala sur son fauteuil, un peu déçu.
"Il décrit juste une morsure de vampire. Pas vraiment une info qui va chambouler ma vision du monde, hein ? C'est quoi le problème exactement ?"
"Si tu possédais une capacité de concentration légèrement supérieure à celle d'un poisson rouge, tu aurais remarqué que ce que tu tiens entre les mains n'a pas été rédigé par un médecin légiste, mais par le médecin de garde aux urgences."
Celui lui prit un moment avant de comprendre où Giles voulait en venir. "La victime a survécu ?"
Une lueur de satisfaction brilla dans le regard de Giles, vite remplacée par une expression qu'Alex ne parvint pas à interpréter. Il lui montra le dossier suivant. "Tout comme celle-ci." Un troisième. "Et celle-ci." Un quatrième dossier, puis un cinquième, un sixième. "Et tous les patients de cette pile."
Alex se pétrifia. "Et c'est... c'est sûr que c'est un vampire... qui a fait ça ?"
Le Britannique enleva ses lunettes et les essuya méticuleusement, semblant plongé dans ses pensées. Il répondit d'une voix remarquablement calme. "Il n'y a aucun doute. Toutes les victimes ont subi une perte conséquente de sang - mais jamais suffisante pour leur être fatale, tu noteras bien. Aussi, de manière particulièrement fortuite, ces victimes se trouvaient toujours dans des endroits où elles étaient sûres d'être découvertes rapidement par les secours. Un comportement pour le moins... inhabituel de la part d'un vampire, tu ne trouves pas ?"
Il hocha la tête, hébété, une seule pensée tournant en boucle dans son esprit, Il a dit la vérité. Cet enfoiré a dit la putain de vérité...!
Giles se pencha en avant et le toisa d'un regard perçant. "Alex. Regarde-moi." Ce dernier s'exécuta à contre-cœur. "C'est Spike qui a fait ça, n'est-ce pas ?"
"Je..."
"Est-ce que tu as conclu une alliance avec lui ?"
"Giles, ce n'est pas ce que vous pensez," s'écria-t-il sans réfléchir. Puis il grimaça. D'accord. Dire ça ne faisait que le rendre plus suspicieux. Mauvaise idée. "Je veux dire... Okay, c'est un peu ce que vous pensez, mais..." Mais quoi ? C'est quoi, exactement, tes circonstances atténuantes ? Hm ? Oh, attends, c'est vrai, tu n'en as aucune !
"Je pense qu'il est temps que tu m'expliques ce qu'il se passe," déclara Giles, de cette voix qu'Alex n'avait entendu qu'une fois, lorsqu'il avait tenté de rendre un livre sur lequel il avait renversé du soda dessus à la bibliothèque du lycée.
"Il n'y a pas grand chose à dire," rétorqua-t-il, penaud. "Je veux dire, c'est vrai qu'il a dit qu'il ne tuait plus de gens, mais je ne l'ai pas vraiment cru, vous voyez...?"
"Et pourquoi a-t-il dit ça ?"
"Hum..."
"Alex, je n'ai pas fait part de cette information au Commandant Walsh, mais si tu me donnes une raison de croire que tu es en danger, alors je n'aurais d'autre choix que de -"
Il leva les mains d'un geste qu'il espérait apaisant. "D'accord, d'accord. Ecoutez, je pense qu'il se sent juste... seul." Si par 'seul', vous entendez 'obsédé par le sexe', bien évidemment. "Il s'est pointé chez moi pour mater des films, Giles."
"Il a accès à ta maison ?"
... Et merde. "... Hum ?"
"Mais pourquoi n'as-tu rien dit à personne ?"
Alex se surprit lui-même lorsque la réponse à cette question s'imposa dans son esprit. Une réponse différente de la dernière fois où on lui avait posé cette même question, une réponse qu'il ne pouvait se résoudre à dire à haute voix, à examiner plus en détail.
Parce qu'ils le tueraient, songeait-il avec une inébranlable certitude. Ils ne prendraient pas le risque de le capturer une nouvelle fois, pas alors qu'il s'est déjà échappé, pas avec ce qu'il s'est passé avec Riley et qu'Angelus traîne en ville. Ils le réduiraient en cendres. Après une séance 'd'interrogatoire' particulièrement musclée.
Et Spike le mériterait. Alex ne pouvait le nier, même après tout ce qui s'était passé. Le Maître vampirique avait laissé sa marque sanglante dans l'Histoire et un mois ou deux de bonne conduite n'effaçait en rien ses crimes. Mais Alex était égoïste en ce sens où il ne voulait pas avoir une part de responsabilité dans la mort de Spike. Qu'il quitte la ville et subisse son châtiment de la main d'un autre vampire ou d'un chasseur ou... ou d'une Tueuse tiens. Alex ne voulait juste pas être là pour le voir, bon sang, parce qu'il connaissait des trucs sur Spike, comme son chanteur préféré, il savait que Spike pouvait parler chinois, lire le latin, que ses lèvres avaient le goût du métal, de la fumée et des épices - et vous n'aidez pas à tuer des gens sur lesquels vous savez ce genre de choses. Ça ne se faisait pas, c'est tout. Alex était sûr qu'il y avait une règle là-dessus dans le Code de Bonne Conduite de tout un chacun.
"... Je ne peux pas, Giles," répondit-il finalement, incapable d'expliquer toutes les raisons qui le menaient à cette conclusion.
L'autre homme laissa échapper un soupir inquiet. "Dois-je comprendre que tu as décidé de ne pas le livrer à l'Initiative s'il maintient cette politique de ne tuer personne, qu'il semble avoir récemment adoptée ?"
... J'imagine que ça semble plus raisonnable comme explication que, 'Il fait ça pour coucher avec moi.'
"Oui ?"
Giles ne paraissait guère convaincu. "Et tu lui fais réellement confiance pour respecter cet... arrangement ?"
Encore ce mot. C'est décidé, je place 'confiance' dans la liste des mots de 'Si Je Les Entends Encore Une Fois Ce Sera Trop Tôt'. Juste à côté de 'aimant' et 'démons'.
A haute voix, il dit simplement, "Ça a marché jusqu'à présent."
"Alex. Tu as bien sûr conscience qu'une... qu'une amitié avec un vampire n'est pas faisable, n'est-ce pas ?"
Il rit jaune. "Oh je ne suis tellement pas la personne que vous avez à convaincre de ça, G-Man."
"Je ne voudrais pas que tu sois blessé. De quelque manière que ce soit."
Soudain mal-à-l'aise, Alex se leva. "Ecoutez, c'est gentil de vous inquiéter pour moi, mais ça va, je gère. Vraiment. On se voit plus tard, d'accord ?"
"Bien entendu. Mais - attends." Giles hésita. Il remit ses lunettes, feuilleta les dossiers pour se donner une contenance. Puis il sembla se reprendre et regarda Alex droit dans les yeux, le regard perçant. "La nuit de l'attaque. Tu as disparu. Qu'est-ce qui s'est passé ?"
Le jeune homme pâlit légèrement. Il considéra mentir. Mais une fois encore, il songea, Mentir pour quoi faire ?
"Il était là, avec Angelus. J'allais y passer et il m'a sorti de là. M'a sauvé la vie." Les phrases, brèves et allant droit au but, il les avait prononcées froidement, d'un ton sans émotions. Car c'était la vérité, que ça lui plaise ou non. Et c'était plus facile comme ça d'ignorer cette sensation qui lui remuait les entrailles.
Loin d'être rassuré, Giles parut à ces mots encore plus inquiet.
