Bonjour à tous,

Est-ce encore la peine de m'excuser ? Je ne crois pas.
Je le fais quand même, par respect pour vous, qui m'avez tant soutenue comme auteur.

Je vous avais fait part d'une grande épreuve que j'ai dû surmonter. Il se trouve qu'en relisant les chapitres précédents je leur ai trouvé comme un abominable goût de mauvais pressentiment. Je me suis crue plus forte que je n'étais, et il m'a fallu changer radicalement pour surmonter tout ça. Je suis sincèrement désolée d'avoir dû arrêter pendant ces longs mois, mais revenir sur cette fic était tout simplement au-delà de mes forces, et publier à nouveau me demande un gros effort, c'est pourquoi je vous prie de faire encore une fois preuve d'indulgence envers moi, comme vous l'avez toujours fait, comme je suis sûre que vous le ferez encore et toujours.

J'espère donc que, sans m'avoir attendue, vous viendrez me retrouver avec plaisir pour la suite et fin de Lis En Moi. Je pense finir cette fiction dans l'été. En ce qui concerne ce chapitre il est assez... pourri x) Mais pour une remise en route et un chapitre "récitatif" (pour les non-mélomanes, un récitatif, dans un opéra, c'est un passage qui fait avancer l'action, contrairement aux airs, qui eux, stoppent l'action et s'arrêtent sur l'état d'âme d'un personnage en particulier).

En tout cas, j'espère que cela vous plaira toujours autant, et que vous serez de retour avec moi pour cette belle aventure :)

Je tiens encore une fois à vous remercier pour votre assiduité, malgré mes absences, et surtout pour tous les messages de soutien que j'ai reçus lors de mon "communiqué", qui m'ont prouvé que, bien au-delà d'une expérience littéraire, c'est une vraie aventure humaine que je vis, et que nous vivons tous ensemble, grâce à vous et à votre enthousiasme !
Je m'excuse de ne pas répondre individuellement à vos reviews, j'évite le plus possible de me replonger dans cette période... Je les ai cependant lues toujours avec le même plaisir, la même émotion, et la même reconnaissance, et je vous en remercie. Merci de votre compréhension.

Merci pour tout, car si sans moi mes récits n'existeraient pas, sans vous ils n'existeraient plus.

Bonne Lecture !

Ewilaaan

PS : Lire le chapitre précédent devrait amplement suffire à se remettre dans l'intrigue...

* x * x * x * x * x * x * x * x * x * x *

- Bonjour, je suis l'agent Delaunay, voici les agents Prentiss, Morgan, Jareau, le Docteur Reid et notre chef d'équipe Aaron Hotchner.

Le responsable français d'Interpol me serra la main avec un sourire courtois.

- Guillaume Fourrier, j'aurais préféré vous rencontrer en d'autres circonstances. Vous êtes française ?
- Oui.
- Voilà qui sera un grand atout pour votre équi*pe. On vous a réservé un bureau au siège français d'Interpol.

Je le remerciai brièvement avant de traduire rapidement pour mes collègues. Je montai avec Morgan et Prentiss dans le premier véhicule qui nous attendait pour nous emmener jusqu'aux bureaux d'Interpol. JJ, Spencer et Hotch montèrent dans celui d'à côté. Nous nous installâmes, songeurs. Dans un tic de nervosité, j'arrachai avec mes ongles les petites peaux desséchées sur mes lèvres.

- Vous trouvez pas que Hotch est bizarre en ce moment ? demanda Morgan, presque joueur.

Comment pouvait-il plaisanter sur un sujet aussi léger que les états d'âme de son patron alors que tout un pays était menacé ?!

- On s'en fout, coupai-je plus sèchement que je ne l'aurais voulu.
- Hé, Léo, calme-toi, j'essayais juste de détendre l'atmosphère.
- Tout un pays est en danger, des gens meurent dans des attentats à la bombe, et tu veux détendre l'atmosphère en parlant des états d'âme de Hotch ?

Le ton était monté rapidement, et le chauffeur, qui manifestement ne comprenait pas toute notre conversation, semblait gêné.

- Excusez-nous, lui dis-je plus doucement. C'est une affaire délicate, et nous sommes tous un peu tendus.
- Y a pas d'problème. Vous savez tout le monde est un peu en ébullition, on se croirait le 11 septembre.

La comparaison me fit frissonner d'effroi. Je ne répondis pas et le reste du trajet se passa silencieusement.

Lorsque nous arrivâmes sur place, JJ fit de rapides présentations de l'équipe et, sans dire un mot, nous nous réunîmes dans la salle qui nous avait été attribuée. Hotch lança une liaison vidéo avec Garcia, qui apparut tel un Soleil sur le grand écran blanc.

- Mes amours, j'espère que vous réalisez à quel point vivre à l'heure française à New York est un véritable merdier.

Un petit rire parcourut l'assistance et détendit un peu l'atmosphère.

- Ca va, Léonore ? poursuivit Penelope.
- Ca va, mettons-nous de suite au travail pour arrêter ces timbrés.
- Bien, que savons-nous ? lança Hotch pour faire un bilan.
- Ils sont plusieurs, et éparpillés dans tout le pays, ils doivent être extrêmement organisés pour agir avec une telle régularité : les explosions ont lieu tous les vendredis.
- Ils sont en pleine escalade dans la violence et les dégâts de leurs explosions. On est passé de une victime à huit. Ils prennent confiance.
- Il y a une dynamique de groupe derrière tout ça, déclara Morgan. Ils sont très dispersés géographiquement. Une telle escalade, ça suppose d'être entraîné par quelqu'un. Ils sont nombreux.
- Statistiquement, les incendiaires et les poseurs de bombe sont presque toujours des hommes.
- Leur escalade rapide montre une certaine instabilité, une marge de progression, et surtout une grande capacité à être influencé...
- S'il vous plaît ne me dites pas que vous pensez à des enfants...

La réplique de Garcia me glaça le sang. Pendant un instant, tout le monde s'immobilisa.

- Une telle violence est extrêmement rare chez les adolescents, répliquai-je. Nous cherchons plutôt de jeunes adultes, entre 20 et 25 ans.
- Quelles peuvent être leurs motivations ? En général, des attentats à la bombe sont soit une déviance sexuelle (chez un individu), soit du terrorrisme (chez un groupe). Leur objectif premier n'était pas de tuer. Garcia, tu as trouvé un lien entre les victimes ?
- Pas l'ombre d'un club de broderie en commun...
- Mais le mode opératoire est le même. Une bombe à retardement, qui se déclenche automatiquement après un compte à rebours. Toujours dans des lieux publics.

Un silence songeur se fit. On pouvait entendre les rouages de nos cerveaux s'activer à toute allure. De temps en temps, Morgan jetait un coup d'oeil curieux sur Hotch, et Spencer bougeait la main qu'il avait posée sur ma jambe. Garcia avait coupé la connexion vidéo pour se replonger dans ses recherches. Une heure se passa ainsi, ponctuée par les allées et venues des agents français qui venaient nous tenir au courant du rapatriement des bombes à Paris et nous demander si nous avions besoin de quelque chose. Emily finit par briser le silence.

- Ce que je ne comprends pas, c'est leur vitesse d'évolution. Même en prenant en compte la dynamique de groupe, l'escalade a éte extrêmement rapide, et si ça continue, dans deux jours, on va se retrouver avec une vingtaine de cadavres supplémentaires sur les bras.
- On croirait qu'ils cherchent à battre un record.
- Une compétition, tu crois ?
- C'est possible. C'est à celui qui fera la plus grosse explosion.

Je contractai mes mâchoires pour les empêcher de trembler. Un concours d'explosions, rien que ça.

Spencer sembla lire dans mes pensées et glissa ses doigts entre les miens pour me rassurer.

- Alors, on sait ce qu'on cherche, mais où est-ce qu'on le cherche ? demanda Morgan.
- Il y a deux possibilités. Soit nos gars se sont rencontrés sur internet, soit ils étudient ensemble et sont rentrés chez leurs parents pour les vacances universitaires.
- Garcia, tu peux regarder si tu trouves un forum qui pourrait intéresser nos suspects, et des clubs étudiants qui se réunissent tous les vendredis, concentre toi sur les clubs d'étudiants en chimie.
- Ca va me prendre du temps Monsieur.
- Alors au travail.