Suivant le cours d'offense, qui était un des plus longs de leur horaire, ils avaient des cours magistraux en classe assise pour finir la soirée. Quand Criséis retourna à leur chambre, Albus dormait en ronflant. Elle ne put s'empêcher d'adorer cette vision : Albus était adorable. Queencross la rejoint et elle la prit dans ses bras.

Criséis décida alors de retourner dans la pensine. Elle suivit le carnet. C'était maintenant trois jours plus tard à Londres. Criséis arriva en mouvement. Elle suivit Gellert qui se dandinait avec de merveilleux habits neufs à la mode de l'époque mais combiner de manière que seul les sorciers peuvent voir l'intérêt. Gellert se retourna :

-Viens, il y a plein de choses à voir! Dit-il joyeux et sincère.

Le jeune russe s'emballait à visiter le Old London. Ils passèrent dans les quartiers de fines boutiques, ils achetèrent des pâtisseries à la place viennoise avant de se diriger vers l'éternel Chaudron Baveur :

-Après ça, on ira voir ma tante à l'hosto! Dit Gellert en ouvrant la porte.

Il mit la main sur la poignée qu'un autre sorcier ouvrit :

-Messieurs! S'excusa le sorcier en levant son chapeau pointu.

Les deux jeunes sorciers pénétrèrent alors les lieux. Certes, le bar du Chaudron baveur sentait encore l'âge mais à la période que Criséis l'avait visité, ça lui donnait du charme. En 1899, le Chaudron baveur avait juste l'air d'un pub peu recommandable et bien graisseux.

Les deux jeunes n'avaient pas l'intention de s'arrêter. Directement au chemin de Traverse, Albus guida l'étranger vers le passage secret. Le souvenir fit un saut, ils attendaient maintenant à la banque devant le Gobelin qui occupait le poste des échanges internationaux.

Gellert glissa deux lettres :

-Bonjour, ici un chèque de la part de M. Grindelwald mon père pour le compte de Mathilda Tourdesac et ici, un transfert de propriété notarié à consigner.

Le Gobelin leva la main et déplia alors les deux documents devant lui;

-Pardonnez-moi, M. Grindelwald. Je vois ici que votre père a fait transférer une somme importante au compte de Mademoiselle puis ici que la Mademoiselle a fait transférer l'ensemble de ses avoirs à votre nom.

-C'est exact.

-Je suis dans le regret de vous dire que le consentement écrit de Mademoiselle fait l'objet de retenue temporaire considérant son hospitalisation.

Gellert demanda son sac à Dumbledore. Il plongea le bras dedans et sortit une troisième lettre. Ceci était un document bien épais. Cela prit plusieurs minutes pour que le gobelin lève les yeux du parchemin;

-Très bien Monsieur Gellert Grindelwald.

Le Gobelin sortit une étampe et tamponna un autre parchemin;

-Vous êtes maintenant le titulaire du compte de Mademoiselle. Rendez-vous au guichet A pour effectuer des transactions.

-Il n'a pas de clef? Demanda le jeune Dumbledore.

Gellert se retourna en souriant mais le gobelin répondit :

-Ce compte est protégé par une serrure de sang! S'indigna le banquier.

Gellert haussa les épaules en levant les sourcils :

-et ils s'étonnent qu'on vire tous fous dans cette famille!

Son sac sur une épaule. Les deux jeunes sorciers refirent l'attente. Ils se dévoraient des yeux. Comme le petit couple surement tout frais mariés qui se bécotaient derrière eux, Gellert et Albus mouraient d'envie de s'arracher la langue en public. Les deux hommes contentèrent de se regarder comme deux prédateurs qui ne savaient pas qu'ils étaient des proies :

-M. Dumbledore! Dit une jeune femme non loin.

-Pr. Tortua!

La sorcière à la robe verte criarde et au chapeau décoré de plumes multicolores dépassa toute la file pour les rejoindre :

-Quel bon vent t'amène? J'ai entendu pour Elphias, ton grand ami, il a passé dans la Gazette! Toutes ses découvertes en Égypte, ça m'étonne que tu ne sois pas là avec lui. Vous étiez si proches?

Évident inconsciente, la jeune professeure ne remarqua pas l'expression froide de Dumbledore ou encore la présence de Gellert Grindelwald.

-Oui, Professeure. Jusqu'à la fin d'année j'étais sensé y aller mais ma mère est décédée et je suis rentrée pendre soin de ma sœur.

-Ah! Où ai-je la tête! Bien sur…. Désolé.

La professeure se retourna et vit l'autre jeune homme :

-Je ne me souviens pas de ton ami, Dumbledore?

Gellert tendit la main et se présenta en ajoutant qu'il venait de son association et de Durmstrang;

-Ça ne m'étonne pas de Brian, il a toujours su s'entourer des gens les plus remarquables. Bon, je vous laisse, j'ai ma paye de vacances à déposer!

La professeure se déhancha jusqu'au guichet principale en faisant retourner tous les hommes murs dans la pièce. Dumbledore vit même quelques gobelins sourirent devant la vue de ce magnifique cul habillé de vert.

-Ta professeure? Demanda Gellert.

-Oui, de métamorphose.

-Tu vois, la véritable différence de Poudlard et Durmstrang se trouve là. Ici, ton professeure te mène sur le bout du nez. Chez nous, je l'aurais mis à quatre pattes sur le bord du bureau quatre fois par semaine.

Un vieux sorcier se retourna à la fois outré et amusé de sa réflexion.

-Tu dis ça, mais as-tu vraiment baisé un membre du personnel de Durmstrang?

Gellert baissa les yeux et sortit son sourire le plus coquin :

-Professeur de potions, en quatrième année….

Il prit alors la main de Dumbledore, sortit sa baguette et lui parla par légilimencie. Criséis pénétra alors dans le souvenir de Grindelwald à travers les eux-mêmes mémoires de Dumbledore. Tous étaient alors moins concrets, moins colorés voir même sépia.

Gellert Grindelwald alors un frais adolescent marchait dans le bureau du professeur avec ses livres qui paraissaient si gros sur lui;

-Ferme la porte Grindelwald.

L'étudiant s'exécuta et déposa ses livres sur le bureau.

Le professeur de potions était jeune. Maintenant que Criséis avait étudié la population de Durmstrang, elle pouvait juger qu'il était un aide-professeur enseignant aux premières années.

-Je t'avais dit de ne pas laisser paraître tes sentiments…

-Oui, mais après ce qui s'est passé… Je ne pouvais pas résister.

-Si c'est trop compliqué, ça n'arrivera plus… J'ai trop à perdre si je m'engage avec un petit con qui ne sait pas se tenir.

Le professeur leva sa baguette et commença les premières syllabes du sort d'oubli. Gellert leva sa baguette et fit dévier le sort puis fondit sur le jeune homme pour l'embrasser. Les deux garçons s'embrassèrent passionnément avant que le professeur descend ses baisers vers le pantalon du plus jeune. Le double souvenir fondit et Gellert croisa maintenant le regard de son enseignant. C'était un cours magistral, probablement histoire ou divination. Gellert mâchonna le bout de sa plume, la professeure tressaillit mais de sa baguette changea la diapositive. Plus tard, la classe se vida mais le jeune Grindelwald fit mine de prendre son temps. D'un coup, la porte se referma et l'enseignante fondait vers lui;

-Tu vas avoir de très mauvaises notes si tu continues à me distraire plus qu'écouter.

Gellert passa ses mains à la taille maintenu par un corset de la professeure;

-Madame Detrokorvich… Moi je ne fais rien dans cette histoire, c'est toujours vous qui fondez vers moi! Rit-il.

La professeure étaient beaucoup plus âgée, surement 40 voir 50 ans, bien conservée avec des seins bien remontés dans sa robe à corset. Elle l'embrassa puis s'assit sur un pupitre :

-Allez Grindelwald, baise-moi!

Le souvenir sauta encore, le jeune Grindelwald cogna à un porte indiquant : Bureau du Directeur.

Le double souvenir fut interrompu :

-Suivant! Entendirent depuis le guichet.

-Tu es pire que j'imaginais! Soupira Dumbledore.

-Je me suis jamais caché d'être comme cela! Rit Gellert en approchant du comptoir.

Le russe demanda alors un mandat de transfert de fonds :

-Vers quel compte? Demanda le gobelin.

Gellert se retourna :

-Brian, c'est quoi ton numéro de compte?

Dumbledore avança :

-Je n'avais….

Gellert leva la main :

-Pas de place pour la modestie, ton numéro de compte et ton silence.

-1812… Mais, c'est juste pour le remboursement du voyage, pas plus Gel'R?

Le gobelin transcrit le numéro de compte :

-Un transfert du montant de?

-deux cents milles gallions russes… 200 000 640 241

-Donc, un six cents quarante milles deux cents quinze gallions d'or britanniques?

-Ça doit être exacte! Dit Gellert en signa rapidement.

-Gel'R! S'aberra Dumbledore. Tu me dois tout au plus, 25-30 gallions. Soixante quatre milles, c'est le prix d'une petite maison!

En faisant fi de Dumbledore, Gellert continua ses transactions :

-Je veux aussi payer la dette d'étude de ma grande-tante, Mathilda Tourdesac.

-Dette de Poudlard de six cents vingts gallions d'or?

-Oui.

Gellert signa :

-Ensuite, je voudrais mettre en vente 20% des parts de la compagnie au prix initial de 150 gallions.

-Bien, veuillez signer ceci.

Le gobelin tendit un parchemin vert.

Criséis et Brian Dumbledore constatait alors un Grindelwald au trait d'homme d'affaires.

-Après quoi, les avoirs de ce compte, se remonte à combien? Demanda Gellert.

Le Gobelin remplit un livre de compte et regarda la dernière ligne :

-Autour de 120 millions de gallions, sans compter son bénéfice de vente de vos actions, Monsieur.

-Merci, Grimnikk, ça sera tout pour aujourd'hui.

Albus était aberré et ébloui :

-Tu ne m'avais pas dit que tu étais riche?

Gellert rit :

-Je ne suis pas riche, Mathilda l'est. Avec ses découvertes historiques, elle a trouvé pour plusieurs milliards de gallions d'artéfacts. Le fait que son compte soit rendu si bas est en grande partie à cause de ses frais médicaux et de son surplus de …générosité qu'elle a eu avant sa folie.

-Mais , soixante quatre milles? S'Aberra Dumbledore.

-C'est exactement le montant que mon père m'a fourni pour mes besoins personnels.

-Mais pourquoi me le donner?

-Viens?

Gellert le conduisit hors du chemin de Traverse où ils purent se protéger de sortilèges pour parler en secret même dans la foule bondée.

-Quand j'ai donné ma bourse, Abelforth a été surpris mais ensuite il m'a montré les vrais états de compte de votre famille. Je m'y connais mieux que lui en finance. Mon père est propriétaire d'une mine d'or en Slovénie. J'ai un peu roulé dans le business toute ma vie. J'ai alors fait un arrangement avec les huissiers et d'ici ce soir, votre dette sera effacée et tous les biens mis en gage seront retournés dans le courant de la semaine.

-Mais pourquoi, Gel'R? Dit Dumbledore touché mais vaincu par autant de compassion.

-Dumbledore, j'ai couché avec des tas de gens des filles, des mecs et même des profs mais tu es le seul amour de ma vie… et pour ça, toi et ta famille méritez de vivre dans le confort qui vous revient de droit.

-Mais….

Il voulait l'embrasser, faire quelque chose, lui montrer qu'il était profondément touché :

-Ne me regarde pas comme ça, camarade.

Gellert lui tendit la main et il la prit que l'instant de reprendre le pas avec lui.

-Pourquoi paraissais-tu si pauvre quand je t'ai rencontré avec ta perdrix sur le feu? Tu aurais pu te payer un beau voyage de cheminette d'auberge à une autre?

- Quand on est riche on sait apprécier le labeur que les pauvres redoutent… Mon père me disait souvent ça… et je cherchais encore mes putains de montagnes…

-Riche mais sans cervelle après tout! Rit Dumbledore.

-Tu es plus riche que moi actuellement!

-soixante quatre milles, ce n'est pas 120 millions!

-non, mais tu m'as moi? Finit Gellert en levant un sourcil avec ses yeux de braise de vélane. Ça, c'est inestimable.

-Toi, quand tu t'y mets! Dit Dumbledore en lui donnant un coup de coude.

-Ça te dirait qu'on aille se louer un chambre dans un hôtel moldu et qu'on se trouve de quoi se défoncer toute la nuit?

-Pour te défoncer, faudrait que t'aille un fond! Rajouta Dumbledore.

-Je ne parlais pas d'alcool cette fois, fais-moi confiance.

Gellert le guida alors dans le profond du quartier chinois puis sur le bord du quais. Enfin, il alla rencontrer un receleur dans une ruelle. Ils parlaient russe :

-5 livres pour un kilo, c'est le meilleur que je peux faire.

Gellert trempa son doigt dans la poudre blanche dans le pot maçon du receleur et le gouta.

-Très bien.

Gellert sortit sa baguette et lui fit un sortilège d'illusion.

-Quelque chose d'autre, camarade?

-Je prendrais bien une pute pour la nuit, une fille pas mal énergique prête à en prendre deux en même temps, tu connaîtrais quelqu'un?

-Va à la maison à la porte rouge, demande Mashakov. Une vraie petite salope du nord!

-Merci camarade!

Gellert retourna vers Dumbledore :

-Qu'est-ce que c'est?

Gellert rangea les trois pots dans son sac sans fond :

-Chez les moldus, c'est dangereux mais pour des sorciers, c'est la base d'une potion de fou! Rit-il. Bon, on a rendez-vous à la maison à la porte rouge!

Il lui prit le coude et le redirigea :

-Comment tu sais où trouvez de la drogue à Londres?

-Sortilège de détection, j'ai l'honneur d'acheter honnêtement !

-et c'est quoi cette maison?

-un bordel!

-Pour quoi faire? Rit Dumbledore.

-J'ai envie d'un trip différent. Quelque chose que je n'ai jamais pu faire avec aucun de mes amants… ou amantes, quoique!

Gellert était rieur avec un soupçon de ténèbres dans les yeux.

Maintenant dans l'entrée du bordel luxueux, des putains au torse dénudé faisant boire des bourgeois dans de fines coupes pendant que d'autres partageaient des baisers mouillés. Un sobre hôtesse vint leur répondre :

-Bonjour, messieurs, est-ce qu'on cherchait un service particulier ?

-On m'a conseillé Mashakov. Dit Gellert.

Son accent surpris l'hôtesse mais elle le rassura d'un regard;

-Pour du sang de chez vous ou pour d'autres de ses spécialités?

-Moi et mon ami, ici présent voulions partager une partie de la nuit avec elle… On m'a dit qu'elle était de bnne compagnie pour deux gentlemens.

-Mashakov est occupée pour le moment mais Lord Henry va finir vite, hum, elle serait libre sous peu.