Note : alors avant que vous ne râliez : non toujours pas de lemon dans ce chapitre. Je n'y suis pour rien, je n'arrive pas à faire plus court. Mais pour vous rassurer le prochain chapitre c'est « le plan d'attaque « et le suivant est déjà presque terminé avec un joli lime avec….
RAr :
- Néphéria : toujours aussi adorable, merci pour ton indéfectible soutien.
- Lukas black : je sais que ce n'est pas gentil de ramener Ombrage mais elle a son intérêt dans cette histoire même si ça n'est pas pour le bien d'Harry
- Ankana87 : ben oui, je sais que ça ne te fais pas plaisir non plus de revoir le crapaud, mais comme cela Severus aura plus d'excuse pour s'occuper d'Harry.
- Kisis : excellente question…mais je ne peux pas te répondre tout de suite
Bonne lecture!
La retenue fut, comme prévu, douloureuse. Ombrage, avait rapidement repris ses anciennes habitues et les basique lignes d'écritures étaient devenues une torture. Harry savait qu'il était largement capable de supporter cela mais cela le rendait fou de rage de ne pas pouvoir se rebeller. Le pire étant la fin de la retenue lorsque l'horrible veille femme lui signifia clairement qu'elle avait hâte de le revoir et d'approfondir leur échange. A ce moment le survivant évita de lui répondre. Bien décidé à ne pas se retrouver en retenue avec elle une fois de plus.
Il sortit rapidement, la mention « je suis inutile » encore visible sur sa main mais n'avait pas donné à Ombrage le plaisir de l'entendre se plaindre.
Dès que la porte fut refermée sur lui, il relâcha son masque d'impassibilité pour laisser apparaitre la douleur qu'il ressentait. Il se dirigea rapidement vers la tour des gryffondor, ayant hâte de pouvoir passe un baume sur sa main et sombrer d'un sommeil qu'il espérait réparateur.
Il marchait rapidement, sachant que le couvre feu était passé depuis longtemps, et ne prit pas garde à l'obstacle qui se trouvait à l'angle du couloir. il se retrouva le nez collé sur une robe noire dont il reconnu aussitôt l'odeur. Le jeune sorcier se raisonna, s'empêchant au dernier moment de se pelotonner contre cette silhouette rassurante.
- Potter, le couvrefeu est passé depuis longtemps, vous n'avez rien à faire hors de votre dortoir. Veuillez me suivre chez votre responsable de maison.
Harry leva un regard interrogatif mais son professeur ne lui répondit pas et l'entraina à sa suite, le tirant par le bras. Le jeune sorcier se sentit peiné par cette absence de réponse et de communication. Il savait qu'ils devaient être prudents mais à cette heure, les couloirs étaient déserts, ils ne risquaient rien.
- Est-ce que vous…..
- La ferme Potter, je n'ai pas envie d'entendre le son de votre voix sans vous y avoir invité.
Harry se referma, c'était dur de se sentir à nouveau rejeté sans raison… jusqu'à ce qu'il aperçoive cette fameuse raison bien cachée avant qu'elle ne sorte d'un sombre recoin pour leur barrer le passage.
- Bonsoir Severus, je vois que Monsieur Potter vos cause encore des soucis. C'est de ma faute, il se promenait suite à une retenue avec moi, je ne veux pas vous faire perdre votre précieux temps un peu à cause de moi, cher confrère. je vais m'en occuper proposa le crapaud en adressant à Harry un sourire mauvais.
Elle tendit une main vers le bras du jeune homme pour le tirer vers elle mais ne rencontra que le vide, Severus l'ayant ramené plus près de lui pour éviter tout contact qui le faisait frémir de dégout.
- Merci, très chère « consœur », Harry pouvait presqu'entendre l'écœurement dans sa voix. Mais je sais encore m'occuper des élèves récalcitrants.
- Mais…
- Bonne soirée Dolores, le coupa le maitre des potions en tirant rapidement son élève derrière lui pour le mettre à l'abri.
Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent devant la porte des appartements de Mcgonagall. A priori Severus comptait bien lui rendre visite puisqu'il était entrain de frapper à cette même porte. Harry avait pensé que c'était juste pour Ombrage qu'il avait joué la comédie mais il semblerait que non.
La responsable des gryffondors ouvrit, toujours tirée à quatre épingles et vêtue de son éternelle robe noire, c'était impressionnant, elle semblait immuable. Est-ce qu'elle l'enlevait de temps en temps, brr c'était une question pour laquelle Harry ne voulait décidemment jamais avoir de réponse
- Severus que me vaut le plaisir de vous voir à cette heure ?
- Je vous ramène un de vos étudiants qui violait une nouvelle fois le règlement en se promenant en dehors des heures autorisées répondit le maitre des potions en poussant devant lui le jeune sorcier penaud.
- Monsieur Potter soupira Minerva pas tellement étonnée. Vous ne pouvez pas rester en place quelques jours? Vous savez pourtant que je n'aime pas retirer des points à ma propre maison, surtout seulement trois jours après la rentrée.
- Je vous laisse entre gryffondors, sauf si vous avez besoin de moi.
- Non, ça ira Severus, je devrais pouvoir m'en sortir pour punir mes élèves répondit la sorcière vexée de la remarque.
- Bien sur Minerva, je pensais à des potions pour soigner les mains de Monsieur Potter plaça sournoisement le maître des potions.
La sorcière, intriguée, porta son regard sur son élève et ne retint pas un hoquet d'horreur.
- Par merlin, elle a osé !
- Je pensais que vous aviez pris le soin, de bien préciser à Ombrage les limites à ne pas dépasser avec les élèves de votre maison comme je l'ai fait fit semblant de s'étonner le responsable des serpentards.
- Je pensais que Dumbeldore l'avait fait d'une manière générale murmura Macgonagal atterrée. Oh Harry je suis désolée, cela ne se reproduira plus, je vous le promets.
- Sur ce, bonne soirée reprit le maître des potions.
- Severus un instant, est ce que vous pourriez donner à Harry le nécessaire pour se soulager demanda la sorcière ?
Rogue en aurait presque soupiré de soulagement, mon dieu que cette femme était longue à la détente! Bien sûr qu'il souhaitait s'occuper du gryffondor, il n'attendait que cela depuis qu'il avait vu l'état de ses mains. Mais il avait dû patienter et le laisser souffrir car il avait besoin de ce témoignage pour mettre macgonagal devant la preuve de la duplicité de Dolores.
- Si je n'ai pas le choix, soupira hypocritement le maitre des potions. Suivez-moi Potter.
Le jeune homme ne posa aucune question. Tous ces échanges étaient trop compliqués pour lui, il avait juste envie de se coucher, de se rouler dans son lit sous sa couette et de ne plus rien ressentir. Il suivait mécaniquement son professeur lorsqu'il butta contre lui. Il ne s'était pas aperçu qu'ils étaient déjà arrivés devant ses appartements pour lesquels il était entrain de déverrouiller la porte.
Il pénétra dans son salon, trainant une nouvelle fois son élève plutôt amorphe derrière lui. Il le tira jusqu'à ce qu'il se retrouve sur son torse. Le jeune sorcier se permit cette fois d'y rester un peu plus longtemps avant de chercher à se reculer pour ne pas mettre son professeur mal à l'aise. Il ne termina pas son geste, maintenu par deux bras qui venait de l'enserrer.
Harry se laissa totalement aller dans cette étreinte rassurante sans plus se poser aucune question. C'était tellement bon de se sentir protégé, il pouvait presque avoir l'illusion d'être aimé ainsi au chaud dans ces bras possessifs.
Au bout de plusieurs minutes qui lui parurent passer encore une fois trop vite, le serpentard repoussa son élève. Avec douceur, il l'obligea à s'asseoir sur son canapé. Il laissa le jeune homme un peu perdu seul quelques secondes le temps de prendre des potions dans son stock personnel. Il s'assit ensuite près de lui et se saisit de sa main droite sur laquelle il commença à appliquer l'onguent faisant disparaitre à vue d'œil l'horrible tatouage « je suis inutile ».
- Harry?
Le jeune homme leva des yeux un peu vides vers lui.
- Harry écoutez-moi. Vous ne devez pas vous laissez affaiblir par cette peste. Ne perdez pas votre confiance en vous. Macgonagall va faire le nécessaire pour qu'elle ne puisse plus vous faire de mal.
- Oui, merci pour ça sourit faiblement le brun.
Les émotions additionnées au doux massage sur ses mains le rendaient encore plus amorphe. Il ne souhaitait qu'une chose : oublier tous ses soucis et profiter des délicieuses sensations qu'ils ressentaient. Les mains des Severus caressant les siennes….
Il frissonna, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux du plus âgé qui ne prit cependant pas de distance. Il voulait soulager efficacement le plus jeune, il irait donc jusqu'au bout du traitement.
Au bout de quelques temps, le maître des potions relâcha les mains du gryffondor qui se retrouva à nouveau isolé tout en étant finalement très proche de l'homme qu'il avait enfin admis désirer. Son esprit un peu embrouillé, le poussa à se rapprocher encore de lui et à poser ses lèvres sur les siennes. A son étonnement, il sentit aussitôt une réponse ferme et enfiévrée. La bouche de Severus s'entrouvrit pour débuter un ballet dont il se déclara rapidement le meneur. Harry ne maitrisait plus rien lorsqu'il sentit des mains commencer à lui caresser le dos et le torse, il se laissa encore plus aller, lâchant un petit gémissement.
Le maitre des potions s'enhardi encore plus devant ces petits bruits qu'il trouvait plus qu'excitant. Il s'allongea davantage sur le corps fin et gracile et entreprit de passer ses mains sous sa chemise pour avoir accès à des zones qu'il savait encore plus sensibles. Harry se cambra en arrière quand il sentit des mains caresser ses tétons simultanément. Il n'avait jamais rien connu de tel. Quand il sentit les mains descendre vers son pantalon, l'appréhension de ce qui allait se passer lui fit reprendre connaissance et il se recula rapidement
- Il faut qu'on discute, severus. J'ai des sentiments sincères et profonds pour vous mais je ne vais pas faire de mal à lucius, je pense qu'il faudrait être honnête avec lui et…
Les premiers mots firent l'effet d'une douche froide au maître des potions. Mais bien sûr à quoi avait-il pensé ? Harry était jeune et généreux, pour lui pas de désir sans sentiments et il allait s'attendre à ce qu'il lui jure un amour éternel. Il n'aurait jamais dû entrer dans son jeu et devait tout arrêter tant que c'était encore possible. Il se redressa, s'écartant au maximum du petit brun tentateur.
- Bien sûr que vous avez des sentiments, Harry, mais je pense que vous mélangez tout
Le jeune sorcier l'observa, sentant intuitivement qu'il n'allait pas aimer la suite.
- Je vous ai aidé quand vous en aviez besoin, je vous ai accueilli chez moi et traité avec le respect que vous auriez toujours du avoir. Ce que vous ressentez c'est de la reconnaissance c'est tout.
- Jute de la reconnaissance ? (*) vous me prenez vraiment pour un gamin sans aucune once de jugeote s'énerva le brun. Je sais ce que je ressens pour vous ! est-ce que vous pensez que c'est de la reconnaissance quand je frissonne rien qu'en entendant le son de votre voix, est ce que vous croyez que c'est de la reconnaissance quand je ne rêve que de pouvoir me blottir contre vous, est ce que c'est la reconnaissance qui m'oblige à vous imaginer me caressant lorsque je me….
- Très bien Harry, j'ai compris l'idée générale l'interrompit Severus
Le jeune homme se tut, essoufflé par sa tirade et un peu rouge par ce que sa dernière phrase sous entendait.
- Mais ce qui vous me décrivez là n'est que du désir. J'en suis flatté mais vous pouvez vous satisfaire avec n'importe quel camarade de votre âge.
- Ce n'est pas que cela, j'aime parler avec vous, être près de vous.
- Vous ressentez de l'affection, un début d'amitié, c'est tout
- Mais on a pas envie de faire l'amour à un ami!
- C'est ce que Drago avec son langage imagé appelle un copain ou une copine de baise.
Pour le coup Harry ne sut quoi répliquer.
- Vous venez de l'inventer n'est ce pas ?
- Bien sûr que non, qu'est ce que vous croyez que Lucius et moi soyons ?
- Mais enfin, vous êtes en couple tous les deux et amoureux, c'est évident.
Le serpentard se raidit et son visage se figea.
- Voilà bien la preuve que vous n'y comprenez rien, il n'y a aucun sentiment amoureux entre Lucius et moi, seulement une profonde amitié et du respect. Je n'ai pas de temps à perdre avec ses bêtises, ni lui d'ailleurs.
- Mais vous ne sembliez pas indifférent quand on s'embrassait il y a quelques minutes tenta désespérément le gryffondor.
Rogue hésita un moment.
- Je n'ai jamais dit que je n'éprouvais pas du désir pour vous. Bien que vous sembliez avoir du mal à l'admettre, vous êtes plutôt bien fait et agréable à regarder. Lucius partage également mon avis et nous n'étions pas contre vous initier à certaines expériences. Mais j'avais un peu sous estimé votre besoin d'affection. Il était utopiste de croire que vous pourriez séparer le sexe des sentiments.
- Attendez, vous me proposez de faire l'amour avec vous et Lucius, c'est bien ça ? demanda le plus jeune incrédule.
- Premièrement il ne s'agit pas de faire l'amour mais juste de se faire plaisir, ensuite je ne vous le propose pas parcequ'il est évident que vous n'êtes pas assez mature pour ce genre de relation.
- Laissez-moi le temps de réfléchir avant de ….
- Non Harry, oubliez tout cela, je n'aurais pas dû vous en parler. Si vous n'aviez pas initié les choses l'autre soir, je n'aurai jamais essayé de vous approcher mais puisque vous sembliez plus que réceptif….
La patience de Severus arrivait à bout. Il savait qu'il ne devait pas trop malmener le jeune sorcier qui commençait juste à reprendre un peu confiance à lui, mais il ne pouvait pas non plus lui laisser s'imaginer des choses ;
Il n'aurait jamais dû suivre l'idée de Lucius. Il y avait résisté le plus longtemps possible bien malgré lui. Il savait d'avance que c'était une erreur de laisser Harry Potter entrer dans leur vie et pire leur lit mais il s'était laissé tenter après avoir constaté que le jeune homme était plus que consentant.
La petite séance de caresses lors du cours de potion, avait aussi prouvé à Severus que le gryffondor était plus que réactif, il s'était lui-même retrouvé bien émoustillé par cette petite vengeance. C'est donc tout naturellement que l'idée de Lucius avait fait son chemin dans sa tête et qu'il s'apprêtait à répondre aux avances d'Harry. La retenue de vendredi n'avait d'ailleurs d'autre but que de lui faire part de leur proposition
Mais l'entendre parler de sentiments avaient refroidi Severus. Il aurait pourtant dû le savoir, que le jeune homme inexpérimenté ne saurait pas faire la part des choses. S'il avait réfléchi avec son cerveau et non pas avec une partie de son anatomie située bien plus bas !
- Harry, il vaut mieux arrêter là, il ne s'est rien passé de compromettant et ….
- Vous voulez vous débarrasser de moi comme ça ? s'horrifia le brun
- Calmez-vous, vous serez toujours le bienvenu dans mon bureau ou chez moi mais il ne se passera rien de plus.
- Et si moi, je veux plus ? demanda obstinément le jeune homme en se levant et se rapprochant de son professeur.
Il se pencha et posa ses lèvres sur celles de son ainé. Après quelques secondes, il se recula constatant que ce baiser n'avait pas l'ardeur du précédent, certainement parceque Rogue n'y avait absolument pas répondu.
- Je dirai qu'il vous manque pas mal d'arguments et d'expérience pour m'intéresser.
Harry se recula comme s'il avait reçu une claque et c'était un peu près ce qui venait de se passer, même si l'agression n'était que verbale.
Bien sûr, comment avait-il pu croire que ces deux magnifiques hommes puissent réellement vouloir de lui? Il était vraiment ridicule. Il serra fortement son poing pour essayer d'endiguer le flot de larmes, autant éviter de se ridiculiser encore davantage. Ce geste eut l'intérêt de le ramener sur terre lorsqu'il sentit la douleur sur le dessus de ses mains. Il les regarda et put encore y lire la cicatrice de sa dernière retenue.
« je suis inutile ». Il retint un petit rictus amer et décida de vite partir avant de craquer.
- Vous avez raison, je suis désolé de vous avoir importuné, Professeur, répondit Harry d'une petite voix avant de sortir précipitamment du bureau.
Severus souffla, il n'avait pas voulu le blesser mais il valait mieux maintenant que dans plusieurs semaines lorsqu'il se serait réellement attaché à Lucius et lui. Même si c'était dur, il n'avait rien fait pour retenir le Gryffondor et allait maintenant reprendre ses distances.
Le plus dur allait être de faire part de sa décision à Lucius, le blond allait être intenable.
Harry courait depuis déjà quelques minutes lorsqu'il s'arrêta. Il était complètement perdu, les couloirs semblaient vouloir s'amuser à lui pourrir la vie et à l'empêcher de se reposer enfin. Il n'avait même pas sa cape d'invisibilité et ne souhaitait rencontrer personne, surtout pas par ici, ni dans cet état de nerfs, la journée avait déjà été assez pénible comme cela, il méritait bien un peu de clémence… que bien sur Merlin ne lui accorda pas puisqu'il se heurta à nouveau à quelque chose.
Le gryffondor tenta de s'en sortir en gardant la tête baissée en grondant un désolé avant de tenter de s'éclipser mais en vain puisque la main qui venait de s'abattre sur son bras l'en empêcha.
(*) vous pouvez quand même noter que je savais que j'allais en arriver là... et oui il y a quand même un scénario et cette scène était définie dès le départ et est le pivot de la fic.
