Merci à Selephim Seth pour sa relecture de ce chapitre.
Merci à tous ceux qui ont laissé un petit commentaire.
Ce chapitre là est vraiment drôle... Kili fait des bêtises. Enfin, une grosse bêtise et t'entraîne avec lui...
Résumé :
Négocier avec Kili n'était jamais aussi simple qu'il n'y paraissait.
Tu riais nerveusement alors que Kili te faisait tourner dans ses bras, tu essayais de lui lancer un regard sévère. "Prince Kili" dis-tu aussi fermement que tu le pouvais "Quand c'est drôle ce n'est pas productif."
Il te donna un sourire qui te fit fondre. "C'est une danse" répondit-il "C'est supposé être amusant."
"C'est une rencontre formelle des clans et tu dois être capable de danser sérieusement."
Roulant des yeux il se moqua de toi. "Danser sérieusement. Ces deux mots ne vont pas ensemble."
C'était sûr quand ils s'appliquaient au plus jeune des héritiers de Durin. Même quand il n'y avait rien à boire, il voyait les rassemblement comme une occasion d'amusement et de festivités. C'était juste pire quand on y ajoutait de l'alcool. Tu avais dansé avec lui plus d'une fois dans ces situations et tu connaissais la passion qui coulait sous sa peau, attendant juste une occasion d'exploser.
Tu essayais de ne pas frissonner quand tu te rappelais combien il était vraiment passionné. Tu ne savais vraiment pas comment tu avais attiré son attention, peut-être avais-tu accepté trop de danses. Peut-être avait-il eu ses yeux sur toi tout le temps sans que tu ne t'en aperçoive. Mais, une nuit, les danses ne s'étaient pas arrêtées avec la soirée et tu avais expérimenté le feu et le désir qui brûlaient en lui.
Il enroula une mèche de tes cheveux autour de son doigt et la tira gentiment. "Je te propose un marché" dit-il quand tu le regardas.
La suspicion t'envahit. Ses marchés n'étaient jamais bons et vous conduisaient habituellement à des ennuis. Plus d'une fois on t'avait interdit de le revoir, mais il trouvait toujours un moyen de revenir dans ta vie et c'était quelque chose contre quoi tes parents ne pouvaient rien. Mais tu avais appris à considérer ses marchés avec prudence maintenant que tu le connaissais mieux.
Ses lèvres se recourbèrent dans un sourire comme s'il savait à quoi tu pensais. "Je fais toutes les danses sérieusement avec les jeunes filles avec lesquelles je ne veux pas danser et je n'embarrasse ni mon oncle ni toi." Dit-il, soulevant tes cheveux pour les embrasser "Si tu viens avec moi maintenant et sans protester."
L'inquiétude remplaça la suspicion. Sans protester ? Cela voulait dire que quoi qu'il ait prévu de faire, ça allait vous apporter de sérieux ennuis. "Kili…"
"Oui ou non ?"
Tu te mordis la lèvre. Ça n'était pas bon. Comme si ses yeux dansants n'avaient pas été un indice suffisant, le simple fait qu'il ne veuille pas dire où il voulait t'emmener était un signe évident des ennuis que ça pouvait causer. Mais Dis t'avait demandé de t'assurer du comportement de Kili pendant la rencontre, comme si tu avais pu contrôler son sauvage de plus jeune fils.
"Il vous écoute, ma chère. Bien sûr, il nous écoute aussi, mais c'est différent avec vous. Il fait tout son possible pour vous plaire. Je ne l'ai jamais vu se comporter ainsi avant."
"Mais, je n'ai vraiment rien fait pour ça !"
"Et bien quoique vous ayez fait, ça marche."
Le fixant, tu savais que tu n'avais pas vraiment le choix. Tu doutais qu'il aurait vraiment fait une scène pendant le rassemblement, mais tu ne pouvais pas prendre ce risque. "Je te déteste" murmuras-tu.
Il te fit une grimace et te vola un baiser, sachant que tu ne le lui donneras pas. "ça c'est ma copine" dit-il relâchant tes cheveux et attrapant ta main.
Ton cœur commença à battre quand il te conduisit hors du salon. Dans quel genre d'ennuis allait-il t'embarquer cette fois. Tu avais peur de seulement l'imaginer.
La maison était tranquille, toute sa famille était sortie, occupée à leurs propres occupations. Ça avait été le moment le plus propice pour l'obliger à se concentrer, mais ça n'avait pas marché. A la place, tu avais accepté un nouveau marché. Quand allais-tu finir par apprendre ? Mais tu avais tant de mal à lui refuser quoi que ce soit. Il lui suffisait de te jeter ce sourire et plus de baisers que tu pouvais en compter et tu craquais. Tu lui étais tellement attachée et tu devais secrètement admettre que tu adorais le frisson avant de vous faire prendre et les ennuis qui s'ensuivaient. Mais tu ne le lui diras jamais parce que ça l'encouragerait.
La confusion t'envahit quand il te fit monter les escaliers. Tu n'étais jamais allée en haut avant. Les appartements privés de sa famille s'y trouvaient et tu n'y étais pas autorisée. "Kili ?"
"Pas d'objections."
"Non, mais où allons nous ?"
Il te tira plus prés de lui et enroula son bras autour de ta taille. "J'ai réalisé quelque chose l'autre jour" dit-il alors que vous marchiez. "Je n'ai pas été un très bon amant."
"Je ne dirais pas ça" murmuras-tu, le poussant volontairement à se méprendre.
Il te sourit. "Je veux dire, j'ai vu ta chambre je ne sais combien de fois maintenant et tu n'as jamais vu la mienne. C'est vraiment injuste."
Mais c'était plus simple pour lui de se faufiler dans ta chambre que l'inverse. Pas que tu n'aies jamais envisagé de te faufiler nulle part dans cette maison. Personne ne pouvait envisager de se glisser dans les appartements royaux sans être suicidaire. Pourtant tu étais là avec Kili, te dirigeant vers sa chambre. "Je ne sais pas…" Tu t'arrêtas quand il te regarda. Maudits soient-ils, lui et son marché.
"Ça va," t'assura-t-il. "Personne ne saura et je te veux dans mon lit."
Ton cœur cogna à cette pensée. Silencieusement, tu pouvais admettre que tu étais curieuse de voir sa chambre… et que tu voulais qu'il te prenne dans son lit aussi. Tu rougis à cette pensée mais elle ne te quitta plus. Il t'avait eu un nombre de fois incalculable dans ta chambre et à divers autres endroits de la cité mais nulle part chez lui. C'était… curieusement excitant.
Quand il arriva devant une porte, il s'arrêta et te regarda. La lueur malicieuse dans ses yeux n'était pas de bon augure, mais un flot de chaleur t'envahit. Quoi qu'il ait prévu c'était quelque chose que tu n'étais pas prête d'oublier.
Il poussa la porte et te tira à l'intérieur. La porte se referma rapidement derrière lui et un couinement t'échappa quand il t'épingla contre le bois. "K… Kili ?" murmuras-tu.
Le désir brûlait dans ses yeux et il bascula ta tête en arrière pour t'embrasser. Ses lèvres étaient fermes et avides, sa langue glissa sur ta lèvre inférieure avant de s'enrouler autour de la tienne. Tu gémis quand il se pressa contre toi, son excitation était évidente alors que son érection pressait contre ton estomac. Il grogna quand tu attrapas ses cheveux à poignée, bougeant les siennes pour empoigner ton cul.
Tu te noyais dans le plaisir alors qu'il t'excitait. C'était toujours comme ça quand vous étiez ensemble. Sa passion était comme un orage d'été, féroce et indomptable. En être le point de mire était abrutissant et te laissait faible après. Mais c'était hautement addictif. Plus tu l'avais, plus tu le voulais.
Tu protestas silencieusement quand il s'éloigna de toi, tu luttas pour ouvrir les yeux quand il embrassa le bout de ton nez. "Kili ?"
"J'aime te voir comme ça" dit-il d'une voix rauque. "J'aime quand je te vois lâcher prise."
Vu comment il aimait te taquiner, ce n'était pas surprenant. Laissant ta tête retomber contre la porte, tu essayas de reprendre ton souffle. C'était dur alors qu'il te regardait avec désir en se léchant les lèvres.
"Ça fait longtemps que j'ai envie de faire ça," dit-il d'une voix rauque.
"As-tu déjà amené une fille dans ta chambre avant ?" demandas-tu d'une voix douce.
Kili secoua la tête. "Je n'en ai jamais aimé aucune assez pour l'envisager. Aucune d'entre elles n'a jamais duré." Ajouta-t-il tranquillement.
Une sensation de chaleur t'envahit et tu te levas sur les orteils pour l'embrasser rapidement. "Je veux voir ta chambre" murmuras-tu.
Ses lèvres se recourbèrent brièvement et il recula d'un pas. "Sois mon invitée".
La première chose que tu remarquas fut combien c'était propre et tu fus surpris. Ce n'était pas qu'il soit particulièrement négligé, c'était plus que ça ne semblait pas le concerner plus que ça. Mais la chambre était impeccable. Le lit était couvert d'un tissu sombre et d'une épaisse peau d'ours. Des livres étaient alignés sur le manteau de la cheminée mais tu étais trop loin pour en lire les titres. Des tapisseries étaient accrochés sur les murs et des tapis en épais tissu recouvraient la plus grande partie du sol.
Te promenant distraitement dans la pièce, tu laissas tes doigts traîner sur la fourrure. Tu ne pus retenir un frisson en pensant comment ça serait de la sentir sur ta peau quand Kili t'y presserait. Tu le regardas par dessus ton épaule, il était appuyé contre la porte. "C'est vraiment une chambre royale" murmuras-tu.
Il rit doucement mais ne répondit rien et continua de te regarder avec une lueur prédatrice dans les yeux. Ces bras étaient croisés sur sa poitrine et il était l'image même d'un prince insouciant et avec le monde entier à ses pieds. Mais il te regardait comme si tu étais la seule chose au monde dont il se souciait.
Le sourire sur ses lèvres s'élargit alors que tu léchais les tiennes. Rougissant, tu te tournas pour finir d'examiner la chambre. Tu fus attirée par le bureau, l'imposante pièce du mobilier dominait tout un côté de la chambre. Tu ne lus aucun des documents qui y étaient étalés, tu ne voulais pas violer son intimité comme ça.
Un froncement parcourut tes lèvres quand un nom attira ton attention sans que tu t'en aperçoives. Tu tentas de l'ignorer, mais la curiosité fut plus forte que toi. Tes sourcils se froncèrent quand tu t'approchas un peu plus prés, n'arrivant pas à croire ce que tu voyais. "Thorin" dis-tu doucement, tes yeux parcourant les autres documents.
Ils étaient tous adressés à Thorin. Pourquoi Kili avait-il des lettres pour… Tu écarquillas les yeux alors que tout devenait clair. "Ce n'est pas ta chambre !" haletas-tu, tournant sur toi même pour lui faire face.
Ses lèvres s'incurvèrent un peu plus.
Tu le dévisageas, l'horreur t'étranglant. "Kili, qu'est-ce qu'on fait là ?" chuchotas-tu
Il s'éloigna de la porte après t'avoir observée un moment. Tu cognas dans le bureau et ton cœur commença à cogner à l'expression sur son visage. "Je te l'ai dit". Dit-il doucement. "Il y a longtemps que je veux faire ça."
Tu couinas quand il posa ses mains de part et d'autre de toi sur le bureau. "Kili, c'est la chambre de ton oncle" dis-tu paniquée.
"Je sais."
Il ne pouvait pas être sérieux.
Embrassant ta joue, il murmura "Il est un peu tard pour penser à ça, pense plutôt à nous."
Tu tremblas sous ses baisers, tu essayas de penser à protester mais les remarques restèrent coincés dans ta gorge alors qu'il continuait à t'embrasser. Il était sérieux. Il était vraiment sérieux. "On peut pas !" couinas-tu.
Son rire fit fondre tes os. "Qui saura ?" souffla-t-il.
Toi, tu saurais ! "Ton oncle" sifflas-tu. Thorin semblait toujours savoir tout ce qui se passait dans la cité, spécialement quand l'un de ses neveux était concerné. Il le saurait !
"Seulement si tu le lui dis" ronronna-t-il, fermant sa bouche sur ton cou et le suçant.
Tes doigts se crispèrent sur sa tunique alors que tes yeux se fermaient. Ton cœur cogna dans ta poitrine quand il se rapprocha. Il dégageait tant de chaleur que tu pouvais le sentir à travers ses vêtements et tu savais que sa peau te brûlerait presque quand tu le toucherais.
Tu haletas quand il te souleva pour te poser sur le bureau, écartant tes jambes pour s'installer entre elles. Tu gémis quand ses mains empoignèrent ta poitrine, et tu te cambras contre lui en dépit de ta panique. Tu ne pouvais pas t'en empêcher avec lui. "Tu vas nous faire tuer" chuchotas-tu.
"Tout ira bien" dit-il entre deux baisers. "Fais-moi confiance."
"Je te déteste" gémis-tu, jetant ta tête en arrière.
Il rit à nouveau et tu le sentis tirer sur le devant de ta robe. Sa bouche ne quitta jamais ta peau, laissant des baiser suçotants partout où il pouvait aller et tu ne doutais pas que tu aurais des marques rouges que tu ne pourrais pas masquer.
Tu tressautas quand ses doigts frôlèrent tes mamelons, tu sifflas doucement quand il te pinça "Tu n'oserais pas" grognas-tu.
Il s'éloigna de ton cou et de lança un regard malicieux. "Je n'oserais pas quoi ?" ronronna-t-il, tirant ta robe autour de ta taille et coinçant tes bras dans le tissu. "Tu étais d'accord, tu te rappelles ?"
"Je n'étais pas d'accord pour me faire tuer !"
Il eut le culot de se moquer purement et simplement de toi. "Thorin ne te tueras pas." Dit-il d'un ton confiant. "Parce qu'il ne le saura pas."
Tu n'allais certainement pas en parler, mais tu n'étais pas aussi sûre de ton prince. Il en parlerait sûrement à Fili parce qu'il lui disait tout et … Tu perdis ton souffle quand il ferma ses lèvres sur ton mamelon. "Kili !"
Il te relâcha avec un bruit humide qui te fit rougir et leva un sourcil. "Normalement, j'adore que tu cries mon nom mais si nous ne voulons pas nous faire prendre tu devrais éviter."
Le dévisageant tu murmuras "Alors arrête".
"Non" dit-il, te suçant à nouveau.
Tes dents s'enfoncèrent dans ta lèvre inférieure, tes mains agrippèrent les bords du bureau alors que le plaisir se répandait dans tes veines. Il surpassa facilement ta peur, la repoussant dans un coin de ton esprit alors que les lèvres malicieuses travaillaient sur toi. Ta tête tomba contre la sienne alors que tu tremblais.
La langue de Kili glissait autour de ton mamelon, encerclant et tapotant le bourgeon tendu. Ses mains caressaient tes flancs, ses doigts calleux te faisaient frissonner en effleurant tes côtes. Ses pouces frottaient contre chacune d'elles, et ses petits cercles faisaient brûler ton sang. Elles se déplacèrent doucement vers le bas et remontèrent ta jupe autour de tes hanches.
Quand ses ongles raclèrent l'intérieur de tes cuisses, un gémissement t'échappa. Tes orteils se recroquevillèrent dans tes bottes quand il les glissa un peu plus haut, l'impatience t'envahit. Tu sursautas quand ses doigts frottèrent contre tes sous-vêtements. Un grognement lui échappa quand tu t'échappas de sa bouche et il te jeta un regard. Tu n'en avais cure, trop concentrée sur ses doigts qui te caressaient doucement.
"Regarde-toi" dit-il tout bas "gentiment assise sur le bureau du roi, rougissante et haletante. Attendant juste que ton prince te prenne."
"Tais-toi !" haletas-tu
"C'est vrai. Tout ce que tu attends c'est que je t'arrache tes vêtements et que je te prenne juste ici."
Ton cœur manqua un battement mais tu secouas la tête.
Kili rit sombrement et ses doigts crochetèrent tes sous-vêtements. "Je ne te crois pas" murmura-t-il.
Tu ne pus t'empêcher de lever les hanches pour qu'il puisse t'enlever le vêtement. Quand il recula pour que tu puisses fermer les jambes, sa chaleur te manqua et tu faillis le tirer à nouveau contre toi.
Ses mains se posèrent sur tes genoux, ses pouces frottant en petit cercles sur ta peau. Il fut patient en les remontant, massant et caressant tes cuisses. Tu les écartas sans même y penser, te tortillant sous ses lentes caresses.
Pourquoi fallait-il qu'il prenne son temps cette fois ? Pourquoi est-ce que ça ne pouvait pas être rapide et brutal pour éviter de vous faire surprendre ? Pourquoi… Tu gémis et ton corps frissonna quand il fit finalement courir ses doigts sur la chair humide en haut de tes cuisses.
"Tellement humide pour moi" gronda-t-il rauquement, un de ses doigts jouant autour de ton entrée "Tu veux vraiment que je te prenne ici, n'est-ce pas ?"
Tu secouas la tête, gémissant quand son pouce trouva ton clitoris.
"Jolie, petite, menteuse" souffla Kili, tapotant ton clitoris à chaque mot.
Tout ce que tu voulais c'était qu'il te prenne pour que vous puissiez quitter cette pièce. "Vas-tu le faire" chuchotas-tu
"Mm, non" dit-il lentement, enfonçant deux doigts en toi.
Ton dos se cambra à cette intrusion et tes hanches poussèrent contre lui. Un halètement tremblant t'échappa quand il commença à les pousser, se penchant sur toi pour t'embrasser en le faisant. Sa langue s'enroula autour de la tienne, le plaisir étincela sous ta peau sous cette caresse.
Luttant avec ta robe, tu essayais de te concentrer malgré ce qu'il te faisait pour libérer tes bras. Tu voulais le toucher, tu voulais sentir sa chaleur. Quand tu réussis à libérer une de tes mains, tu abandonnas tes efforts et la tendit vers lui. Son grognement quand tes doigts tirèrent sur les lacets de son pantalon roula sur toi et sa main bougea plus vite.
Tes cuisses serrèrent ses hanches alors que tes doigts tremblaient. C'était dur de te concentrer et tu n'avais même pas encore ouvert son pantalon. Mais tu y arrivas et ta main s'y glissa pour s'enrouler autour de lui.
Brisant le baiser avec un juron, Kili rua sous ta caresse. Tu vis ses mâchoires se tendre quand il serra les dents et son front cogna contre le tien. "Merde" grinça-t-il "tu triches".
Difficilement. Tricher serait le caresser lentement, frotter ton pouce sur la tête de sa bite. Tu souris de le sentir frissonner quand tu le fis. "Mon pauvre prince" murmuras-tu, ta voix se perdant quant il toucha ton clitoris. "Si tu n'as pas l'intention de me prendre sur ce bureau, que faisons nous là ?"
Kili leva la tête et te fixa avec des yeux brillants. "Le bureau est trop encombré" grogna-t-il en poussant dans ta main.
Tu étais pantelante, haletant doucement alors qu'il te prenait toujours avec ses doigts "Et" chuchotas-tu.
Sa tête tomba en arrière, les muscles du cou tendus. "Et" répéta-t-il "J'ai eu assez de temps pour savoir exactement ce que je voulais".
Avant que tu n'aies pu te demander ce qu'il voulait dire, ses mains te quittèrent avant de se poser sur tes hanches. Il te souleva avant de pivoter, te faisant enrouler tes bras et tes jambes autour de lui. "Kili que…" Tu haletas quand il te pressa sur le couvre lit de fourrure sur le lit. "ici ?!"
"Oui" ronronna-t-il, couvrant ton corps avec le sien."
Quand son érection frotta contre toi ça vous fit frissonner tous les deux. "Mahal, Kili, nous allons mourir."
Ses yeux étaient vraiment très sombres quand ils rencontrèrent les tiens. "Alors nous ferions bien de faire en sorte que ça en vaille la peine."
Tu crias quand il te pénétra, tes jambes se serrèrent autour de lui. Oh, c'était si mal ! Mais tu ne fis rien pour l'empêcher quand il commença à pousser. Tu serras les paupières quand il bougea en toi, de profonds gémissements lui échappant à chaque fois qu'il poussait en toi. Une de tes mains s'emmêla dans ses cheveux et le tira vers le bas à l'aveuglette. Ses lèvres s'écrasèrent sur les tiennes en un baiser dur et désespéré.
Tu essayais de rencontrer ses mouvements, sentant ton plaisir croître. L'impatience qu'il te prenne et le désir qu'il éveillait en toi t'étranglaient. Il ne leur faudrait pas longtemps pour te faire basculer. Et à en juger par la façon dont il frissonnait au dessus de toi, il ne durerait pas non plus.
Tes talons s'enfonçaient dans le bas de son dos et ton corps s'arquait. Sa tunique frottait contre tes mamelons, les rendant douloureux de la chaleur humide de sa bouche. Tu brisas le baiser, ton souffle réduit à de petits halètements alors que tu tremblais. Une protestation gémissante t'échappa quand il attaqua ton cou, laissant des baisers humides et des morsures picotantes sur son chemin.
"Tu me serres" gémit-il dans ton oreille.
Tes muscles se tendirent à ses mots et tu tentas de t'éloigner quand il mordilla ton oreille.
"C'est si bon" grogna Kili "Serré et chaud."
Une légère plainte t'échappa. Il n'allait pas réellement… Oh, si !
"Fais moi venir" ronronna-t-il, sa langue te léchant. "Je sais que c'est ce que tu veux".
Tes mains glissèrent sur sa poitrine et le poussèrent, mais il ne bougea pas. Sa respiration caressait ton oreille et ton cou, brûlant ta peau alors que le reste de ton corps explosait de plaisir. "Oh" haletas-tu soudain alors que tes muscles frémissaient.
"Oui" siffla-t-il, ses hanches cognant contre les tiennes.
Lançant ta tête en arrière, tu hurlas en jouissant. Ton dos s'arqua sur le lit et il te repoussa. Son rire sombre glissa sur toi quand tes mains saisirent sa tunique alors que tu te tortillais. Des explosions de plaisirs se déclenchaient malgré toi, te faisant te sentir tout à la fois tendue et faible.
Tu gardas les yeux fermés alors qu'il poussait dur en toi, son corps cherchant sa propre libération. Des grognements rauques et des gémissements gutturaux s'échappaient de ses lèvres alors qu'il frissonnait et claquait contre toi.
Tu le sentis trembler violemment avant qu'un profond soupir ne lui échappe et qu'il se détende sur toi. Tes mains glissèrent autour de lui, jouant avec ses cheveux alors que ton cœur cognait. Tu ne pouvais pas croire que vous aviez fait ça. Tu flottais encore dans le bonheur, mais l'inquiétude commençait à montrer le bout de son nez. "Kili…"
"C'était extraordinaire" chuchota-t-il
Tes lèvres s'incurvèrent en entendant le son satisfait de sa voix, mais il semblait ensommeillé. Il n'était pas question que vous vous endormiez ici. "Il faut qu'on parte" murmuras-tu.
"Bien sûr, mais je ne sens plus mes jambes."
Tu ris légèrement. "Je suis sérieuse".
"Moi aussi" grogna-t-il.
Tu roulas les yeux et soupiras profondément. La fourrure était incroyablement agréable sur ta peau et tout ce que tu voulais s'était t'y enrouler. Peut-être que Kili te montrerait vraiment sa chambre après et tu verrais s'il avait sa propre fourrure dans laquelle tu pourrais te perdre. Le désir s'évapora quand Kili se tendit et leva la tête en regardant la porte. Oh, Mahal, Non.
Pendant un instant il n'y eut pas de bruit, mais ensuite un bruit de bottes grattant sur la pierre retentit.
Kili se leva d'un bond, se rhabillant. Quand il te tendit la main tu l'attrapas et il te tira hors du lit. "Merde" grogna-t-il regardant dans quel état tu étais. Il n'y avait aucune chance pour que tu puisses te rajuster et sortir de la chambre sans être vue.
Tes yeux s'écarquillèrent quand il te tira à travers la chambre et ouvrit le placard. "T'es pas sérieux" sifflas-tu.
"Shh !" dit-il brièvement te poussant à l'intérieur avant de t'y suivre.
Alors qu'il refermait la porte, tu entendis la porte principale s'ouvrir et ton cœur s'arrêta. Kili t'enveloppa de ses bras, pressant ton visage contre sa poitrine. Tu t'accrochas à lui alors que tous les scénarios de votre horrible mort envahissaient ta tête. Tu savais que c'était Thorin, qu'il était revenu et qu'il entendait certainement le hurlement du sang qui courait dans tes veines. Heureusement, tes petits halètements étaient étouffés par la tunique.
Quand le son des papiers remués arriva à tes oreilles tu prias pour que vous n'ayez pas trop dérangé le bureau. Oh, pourquoi t'étais-tu laissé convaincre de faire ça ? Tu savais qu'il n'allait pas faire l'andouille et mettre sa famille ou lui-même dans l'embarras ! Pourquoi est-ce que tu lui cédais toujours ?! Tu réalisas soudain que Kili s'agitait contre toi. Levant les yeux, tu le dévisageas quand tu réalisas qu'il essayait de se retenir de rire.
Il sourit, le fin rayon de lumière argentée qui entrait soulignant ses traits. Baissant la tête, il pressa ses lèvres sur ton oreille et murmura "Je t'aime".
Et bien, toi tu ne l'aimais pas, là, tout de suite, et si vous surviviez à ça, tu allais le tuer.
Notes de l'auteur :
Oh, ce garçon a une mauvaise influence sur moi. Mais j'aime ça. L'idée originale était qu'ils se faufilaient quelque part où ils n'auraient pas dû, mais le problème était de savoir quel endroit était vraiment hors limite. En en parlant avec un ami, nous sommes tombés d'accord pour dire que l'Etat Major ne l'était pas assez. Puis, nous avons tous les deux réalisé que la chambre de Thorin était parfaite. Et des deux frères, Kili est le seul qui pouvait faire ce genre de chose. Mais pourra-t-il garder ça pour lui et éviter de les faire tuer ? C'est le réel challenge ici ! J'espère que vous avez aimé et je vous remercie de m'avoir lu.
