Auteur : Abby and Jes

Titre : A doua șansă

Couple : Lucius/Charlie

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos, Hulrick, Cassandre, Isaac et Abigail sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.

Statut : Finie à l'écriture.

Bêta correctrice : Red Blood Apple, The Great Victoria Grant

Résumé : Après la guerre, le gouvernement a changé et le nouveau Ministre a décidé infliger à certains Mangemorts une peine qui se déroulera en dehors de la célèbre prison. Lucius Malfoy est concerné par cette réforme et il en est ravi. Enfin, au moins jusqu'à ce qu'il découvre où il va aller et qui sera son surveillant.

Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voire plus, si nous sommes gentilles.


Note Abby : Bonjour ! Tout d'abord, un grand merci pour vos reviews qui font toujours aussi plaisir. Comme vous l'avez certainement remarqué, pour une fois, nous n'y avons pas répondu. Tout simplement parce que cela nous prend beaucoup de temps et nous retient quand on doit publier parce que répondre, c'est long. Alors voilà, on ne vous aime pas moins mais à partir de ce jour, nous répondrons au reviews s'il y apparait une question, une demande ou une remarque qui nous fait réagir. Encore merci et surtout, bonne lecture !

Note Jes : Kikou kikou ! J'espère que vous allez bien. Moi, je vais super bien, vu qu'Abby est en visite chez moi *-* Pour celles et ceux qui ont un Facebook, n'hésitez pas à venir sur notre page (lien dans le profil), ça nous ferait énormément plaisir. J'espère aussi que vous ne nous en voulez pas trop pour les reviews auxquelles on ne répondra donc plus à partir de maintenant. Bonne lecture et à très vite (^-^)

Merci à castfan, dobbymcl, Malh, I gemeli del piacere, Raspoutine66, holybleu, espe29, , Westyversionfrench et Melissa-Lena pour leur review.


Partie I

A doua șansă

Chapitre 26

POV Lucius

Les Aurors m'avaient retiré mes chaînes après que je me sois levé et j'avais immédiatement massé mes poignets. Je les observai et inspirai profondément en réalisant que j'étais libre. J'avais en plus droit à quinze jours de repos et une visite mensuelle de Draco. Tout cela valait presque les derniers mois passés à Azkaban.

Presque.

Le Ministre leva la séance et je relevai la tête juste à temps pour réceptionner Charlie dans mes bras. Il essaya de m'embrasser mais je me détournai et me pinçai les lèvres puis soufflai :

— Arrête Charlie, je suis dégoûtant.

— Je m'en fous.

Il prit mon visage entre ses mains et posa ses lèvres contre les miennes. Il les lécha mais je les gardai résolument fermées. Je reculai ensuite et agrippai ses hanches avant de soupirer :

— S'il te plaît Charlie, une douche d'abord et ce que tu veux ensuite. Peut-être que tu t'en fiches, mais moi non.

Je posai ma joue contre la sienne et inspirai profondément son odeur, réalisant une fois de plus que la mienne devait être fortement incommodante.

— D'accord, comme tu veux, murmura-t-il peiné.

— Merci, soufflai-je avant d'embrasser sa joue.

Le voir ainsi peiné m'embêtait et j'envisageai une seconde de l'embrasser comme je le voulais vraiment mais je renonçai. J'aurais déjà préféré qu'il ne me voie pas ainsi.

— Ravi que tu sois libéré Lucius, fit Arthur en me présentant sa main.

J'hésitai à la prendre pour les mêmes raisons que je refusais que Charlie me touche mais si je la refusais, il risquait de l'interpréter autrement et je ne voulais pas cela. Je lui tendis donc la main et serrai brièvement la sienne avant de le lâcher et de serrer mon poing. Je détestais vraiment cette sensation et j'avais besoin d'être propre. J'espérais juste croiser une salle de bain avant mon fils. J'avais toujours l'une de mes mains sur les hanches de Charlie et je sentis clairement qu'il avait perdu du poids.

— Tu as maigri, soulignai-je, un brin réprobateur.

Je ne voulais pas qu'il s'énerve et je comprenais qu'il ait pu être inquiet pour moi mais ce n'était pas une raison pour cesser de s'occuper de lui.

— Bien moins que toi.

— Ce n'est pas pareil, Charlie.

— Je sais, souffla-t-il. Bon, où préfères-tu passer les jours de repos qui te sont accordés ?

— Avec toi, murmurai-je. Et Draco.

Je me fichais de l'endroit, tant qu'ils étaient avec moi.

— Alors au Terrier.

— C'est bon allez-y, je me charge d'aller en informer les Aurors, nous annonça le petit frère de Charlie avant de partir.

J'acquiesçai doucement et laissai Charlie m'entrainer derrière lui jusqu'aux Cheminettes. Nous entrâmes dans l'une d'entre elles sans nous lâcher la main et il lança une poignée de poudre tout en articulant « Le Terrier ». Nous apparûmes dans ce que j'identifiai comme le salon des Weasley et à peine avais-je fait un pas que Draco se jetait dans mes bras.

— Papa !

Je retins un soupir et le serrai contre moi en retour quelques secondes puis soufflai :

— Draco, je suis vraiment très heureux de te revoir. Mais j'aimerais me laver d'abord, d'accord ?

— Oui, pas de problème, répondit-il sans toutefois me lâcher.

— Draco, maintenant, fis-je avec un léger sourire. Je ne vais pas m'envoler.

Et il ne me détestait pas. J'en étais intensément soulagé, tellement que je sentis mes yeux me brûler. Je me séparai de lui à regret et lui adressai un sourire avant de me tourner vers Charlie, interrogateur.

— Viens, je vais te montrer la salle de bains.

Je hochai la tête et le suivis à l'étage. Je ne m'intéressai pour l'instant pas à la décoration et me contentai de ne pas lâcher sa main. Nous entrâmes un instant plus tard dans une petite salle de bains munie d'une baignoire, d'un lavabo et d'un petit meuble. Je me retins de soupirer de contentement. J'étais certain qu'ils avaient de l'eau chaude, en plus.

— Je... tu veux que je te laisse seul ?

J'hésitai une seconde mais secouai la tête et commençai à me dévêtir alors que Charlie mettait l'eau en route. Je me glissai ensuite sous le jet d'eau et fermai les yeux en voyant cette dernière devenir marron. Je ne voulais plus jamais mettre les pieds à Azkaban. Je sentis bientôt son corps nu se coller à mon dos alors que ses bras m'entouraient.

— Charlie... soupirai-je sans cependant me détacher de lui.

J'avais accepté qu'il reste mais j'avais pensé qu'il me laisserait me laver un peu avant de se coller contre moi. Il dut le comprendre car il me relâcha et détacha son corps du mien, gardant juste ses mains posées sur mes hanches.

Je soufflai un « merci » puis commençai à frotter ma peau pour retirer toute la crasse. Il me tendit un bocal de savon et j'en versai abondamment sur ma main avant de la frotter contre l'autre pour faire mousser le produit, puis je me savonnai le corps et les cheveux. Ces derniers étaient d'ailleurs atrocement emmêlés et leur longueur n'aidait en rien. En voyant que je n'arrivais pas à y faire grand chose, je me rinçai puis me tournai vers Charlie. Je l'attirai plus près de moi et collai mon nez contre son cou alors que l'eau continuait de couler sur mon dos.

— Tu m'as tant manqué, murmura-t-il en caressant celui-ci.

— Toi aussi.

Je passai mes bras autour de lui et le serrai fort contre moi. Lui aussi m'avait manqué, énormément.

— Alors, repris-je ensuite, tu as fait quoi ces derniers mois ?

Quand le Ministre avait annoncé la date au début du procès, j'avais réalisé que j'avais passé huit mois à Azkaban. Huit très longs mois.

— Je suis resté ici, en essayant de faire avancer les choses. Je... je me suis laissé aller pendant les six premiers mois avant de reprendre du poil de la bête. Je... J'aurais été capable de te faire sortir d'Azkaban à l'aide d'Émeraude s'il l'avait fallu.

Je souris à la mention du Dragon et acquiesçai vaguement avant de me figer et de reculer quelque peu :

— Tu n'es pas retourné en Roumanie. Pendant tout ce temps ?

Les Dragons avaient toujours été sa passion et ce qui le faisait se lever le matin, alors je ne comprenais pas vraiment pourquoi il n'était pas retourné là-bas.

— Non... je n'aurais pas pu rester là-bas sans toi, en te sachant à Azkaban.

— Être avec les Dragons t'aurait peut-être aidé à penser à autre chose, non ?

Je me glissai à nouveau sous le jet d'eau toujours aussi chaude en soupirant de bien-être sans cependant le lâcher. Je me sentais encore sale et repris juste un peu de savon afin de me laver une seconde fois. Sauf que j'avais la désagréable impression que rien ne me rendrait propre. Je devais juste attendre quelques jours, probablement.

— Attends, laisse-moi faire.

Il ne me laissa pas le temps de répondre qu'il fit couler une bonne dose de savon sur mon torse avant de commencer à le savonner. Je me mordis la lèvre et le laissai faire, gémissant de bien-être, murmurant ensuite :

— Cela aussi m'avait manqué.

Je fis glisser mes pouces le long de ses flancs tout en inspirant profondément l'odeur du savon. Jamais une douche ne me paraissait aussi bonne qu'à ma sortie d'Azkaban. Ses mains allèrent sur mes bras, les lavant, les caressant. Il resta silencieux et passa après quelques secondes ou minutes à mes épaules puis ma nuque, la massant légèrement, me faisant gémir de bien-être. Il s'accroupit ensuite et prit mon sexe en main, le savonnant, avant de passer à mes boules et entre mes fesses.

Ses mains glissèrent après cela le long de mes jambes, puis de mes pieds qu'il souleva un à un. Cela parut durer une éternité alors qu'une petite dizaine de minutes étaient passées au grand maximum. Il se redressa ensuite et murmura, d'une voix chargée de désir :

— Retourne-toi s'il te plaît.

Je n'hésitai même pas une fraction de seconde et fis ce qu'il me demandait, me plaçant dos à lui et posant mes bras ainsi que ma tête contre les carrelages du mur. Ses mains effleurèrent mes fesses, puis il commença à me masser le dos, détendant mes muscles. Je soupirai de contentement et profitai de ses attentions. Il se donna comme mission, quelques minutes plus tard, de laver mes cheveux, passant ses doigts à travers pour défaire le plus possible les nœuds, sans toutefois me faire mal. Il me rinça ensuite, délicatement, laissant ses mains glisser sur mon corps.

Puis, ses doigts se faufilèrent de nouveau entre mes fesses, caressant mon entrée. Je me tendis instinctivement mais ne fis ni ne dis rien. Je n'en avais pas particulièrement envie mais je n'aurais probablement même pas le courage de le repousser s'il essayait. Je revis des bribes de mes rêves au cours desquels lui et Joaquim... Je secouai la tête pour me sortir ces idées de la tête. Charlie était là, avec moi. Tout ce que j'espérais, c'était que ce n'était pas un autre rêve.

— Détends-toi, je veux juste profiter de toi un minimum, fit-il en glissant sa main pour prendre mon sexe. Je te veux, comme un dingue, mais pas ici, pas maintenant. Je te veux de la meilleure manière qu'il soit.

Il embrassa ma nuque, puis mon épaule avant de venir mordiller mon lobe d'oreille. Je gémis et me plaquai complètement contre lui, savourant ses mains et sa bouche sur ma peau. Je devais me laver les dents rapidement et ensuite, l'embrasser comme je le voulais vraiment. Pendant de longues, très longues minutes.

Il m'amena au plaisir avec ses mains, se frottant contre moi. Quand je me vidai tout en me mordillant les lèvres afin de rester le plus silencieux possible, je le sentis se masturber et il me suivit à peine une minute plus tard. Il me serra contre lui avant de sortir de la baignoire et de me tendre une immense serviette de bain. Je l'attrapai avec un sourire et commençai à me sécher. Je jetai un œil à mes vêtements puis murmurai :

— Tu crois que tu en aurais à me prêter ? Et une brosse à dents aussi, s'il te plaît.

— Ouais... je... ça te dérange de prendre la mienne ? Je ne pense pas qu'il y en ait une nouvelle et je n'ai pas pensé à prendre la tienne au camp. Je peux lui lancer un sort de propreté, ajouta-t-il en prenant sa baguette tout en le lançant, n'attendant même pas ma réponse.

— C'est bon, merci beaucoup.

Je la récupérai ensuite et y déposai du dentifrice avant de me brosser énergiquement les dents pendant plusieurs minutes. Et de recommencer, deux fois. Je sentais Charlie m'observer et après m'être rincé la bouche pour la troisième fois, je l'attirai à moi et posai mes lèvres contre les siennes que je léchai ensuite, désirant pouvoir l'embrasser réellement.

Il glissa sa langue entre mes lèvres et m'embrassa comme si sa vie en dépendait. Je répondis au baiser avec plaisir et le plaquai contre le mur le plus proche, mes mains glissant jusqu'à ses fesses que je caressai. Il m'avait vraiment manqué, son odeur, sa bouche, ses doigts et sa voix. Mais surtout ses baisers, et sa peau contre la mienne. Il m'agrippa les cheveux et sourit contre ma bouche avant de la quitter pour partir dans mon cou, mordillant, léchant et suçotant.

— Alors, comme ça, on recommence à jouer les femmes. Mais moi, je te préfère en homme mon tout beau petit Lucius.

Je grognai et pinçai ses fesses plus ou moins doucement. Je détestais toujours autant ses insinuations sur ma féminité, même si ce n'était à présent plus pour être mesquin.

— Allez, j'ai assez profité de toi, j'en connais un qui doit tourner en rond dans le salon, rendant fou tous ses occupants.

J'acquiesçai mais l'embrassai néanmoins une fois de plus avant de me séparer de lui et de le regarder s'habiller, en profitant pour le dévorer des yeux. Certes, il avait perdu du poids, mais il était toujours aussi séduisant. Quand il fut complètement habillé, il me dit :

— Attends-moi là, je vais voir si maman a encore quelques habits des jumeaux, les autres seraient bien trop grands pour toi.

J'acquiesçai et attendis qu'il revienne quelques minutes plus tard, haussant un sourcil dubitatif en voyant ce qu'il tenait en main :

— Je sais que je suis mal placé pour me plaindre, mais tu n'es pas sérieux, n'est-ce pas ?

Si son but était juste de me retirer toute dignité, il était bien parti pour.

— Il n'y a que ça. Et tu flotterais beaucoup trop dans les autres vêtements. Juste pour aujourd'hui, j'irai t'acheter des vêtements demain, promis.

Je soupirai mais attrapai néanmoins le t-shirt vert et le pantalon rouge tout en soufflant :

— Si quelqu'un me fait une réflexion, je pars en Roumanie.

Et j'étais sérieux. Ce n'était pas le moment pour se moquer de moi, pas déjà.

— Ah... okay, alors laisse-moi trente secondes, fit-il en sortant rapidement de la pièce.

Qu'allait-il faire maintenant ? Je m'habillai puis m'appuyai contre le petit meuble pour attendre son retour, espérant intérieurement qu'il n'allait pas revenir avec des chaussettes jaunes. J'eus un léger sourire à cette pensée puis me passai les mains sur le visage. Je devais voir et parler à Draco, et ensuite, je voulais juste aller me coucher.

— Voilà, personne ne fera de réflexion. Allez viens, ton fils est plus qu'impatient de te voir.

Il m'embrassa le front et me tint ensuite contre lui quelques secondes avant de se séparer de moi. J'acquiesçai puis le suivis au rez-de-chaussée où tous les Weasley ainsi que Granger, Harry et mon fils étaient réunis. Je ne m'occupais cependant pas des autres et attrapai Draco quand ce dernier revint se jeter dans mes bras, j'en profitai alors pour le serrer réellement contre moi cette fois-ci. Je me séparai de lui au bout de plusieurs minutes et fronçai les sourcils en réalisant à quel point il était maigre.

— Par Salazar Draco, Potter a arrêté de te nourrir ou quoi ?

Je jetai un regard sombre à ce dernier. Certes, j'étais celui qui avait le plus failli dans toute cette histoire mais j'avais pensé qu'il s'occuperait de Draco pendant mon absence. Je m'en voulais un peu de l'agresser de cette façon mais savoir qu'il était dans cet état par ma faute me mettait hors de moi.

— Ne me regardez pas comme ça, Draco est une vraie tête de mule parfois !

— Je sais, mais tu aurais dû le forcer.

Je me tournai ensuite une fois de plus vers Draco et soupirai :

— Je croyais que tu étais un adulte ? Je comprends que tu te sois inquiété pour moi mais tu ne peux juste pas arrêter de te nourrir quand tu es contrarié.

— Je n'y arrivais juste pas, j'étais malade.

— Et maintenant ?

— Quoi et maintenant ?

— Es-tu toujours malade ?

— Non... je... ça fait deux mois que je recommence à manger, avec Charlie.

Je jetai un regard à Charlie et me pinçai les lèvres avant de répliquer :

— Très bien, mangez plus.

J'étais heureux qu'ils se soient entraidés et qu'ils aient repris du poil de la bête mais je n'arrivais pas à croire qu'ils se soient laissés aller à ce point, ni que les Weasley et Harry les aient laissé faire. Et plus que tout, je ne voulais pas savoir à quoi ils ressemblaient deux mois plus tôt. J'observai mon fils quelques secondes puis soufflai :

— Alors, qu'as-tu fait cette année ?

— Je... Rien.

— Alors à quoi as-tu occupé tes journées ?

Il regarda Harry, puis Charlie et le reste des Weasley avant de murmurer :

— A rien.

Je m'assis dans un fauteuil pas très loin et me pris la tête entre les mains. Magnifique. Nous avions donc été trois à attendre que le temps passe pendant plus de huit mois. Une fois de plus, j'avais gâché la vie de mon fils. Certes, ce n'était que quelques mois mais ils avaient dû lui paraître interminables s'il n'avait rien fait. Je revis le Draco de mes rêves me hurler dessus parce que je l'avais une fois de plus laissé tomber et me dis que ça aurait dû être la réaction de mon fils, après tout, c'était exactement ce qu'il s'était passé. Et ce même si je ne l'avais pas voulu.

— Je... j'ai pu faire plus ample connaissance avec Charlie, néanmoins. Je ne pouvais tout simplement pas continuer à vivre normalement en te sachant là-bas.

— Je suis content si vous avez appris à vous connaitre mais si, Draco, tu pouvais. Et c'est exactement ce que tu aurais dû faire.

Parce que s'ils arrêtaient de vivre à chaque fois que j'allais à Azkaban, ils n'en auraient pas fini. Je ne dis bien sûr pas cela à voix haute. Je n'avais aucune envie de retourner en prison mais j'étais réaliste, une fois que je serai de nouveau heureux, soit le Ministère allait changer et annuler toutes les réformes actuelles, soit quelqu'un allait venir et me tuer. Ou j'allais me faire manger par un Dragon. Hm, plus probable en effet. Je laissai échapper un rire puis inspirai profondément. Je devais vraiment arrêter de me parler à moi-même.

POV Charlie

Après être resté une petite heure dans le salon, nous passâmes à table et bien que j'aurais voulu qu'il mange plus, je ne devais pas le forcer, pas après autant de mois de sous-nutrition. Draco ne cessait de regarder son père, assis face à lui, alors qu'Harry était juste heureux de le voir manger avec appétit. Il avait été malheureux de voir l'homme qu'il aimait se laisser ainsi aller et j'étais heureux que tout soit rentré dans l'ordre.

— Demain, je vais aller faire quelques achats pour Lucius.

Je savais que je n'avais presque rien, mais je savais aussi que j'avais un compte à Gringotts avec quelques gallions. Draco redressa la tête et sourit avant de dire :

— Je peux venir avec toi ?

Je me grattai la tête... sachant que j'allais devoir regarder à la dépense et cela me fit me sentir mal.

— Et bien... c'est que...

Je me tus, ne sachant pas comment refuser sa demande sans le vexer. Je croisai le regard d'Harry et celui-ci donna un léger coup de coude à Draco puis lui lança un regard très significatif.

— Ah oui, souffla Draco, j'avais oublié, j'ai déjà autre chose à faire demain.

— Hum.

Je vis également le regard de ma famille et ne souhaitant pas continuer sur ce sujet, je dis :

— Tu penses pouvoir nous faires des crêpes pendant quinze jours maman ? Je n'en ai pas profité depuis mon arrivée.

— Bien sûr mon chéri, fit-elle avec un grand sourire.

— Veux-tu quelque chose de spécial ? Demandai-je à Lucius.

Il releva la tête et m'observa quelques secondes avant de demander :

— Quelque chose de spécial ?

— Oui, à manger, avant que l'on ne rentre en Roumanie.

— Ah. Et bien, des plumes en sucre ?

— Des plumes en sucre ? Répétai-je surpris.

Draco rit et s'exclama :

— Il n'arrêtait pas d'en manger au manoir.

Je souris, et dis :

— Je t'en achèterais quelques unes demain.

Il m'adressa un sourire et me remercia doucement puis il se tourna vers son fils et répliqua :

— Comment tu sais ça ?

— Quelques fois, tu avais encore du sucre sur les lèvres. Seulement, nous ne disions rien.

Lucius claqua sa langue contre son palais mais garda son sourire. Le repas continua grâce aux conversations de ma famille, alors que j'avais glissé ma main contre sa cuisse, essayant de me rassurer sur la présence de Lucius à mes côtés. Quand le repas prit fin, je vis que ce dernier était fatigué et je soufflai à son oreille :

— Souhaites-tu que nous allions dormir ?

— Oui, s'il te plaît.

Je souhaitai bonne nuit à tout le monde et Lucius en fit de même, allant prendre son fils dans ses bras et lui murmurant qu'il avait hâte de le voir le lendemain. Une fois dans mon ancienne chambre, je n'attendis pas pour me déshabiller et me glisser sous les couvertures. Lucius en fit de même et voir de nouveau son corps, si mince, sa musculature envolée, me fit serrer les dents. Il me rejoignit et je dis, pour détendre l'atmosphère, tout en le serrant contre moi, sa peau m'ayant manquée :

— Tu es la première personne que je ramène dans ma chambre.

— Et j'en suis ravi, souffla-t-il.

Il passa son bras autour de ma taille et glissa sa jambe entre les miennes tout en embrassant mon cou doucement. Je soupirai de bien-être, et commençai à caresser son dos de haut en bas. Nous restâmes silencieux de longues minutes avant qu'il ne me demande d'une voix endormie :

— Pourquoi t'as pas voulu que Draco vienne avec toi ?

Je réfléchis à comment formuler ça et répondis :

— Je ne voulais pas qu'il me voie compter mes sous pour t'acheter quelques affaires. Je... c'est tout.

— Il n'a pas eu d'argent pendant un moment, je suis sûr qu'il s'en moque. Mais je comprends, fit-il en baillant.

— Je sais... mais c'est ton fils et...

— Et c'est toi qui va me payer des vêtements, à moi. Je te rembourserai.

— Je ne veux pas de ton argent Lucius. Je ne veux juste pas que ton fils voit ça. Je sais que je suis idiot et qu'il comprendrait. Il veut sûrement le meilleur pour toi, comme je le voudrais, seulement je ne roule pas sur l'or, comme tu as pu le voir.

Il posa sa main sur ma joue et me força à tourner la tête vers lui et je vis qu'il se battait pour garder les yeux ouverts.

— Alors je dois accepter ton argent mais tu ne veux pas du mien ?

— Ce n'est pas pareil. Si je te laisse me rembourser, c'est qu'en fin de compte, tu n'auras pas accepté le mien, expliquai-je.

— Alors je te ferais des cadeaux. Plus tard, ajouta-t-il avec une légère grimace.

— Mon cadeau c'est toi, juste toi, soufflai-je en l'embrassant chastement. Maintenant, dors. Tu es fatigué.

— Vil flatteur, sourit-il avant de fermer les yeux.

— C'est ce qui fait mon charme, chuchotai-je contre son front.

Je fermai les yeux et l'entendis murmurer quelques minutes plus tard :

— T'aime.

— Moi aussi.

OoOoOoOoO

J'étais réveillé depuis quelques minutes, mais je n'avais presque pas bougé, regardant Lucius dormir... enfin. Il avait fait quelques cauchemars pendant la nuit et le voir aussi chamboulé, et même apeuré ou triste, m'avait fait mal. Je l'avais consolé, rassuré et serré dans mes bras.

— Sans toi, je pense que ma vie n'a plus de sens, soufflai-je tout bas en caressant sa joue.

Je l'aimais, de toutes mes forces. Ça me faisait toujours autant peur d'aimer de cette manière, mais je me disais que Lucius ne pouvait qu'être aimé ainsi, entièrement. C'était un homme complexe, cachant profondément une bonne personne qui n'avait juste pas eu le père qu'il lui aurait fallu. Ses yeux gris bleus étaient envoûtants, et sa voix, qu'elle soit sifflante, coléreuse ou gémissante, était tout simplement le plus beau son que je n'avais jamais entendu, à part peut-être le cri d'Émeraude.

J'aimais l'un éperdument, et l'autre me fascinait et hantait mes pensées, même si loin du camp.

Le soleil perça les rideaux de sa lumière et je tentai de me lever, sans faire de bruit. J'avais plusieurs choses à faire aujourd'hui et je préférais partir avant que Draco ne se réveille, ayant peur qu'il ne relance sa demande. Quand je fus en dehors du lit, je ne pus m'empêcher d'embrasser le front du blond endormi et ce dernier ouvrit les yeux, encore embués de sommeil :

— Rendors-toi, tu es en sécurité.

— Où vas-tu ?

— A Gringotts et puis, t'acheter quelques affaires. J'en ai assez de te voir avec toujours les mêmes vêtements sur le dos. En plus, je t'ai promis des plumes en sucre.

— Ah, soupira-t-il.

Il m'attira à lui pour un baiser puis posa sa main sur ma nuque et me força à me pencher pour qu'il puisse nicher son nez contre mon cou.

— Ça va aller ? Je... si tu as besoin que je reste, je peux rester.

— Non, ça va, fit-il sans cependant me lâcher.

Je souris et tournai la tête pour l'embrasser, mêlant nos langues quelques minutes, puis je me reculai et soufflai :

— Je dois y aller alors. Plus vite je suis parti, plus vite je serai revenu.

— D'accord, marmonna-t-il en me lâchant.

Il me sourit puis fixa son regard sur le plafond. Je restai quelques secondes, là, le regardant avant qu'il ne me sourit et dise :

— Vas-y Charlie, je vais bien.

— Okay, fis-je en l'embrassant rapidement avant de m'habiller.

Je sortis prestement de la chambre et descendis, essayant de faire grincer le moins possible les vieux escaliers. Mais je restai figé en plein milieu du salon en voyant toute ma famille dans la salle à manger... si tôt le matin. Ils parlaient et ne m'avaient pas encore vu. Puis, Harry rit à quelque chose que Ron venait de dire et m'aperçut. Il s'exclama, tout joyeux :

— J'vous l'avais bien dit ! Hermione, tu me dois cinq gallions.

Elle soupira et me lança un regard réprobateur, gardant néanmoins son sourire.

— Heu... salut, soufflai-je en allant les embrasser.

Puis, une fois fini, je demandai :

— Que se passe-t-il ?

— Il se passe que j'avais raison à ton sujet, une fois de plus, répondit Harry avec un sourire satisfait.

— Mouais... A quel propos cette fois ?

— A propos du fait que tu allais vouloir te faufiler en douce hors de la maison.

Je me rembrunis et regardai Draco qui avait un grand sourire.

— Je n'allais pas partir en douce, je suis venu petit-déjeuner, répondis-je en prenant place.

— Dans ce cas, tant mieux parce qu'on a quelque chose pour toi, dit-il en me tendant une bourse.

Je fronçai les sourcils, ne comprenant pas. Puis, tout le monde en posa une devant moi et je dus rester suffisamment muet pour que papa dise :

— Charlie ? Tu es avec nous ?

— Oui oui.

Je secouai la tête et regardai dans la plus proche, voyant une poignée de gallions. Je vérifiai les autres et vis la même chose. Je redressai la tête et pris celle qu'Harry m'avait donnée. Elle était bien plus fournie que les autres et certainement ensorcelée.

— Je... non, je ne peux pas accepter. C'est gentil, très mais... non merci.

Je repoussai les bourses, mais Bill vint se placer derrière moi, me forçant à me rasseoir.

— Ce n'est pas quelque chose que tu as le loisir de refuser Charlie, me dit-il ensuite. On ne refuse pas un cadeau, c'est très malpoli.

Je hochai la tête et Draco sourit, comme je ne l'avais jamais vu sourire et il me dit :

— Harry m'a expliqué ton problème et puisque c'est réglé, je suppose que je peux venir avec toi maintenant, non ?

— Oui, je suppose.

Je jetai un regard à Harry, puis à tout le monde avant de dire :

— Merci alors. Je... je ne m'attendais pas à ça.

J'étais touché au delà des mots. Car en fin de compte, c'était pour Lucius tout ça. Ils me dirent que ce n'était rien et me sourirent.

— Bon ben, on mange et on y va ?

— D'accord, acquiesça Draco alors que maman se levait avec un immense sourire pour revenir me déposer une plâtrée de crêpes sous le nez.


Nous espérons que ce vingt-sixième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p
Abby and Jes