Chapitre 26: Sano !
Le lendemain, Ayumi était au chevet de Sano. Elle le regarda et soupira.
-Tu en as trop fait…
La porte s'ouvrit, l'interrompant dans ses pensées. Elle se releva précipitamment. C'était Nanba qui portait une couverture zébrée.
-Yo. On m'a dit que Sano était malade. Tiens, j'ai apporté couverture.
-Sempai. Arigato gozaimasu.
Minami commença à mettre la couverture sur Sano. Mais Sekime arriva.
-Sano, daijobu desu ka ? Je t'ai apporté couverture.
Il apportait une couverture aux motifs clairs douteux. Nanba l'aida la mettre par-dessus l'autre.
-Sekime…
-Sano. Tient, une couverture ! dit Kazuma en tapant sur le plaid losanges oranges et blancs qu'il portait sur l'épaule.
-Saga…
-Sano. Couverture, annonça Noe qui avait un plaid bleu ciel carreaux blancs.
-Noe…
-Salut, c'est moi, continua Nakao qui portait une couverture semblable celle de Saga.
-Sano, salua Arata.
-Sano, continua Tannowa.
-Sano.
-Chotto.
-Sano, dit Arashiyama portant une couverture rayures bleues sur la tête.
-Dites…
-Sano…commença Kayashima.
-Ça suffit ! s'interposa Ayumi.
Taiki partit triste de ce rejet. Hayasaka soupira.
-Il doit apprécier.
-C'est lourd, arriva peine murmurer Sano.
-Mais qu'est-ce que vous foutez ? dit Ayumi en poussant tout le monde. Sano.
Elle enleva les couvertures, ce qui permis Sano de respirer correctement.
Nakatsu marchait dans le couloir. Il regarda la porte de la chambre 205 un instant et repartit. Mais la porte s'ouvrit. Nemizu en sortit, une bouillotte la main.
-Oh Nakatsu.
-Oh. Anno. Ore sa. J'ai décider de sortir avec Komari-chan
-Oh ! So ka ? Elle a l'air d'une fille bien. Vous irez bien ensemble, je pense. Je suis content pour toi.
-Ah…
Mais il repartit, l'air déprimé. Setsu ne comprit pas pourquoi, mais elle devait remplir cette bouillotte pour aider Ayumi qui s'occupait de Sano. Et puis, elle avait faim, elle venait de rentrer de l'entrainement. Elle retourna voir son amie pour lui amener la bouillotte pleine.
-Voilà, Ayu. La bouillotte.
-Arigato, murmura l'adolescente
-J'ai croisé Nakatsu, il a une copine, c'est officiel.
-Sugoi, c'est qui ?
-Komari-chan, tu ne te rappelles pas ?
-Hai, elle est gentille.
-Bon, je vais aller manger. N'en fait pas trop non plus, un malade, c'est suffisant.
-Hai, hai.
Au réfectoire, Nanba interpella les karatéka.
-Oi ! Dortoir n°1 ! Tennouji a une copine super mignonne. Vous ne trouvez pas ça étrange ?
-Je le pense, déclara Daikokucho approuvé par ses camarades. Ah Je vais avoir des ennuis.
-Quand est-ce que vous n'aurez pas d'ennuis ? murmura Setsu qui était restée assise.
-Iee, tout le monde pense pareil.
-Omae tachi. Iee, vous tous. Vous ne trouvez pas qu'on devrait détester tous ceux qui ont une copine ? demanda Masao.
-Oh.
-Vous n'avez pas envie de les frapper au marteau ?
-Ils deviennent violents en plus. Si j'avais un marteau, je ferai à la manière d'Akito, je but'rai tous les oiseaux, le monde serai plus beau .
Les adolescents crièrent leur accord.
-Vous avez entendu parler du festival de l'étoile en retard ? demanda Nanba.
-Jumbo, dit Kitahanada pour affirmer que oui.
-Alors je vais faire simple ! J'y ai déjà réfléchi ! Nous allons leur tendre des pièges avant qu'ils n'atteignent le toit ! Nous dévoileront leurs mauvais côtés à leur copine !
-Une fois leurs espoirs anéantis, elles casseront avec leur copain, ajouta Himejima.
-Quel horrible manière de détruire leur relation...commença Akashi.
-C'est pour ça qu'ils se sont allié, murmura Noe.
-Ce genre de chose…dit Nakao attirant le regard des deux chefs. Je ne peux pas passer à côté.
Tous rirent. Dans le réfectoire se trouvait en fait tout le dortoir n°1 l'exception de leur chef, Nanba, Kayashima, Yodoyabashi, Arashiyama, Noe, Arata, Nakao et Masao.
-En bref, cette fois ce n'est pas une compétition entre deux dortoirs, expliqua Minami. Il s'agit d'une confrontation entre ceux qui ont une copine et ceux qui n'en ont pas. Je nomme cette opération.
Il claqua des doigts et les karatéka déroulèrent un long rouleau de papier.
-"La bataille pour empêcher la fête de l'étiole en retard…Révélez leurs comportements honteux qui feront honte à leur copine de l'été"
-Trop long, dit Kayashima.
-Encore des ennuis l'horizon, conclu la blonde.
Umeda et Ayumi se marchaient dans le jardin, dans le secteur des statues.
-Tiens, lui dit le docteur en lui tendant un sachet.
-Ah. Arigato.
-Comment va Sano ?
-Sa fièvre a baissé, mais il semble toujours souffrir.
-Va pas t'écrouler de fatigue toi aussi, j'ai de assez de boulot.
-Hm. A plus tard.
L'adolescente partie. Umeda la regarda puis prit un chemin différent, s'aérant avec sa blouse.
-Fait chaud…
Mais il s'arrêta brusquement.
-Oh. Aneki…
-Pourquoi tu as cette expression terrorisée ?
Hayasaka tourna la tête et revint sur ses pas. Io avançait vers son frère.
-Ça devrait te faire plaisir de me revoir après cinq ans.
-Io-san !
-Hi ! Tiens, j'ai des cadeaux. J'imagine que tu n'aimes pas acheter en public ce genre d'affaires féminines ? Et Setsu-chan non plus.
-C'est très gentil, je vous remercie. Je dois y aller maintenant.
-A plus tard.
Devant le portail du lycée Osaka, Kagurazaka attendait, un panier dans la main, son sac de sport sur l'épaule. Il s'approcha de la grande porte de fer vert quand Ayumi surgit et lui fit peur.
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Iee...J'ai entendu dire que Sano avait de la fièvre…
-Alors tu es venu voir comment il allait ? demanda Hayasaka en le rejoignant de l'autre côté de la grille. Tu n'as vraiment rien de mieux faire.
-Urusei !
-Pourquoi est-ce que tu dois toujours t'embrouiller avec Sano ?
-Ça m'ennuie s'il ne saute plus jamais.
-Hein ?
-Moi…La première fois que j'ai gagné au concours départemental, c'était parce qu'il avait été blessé. Mais ça ne compte pas…Le nombre de fois que je gagne…Le nombre de fois que je bats le record de Sano…Ils ne me considèrent pas comme le véritable vainqueur. Alors je dois battre Sano sur le même terrain. Dis-lui que je lui souhaite de se remettre rapidement.
Kagurazaka tendit le panier Ayumi.
-C'est pour lui.
L'adolescente le prit.
-A plus.
-Omae…Ça m'étonne que tu sois sympa en fait. Viens, je t'emmène à notre dortoir !
-C'est bon, j'y vais maintenant…
-Nande ? Viens.
-Foutue portable, tu es passé encore ? Arrête de sonner ! Pourquoi j'ai mis cette chanson comme sonnerie, elle me rend dingue (_) Ah ! Te voilà.
Setsu avait enfin mis la main sur son téléphone portable. Elle ouvrit le clapet et répondit. Les habitudes ne changeant jamais, elle se mit marcher dans la chambre, montant et descendant les escaliers. C'était une manie qu'elle et Ayu avaient.
-Mochi mochi ? Eh ? Zac ! Nani ?
Nemizu sortit de sa chambre et marcha dans le couloir. Allez savoir pour quelle raison, mais Zac avait le don de l'énerver. Et pour éviter de crier dans le téléphone, Setsu marchait, marchait et sortit de sa chambre.
Dans le couloir qui mène au réfectoire, les adolescents avaient installé la nouvelle invention de Noe. C'était une sorte de porte, comme dans les aéroports. A gauche, il y avait son inventeur, en costume de policier, un tube lumineux rouge en main. A droite, Masao, en costume blanc, et Nanba, avec la cape dorée de Himejima, étaient assis une table. Derrière eux, il y avait Kayashima, Nakao, Yodoyabashi et Arashiyama. Akashi venait de passer le test avec succès vraisemblablement. Il fut acclamé par ses camarades de dortoir. Ayumi arriva et alla voir Taiki.
-Na, na, na, na. Qu'est-ce qu'ils font ?
-Pour savoir s'ils ont ou non une copine, on utilise la technique de Noe.
-Eeeh. Je suis curieux de voir ça.
Arata sauta travers la porte, joues gonflées, attendant le verdict. Noe lui barrait le chemin avec son tube. Shinji regarda les ampoules et annonça:
-Kannojo noch !
-Très bien ! approuva Oscar.
-Qualifié, crièrent les karatéka.
-A partir d'aujourd'hui tu peux rejoindre notre plan secret, lui dit Nakao en lui remettant un badge.
-Ah !
Sur le badge, il y avait une tête de singe et l'inscription: "J'ai pas de copine, et alors ?". Mais Saga arriva, ne sachant pas ce qui se passait.
-Ah, j'ai la dalle.
Il fut arrêté par le tube lumineux. Les lumières rouges de la porte s'allumèrent et un bruit de buzzer retenti.
-Oh ?
-Kanojoai !
-Disqualifié ! s'énerva Masao.
-Disqualifié ! grognèrent les karatéka.
-Omae. Tu as déjà une copine ! cria Nanba.
-Tu pourra nous rejoindre après avoir rompu avec ta copine, lui dit Senri en lui faisant faire demi-tour.
-Quoi ? Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi je dois rompre avec ma copine ? J'ai faim, laissez moi manger…
Setsu arriva, toujours au téléphone. Elle paraissait assez énervée. Elle passa sous la porte, mais fut arrêtée par Noe. Elle n'en tenait pas compte et continuait parler.
-Je m'en fiche Zac ! Je n'ai pas que ça faire ! Et puis ce n'est pas mon problème. Eh ?
-Kanojo...no...a...n, ne savait que dire Shinji.
Les lumières et le buzzer semblaient détraqués. L'inventeur semblait ne pas comprendre ce qui se passait et les deux chefs de dortoir étaient surpris. Hayasaka se retint de rire.
-Comment ça tu as entendu parler de ce festival "par hasard" ? Pas question que je t'emmène ! J'ai ma réputation...Oh, Mika-chan ? Oh. Oh. Hai. Hai. Oh. Sayonara.
-Qu'est-ce qui se passe ? demanda Nanba.
La porte sembla re-fonctionner quand Nemizu eu fini sa conversation téléphonique.
-Kanojo ai, put enfin déclarer Noe.
-Disqualifié, désapprouvèrent les adolescents.
-Tu ne peux pas faire partie de notre plan secret, lui dit Nakao en lui faisant signe de faire demi-tour.
-Eh ? Quel plan secret ? Docha ?
-Setsu-chan ? Fit Ayumi surprise.
-C'est Zac, quand je vais lui apprendre qu'il est considéré comme mon koibito, il va me sauter dessus (-_-)
Mais Nakatsu arrivait, quelque chose dans les mains. Tout le monde le regardait. Il passa la porte et fut arrêté, mais il ne comprenait pas. Les lumières s'allumèrent et le buzzer retenti.
-Avec !
-Disqualifie !
-Même toi…désespéra Minami.
-Nakatsu a déjà une copine, interrogea Kayashima
-So nandayo ! Elle est super jolie, na ?
-C'est mal ?
-Eh ?
-C'est mal d'avoir une copine ?
-De quoi tu parles. On n'a pas dit ça, répliqua Setsu. Moi je me retrouve bien avec un espèce de chat, je préfèrerai même une fille plutôt que lui. Et puis, on est plutôt content pour toi, enfin moi en tout cas (^_^)
Nakatsu était visiblement énervé et donna ce qu'il tenait Nakao.
-Des biscuits maison. Un cadeau de ma copine.
Shuichi repartit dans la direction opposée sous les regards étonnés.
-Oh, Nakatsu !
-Eh ben, il a pas l'air de bonne humeur ces derniers temps, le Nakatsu, fit Nemizu un peu déçue.
Derrière elles, les adolescents se jetèrent sur les biscuits que tenait Senri.
-Na, na, na, na. Est-ce que vous avez préparé quelque chose manger Sano ? demanda-t-elle Nakao.
-Si bien sûr. Un spécial lait de poule au sake.
-Arigato. Eh ? Sake?
Pendant que l'adolescente réalisa la gaffe, ses camarades étaient sur les biscuits et engloutissaient tout.
Elle ouvrit précipitamment la porte de la chambre et trouva Sano entrain d'embrasser Kagurazaka en le tenant par sa cravate. L'athlète ne savait que faire et semblait sous le choc. Ayumi repoussa Izumi et le forcer à se recoucher.
-Kagurazaka…
Mais l'adolescent se redressa lentement, la main sur ses lèvres, complètement ailleurs.
-Oh. Daijobu desu ka ? Kagurazaka ?
Le jeune homme se leva, fit un pas en avant et se tourna la manière d'un automate. Il avança jusque devant la porte.
-Kagurazaka…
L'adolescent ouvrit la porte, fit un pas dehors, mais revint sur ses pas pour reprendre son sac. Puis il sortit, toujours la main sur ses lèvres et referma la porte et s'adossa contre. Puis il partit. Hayasaka regarda l'athlète.
-C'est pas vrai…Il a recommencé...
Elle prit la couverture et la replaça correctement en soupirant, mais Sano lui choppa le bras et elle tomba sur lui. L'adolescent se redressa pour l'embrasser.
-Chu…
Elle lui bloqua le visage, et il s'endormit, se recouchant. La jeune fille sortit de la chambre 205 et alla dans son dortoir. Yao s'était déjà couché, mais elle s'approcha. Ce devait être une manie chez les adolescents endormis, car encore une fois, elle fut agrippée et elle tomba, pour la seconde fois en quelques minutes. Elle se redressa et le regardait qui dormait. Mais elle avait pas envie de partir cette fois.
-Est-ce qu'on peut rester comme ça encore un peu ?
La jeune fille se recoucha côté de lui. La nuit tomba et elle s'endormit. Dans la chambre 107, Sanako s'était endormi, la tête sur le bureau. Kitahanada était adossé au bureau, assit parterre. Elle avait passé un moment essayer de lui faire apprendre ses leçons, ce qui faisait pas de mal pour le karatéka. Mais cela était fatigant d'essayer d'enseigner quelque chose Kohei. Nakatsu marchait dans le couloir du dortoir.
-Pardon pour ce que j'ai fait…
Il répétait ce qu'il voulait dire. Il saisit la poignet de la porte de la chambre 107 et ouvrit. Il regarda l'intérieur, mais il faisait sombre dans la piste. Il semblait pas y avoir âme qui vive dans la partie du haut. Il fit un pas l'intérieur, mais regarda mieux en face, vers le bureau et trouva les deux adolescents endormit ensemble. Il avait la bouche grande ouverte et ressortit précipitamment. Il respira fort, se laissant glisser contre le mur. Dans la chambre 304, il y eu du mouvement.
-Qu'est ce qu'il se passe…
Yao se réveilla doucement, clignant des yeux. Il tourna la tête et remarqua qu'Ayumi dormait côté de lui, lui bloquant le bras gauche.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Il tenta de se dégager, mais sans succès. Hayasaka bougea et se rapprocha encore plus de Hikaru. Il voulu la repousser, mais abandonna. Il l'entendit rire et se tourner.
-Hamburger…
Mais l'adolescente tomba terre. Yao se releva, disposant enfin librement de son bras.
-Tu as mangé un hamburger ?
-Eh ?
Ayumi se rendit compte que c'était louche ce qu'elle avait fait, Hikaru ria.
-Tu es marrant.
-Oh.
Les deux adolescents rirent ensemble. Hayasaka était soulagée qu'il ne fit pas de réflexion.
Fin du chapitre
Oi ! Ayu ! On est d'Alsace, pas d'Amérique ! Tu aurai pu au moins rêver de flamkuch, de choucroute ou je ne sais quel autre plat de chez nous. Bref, Sano, écrasé par les couettes XD C'est fun, ne ? Je voulais pas laisser Nakatsu seul, maintenant Nemizu passe aussi pour un homo XD Et Zac, c'est l'un de mes perso préféré (^_^) Setsu aime embêter Ayumi et Zac aime embêter Setsu. Donc Ayu adore quand Zac est dans le coin héhé. Même si en réalité, il existe pas de Zac.
