Note de l'autrice : Bonjour,

Chapitre 26 ! Bonne lecture.


Chapitre 26 :
Agnus Imperatoris

Grotte secrète de Corel, 2011

Fallen soupira. Son intuition l'avait poussée à se cacher ici. Elle avait entendu des habitants de Nibelheim, où elle s'était rendue pour acheter de la nourriture et de l'eau, parler du passage de deux Turks, dont l'un avait des cheveux noirs et les yeux violets.

Ils étaient sur ses traces. Cependant, ils ne la chercheraient pas dans cet endroit immédiatement.

Fallen s'assit contre la paroi et ferma les paupières l'espace d'un instant. Il était temps de prendre sa dose. La Douleur était abominable. À tout moment, elle pouvait tomber dans le coma. Avec méticulosité, elle prépara l'aiguille, puis désinfecta son avant-bras. Elle serra les dents puis, lentement, s'injecta le produit transparent.

Aussitôt, une géhenne envahit son corps. La jeune femme s'arqua et fut saisie de spasmes. L'inconscience la faucha pendant une demi-heure ; pourtant, par moments, elle gémissait et pleurait.

Son regard violet s'ouvrit sur le plafond, où elle discerna des inscriptions. La lumière était suffisante pour qu'elle les aperçoive. Fallen se redressa, hagarde et tremblante. Elle resta allongée et s'efforça de déchiffrer ce qu'elle voyait. Au moins, ça l'occuperait et tiendrait la Douleur à distance, le temps que son organisme assimile entièrement sa dose. Ses lèvres bougèrent.

Il n'y a aucune haine juste de la joie
Car la déesse te protège
Héros de l'aurore Guérisseurs des mondes
Des rêves du lendemain hantent l'âme blessée
Toute fierté est perdue
Les ailes arrachées marquent l'approche de la fin

La jeune femme reconnut avec stupéfaction l'acte II du poème de Loveless. Que faisait-il ici ? Les inscriptions semblaient très anciennes, de plus… Elle repéra une signature tout en bas, à gauche, un peu plus effacée. Elle dut se relever pour la déchiffrer. Il était marqué « Zaânth ». Qu'est-ce que cela voulait dire ? Cela ressemblait au nom de quelqu'un… Elle distingua d'autres informations : Don : Authenticité ; matéria essentielle de la déesse : Troisième œil ; ARME : Saphir. À quoi tout ceci correspondait-il ? Les propos de Joshua, qui faisait partie du groupe Feyther, lui revinrent en mémoire. Elle avait cru l'entendre évoquer une fois le fait que Loveless avait été écrit par plusieurs personnes et qu'il était tombé sur des documents le soulignant. Pourtant, il ne l'avait pas encore prouvé…

Trop plongée dans ses pensées, elle ne vit pas l'ombre derrière elle ni l'arme pointée sur elle. Elle eut tout juste le temps de sentir un picotement au niveau de sa nuque avant de sombrer dans l'inconscience.

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Nibelheim, 2011

Holy Furth – nom de famille que personne n'évoquait, car malheureusement rattaché à la Shinra par le passé – contemplait les étoiles avec un soupir. Elle avait renforcé les protections de leur intranet à cause d'attaques répétées qu'elle n'avait toujours pas réussi à localiser. Elle soupçonnait les sbires de Narulon.

Plus le temps passait, plus il devenait dangereux. Cependant, cela prouvait que Fallen était vivante. Il la recherchait aussi activement qu'eux. Feyther devait la retrouver en premier, sinon…

La jeune femme à la crinière blonde et courte songea à Rivus. Elle sentait à quel point il s'imaginait les pires scénarios. Toutefois, l'espoir ne l'abandonnait pas, et il en était de même pour Shona.

— Holy ? Tu ne dors pas ?

Lesle vint s'asseoir à côté d'elle. Le jeune homme à la peau basanée, aux cheveux noirs et ras, et aux yeux sombres la fixa avec inquiétude. Elle lui sourit pour le rassurer.

— Je ne vais pas tarder. Je m'apaise avant.

— Tu as entendu les rumeurs au village de Nibelheim, hein ?

— Katana n'a pas mis la main sur elle. Sinon, elles seraient différentes.

— Tu as raison.

Holy se tourna vers lui.

— Tu crois qu'elle a pu se réfugier dans le désert de Corel ?

— Tout dépend si elle a trouvé une grotte. Avec son état de santé, sinon. Déjà que si tu es bien portant..., soupira-t-il.

— Il est vrai que tu es originaire d'une contrée similaire… Où ?

— C'est un village éloigné de Gongaga, plus au sud. Il s'appelle Casa (1).

— Il n'y a pas de réacteur mako là-bas ?

Le jeune homme rit.

— La région n'a jamais intéressé la Shinra.

Elle hocha la tête. Tous deux reportèrent leur attention sur la voûte céleste. D'une voix hésitante, Lesle s'enquit :

— Est-ce que ça va ?

Holy se tourna vers lui avec un regard intrigué. Il se mordit la lèvre inférieure avant d'expliciter :

— Compte tenu de ton passé…

— Je n'ai plus aucune affinité avec mes proches, tu sais. Je ne vais pas m'offenser si tu me poses des questions.

— En fait, quels liens ont-ils avec la Shinra ?

D'un ton doux, elle lui répondit :

— Ils sont cousins, même si la famille Ruth n'a jamais été exposée aux médias. Il était prévu que Rufus épouse ma sœur. Seulement, elle s'est donné la mort en l'apprenant, parce qu'elle refusait son destin et que nos parents ne lui laissaient pas le choix…

Son regard vert se perdit dans le vague.

— Depuis ce jour-là, je me suis détachée d'eux. Je ne suis pas comme eux, et je n'ai jamais approuvé les actes de la Shinra.

Lesle hocha la tête, peiné.

— Je comprends mieux pourquoi tu songeais à changer ton nom de famille.

— Pour l'instant, c'est compromis tant que nous serons considérés comme des parias, mais je jure que je le ferai.

Elle se releva en se massant les reins.

— Je vais me coucher. Repose-toi bien.

— Oui, oui, la rassura-t-il.

Holy leva les yeux au ciel d'amusement avant de rejoindre sa tente d'un pas calme. Une fois seul, l'apprenti médecin se plongea de nouveau dans la contemplation des étoiles.

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Quelques semaines après la libération de Genesis et de Nero...

Genesis avançait dans une obscurité réconfortante, tout en écoutant de manière distraite le chant ténu des oiseaux nocturnes et du vent dans les branches des arbres. La température était très fraîche, mais il la ressentait à peine. Son affinité élémentale lui permettait d'être à l'aise. Par contre, il détestait les endroits très froids comme le Cratère Nord ou le Village Glaçon.

Qu'il était étrange de se retrouver seul et livré à lui-même de nouveau, comme avant, mais sans la crainte d'être pourchassé par la Shinra. Néanmoins, les Épurateurs étaient sur ses traces depuis qu'ils avaient échoué à leur tendre une embuscade. Lui, Nero et Weiss leur avaient échappé de peu. Ce n'était pas un détail à négliger, hélas... Il devrait être très prudent dans les mois à venir. Il les éradiquerait jusqu'au dernier, il s'en fit le serment.

Silencieux, Genesis contempla les silhouettes nacrées des arbres d'Ajito, que la lune sublimait de sa lumière. Ensuite, il fixa Ajito, du moins l'entrée de la Cité. Jadis Capitale des Anciens, elle avait gardé sa pureté et sa beauté malgré deux mille ans d'abandon. Un lieu que nulle âme impie ne devait souiller... Oserait-il y remettre les pieds ? Oui, car Jade lui avait accordé sa bénédiction et ne le voyait pas comme un monstre.

Se rendre dans la Forêt Endormie avait été un jeu d'enfant pour lui. Il se souvenait du tronc où Nero avait dissimulé la harpe. Toutefois, il ne comptait pas aller plus loin. Même si Weiss avait commencé sa quête, le Soldat n'avait pas l'intention de se reposer ici. Il devait repartir sur-le-champ après avoir enterré à un endroit plus sûr l'instrument de musique. Il était venu pour cela, car il craignait que les Épurateurs ne tombent dessus. Il était également venu pour dénicher au sein de la Forêt Endormie L'Acte 4 de Loveless, gravé sur un parchemin et caché dans un arbre enchanté.

Après une heure supplémentaire de recherche, il parvint à ses fins. Il dut descendre à l'intérieur du tronc même, coupé à l'horizontale, après avoir brûlé la mousse qui l'envahissait à l'intérieur ; le parchemin était protégé dans un coffre enfoui. Avec délicatesse, Genesis s'en empara, puis le déplia. Tout en invoqua une boule incandescente pour l'éclairer, il le parcourut du regard.

Act IV
Mon ami la destinée est cruelle
Il n'existe ni rêve ni honneur
La flèche a quitté l'arc de la déesse
Mon âme rongée par le désir de vengeance
A vécu dans la tourmente mais s'éteindra
Avec mon salut
Et ton sommeil éternel
La légende parlera de sacrifice
À la fin du monde
Le vent navigue sur la surface de l'eau
Lentement mais sûrement

L'Acte avait été écrit par Damian, 2100 ans plus tôt – l'homme, qui n'était pas un Cetra contrairement aux autres Élus, avait inscrit une date. Genesis avait ensuite effectué un calcul en s'aidant du calendrier actuel. Damian avait reçu pour Don la Liberté d'après les notes qu'il avait laissées à l'arrière du parchemin.

À l'inverse des quatre premiers Elus et du prophète, il avait gravé la première interprétation fausse qu'il avait faite de l'œuvre sur des tablettes, celles que l'on retrouve à Banora. Elles avaient la propriété de changer de langue, voilà pourquoi Genesis, puis Zack avaient pu les déchiffrer. C'étaient elles qui étaient à l'origine de la pièce de théâtre Loveless, et qui avaient conduit Genesis à se tromper à son tour.

Le Soldat demeura songeur. Il supposa que Damian avait consigné le prologue et les quatre premiers Actes du poème, écrits respectivement par le prophète et les quatre premiers Élus, dans un parchemin ou un autre support.

Il fronça les sourcils en poursuivant la lecture des notes. D'après Damian, la matéria stellaire clé qui était liée à lui était celle de la déesse sacre, avec la Dernière ARME. Intéressant…

Il reviendrait à Ajito une fois qu'il aurait retrouvé Nalfel. Il rechercherait un de ses amis de longue date pour lui proposer de s'y installer et d'y préparer une des habitations avec des personnes fiables. Il s'agissait d'un médecin-chercheur, Erwann, qui avait déménagé au Village Fusée sitôt son diplôme en poche, d'après les dernières nouvelles qu'il avait de lui. Était-il encore vivant ? Si oui, où se trouvait-il ?

Après avoir caché la Harpe au sein d'un étang relativement profond – piquer une tête lui avait fait du bien, même s'il aurait préféré que l'eau soit plus chaude... –, il remonta à la surface, se sécha à l'aide de son élément, puis se rhabilla non sans songer que ses vêtements avaient besoin d'être réparés. Une fois prêt, Genesis sortit de la forêt par la voie des airs.

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?, 2011

La jeune barmaid avait la bouche pâteuse. La vision floue. Le corps complètement engourdi. Avait-elle dormi, ou alors était-elle plongée dans un rêve hallucinatoire ? Elle essaya de bouger les bras, mais ils semblaient être de plomb. Elle ne reconnut pas du tout le plafond aux néons bleus juste au-dessus d'elle. Pensant qu'elle nageait en plein dans les brumes de Morphée, Tifa cessa ses efforts et attendit. Une voix d'homme lui parla, mais elle ne comprit pas un traître mot de ce qu'il lui disait. Une voix grave, mélodieuse. Une voix dangereuse... Tiens, d'où sortait cette notion ?

La jeune femme se força à rouvrir les paupières. Cette fois, sa vision fut aussi nette que si elle était réveillée... Une minute. C'était le cas. Son cœur s'emballa et sa respiration s'affola au moment où elle se redressait sur une couchette. Elle ramena les jambes contre elle, tourna la tête et croisa un regard azuré aux pupilles cerclées d'ambre dans la semi-pénombre. L'homme avait les cheveux de couleur claire et semblait jeune. Interloquée, elle articula :

— Qui êtes-vous ? Où suis-je ?

Un sourire fleurit sur les lèvres de ce Soldat dont l'aura attisait la peur chez Tifa, qui n'était pourtant pas facilement impressionnable. Après tout, elle avait bien cherché à tuer Sephiroth à ses quinze ans ! Elle essaya d'en faire fi, s'assit un peu mieux, puis réitéra son interrogation, les prunelles dardées sur lui. Il prit tout son temps avant de lui répondre d'une voix teintée d'amusement :

— Il est vrai que nous ne nous connaissons pas. Je suis un Tsviet.

Le sang de Tifa ne fit qu'un tour.

— Vous êtes Weiss.

— Oh, quelle perspicacité.

— Vos railleries ne me disent pas pourquoi vous m'avez enlevée, rétorqua-t-elle, agacée par son comportement.

Le jeune homme se leva et marcha jusqu'à elle calmement.

— Pourquoi ? Voilà une question qu'une future Tsviet ne doit pas poser.

— Une future... Non mais, une minute, je...

La jeune femme se tut ensuite et le fixa avec un regard empli d'ébahissement et de « pourquoi ? ». Weiss continua d'avancer jusqu'à elle, puis croisa les bras et pencha la tête sur le côté. Il refusait de se départir de ce sourire qui la rendait mal à l'aise.

— Je souhaits former quelques personnes... spéciales, vois-tu ?

— Il est hors de qu...

Soudain, un cri de douleur franchit les lèvres de Tifa ; sans comprendre, elle se retrouva plaquée sur la couchette par une force invisible, et celle-ci semblait broyer ses poumons. Les traits déformés par la souffrance, elle chercha à la repousser tandis que Weiss riait. Il n'avait pas bougé d'un pouce et se contentait de l'observer se démener vainement. Était-ce lui qui provoquait cette sorte de magie mentale ? Fort possible, ses capacités étaient mal connues après tout... Tout ce que Vincent Valentine leur avait dit, à elle et aux autres membres d'Avalanche, c'était qu'il était l'héritier d'Oméga et qu'il avait été doté de certains pouvoirs « divins »...

— Tu n'as pas le choix. Si tu refuses, si tu luttes contre moi, tu trépasseras. Gaïa a besoin de personnes comme toi, et la seule manière d'exploiter complètement tes aptitudes, c'est que tu me rejoignes.

— Je... Vous..., grogna-t-elle, alors que des fleurs pourpres se déployaient devant ses yeux.

— Je ne suis pas Sephiroth ni Hojo. Je ne veux pas voir la Planète mourir, mais elle doit être purifiée.

Il relâcha avec brutalité son emprise, si bien que la jeune barmaid crut s'évanouir sur le coup. Elle haleta de douleur, se recroquevilla en lui tournant le dos pour se reprendre. Hojo ? Que sous-entendait-il ? Ah, oui... Vincent leur avait plus ou moins dit, à elle et Cloud, que l'esprit de ce fou était parvenu à posséder un temps l'Immaculé... Cependant, pourquoi se justifiait-il ici ? Il aurait pu ne rien lui dire, cela n'aurait absolument rien changé à la situation. Elle coassa au bout d'un moment :

— Vous allez... tuer...

— Non. Je ne peux pas t'en dire davantage. Tu dois d'abord me rejoindre, et nous permettrons à Nero de revenir.

— Nero... ?

Weiss ne lui répondit pas et se contenta de se lever pour gagner la porte de la cellule, poser la paume sur sa surface et attendre qu'elle reconnaisse son énergie. Elle finit par s'ouvrir sans bruit en glissant vers l'intérieur. Le Tsviet sortit en laissant Tifa seule avec ses interrogations.

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Ruines de Banora, 2011

Banora... Un lieu qu'il aurait préféré ne jamais revoir. Pourtant, il devait s'y rendre pour se ressourcer. C'était un des seuls endroits sur Gaïa où il savait qu'il serait tranquille. Silencieux, il resserra les pans de sa capuche noire pour masquer son visage. Entre chien et loup, il n'y avait pas de meilleur instant pour lui.

Au loin, une bâtisse d'aspect assez cossue se découpait dans un champ envahi par les herbes folles. C'était une des uniques habitations qui n'avait pas croulé sous l'incendie provoqué par la Shinra, lorsque Zack avait été frappé de plein fouet par la vérité à propos des expériences menées sur Angeal... et lui-même.

Genesis eut un sourire amer. Celui qu'il surnommait avec un soupçon de mépris « chiot » avait vu ses illusions voler en éclat jour après jour, d'une manière tout aussi horrible que ses propres moments de souffrance à cause de la dégénérescence. Dans ces limbes noirs comme les entrailles de Jenova – pour peu qu'il les ait regardées –, seule une personne parvenait à apaiser son âme et son cœur.

Ou plutôt, une voix.

Il ne l'avait pas découverte à la radio, parce qu'elle était membre d'un petit groupe de musique ; c'était au détour d'un site de littérature – Les Plumes Écrivailleuses, s'il se souvenait bien –, puis de conversations virtuelles sur GM (2) qu'il avait fait sa connaissance.

Sur le forum, dans la partie réservée aux artistes amateurs, Maudange avait publié leurs compositions. Par curiosité, il en avait écouté une... puis les autres. Il avait été happé, intrigué par ce chant qui semblait lui arracher les tripes et lui faire dresser les poils sur les bras. Grâce à son vieux lecteur audio qu'il avait acheté d'occasion quand il avait été promu Première Classe, il se noyait dans les turbulences de la mélodie et la pureté de la voix de cette femme à chaque fois qu'il se sentait plonger dans la folie.

Un sourire triste fleurit sur ses lèvres tandis qu'il pénétrait dans le hall d'entrée. Malgré la poussière des lieux et l'odeur de renfermé, tout était intact. En vérité, rien n'avait subi de dommage, pas même le toit ou le plancher. Oh, la vermine avait sans doute élu domicile, mais s'en débarrasser serait chose aisée. L'unique pièce où il y aurait des dégâts notables, ce serait la chambre de ses parents. Là où il les avait tués le jour où il avait appris qu'ils avaient cautionné les expériences sur lui.

En repensant à cet épisode, ses poings se serrèrent. Genesis ferma les yeux douloureusement. Ses bottes crissèrent lorsqu'il marcha sur des éclats brillants au pied d'une fenêtre brisée. Des vagabonds avaient peut-être couché ici temporairement par le passé... ou pris des objets de valeur. Il n'en avait rien à faire.

Il n'était pas le seul à avoir vécu une telle tragédie. Angeal aussi, même s'il avait tout pardonné à sa mère, Gillian Helwey. Sephiroth, dans une certaine mesure, avait subi bien pire. Il était le fils d'un des plus grands fous et psychopathes que Gaïa n'eut jamais portés, Hojo ! Sa génitrice, Lucrécia Crescent, avait accepté ces cellules de Jenova en elle, pour son enfant... pour une raison que Genesis avait bien du mal à saisir. Comment avait-elle pu être la compagne d'une ordure pareille ?!

Le guerrier secoua la tête et s'engagea dans l'escalier étroit qui menait au premier étage. Il avait menti à Sephiroth lorsqu'ils se trouvaient à Nibelheim par désespoir. Il désirait amorcer un certain déclic chez le Général, pour qui la Shinra était Légion... Hélas, jamais il n'aurait pensé que la chose que le Réacteur du Mont Nibel conservait en son sein était encore « vivant » ! Jenova... Non, il n'aurait pas eu cette idée abominable s'il avait vraiment su que la Calamité des Cieux pouvait causer de sérieux torts à Sephiroth et à Gaïa... et même prendre possession du Général pour parvenir à ses fins !

Les enfants peuvent être le reflet de leurs parents si on ne cesse de comparer les premiers aux derniers.


(1) Village « inventé », référence à Casablanca sur Terre.

(2) Gaïa Messenger