Salut à vous !

Chapitre du soir, pour la fin des évènements de Rainbase.

Demain, pas de chapitre, navrée, donc on se retrouve sans doute après-demain !

Je vous remercie encore tous de votre fidélité et de votre soutien, sans ça, cette histoire se serait achevé depuis un petit moment ^^

Allez, bonne lecture !


Miss All-Sunday et Crocodile entrèrent dans le casino par la porte VIP.

Ace allongea ses cartes, remporta la mise et se leva, après avoir été certains que le couple soit hors des lieux. Sanji l'aperçu et se leva à son tour.

En moins de deux, ils furent à la porte, et suivirent la route pour VIP, ne tombant pas dans le vulgaire piège à leur droite.

Ils arrivèrent dans l'entrée d'une salle qui commençait à s'inonder très sérieusement. Et tout le monde était en cage. Sanji sauta directement à l'eau pour se précipiter vers le crocodile qui s'en prenait à eux, alors qu'Ace s'asseyait au bord de l'escalier détruit, les jambes dans le vide en souriant, histoire de cacher le fait qu'il était inquiet par cette situation. Il ne pouvait pas aider. Si Luffy n'avait pas explosé la cage, ça voulait dire qu'une chose : il s'agissait de kairioseki.

- Laisse-moi deviner, tu as encore fait passer une razzia dans un resto sur la note du jiji ? demanda Ace, attirant l'attention de tout le monde.

- Shihihihi ! Si seulement ! se marra Luffy.

- Sorts-nous d'ici ! Ace ! Pitié ! fit Usopp.

Baouuuuuuuuuum !

- Anti Manner Kick Course ! annonça Sanji en envoyant un puissant coup de pied dans le monstre, le tuant sur le coup.

Le crocodile géant s'envola pour atterrir un peu plus loin. Ace sauta agilement sur la dépouille. Les coups de pieds de Sanji avaient vraiment progressé, c'était incroyable !

- Na, Ace, tu crois qu'il est mangeable ? demanda Luffy en montrant le crocodile sous les pieds de son aîné.

Ace regarda la grosse bête et remarqua qu'elle avait recraché la pierre de l'escalier.

- Vu qu'il a avalé de la pierre, j'en doute, fit Ace.

Il releva la tête et fut surpris de voir Smoker dans la cage avec la bande.

- Oh, mais c'est que le Kemuri-taisa est avec toi, Lu' !

- Portgas… grogna Smoker en reconnaissant Ace.

De son côté, Sanji prit la pose, comme pour marquer son entrée cool en matière.

- Os ! Est-ce qu'on vous a fait attendre ? demanda Sanji.

- Prince-san ! hurla Usopp.

- Yokatta, soupira Nami.

- Abrutits ! Arrêtez de glander et trouvez la clef ! engueula Zoro.

Ace fouilla ses poches, et en tira un petit corail. Cadeau de Jimbe qu'il rentabilisait très bien ! Il le lança à Sanji en lui disant :

- Donne ça à Lu'. Lu', faudra partager si on a pas la clef d'ici là.

Sanji fit passer à Usopp qui envoya à Luffy. Celui-ci regarda avec curiosité le petit morceau de corail qu'il avait dans sa main.

- Toujours utile, quand on a un akuma no mi, d'avoir ça sur soi. Quand y'aura trop d'eau pour respirer, tu souffleras dedans, expliqua Ace. J'en ai un second, pour moi et Sanji, au cas où.

- Namiiii-swaaaan ! Tu m'aimes ?! demanda Sanji en faisant sa danse de l'amour.

- Hai, hai, maintenant, mettez-vous au boulot et ouvrez cette porte, fit Nami.

- Haiiii~ ! fit Sanji.

- Sa stupidité est sans limite, commenta Zoro.

- Ace ! Vivi, t'en as fait quoi ? demanda Luffy.

- Elle est partie devant avec Marco. Elle est entre de très bonne main, pas de soucis, rassura Ace. Sanji, ils arrivent tous en même temps. Je te les laisse ou je me les fais ?

Elle était en effet entre les plumes de Marco, y'avait rien à craindre sur le sujet.

- Laisses-moi m'amuser un peu, Ace, fit Sanji en remettant sa cigarette entre ses lèvres.

Et il leva une jambe.

- Amenez-vous pour me vaincre, k'ssou banana. Tous les merdeux qui s'en prennent à une lady ont besoin qu'on leur inculpe les bonnes manières, grogna le cuistot.

- Sinon, où est la clef ? demanda Ace à son frère.

- Le troisième qui vient d'entrer dans la pièce. C'est lui qu'y l'a avalé, annonça Smoker.

- Comment tu sais ? s'étonna Luffy.

- T'es crétin et sourd ? Il grogne comme celui qui a avalé la clef, marmonna le marine.

- Nii-chan ! Le Kemuri vient de me traiter de crétin ! se plaignit Luffy en montrant l'homme du doigt.

Pour le coup, Smoker n'avait tout de même pas tort. Ils étaient tous majoritairement des crétins chez les D., alors…

- Navré de te le dire, Lu', mais c'est le cas, et c'est génétique. Suffit de regarder le jiji pour s'en rendre compte, soupira Ace. Le gène du D., tu peux rien contre. Pardon Sanji, je me charge de celui-là.

Et Ace s'éleva dans les airs avec son akuma no mi, pour retomber à toute vitesse, les jambes noircit de Haki, sur le dos de la bête, lui faisant recracher une étrange boulle blanche. Le crocodile s'effondra au sol, provoquant une courte pluie, alors que l'étrange boulle blanche roulait un peu dans l'eau.

- Qu'est-ce que c'est que ce truc ? demanda Usopp.

Ace s'en rapprocha, grimaçant au contact de l'eau et tapota du bout du doigt, faisant fondre légèrement l'objet énorme.

- De la cire, fit Ace.

- Doru doru ball, souffla une voix un peu bizarre.

Ils regardèrent avec surprise la boulle se fendre en deux, laissant voir un drôle de personnage que tout le monde identifia comme Mister Three, totalement desséché, en son antre. Mister Three qui s'empressa d'ailleurs de se désaltérer sous le regard surprise de tout le monde.

Et il se mit à faire un discours sur comme quoi Crocodile devrait faire mieux que ça pour l'avoir avant de voir une clef sur le rebord de l'œuf de cire.

- Une clef ?

- AAAAAAh ! Donnes-nous cette clef ! hurlèrent Nami, Usopp et Luffy.

- AAH ! Qu'est-ce que vous faîtes ici ! hurla Mister Three en les voyants.

Ace tapota l'épaule de Mistre Three qui se tourna vers lui.

- Permettez ? Merci, fit Ace avec un immense sourire en lui prenant la clef des mains.

- AAAAAAAAAAAAAh ! Hiken no Ace ! hurla Mister Three en reconnaissant son interlocuteur.

Faisant sauter la clef dans sa main, Ace alla ouvrir la cage, et jura. Elle ne tournait pas ! Crocodile avait laissé une fausse clef derrière lui ! Le saligot !

- Crocodile s'est foutu de nous ! C'est une fausse clef ! annonça Ace.

- Ace ! Sanji ! Cet homme peut faire n'importe quoi avec de la cire ! annonça Usopp. Il peut peut-être faire la vraie clef de cette cage !

Sanji et Ace se regardèrent, imaginant la scène et se sourient. Oui, ça pouvait le faire.

- Bonne idée, annonça Sanji.

Sanji et Ace regardèrent Mister Three avec un sourire sadique, le faisant frissonner.

- Tu as le choix… soit tu coopères, soit, on t'arrache chacun de tes ongles jusqu'à ce que tu nous aides… ricana Ace.

Mister Three déglutit.

Quelques coups de poings et de pieds bien placés, et Mister Three ouvrit la porte de la cage.

- Lu', donne le corail à Smoker, tu seras avec moi, fit Ace.

Il ne voulait pas que le marine meurt. Pourquoi ? Bonne question. Un truc dans ses tripes lui disait que le marine devait survivre.

Sanji accrocha un message au ventre de Mister Three et l'envoya valdinguer contre un mur. Luffy donna le corail à Smoker et sortit de la cage avec tout le monde.

- On peut pas sortir par l'a où nous sommes venus, ils reviennent par-là, annonça Ace.

- Il reste le passage qui doit mener vers Alubarna, mais il est encore plein de bananawani, paniqua Nami.

Luffy et Zoro terminèrent de jouer avec les énormes crocodiles.

- On a fini ! annonça Luffy en soufflant de la fumée par son nez, signe de mécontentement.

- Les crocodiles ne sont plus un problème, fit Nami, perplexe.

- Je peux même pas y aller sérieusement avec toute cette eau autour de moi ! s'énerva Luffy.

- On sait, Lu', on sait, assura Ace, les mains dans les poches. Oh, et quand on sera entre D., j'aurais deux mots à te dire au sujet d'une promesse débile que tu as faîte.

Il n'avait pas oublié cette histoire de bikini, non mais oh !

- Shihihihi ! C'est ta faute pour l'avoir inventé !

- Cris le un peu plus fort, Lu', je te rappelle qu'il y a un marine avec nous. Mataku, t'es encore plus crétin que moi, parfois !

Non mais Luffy voulait vraiment que tout le monde comprenne qu'il était l'enfant de Roger ? Pas qu'il ait honte de son père, mais Ace n'avait pas envie de fournir des explications, et encore moins dans cette situation, surtout face à un marine.

Le début de dispute entre les deux frères fut coupé par un horrible craquement. La salle n'allait pas tenir longtemps. Ace fouilla ses poches et en tira un corail semblable à celui actuellement en possession de Smoker. Il attrapa son frère sous un bras et souffla dans le corail, créant ainsi une bulle d'oxygène autour de lui et de son frangin. Smoker l'imita, perplexe, et se retrouva lui aussi englobé dans une bulle d'oxygène.

C'est à cet instant que les fenêtres cédèrent.

Et ils furent emportés par le courant.


Ils remontèrent difficilement à la surface. Ce n'était pas vraiment fait pour nager, ces coreaux, mais c'était mieux que rien. Une fois à l'air libre, les bulles éclatèrent. Ace se hissa avec son frère sur la berge, imité par Smoker.

- Oi, Luffy, Ace… vous êtes vivants ? demanda Sanji en reprenant son souffle.

- Ouais, je crois… marmonna Ace.

- Portgas… je suis ton ennemi… pourquoi m'avoir secouru ? grogna Smoker en s'asseyant au bord de l'eau pour reprendre son souffle.

- Si je l'avais pas fait, tu serais mort, déclara tout simplement Ace. Y'a-t-il une raison qui fait que je n'ai pas le droit de sauver une vie… t'en penses quoi, Lu' ?

- Si t'avais pas été là, j'aurais demandé à Sanji ou Zoro de le sauver, annonça Luffy en se mettant debout.

- Un de nos caprices, oublie-le ! Shihihihihi ! fit Ace.

Et ils se remirent tous debout, sauf Smoker qui essaya de se remettre de ses émotions.

- Nami-san, as-tu encore de ce parfum que tu as acheté à Nanohana ? demanda Sanji.

- Oui, pourquoi ? s'enquit Nami.

- Mets-toi de ce parfum.

Nami leva un sourcil mais obtempéra.

- Comme ça ? demanda-t-elle en se parfumant.

- AAAAAAAAAAh ! Même le jour de la fin du monde, je serais capable de tomber amoureux ! s'exclama Sanji en tombant sous le charme de Nami.

- Quel idiot, grogna Zoro.

- Portgas… tu ne m'en voudras pas, je suppose, si j'exerce mes devoirs d'officiers, grogna Smoker en se levant.

Il jeta néanmoins le corail à Ace qui le rattrapa.

Ace et Luffy se regardèrent, puis regardèrent Smoker.

- Vous avez vu ce qu'on gagne a sauvé un marine ? fit Sanji.

Les frères D. se mirent en position, dans un même mouvement, comme une machine bien huilée. On voyait bien qu'ils avaient reçu le même entraînement, la même formation… à quel point ils étaient semblables.

- Si tu veux te battre, Kemuri, nous sommes tes hommes, annonça Luffy, sérieux.

« Ils sont sérieux, là ? » songea Smoker.

Il réfléchit un instant, puis ferma les yeux.

- Ike, grogna-t-il.

Les frères D. en furent surpris.

- Mais c'est la dernière fois que je vous laisse filer ! annonça Smoker. La prochaine fois que nous nous rencontrerons, vous serez morts.

- Dépose notre dépouille au Grove Treize de Shabaody, ce jour-là ! Notre Ji-chan saura quoi faire ! Shihihi ! fit Ace en souriant de nouveau.

- Allons-y, le reste de la Marine arrive, fit Luffy en tournant les talons. Alubarna est par où ?

- Marco est partit avec Vivi plein Est, annonça Ace.

Et tout le monde fila vers l'Est, sauf que les deux frères restèrent un instant derrière. Et ils offrirent un immense sourire à Smoker.

- Nihi ! On t'aime bien, tu sais ! firent-ils en cœur avant de rire.

Cela eut pour don de faire rougir de colère et d'embarras le marine.

- Foutez le camp maintenant ! hurla Smoker en levant sa jitte.

Et les deux frères esquivèrent l'attaque pour filer en courant à la poursuite des autres, sans cesser de rire. Cela fit sourire Zoro qui était resté derrière pour les attendre.

Ils courraient le plus vite possible, espérant semer la Marine qui les poursuivait, mais sans Smoker à leur tête.

- Yosh ! Droit sur Alubarna ! Ace ! C'est mon combat ! Je t'interdis de toucher Crocodile ! rugit Luffy.

- Pas de soucis, je n'ai pas le droit d'intervenir aussi ouvertement de toute façon ! Je trouverais bien quelque chose à faire pour être utile ! assura Ace. Vous êtes prêt pour le combat, les jeunes ?!

- OUAIIIIS ! firent les Mugiwara Kaizoku.


Marco volait vite, très vite, le plus vite que lui permettait ses ailes.

Vivi sur son dos ne devait pas en être à sa première fois, vu qu'elle faisait au mieux pour ne pas gêner ses mouvements.

- C'est l'homme-faucon qui vous a fait faire votre baptême de l'air, Vivi-sama ? demanda Marco en profitant d'un léger courant d'air pour une nouvelle poussée d'accélération.

- Vous connaissez Pell-san ? s'étonna Vivi.

- Iie. J'ai juste vu un homme, apparemment de la garde de ce royaume, avec des ailes, se faire malmener par cette femme du nom de Nico Robin, que vous appelez tous Miss All-Sunday, par ici, yoi.

- Il est vivant ?

- Il doit avoir surement très mal au bras, mais il est vivant, yoi.

Vivi s'allongea un peu plus sur le dos de Marco.

- Désolée pour le décollage, j'ai dû vous vriller les tympans… je m'attendais pas à ce que vous vous jetiez dans le vide, ainsi, avoua Vivi.

- Pas de soucis, yoi. C'est une mauvaise habitude que j'ai, quand je m'envole avec un passager sur le dos, yoi. La voie de la simplicité, comme on dit, yoi, assura Marco. J'aurais peut-être dû prévenir, aussi, yoi.

Un léger courant d'air le fit frôler les dunes, avant que d'un élégant coup d'aile, il ne s'élève de nouveau dans le ciel.

- Comment pourrais-je vous remercier pour votre aide ? demanda Vivi.

- Le Shirohige Kaizokudan n'a aucun intérêt dans Alabasta. Néanmoins, du moment que Crocodile est mis hors d'état de nuire, nous serons content, yoi. S'il venait à mettre la main sur ce qu'il convoite, sous les sables de ce désert, Oyaji aurait du mouron à se faire, yoi.

- Pourquoi appelez-vous votre capitaine 'Oyaji', Marco-san ?

- Ace m'a posé la même question le jour où il a enfin décidé de rejoindre l'équipage, yoi. La réponse est simple… nous sommes des rebuts de la société, des déchets dont personne ne veut, yoi. Et Shirohige, lui, nous considère comme ses fils et nous offrent un semblant de famille, yoi. Un foyer, yoi. Alors, même si ce n'est qu'un mot, il nous rend extrêmement heureux, yoi. La moindre des choses est de lui rendre ce bonheur en l'appelant Oyaji, yoi. Accrochez-vous, on va se prendre une tempête, yoi. Nous y serons bientôt.

Vivi rabattit le tissu de son pardessus pour se protéger du sable et Marco fit de son mieux pour voler dans la tempête que se leva sur lui.


Chopper leur avait ramené un crabe des sables, qui leur permit d'aller rapidement vers Alubarna. Mais Crocodile n'était pas de cet avis et il lança son crochet vers Nami, car de loin, il dû la prendre pour Vivi.

- NAMI ! hurla Luffy.

- Lu', je m'en charge ! Il sera intact quand tu le reverras à Alubarna ! assura Ace en fermant sa chemise.

Cela permit de cacher à tout le monde qu'il avait enfilé un haut de bikini.

Et il saisit le crochet en lançant des flammes. Il échangea ensuite sa place avec Nami qu'il jeta dans les bras de son frère.

- Passe le bonjour à tu-sais-qui pour moi ! cria Ace en se faisant emporter par le crochet.

Il n'aurait que quelques secondes pour devenir Ann, mais il avait déjà les vêtements pour.

- Chopper, on y va ! lança Luffy. Ace, il est à moi !

- HAIIII ! Rendez-vous à Alubarna !

Et bientôt, tout ce qu'ils purent voir, ce fut une forme qui s'enflamme brièvement au bout du crochet dorée de Crocodile.

Ace s'enflamma, se cachant dans ses propres flammes pour prendre l'apparence d'Ann, avant de les faire disparaître, avant que le Shichibukai ne soit trop prêt pour les voir.

Elle lâcha brusquement le crochet, se tenant dans le sable, face à Crocodile qui leva un sourcil.

- JE T'ATTENDRAIS A ALUBARNA !

L'écho de la voix de Luffy parvint aux oreilles d'Ann qui leva un poing pour toute réponse.

- Mauvaise pioche, wani-ossan, sourit Ann en laissant retomber son bras.

- T'es qui toi ? grogna Crocodile.

- Gol D. Ann, la Kaizoku no Hime, avec une prime de six cent millions de berrys, reconnu Robin, surprise. Que fait quelqu'un de votre envergure, ici-bas ?

- Je m'amuse, en attendant que ceux qui ont relevé mon défi arrivent à Shaboady, sourit Ann. J'ai croisé Lu' sur la route, donc, je passe le temps avec lui. Entre D., on se comprend.

- Tu tiens à m'affronter, gamine ? grogna Crocodile.

- Ce n'est pas l'envie qui me manque, mais je ne suis pas là pour ça. Je suis juste ici pour leur faire gagner du temps. Tu permets ?

Ann ouvrit sa gourde et renversa l'eau sur ses avant-bras.

- C'est l'eau d'une oasis qui te survie encore et toujours, Crocodile. Maintenant, si tu veux les poursuivre, il faudra me passer sur le corps, alors que j'ai la bénédiction de cette eau.

- Où est Vivi ? grogna Crocodile.

- Allez savoir… des ailes lui sont poussés… Nihi !

- Elle s'est donc enfuie, Vivi-oujou, se moqua Robin à l'adresse de Crocodile.

- De toute manière, les agents d'Alubarna doivent déjà avoir accompli leur tâche. Contacte-les, je pense que ce jeu a assez duré.

- Lu' est comme ça. Même s'il n'aime pas plus que moi, jouer les héros, il ne peut s'empêcher de venir en aide aux autres. Il est né avec un cœur pur de gamin, et tu ne peux rien contre ça.

- Ce monde est plein de stupides pacifistes sensibles, même chez les pirates. Tu vas me dire qu'il veut même qu'il n'y ait aucun mort dans cette histoire ? Il ne connaît pas la réalité de la bataille, comme cette Vivi.

Ann retira un élastique de son poignet et s'attacha les cheveux, avant d'arranger ses lunettes de soleil sur son nez, pour finir par écouter Crocodile, tout en tenant son chapeau vers l'avant.

- Tu es d'accord, n'est-ce pas, Gol D. Ann ? fit Crocodile.

- Oui et non. Oui, ceux qui pensent que sauver une vie dans une telle mélasse, empêcher la mort de tant de gens est possible sont de doux utopistes… mais tu te trompes sur Luffy. Il n'en est pas uns. Il connait la réalité de la bataille, le goût du sang et du métal, l'odeur de la poudre. Il sait que l'on ne peut pas mettre fin à un combat sans des sacrifices. Et tant que tu seras en vie, Luffy se battra jusqu'à son dernier souffle parce que Vivi est prête à en faire autant. C'est pour ça que je te retiens ici.

Ann eut un sourire triste.

- Les doux utopistes sont des rêveurs. En tant que D., je ne peux que les comprendre.

Elle releva la tête.

- Tu ne passeras que quand je te le dirais, annonça-t-elle.

Et Crocodile se mit à rire.

- C'est plus que pathétique, comment a-t-il. Venant de la fille de Roger, j'aurais espéré un niveau intellectuel plus élevé. Faut croire que j'en demande trop… tu es aussi crétine que ce Mugiwara, et on ne peut rien pour les gens comme vous. Ceux qui se laissent intimider par les autres meurent en premier, et tu en es un parfait exemple. J'en ai laissé des centaines comme ça derrière moi.

- Intimidé ? Où ça ? Tout ce que je vois, c'est que oui, je suis un imbécile, et c'est le cas de Luffy, mais on n'y peut rien, c'est le gène du D.. Ensuite, mon père était tout aussi crétin que nous le sommes… et enfin, je crois que tout ce que tu dis fait aussi de toi un imbécile. Duuuh !

Ann lui tira la langue avant de se faire craquer les poings.

Crocodile en déchiqueta son cigare de colère alors que Robin essayait de ne pas rire.

- Qu'est-ce qui est drôle ? grogna Crocodile. Tu veux mourir, Nico Robin ?

- Si tu le prends comme ça, fait comme tu veux, dit-elle en se détournant pour s'éloigner. Et qu'est-il advenu de ta promesse de ne pas m'appeler par ce nom ?

- Où vas-tu ?

- A Alubarna !

Et elle fut trop loin pour pouvoir continuer la conversation.

« Cette jeune fille est étrange. Elle n'emploie pas le féminin pour se désigner… » songea Robin en regarda brièvement Ann pardessus son épaule.

- Les femmes sont emmerdantes, grogna Crocodile en fouillant dans son manteau.

Et il jeta un sablier au pied d'Ann.

- Je te donne trois minutes. Après ça, je n'aurais plus le temps de jouer avec toi, annonça Crocodile. Ça te pose un problème ?

- Aucun. Je te laisserais passer dans cinq minutes, pour que tu sois en retard à ton rendez-vous, annonça Ann en se mettant en garde.

Et ils se regardèrent un long instant, totalement immobile.

Et Crocodile se dématérialisa pour attaquer Ann sur la gauche. Les yeux fermés, elle leva un bras pour parer le coup, grâce à l'eau encore présent sur sa peau, et à son Haki. Elle esquiva une attaque du crochet qui aurait pu lui trancher la gorge, et se remit souplement debout.

- Je fais joujou dans le Shin Sekai avec le bras droit de Shirohige… j'ai une prime équivalente à la sienne… tu crois sérieusement pouvoir avoir ma tête ? taquina Ann.

Elle esquiva un nouveau coup en se hissant sur le crochet de Crocodile, et d'une acrobatie aérienne, elle se renvoya au sol, sur ses jambes, son chapeau à terre, ne conservant que ses lunettes de soleil aux verres noirs pour masquer un minimum son identité.

- Tu esquives beaucoup, mais tu frappes pas, grogna Crocodile. Serais-tu en train de me sous-estimer ?

- Du tout. Je ne fais que gagner du temps. J'ai peur de me casser un ongle, je pense que c'est le genre de chose que peut dire une fille, non ? De toute façon, tes attaques sont aussi inutiles que les tentatives d'un moustique pour piquer le feu, se moqua Ann.

Et elle para une nouvelle attaque d'un coup de pied, forçant le bras de Crocodile à se solidifier.

- Pas étonnant, avec un niveau pareil, que tu ne fasses pas le poids face à Shirohige ! asséna-t-elle.

Et ce fut la goutte en trop pour Crocodile.

- Je crois que ce jeu touche à sa fin, Kaizoku Hime, grogna le Shichibukai.

- Non, ça ne se finira pas avant que je dise le contraire.

- Toi et moi ne sommes pas des pirates du même niveau ! Dommage que le désert va faire disparaître ton corps, j'aurais voulu assister, comme j'ai assisté à la mort de ton père, au grand spectacle qu'aurait été ta mise à mort.

Il tendit son bras derrière lui et en le ramenant devant, lança :

- Deserto spada !

Une lame de sable trancha profondément le sable jusqu'à Ann qui l'esquiva sans soucis.

- Tu as de bons yeux, c'est un fait, grogna Crocodile.

- J'aurais pu esquiver ça les yeux fermé, annonça Ann. Tu maîtrises bien ton akuma no mi, tu n'es pas comme beaucoup de ces crétins qui se contentent juste de l'avoir, tu sais t'en servir comme une arme efficace. Je peux au moins te féliciter sur ce point.

- Ehhh, une noryokusha…

- Qui sait… ne compte pas sur moi pour te donner la réponse.

- Pourquoi ne me montres-tu pas ton pouvoir ?

- Parce que ce n'est pas nécessaire. Je ne fais que gagner du temps pour Luffy et co.

- Je vais te faire regretter de t'être dressée sur ma route.

Et il planta son poing dans le sable en criant :

- Deserto girasole !

Ann se retrouva au milieu de sable mouvant. Elle n'avait que peu, de temps, si elle voulait s'extraire sans permettre à Crocodile de savoir quel était son pouvoir. Elle chauffa brutalement ses pieds, changeant en verre le sable sous elle. Cela dura un bref instant, avant qu'avec la pression du cratère, le sable se brise, mais elle réussit à utiliser cet appuis pour s'élever d'un saut dans les airs, et atterrir hors du cratère.

- Des sables mouvants, et tu t'es trahis en t'en extirpant, fit Crocodile avec un mauvais sourire. Le pouvoir du verre n'est vraiment pas la chose la plus utile qui soit.

- Perdu ! C'est pas mon pouvoir ! Duuuuuh !


- Les voilà ! fit Vivi en montrant des hommes à cheval allant vers la capitale dans le soleil couchant.

- Dans mon sac, j'ai un bébé denden relié à celui d'Ace, trouve le et fait le sonner trois fois, yoi. Il comprendra, yoi, demanda Marco.

Vivi fouilla le sac sous elle, entre les plumes du Phénix et ses vêtements, pour finir par trouver le denden. Elle le fit sonner comme lui dit Marco, puis le rangea.


Ann détourna la tête en entendant son denden sonner.

Une sonnerie.

Deux sonneries.

Trois sonneries.

Plus rien.

Elle sourit et alla ramasser ses affaires.

- Tu peux partir, maintenant, je n'ai plus rien à faire avec toi, annonça-t-elle en se mettant son chapeau sur le crâne.

Elle attrapa son sac et s'en alla vers la ville, laissant Crocodile derrière elle. Celui-ci voulu l'attaquer, mais Ann s'effaça sous le coup. Et elle accéléra pour s'en aller en courant.

- Tag out, Lu'. Il est à toi, souffla-t-elle avec un sourire.


Comme il commence à se faire tard et que j'ai deux trois trucs à faire demain, je mettrais la traduction un peu plus tard ! Sur ce, je vous dis à bientôt !