Chapitre 22 :
Coucou. Enfin un nouveau chapitre !
Je m'excuse pour le retard mais la rentrée a été très dure et je suis très prise. Je vais essayer de poster le chapitre suivant plus rapidement, je le promets.
Bonne lecture à tous !
Le lendemain matin Harry se leva tôt et un peu nerveux à cause du match contre Serpentard. Alors qu'il se lavait et mettait sa robe, il jeta un coup d'œil par la fenêtre. Le ciel était couvert par des nuages noirs et il faisait extrêmement frais.
Ron était encore plus nerveux qu'Harry. Il avait l'inquiétude supplémentaire que quelqu'un lui joue une farce pendant qu'il gardait les buts. Harry rit intérieurement et souhaita pouvoir dire à Ron que Snape ne ferait pas une telle chose. Mais puisque c'était hors de question, Harry se contenta de rassurer Ron comme il le pouvait.
« Ron, Dumbledore nous accordera la victoire si les Serpentards tentent quelque chose pendant le jeu. Donc ne t'inquiète pas, rien d'impromptu ne va se produire. » Dit-il alors qu'ils entraient dans la Grande Salle.
Snape n'était pas là et en regardant autour de lui, Harry vit Draco, Pansy et Blaise ayant l'air très nerveux. Ses yeux se ternirent d'inquiétude ; que s'était-il passé ? Nott et Bulstrode étaient pensifs également, accroissant le pressentiment d'Harry que quelque chose clochait.
Il fut distrait par Ron qui ne touchait rien en face de lui de peur que la nourriture ne le transforme en quelque chose ou lui fasse quelque chose qui affecterait son jeu. « Harry, peux-tu vérifier que mon assiette ne contient rien de suspect ? » Demanda-t-il en regardant avec convoitise la nourriture étalée devant lui.
Harry mangea avec obéissance un peu de tout de ce que Ron voulait manger, son esprit concentré sur Snape et les Serpentards en face de lui. Il laissa ses yeux vagabonder à travers la Grande Salle. Il jeta un coup d'œil à la table des professeurs. Dumbledore et MacGonnagall avaient une sérieuse discussion, leurs expressions solennelles.
Ce fut à ce moment qu'il entendit un toussotement, sentit son oreillette s'activer et il retint sa respiration. Il entendit Snape dire, « Maître, puis-je suggérer quelque chose ? »
Il entendit ensuite Voldemort parler, « De quoi s'agit-il Severus ? » D'une voix très irritée et Harry s'évanouit presque d'inquiétude. Ce fut avec grande difficulté qu'il continua à mettre de la nourriture dans sa bouche et mâcha doucement afin que tout le monde attribue cela à sa nervosité avant le match contre Serpentard.
« Maître, aujourd'hui est un match contre Serpentard. Gryffondor contre Serpentard. Si les détraqueurs attaquent, beaucoup d'entre nous seront pris dans le feu croisé car la maison de Serpentard sera là en grand nombre. Nous n'avons prévenu aucun de nos enfants de l'attaque. Si je peux faire une suggestion Maître, pouvons-nous nous assurer que les détraqueurs n'attaquent pas ceux portant des robes de Serpentard, en faisant voyager avec les détraqueurs certains d'entre nous pour guider les détraqueurs ? »
« Tu n'iras pas Severus, pas avant ce soir. » Lui dit d'un ton catégorique Voldemort tout en considérant les mots de Snape et leur sagesse. Ce que Snape avait dit était sensé ; seulement Voldemort n'allait prendre aucun risque et laisser Snape y aller. Aujourd'hui il réussirait et il avait déjà dit aux détraqueurs d'amener Harry Potter vivant.
Sur ce point il n'y avait pas de compromis. Lui, Voldemort allait tuer le garçon qui a survécu. Maintenant il arpentait la pièce en réfléchissant à ce que Snape venait de dire. Cela était sensé vu qu'il ne perdrait pas seulement des Serpentards. Cela ne le gênait pas, non il perdrait ses mangemorts et suivants sans aucune raison.
« Je ne voudrais pas Maître. En fait, j'allais demander à rester ici pour pouvoir ensuite dire au vieil imbécile que mon Seigneur me voulait près de lui et qu'ainsi je n'ai pas pu le prévenir. » Voldemort regarda Snape pendant un long moment, croyant finalement ses paroles en faisant un signe de tête.
« Sois avec moi Severus et je dirais à Mulciber, Blackthorn et Runcifer ainsi qu'à quelques nouvelles recrues d'aller avec les détraqueurs et de les contrôler pour qu'ils n'aspirent pas les âmes aléatoirement. »
« Oui Maître. » Dit Snape humblement et la conversation s'arrêta. Harry resta assis, horrifié par ce qu'il venait d'entendre. Merlin ! Des détraqueurs allaient attaquer Poudlard aujourd'hui pendant le jeu et aspirer les âmes d'autant d'étudiants que possible et le capturer vivant.
Harry savait qu'il ne pouvait pas aller voir Dumbledore; car si Dumbledore réagissait alors Voldemort penserait qu'Harry pouvait encore se connecter à lui à travers la cicatrice et pourrait essayer de rouvrir le lien. Cela, Harry voulait l'éviter à tout prix ; ce qui signifiait qu'il devait trouver un moyen de poursuivre la partie aussi normalement que possible tout en s'assurant que les détraqueurs ne réussissent pas. Harry réfléchit furieusement pendant quelques minutes avant de se lever comme s'il était trop nerveux pour finir son petit déjeuner.
« Juste une minute les gars. Je dois aller aux toilettes. Je vous retrouve ici dans deux minutes. » Regardant Hermione une minute, Harry sortit rapidement et activa son oreillette dans sa course vers la salle de bains. Une fois arrivé, il lança un sort d'intimité au cas où Dumbledore viendrait après lui. Il dit rapidement à tout le monde ce qu'il avait entendu de Snape.
Il entendit un soupir de soulagement qui avait l'air de venir de Snape et dans une soudaine inspiration Harry dit, « Sev tu entends n'est-ce pas ? C'est ce que tu voulais dire ? »
Il entendit Snape s'éclaircir la gorge et un petit Hmm qui ressemblait à un acquiescement.
« D'accord. Hermione, Professeur MacGonnagall, je veux que vous rassembliez tous ceux qui peuvent jeter le Patronus et tenez-vous prêtes. Assurez-vous de pouvoir emmener les étudiants en sécurité à l'intérieur au premier signe de problème. Professeur, est-ce que ça vous convient ? » Lui demanda anxieusement Harry, ne se souciant pas qu'il lui donnait des ordres. Il savait qu'elle ne se méprendrait pas. Ils avaient dépassé ce point maintenant.
MacGonnagall était dans l'intimité de son bureau. Elle s'était levée dès qu'elle avait vu Harry partir et s'était dépêchée d'aller dans son bureau. Elle parla rapidement. « Je viens juste d'arriver Harry. Severus a été appelé tôt ce matin. La marque a brûlé pour appeler tout le monde et c'est pourquoi Draco et les autres sont inquiets. Ils n'ont reçu aucune information puisqu'ils ne peuvent partir et sont terrifiés. Hermione, Draco et les autres devront faire asseoir les plus jeunes dans les tribunes du bas pour qu'ils puissent s'enfuir rapidement. Hermione, pourras-tu parler à Neville, Susan Bones et Hannah Abbott ? »
Ecoutant le hmm d'accord d'Hermione, MacGonnagall poursuivit. « Tous ceux qui peuvent lancer le charme du Patronus s'assiéront dans les tribunes supérieures comme l'a justement dit Harry. Harry tu diras à tout le monde que le temps sent comme quand les détraqueurs t'ont attaqué toi et Dudley chez toi. Parle fortement et Draco prendra le relais. D'accord ? Reviens maintenant Harry. Tu as été ici suffisamment longtemps. »
Harry annula ses sorts d'intimité et courut vers la Grande Salle. MacGonnagall, qui avait surveillé la position d'Harry, dit à Hermione et Draco de se diriger vers l'entrée pour rencontrer Harry pour que la conversation prévue ait lieue.
« Hermione viens. » Harry la prit avec hâte sur le côté, apparemment sans remarquer les Serpentards qui étaient sortis. Draco fit signe à chacun de se taire et plaça discrètement un sort d'écoute. Nott et Bulstrode, sans mentionner Pansy et Blaise sourirent d'approbation. Crabbe et Goyle sortirent également, se tenant là et trainant des pieds comme à leur habitude.
Harry ne remarqua personne dans sa hâte d'arriver sur le terrain de Quidditch, quand Ron et Ginny sortirent et se renfrognèrent en voyant les Serpentards se tenir là et se parlant entre eux à voix basse.
« Harry, les imbéciles gluants sont ici. Pourquoi te tiens-tu ici camarade ? Ils pourraient tenter quelque chose contre toi. » Lui demanda Ron.
Harry le tira plus près et alors que Ginny vint aussi, Harry sembla très distrait et ne pas la remarquer, un fait qui la fit rétrécir les yeux et le fusiller du regard. Harry toutefois avait d'importantes choses à l'esprit pour même la regarder froncer les sourcils.
« Ron, Hermione c'est comme quand le froid a commencé quand les détraqueurs sont venus chez ma tante l'année dernière. Hier nous avons lu que Voldemort avait les détraqueurs de son côté et aujourd'hui le temps est si froid et couvert. Je me sens un peu mal fichu et me rappelle un tas de choses horribles. »
« Moi aussi Harry. Oh Merlin ! Ne me dis pas que les détraqueurs sont ici. Il y aura tellement d'étudiants Harry. Ils ne peuvent pas tous lancer le charme du Patronus et seul ça les fera fuir. Que faisons-nous ? » Hermione était désespérée alors qu'elle regardait Harry avec inquiétude.
« Je pense que c'est une bonne chose que nous nous soyons entrainés hier Hermione. Ce que je te suggère est que toi, Neville, Hannah et Susan rassembliez tous ceux qui peuvent lancer le charme du Patronus et les faire s'asseoir dans les sièges de devant. Fais que les premières jusqu'aux troisièmes années s'assoient devant, ainsi si les détraqueurs viennent réellement, nous pourrons les emmener en sécurité. Je dois y aller. Je souhaite qu'il y ait un moyen de le dire aussi aux Serpentards. Ils seront affectés de la même façon que nous. »
« Laisse ces imbéciles mourir Harry. Pourquoi tu t'inquiètes pour eux ? » Lui demanda Ron, dérouté face à la raison pour laquelle Harry parlerait de la sécurité des Serpentards. « C'est leur maître qui a commandé cette attaque si elle va se dérouler et il a probablement dit à ses mangemorts de rester en sécurité. »
« J'espère que Voldemort leur a dit de rester en sécurité. J'espère que c'est juste le froid, mais comment peux-tu dire que simplement parce que sont des Serpentards ils méritent de mourir ? Dans ce cas nous ne sommes pas différents d'eux, n'est-ce pas ? » Lui demanda avec colère Harry.
« Quoi ? Pourquoi ? » Lui demanda Ron également en colère. « As-tu oublié ce qu'ils m'ont fait ainsi qu'à Ginny ? Et la façon dont Malfoy et les autres te traitent ? »
« C'est ce que dit Voldemort Ron. Ce ne sont pas des sangs-purs, tuons-les. Ils ne sont pas dignes de moi. Tues-les. Même aujourd'hui, chez les Serpentards il doit y avoir beaucoup d'enfants de mangemorts qui ne sont pas retournés dans les cachots ou qui ne sont au courant de rien puisqu'ils se sont déjà dirigés vers le terrain pour le jeu. Voldemort ne se soucie pas de leur mort ou qu'ils aient leurs âmes aspirées. Nous ne pouvons pas être comme cela Ron. Du moins, je ne peux pas. »
« Tu es fou Harry. Vraiment, et tu parles de l'arrivée des détraqueurs parce qu'il fait froid et le ciel est couvert. Nous sommes en février Harry et je suis ne suis pas sûr de l'approche de détraqueurs puisque le froid en février est courant. Ce que je trouve choquant est ta volonté de sauver ces putains de Serpentards qui ont essayé de te tuer, tu te rappelles ? Quelque chose cloche chez toi camarade. »
« Je veux sauver tout le monde Ron. Ouais je peux avoir tort, mais c'est exactement comme cela que c'était avant que les détraqueurs ne viennent chez ma tante. De plus quand il s'agit de Voldemort, je préfère être prudent et être vu comme stupide et ridicule que comme arrogant et avoir mon âme aspirée. »
Harry essaya de s'éclipser quand Ron le rattrapa en criant. « Hé ! Tu ne peux pas t'enfuir comme cela. Juste parce que tu as une stupide impression au sujet de la venue de détraqueurs ne veut pas dire que les détraqueurs arrivent. Tu as ton cerveau troublé, »
« Ferme-la. » Lui siffla Harry, « Tu ne veux pas y croire, bien. » Harry se tourna et partit furieusement, pour se retrouver nez à nez avec les Serpentards le regardant sans émotions.
Harry s'arrêta comme choqué pendant un moment puis parla hâtivement. « Je suis sûr que vous avez entendu au sujet de mon cerveau dérangé. Mais il y a le froid et le même sentiment de peur que quand les détraqueurs approchent. Si vous voulez vous protéger allez-y. Le charme contre les détraqueurs est le charme du Patronus, le sort expecto patronum » Et sans dire un mot de plus Harry courut en direction du terrain de Quidditch.
Ron le fusilla du regard avec de la haine inscrite sur son visage, un fait que tous les Serpentards, Ginny et Hermione remarquèrent. Ginny donna un coup de coude à Ron et il se calma visiblement. Il regarda Hermione et devint rouge. Toutefois elle le fusilla du regard, tourna les talons et courut dans la Grande Salle.
Les Serpentards eux aussi se regardèrent pensivement et en se faisant des signes de tête se dirigèrent vers le terrain de Quidditch. Là-bas ils firent assoir en prévention les plus jeunes devant et les sixièmes et septièmes années dans les sièges les plus hauts. Il y eut beaucoup de grognements mais finalement, les plus jeunes obéirent.
Hermione, Neville, Susan Bones, Hannah Abbott, Seamus, Luna et presque toute l'AD se mirent en alerte quand ils entendirent le pressentiment d'Harry. Hermione avait été très franche et le fait qu'Harry l'ait éprouvé auparavant les fit tous obéir à Hermione, qui avait pris en charge la tête des événements.
Rapidement tout le monde fut placé correctement. Hermione avait été très franche avec les plus jeunes qui avaient été tristes toute la matinée au sujet des sentiments d'Harry face au froid, en leur parlant de la fuite des détraqueurs d'Azkaban la veille pour rejoindre Voldemort. Les premières et deuxièmes années attribuèrent cette tristesse aux détraqueurs et furent terrifiés. Du coup ils obéirent à Hermione sans discuter. Bientôt elle eut une disposition parfaite dans les gradins de Gryffondor. Elle regarda autour et vit la même chose dans les gradins des Poufsouffle.
Les Serdaigles étaient une autre affaire vu que tout le monde se moquait de Luna. Hermione se dirigea vers les gradins des Serdaigles, les fusilla du regard et éloigna Luna en leur criant, « Harry ressent le froid et la tristesse dehors de la même manière qu'il les a sentis avant que deux détraqueurs ne l'attaquent chez sa tante. Nous prenons des précautions. SI vous voulez que votre âme soit aspirée c'est votre problème. » Elle s'éloigna en se sentant fâchée pour Luna. Cette dernière marchait silencieusement à ses côtés.
« Merci » Dit-elle à Hermione quand elles eurent atteint les gradins de Gryffondor. « Harry aurait fait cela pour moi. Tu l'as fait toi aussi. » Dit-elle à Hermione d'une clarté étonnante pour Luna et Hermione se tint mal à l'aise, sans savoir comment réagir. Luna alla sereinement s'asseoir.
Ron qui avait suivi Harry sur le terrain de Quidditch était tellement en colère qu'il se tint aussi loin que possible d'Harry en fusillant du regard tout le monde. Harry l'ignora simplement et alors qu'ils prenaient leur envol dans un ciel qui s'assombrissait, Harry frissonna. Malfoy fut en l'air immédiatement avec lui. Ils se regardèrent un long moment puis Harry lui dit doucement de ne pas voler trop haut. Il inclina la tête et tous deux s'envolèrent en quête du vif d'or et terminer la partie afin de pouvoir aller se mettre en sécurité.
Pour la première fois depuis qu'il avait commencé à jouer au Quidditch, Harry ne reçut pas un seul cognard. Il fronça les sourcils à cela. Baissant les yeux vers là où se trouvaient les cognards, il vit que chaque fois qu'un cognard se dirigeait vers un batteur de Serpentard, ils le frappaient en direction de Ron. Ce dernier était tellement occupé à les esquiver qu'il laissait passer les balles presque à chaque fois.
Les poursuiveurs de Gryffondor étaient plutôt bons et ils avaient marqué quelques points. Le score était de 130 à 70 en faveur de Serpentard. Harry et Draco faisaient des cercles dans le ciel à la recherche du vif. Ils n'étaient pas aussi hauts que d'habitude quand une heure après le début de la partie, Harry vit le vif d'or flotter quelques pieds au-dessus des poteaux de but de Gryffondor.
Ne perdant pas de temps, Harry plongea en piquet juste au moment où un profond frisson le parcourut. Draco et lui le sentirent en premier et Harry hurla dans son oreillette qu'il n'avait pas désactivé « Détraqueurs ! »
Harry tira sèchement sur son balai pour le freiner, la poursuite du vif oubliée. Au même moment, Hermione et les autres se mirent en action, tout comme Nott, Bulstrode, Blaise, Pansy dans les gradins de Serpentard.
Draco le suivit alors qu'Harry se tourna vers le ciel et vit des figures noires masquées, entendant déjà les cris de son père dans sa tête. Il lutta pendant une seconde et se rappelant Hermione, Snape et Sirius, tout en pointant sa baguette, « Expecto Patronum »
Un cerf blanc brillant surgit de sa baguette et tint éloigné quelques détraqueurs quand un sort assommant se dirigea droit vers lui. Harry vira vers la gauche et le laissa passer, mais cela brisa le sort de Patronus. Il se retourna et vit près de six mangemorts. Ainsi, se dit Harry alors qu'il lançait un autre charme de Patronus, Voldemort a envoyé trois de plus avec ceux mentionnés à Snape.
Pendant ce temps, tandis qu'Harry et Draco, dont le patronus était un énorme serpent albinos et non un furet, envoyaient leurs patronus sur les détraqueurs, quatre autres patronus arrivèrent à gauche d'Harry. Alors qu'il lançait un sort assommant en direction d'un mangemort qui lui-même jetait sort après sort, Harry tourna légèrement la tête et vit que l'un était celui d'Hermione, l'autre de Luna. En voyant les deux autres, Harry en tomba presque de son balai de choc ; c'étaient ceux de Nott et Bulstrode.
Après cinq minutes MacGonnagall les rejoignit. Harry utilisait sa baguette pour lancer son charme de patronus. Il utilisait son bras gauche pour dire silencieusement et sans baguette dans son esprit « diffindo » tout en faisant un léger geste de la main. Il toucha un mangemort en pleine poitrine et il tomba vers sa mort.
La moitié des détraqueurs étaient là et l'autre moitié était en bas pour aspirer les âmes de ceux plus bas.
Harry voulait désespérément baisser les yeux pour voir comment les autres allaient mais il n'osait pas détourner les yeux de la bataille se déroulant ici. Il y avait une centaine de détraqueurs et cinq mangemorts qui se battaient furieusement en les chassant dans un tourbillon de lumières rouges, bleues, oranges et violettes.
MacGonnagall, Hermione et Luna, accompagnées de Draco se battaient contre les détraqueurs tandis que Nott, Bulstrode et Harry se chargeaient des mangemorts. Harry lançait à la fois son patronus tout en luttant contre les mangemorts. Ce fut MacGonnagall qui tua le mangemort suivant en lançant un charme de retour à l'envoyeur qui renvoya simplement le sort orange brillant au mangemort qui ne s'écarta pas suffisamment vite pour l'éviter. Le sort le frappa à la jambe, il perdit l'équilibre et tomba.
Harry volait rapidement et tournoyait dans les airs tout comme les autres, les détraqueurs et les mangemorts les pourchassant. Il y avait à peu près cinquante détraqueurs et quatre mangemorts. MacGonnagall se battait contre deux tandis qu'Harry, Hermione, Draco, Luna et les Serpentards se battaient contre les deux restants et les détraqueurs.
Ils se battaient et volaient rapidement, menant la danse avec les détraqueurs les pourchassant proches derrière eux.
Harry relança son patronus avec sa baguette tout en jetant un « inflamare » sur le balai du mangemort d'un geste de la main alors que le mangemort lui lançait un autre rayon de lumière bleu-rouge. S'attendant à ce que le sort le frappe, le mangemort fut surpris de voir son balai en feu. A ce moment, Nott lança le sort d'hémorragie dans le quel il semblait exceller. Ce fut la fin du mangemort.
Ce fut Hermione qui finit le dernier mangemort. Elle Accio simplement son balai et sa baguette à elle et il fit une chute d'une centaine de mètres en hurlant. Bulstrode l'aida à rencontrer le sol tête la première en lui jetant un « levicorpus » au même moment. Il rencontra le sol avec un crash que ceux les plus en hauteur ne purent entendre. Harry s'inquiéta en réalisant que lentement les pouvoirs des patronus diminuaient alors que le froid et les frissons revenaient encore plus fortement. Levant sa baguette, Harry relança son patronus sur les détraqueurs.
Soudainement Hermione baissa les yeux par chance pour voir si les autres allaient bien et poussa un cri d'effroi quand elle vit qu'ils survolaient la forêt interdite. Effrayée, elle lança un cri d'alerte à tout le monde tout en retournant à jeter son patronus.
Les détraqueurs les avaient désormais encerclés et Harry et les autres commençaient à ressentir les frissons et leurs cauchemars alors qu'ils luttaient pour disperser les détraqueurs. Harry et Draco, Bulstrode et Hermione se tinrent à des côtés opposés avec Luna et Nott au centre. Six patronus devenant de plus en plus faibles continuaient d'attaquer les détraqueurs alors qu'ils essayaient de rejoindre le sol qui leur semblait si éloigné de là où ils volaient.
Dix minutes plus tard, Nott cessa de lancer son patronus tout comme Hermione. Harry et les autres placèrent Hermione au milieu avec Nott et Draco hurla à Harry de continuer à lancer son patronus tandis qu'il les attachait tous à leurs balais et reliaient les balais entre eux. Hermione hurlait silencieusement tout comme Nott. Harry, soudainement furieux de la voir dans un tel état de tristesse et de désespoir, lança d'autres patronus avec plus de force et fut récompensé en voyant son visage et celui de Nott paraître un peu moins bleu.
Ils ne savaient vraiment pas comment ils auraient pu tenir alors qu'ils étaient désormais encerclés par 18 détraqueurs quand soudainement il y eut un autre patronus flamboyant de phœnix suivi par une dizaine d'autres qui attaquèrent les détraqueurs et les éloignèrent.
L'Ordre était venu, et tout comme MacGonnagall et Flitwick, avaient lancé les patronus qui les avaient sauvés.
Totalement épuisé, Harry et les autres se dirigèrent vers le château. Hermione et Nott s'étaient évanouis. Luna, qui avait elle-même l'air extrêmement pâle et Bulstrode les tenaient. Harry vola vers Luna pour lui prendre le balai d'Hermione. Ce ne fut toutefois pas nécessaire vu que MacGonnagall l'air très inquiète et Flitwick prirent en charge les deux inconscients. Harry et les autres volèrent vers l'école avec Dumbledore et les autres membres de l'Ordre venus aider porter secours à l'école.
En atterrissant, Harry s'écroula sur le sol et perdit connaissance. Dumbledore le lévita et Maugrey conjura des brancards pour tous les autres et leur ordonna de s'y allonger. Etant tous trop contents de s'allonger, ils furent emmenés dans l'infirmerie, où Pomfrey prit le relais.
Harry et les autres restèrent dans l'infirmerie pour le reste de la journée. Hermione et Nott y furent pendant deux jours avant d'être relâchés par Madame Pomfrey. Harry, Draco, Bulstrode et Luna qui furent relâchés pour le diner, marchèrent dans un silence pesant jusque dans la Grande Salle.
Harry et les autres apprirent que plus de cinquante étudiants s'étaient évanouis et près de la moitié des Serdaigles avaient été blessé d'une façon ou d'une autre à cause d'une bousculade dans la panique quand les détraqueurs s'étaient approchés et qu'ils avaient essayé de tous s'enfuir.
Alors qu'ils approchaient les immenses portes de la Grande Salle, « Bulstrode, Malfoy » Appela doucement Harry. Les deux se raidirent mais ne se tournèrent pas pour leur faire face. Harry et Luna les rejoignirent et les regardèrent en souriant, « Merci. Il n'y a pas assez de mots pour vous remercier. Si vous deux et Nott n'avaient pas été là, Hermione, moi et Luna serions certainement morts. » Dit-il doucement en regardant plus Bulstrode que Malfoy.
Ce fut Malfoy qui répondit cependant. « Nous sommes quittes Potter. Si tu ne nous avais pas avertis contre une attaque de détraqueurs et nous avais laissé comme la belette t'a dit de le faire, la majorité d'entre nous aurait eu son âme aspirée. Mon propre père n'a pas jugé bon de le faire. » Il s'arrêta là brusquement et s'éloigna, Bulstrode marchant silencieusement à ses côtés.
Harry et Luna entrèrent derrière eux. Une fois à l'intérieur, Harry mena Luna à la table des Gryffondors en fusillant du regard la table des Serdaigles qui avaient l'air très coupable ; leur table à moitié vide. Harry jeta un coup d'œil à la table des professeurs mais Snape n'était nulle part. Comme ce dernier n'avait pas activé son oreillette, Harry ne savait pas ce qui se passait à la planque de Voldemort.
Harry et Luna étaient assis à la table des Gryffondor avec Luna assise à la place d'Hermione à ses côtés. Il y avait un silence inhabituel dans la Grande Salle. La plupart des étudiants discutaient entre eux ou gardaient le silence. Harry jeta un coup d'œil autour de lui et voyant Dumbledore le regarder avec un air sérieux, Harry commença à arranger ses souvenirs de la façon dont Snape le lui avait appris pendant les vacances.
Ron était là tout comme Ginny, regardant Harry anxieusement. Harry toutefois ne leur accorda même pas un regard et s'assit. Il était affamé et mangea comme s'il n'avait pas mangé depuis un mois.
Harry s'était assis loin de Ron et de ceux de son année et autour de lui personne ne parlait. Il finit son diner en un temps record prévoyant de rendre visite à Hermione avant d'aller retourner se coucher. Il était encore plutôt endolori et extrêmement inquiet au sujet de Snape. Tout d'un coup il y eut un tintement à la table des professeurs et il leva les yeux pour voir MacGonnagall taper son verre avec sa baguette.
La minute suivante Dumbledore se leva, ayant l'air contrairement à son habitude sérieux et grave. Il regarda autour de lui, « Aujourd'hui nous avons été attaqués par plus d'une centaine de détraqueurs et six mangemorts. Ce fut la réaction rapide de quelques uns de nos étudiants et professeurs qui se sont assurés que les détraqueurs n'aspirent l'âme de personne. » Il y eut un frissonnement général quand il continua, « Demain il n'y aura aucun cours pour permettre à tout le monde de se remettre. Je remercie tous les étudiants, spécialement ceux de sixième année, qui si j'ai bien compris ont pris en charge les événements. »
Il se rassit et tous les étudiants se levèrent pour partir, Harry avec Luna le suivant avant que Ron qu'il avait vu se lever avec une expression de détermination rare sur son visage ne le rejoigne.
Harry avait presque atteint les portes de la Grande Salle quand une main se posa sur son épaule. Il se tourna pour voir MacGonnagall, « Potter le directeur souhaite vous voir vous, Mlle Lovegood, Mr Malfoy et Mlle Bulstrode immédiatement dans son bureau. »
Harry regarda autour de lui pour voir que Draco et Millicent Bulstrode se tenaient avec un groupe de Serpentards. MacGonnagall vint vers eux et leur parla.
Harry soupira et lui ainsi que les trois autres menèrent la marche pour rencontrer Dumbledore. Ils marchèrent tous les quatre à pas rapide, atteignirent la gargouille et attendirent puisque ni Harry ni les autres ne connaissaient le mot de passe. Ils n'avaient toutefois pas besoin de s'inquiéter vu que MacGonnagall s'avança et dit « dollipops ». La gargouille s'ouvrit et ils montèrent tous les escaliers menant au bureau du directeur.
Dumbledore était dans son bureau avec Maugrey. Il avait l'air extrêmement sérieux, aucune trace de son fameux pétillement dans ses yeux. Maugrey les fusillait tous du regard avec son œil magique tourbillonnant dans tous les sens follement.
Harry, Luna, Draco et Bulstrode se tenaient raidement avec Luna légèrement derrière Harry.
« Harry, Mr Weasley m'a dit que tu étais au courant pour les détraqueurs à l'avance. Est-ce vrai ? » Lui demanda Dumbledore, sans demander aux étudiants de s'asseoir ; un fait qu'Harry remarqua avant de se concentrer sur la question du directeur.
« Oui Monsieur. » Il inclina la tête en regardant Dumbledore droit dans les yeux. « Je me suis réveillé ce matin et ait trouvé que la journée était très couverte comme ce jour là à Privet Drive. J'ai senti que quelque chose clochait et quand je me suis rendu dans la Grande Salle, j'ai commencé à ressentir les frissons. J'ai su que c'étaient les détraqueurs. C'était exactement comme ce jour là. J'ai averti Hermione et lui ai dit de placer les plus jeunes dans les gradins inférieurs pour qu'ils puissent être emmenés en sécurité. Je l'ai également dit à Luna, Susan Bones et Hannah Abbott et alors que je quittais la Grande Salle je suis tombé sur les Serpentards et leur ai également dit. Quand Luna ait allée avertir les Serdaigles, ils lui ont ri au nez et je pense que c'est la raison pour laquelle tant ont été blessés à cause de la panique, je crois. »
« Il n'y a aucune autre indication Harry ? » Demanda Dumbledore en regardant de manière significative sa cicatrice.
Harry fronça les sourcils pendant une seconde puis son visage s'éclaira et il donna un petit sourire. « Non Monsieur. »
Les yeux de Dumbledore s'illuminèrent à ce qu'il pensait être une honnête réponse et il tourna son regard sur eux tous. « Vous tous et j'inclus Mlle Granger et Mr Nott avaient été magnifiques aujourd'hui. Je vous ai tous appelés pour vous féliciter pour votre courage et votre volonté à travailler ensemble. »
Aucun d'eux ne répondit ; ils prirent tous une expression renfrognée sauf Luna qui chantonnait doucement. Les yeux de Dumbledore scintillèrent une nouvelle fois alors qu'il les congédiait. Les Serpentards se tournèrent et marchèrent avec raideur comme s'ils ne pouvaient pas supporter la présence de Gryffondors plus longtemps que nécessaire. Harry et Luna se dirigèrent vers l'infirmerie et y passèrent quelques temps avant de rejoindre leurs dortoirs respectifs. Harry entra seulement pour avoir un silence de plomb s'installer. Il regarda autour de lui tous ceux qui le regardaient fixement. Il sourit avec hésitation et alla dans son dortoir. Il était très fatigué et voulait se reposer encore un peu.
Ron et Ginny le suivirent mais Harry se tourna et les regarda tous les deux. Il parla avant qu'ils ne le fassent. « Je suis très fatigué Ron et pas d'humeur pour une autre dispute. Nous parlerons demain. » Et Harry entra, tira les rideaux avant de se préparer pour attendre des nouvelles de Snape. Toutefois, en dix minutes il fut tombé dans les bras de Morphée.
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A la planque de Voldemort
Voldemort avait gardé ses cartes très proches de son cœur et n'avait autorisé personne à partir depuis qu'il avait divulgué le plan à son cercle intérieur. Il leur avait demandé de rester tous jusqu'à ce que les détraqueurs et mangemorts envoyés à Poudlard reviennent.
Donc le cercle intérieur était resté avec lui et Lucius Malfoy espérait que son fils n'ait pas son âme aspirée. Les autres dans le cercle externe n'étaient pas au courant de l'attaque sauf ceux que Voldemort avait personnellement appelé dix minutes avant et leur avait donné des instructions strictes.
« Assurez-vous que les Serpentards ne soient pas blessés et s'ils se battent, rappelez-vous qu'ils ne sont pas au courant de cette attaque et pourront penser qu'il s'agit d'un test. Si l'un d'eux tombe à cause de sa bêtise, ne vous inquiétez pas. Attaquez et vous avez la permission de tuer tous les autres sauf Potter. Ne jetez aucun sort de mort à Potter. Il est à moi, compris ? Ramenez-le aussi rapidement que possible et n'utilisez qu'un sort assommant. » Il dit les derniers mots sèchement et les mangemorts tremblèrent avant d'acquiescer en chœur.
Ensuite il appela les détraqueurs et leur donna également des instructions. « Embrassez tous ceux que vous pourrez. Partez. »
Voldemort attendit et attendit. Quelques détraqueurs revinrent en premier en disant qu'ils avaient été éconduits. Voldemort trembla de rage quand ils dirent qu'ils furent éloignés par Harry Potter. Il leva sa baguette magique, chanta fortement et une lumière blanche flamboyante sortit de sa baguette. Ce fut la fin des six détraqueurs qui étaient arrivés en premier.
Snape qui était assis là ancra ce sort dans sa mémoire pour pouvoir ensuite le visionner dans une pensine. Les détraqueurs ne poseraient donc plus de problème vu que les six avaient été réduits en cendres. Le sort semblait agir comme un sort collectif.
Il fut également soulagé de savoir qu'Harry était sauf de ces créatures. Il avait tout entendu jusqu'au moment où Harry avait crié « détraqueurs ». Ensuite, avec un léger toussotement, Snape avait désactivé son oreillette pour qu'il ne s'exclame pas en entendant Harry et les autres et ainsi vendre sa place, position et vie dans le cercle.
Une heure plus tard, le reste des détraqueurs arriva et informa Voldemort que quatre des six mangemorts étaient morts et que deux d'entre eux ainsi que dix-huit détraqueurs avaient encerclés Potter et quelques autres qui combattaient près de la forêt interdite.
Les dix huit détraqueurs arrivèrent vingt minutes plus tard, ayant l'air plus en loques que jamais. Il n'y avait aucun signe des deux mangemorts ou de Potter. Ses yeux rouges commencèrent à briller, un mauvais signe, et il fusilla du regard les détraqueurs, les forçant à parler.
Les détraqueurs restèrent silencieux pendant presque cinq minutes. Plus ils demeuraient silencieux, plus Voldemort devenait en colère jusqu'à ce que l'air se mette à crépiter autour d'eux et que la magie de Voldemort se montra.
« Maître, les deux mangemorts sont morts et nous avons été chassés par l'Ordre qui est venu nous battre alors que nous avions rendu Potter inconscient et nous apprêtions à le ramener. » Snape fit une prière silencieuse aux Dieux et devint attentif.
Voldemort fulminait de rage. « Comment cela est-il arrivé ? Six mangemorts tués. L'Ordre a utilisé des sortilèges de mort ? »
« Non Maître. Nous avons attaqué dans les airs pendant le match de Quidditch. Quand ils ont été pétrifiés ou blessés, ils sont tombés de très haut. Ils ne pouvaient pas survivre à la chute. »
Voldemort était enragé. Il fit un grand geste de la main et ils furent tous soufflés. Les mangemorts du cercle intérieur le regardèrent avec frayeur alors qu'il fonçait à l'intérieur. Ils se relevèrent lentement en grognant légèrement pour qu'il ne les entende pas. Comme ils n'avaient pas été congédiés, ils restèrent là tout comme les détraqueurs.
Voldemort était hors de lui en entrant et se sentit impuissant. Comment ce foutu gosse arrivait à s'en tirer encore et encore ? Il sentit un frisson le parcourir alors qu'il se demandait si la Prophétie allait se réaliser et Potter le vaincrait. Il s'assit sur le sol glacial de sa chambre, inconscient de là où il se trouvait, des pensées terrifiantes le hantant.
Quand il reprit finalement ses esprits, la nuit était bien avancée et il avait passé la journée empêtré dans ses peurs. Il se leva du sol de pierre et alla se coucher en prenant une dose de potion de sommeil, oubliant ses mangemorts qui étaient toujours là et n'osaient pas bouger.
Il se leva le jour suivant. Se rappelant de ses mangemorts, il descendit et les trouva tous encore assis et endormis, ayant l'air très mal à l'aise. « DEBOUT ! » Leur hurla-t-il. Il observa tous les mangemorts se réveiller en sursaut et se lever. « SORTEZ » Cria-t-il. Ils sortirent tous aussi vite que possible, laissant un Seigneur des Ténèbres plus que frustré.
