Je tiens à m'excuser pour ce retard considérable. Mon mois d'août et mon mois de septembre a ont été très chargés (ce n'est pas une excuse car d'habitude je m'en accommode) mais j'ai eu de gros problèmes de santé.

Je vous passe les détails mais j'ai fini hospitalisé je n'ai donc pas pu m'occuper du chapitre. Bon certes, il est prêt depuis plus d'une semaine mais ma beta n'a pas eu le temps de le corriger avant.

Je remercie d'ailleurs vivement Abie pour son super travail^^!

Donc, bonne lecture.

Merci pour toutes vos reviews.

Grazie : Merci pour ta review et désolé pour l'attente. Bisous.

Disclaimer : Twilight n'est toujours pas à moi.

Epilogue 2, deuxième partie

POV Edward

Quand je découvris qui était le visiteur de nos hôtes je fus tout d'abord stupéfait puis très en colère. Après ce qu'il avait fait, de quel droit osait-il ? Je serrais les poings tellement forts que je brisai la poignée de la valise que je tenais. Seuls Emmett et Rosalie comprirent ce qui m'arrivait, les autres me dévisageaient l'air inquiet, Bella encore plus que les autres. Je ne m'étais même pas rendu compte que j'avais décidé d'agir jusqu'à ce qu'Alice ait une vision et que je me vois lui foncer dessus pour le tuer. Ma sœur poussa un petit cri et me jeta un regard suppliant mais cela n'était pas nécessaire, dès que je m'étais vu faire j'avais abandonné l'idée.

« - Quelqu'un pourrait-il nous expliquer ce qui se passe ? Demanda Carlisle. Alice ? Edward ?

- J'avoue que je ne le sais pas très bien moi-même. Répondit Alice.

- Nos chers cousins ne sont pas venus nous accueillir car ils ont de la visite. Les informai-je. N'est-ce pas Emmett ?

- Et en quoi est-ce un problème ? Demanda Esmée.

- Le problème c'est l'identité du visiteur c'est…

- Mickael, c'est Mickael, me coupa Rosalie agacée que je tourne autour du pot. »

Cette information jeta un froid sur notre petite assemblée et tout naturellement nos regards se portèrent sur Bella. Cette dernière était comme pétrifiée. Son visage était vide de toute émotion au contraire de celui des autres qui laissait transparaître leur inquiétude. J'attrapai sa main, ce qui eut pour effet de la faire légèrement réagir. Elle me regarda, l'air complètement perdue et déstabilisée, peut-être même terrifiée.

J'entendais Carlisle réfléchir à toute vitesse. Peut-être ne nous veut-il pas de mal ? Je secouai la tête négativement tout en regardant Carlisle il avait suivi et servit Marcus pendant des années, il l'avait aidé à traquer Bella jusqu'à Forks. Pourquoi soudainement changerait-il de camp ? Certes il avait abandonné les Volturi au dernier moment mais ça ne faisait pas de lui quelqu'un de bien. Non je n'y croyais pas ! J'étais certain que Marcus était derrière sa présence au chalet. Toutefois, nous ne pouvions attendre la suite des événements sur le perron, aussi nous suivîmes Rose et Emmett jusqu'à un petit salon. Quelques changements avaient eu lieu depuis notre dernier séjour, certains meubles avaient été déplacés, d'autres remplacés, mais l'ambiance de la pièce était toujours très chaleureuse. On se répartit dans la pièce en attendant qu'Eleazar ou un autre membre du clan Denali se montre.

POV Bella

Nous roulions depuis longtemps et heureusement que nous avions fait quelques pauses pour faire le plein d'essence et nous nourrir sinon je serais devenue dingue. Alice avait passé son temps à parler et même Jasper avait fini par lui demander de se taire. Malgré tout ce voyage avait été ce que j'avais accompli de plus normal depuis que j'étais devenue vampire. Nous avions ri, écouté de la musique, nous nous étions chamaillés … en somme, nous nous étions comportés comme des adolescents humains. Même Edward s'était pris au jeu, lui qui était habituellement si sérieux alors que l'autoroute sur laquelle nous étions était quasiment déserte, il avait dépassé Carlisle et Esmée en klaxonnant comme un fou ce qui nous avait tous beaucoup rire. Lorsque nous nous étions arrêtés quelques minutes plus tard, ceux que je considérais désormais comme mes parents et qui me le rendaient bien, nous avaient regardés comme si nous débarquions d'une autre planète.

Nous n'étions plus qu'à quelques minutes de notre destination. Edward m'avait décrit la maison assez sommairement mais m'avait montré une peinture d'Esmée qui représentait la maison et j'avais bien retenu qu'elle était extraordinaire. Lorsqu'on approcha enfin du domaine je pus apercevoir sans problème la maison et elle était en effet magnifique, toutefois elle ne l'était pas autant que la villa blanche, en tout cas à mes yeux. Elle était immense, rectangulaire et comportait deux étages en plus du rez-de-chaussée. L'extérieur était tout en bois comme pour les chalets de montagne après tout, nous étions au pied du Mont McKinley. La maison dégageait une impression de simplicité alors qu'il était visible que chaque poutre avait été travaillée à la main. Le toit était légèrement pentu et foncé ce qui faisait ressortir le bois clair du chalet. La maison avait été bâtie dans un immense parc de trois hectars dont chaque centimètre ou presque était recouvert de plantes habituées aux températures glaciales de cette région.

On se gara dans la cour, près d'un groupe de voiture je reconnus sans peine celle d'Eleazar. Je continuai d'admirer le paysage enchanteur qui m'entourait sans me lasser tout en me dirigeant vers l'entrée avec les autres. Je venais de poser le pied sur l'avant dernière marche de l'escalier quand la porte s'ouvrit et laissa place à Rosalie et Emmett. Après les salutations d'usage, très démonstratives de la part d'Emmett, l'absence de nos hôtes fut remarquée. La remarque de Carlisle provoqua d'ailleurs des réactions et des révélations plutôt inattendues. Mickael était à Denali. Celui qui avait adhéré et soutenu la cause de Marcus pendant toutes ces années était là. Je me demandais bien pourquoi.

Après une brève discussion sur le pas de la porte Rose et Emmett nous conduisirent dans un petit salon très moderne mais qui allait parfaitement avec l'atmosphère de la bâtisse. Je m'installais dans un grand fauteuil blanc alors qu'Edward se postait debout, derrière moi et que les autres s'éparpillaient dans la pièce. Nous attendîmes en silence pendant un moment, attendant qu'un de nos hôtes se montre. Finalement, au bout de longues minutes on entendit des pas dans le couloir et on pu bientôt distinguer des pas qui s'approchaient à travers la porte que nous avions laissé ouverte. Je reconnus sans peine Eleazar et Carmen, trois jeunes femmes qui devaient être les trois sœurs, Kate, Tanya et Irina. Je reconnus également Mickael, bien que je l'avais très peu vu et qu'il se tenait dos à nous. Il nous jeta un rapide coup d'œil puis s'en fut, même si j'aurais plutôt dit « s'enfuit », par la porte.

Au moment même où on entendit cette dernière claquer les membres du clan Denali entrèrent à la file indienne dans la pièce où on se trouvait, à les attendre. Ils s'avancèrent en silence, exceptés Eleazar et Carmen qui vinrent nous saluer chaleureusement chacun notre tour. Les trois sœurs, elles, se contentèrent de s'asseoir sur le grand canapé, attendant la suite des événements. Non sans me jeter des regards curieux, dubitatifs, haineux ce qui me laissaient perplexes car lors de notre rencontre à l'occasion de mon anniversaire nous nous étions bien entendues et passé la chaleur des retrouvailles, même Carmen et Eleazar paraissaient soucieux. Le silence s'installa dans la pièce et devint rapidement désagréable mais aucune des personnes présentes ne semblaient pressée de le briser. Pourtant il faudrait bien que l'un d'entre nous se décide à le faire, il faudrait bien que l'on mette la situation au clair. Nous restâmes silencieux pendant encore quelques minutes puis finalement Carlisle et Eleazar se décidèrent à parler, en même temps.

« - Donc…

- Alors… »

Tous deux se mirent à sourire et essayèrent d'inciter l'autre à parler en premier et ce fut Carlisle, comme toujours, qui sut trouver les mots justes et convaincre Eleazar de nous expliquer la situation. On apprit que Mickael, après avoir quitté Marcus, s'était retrouvé seul, désœuvré et sans nulle part où aller il avait donc contacté les seuls vampires dont il avait les coordonnées, à part nous et son créateur. Il les avait d'abord contactés par téléphone puis les Denali avaient accepté de le rencontrer et il était arrivé dans la région quelques jours plus tard. Il s'était installé dans un petit motel quasiment désert en dehors de la ville et avait attendu qu'Eleazar lui permette de venir. Emmett et Rosalie étaient arrivés alors que Mickael s'entretenaient avec nos cousins du nord et si Rosalie ne l'avait pas retenu, Emmett l'aurait transformé en sushi. Esmée jeta un regard réprobateur à Emmett et ce dernier se contenta de hausser les épaules et de murmurer qu'il ne s'excuserait pas, pas après ce qui s'était passé six mois plus tôt. Apparemment Mickael était intéressé par le régime végétarien et notre manière de vivre et, puisqu'il ne pouvait s'adresser à nous, il avait contacté le seul autre clan végétarien existant.

Je comprenais maintenant pourquoi les trois sœurs étaient en colère. La présence du vampire les mettait dans une position très inconfortable vis-à-vis des Cullen et c'était ma faute. Mais Eleazar savait ce à quoi Mickael avait participé et j'espérais que lui et les autres membres de son clan prendraient la bonne décision, qu'ils privilégieraient leurs liens avec ma nouvelle famille.

POV Edward

Bella attrapa ma main et élargit son bouclier pour me faire part de ses pensées. Elle me montra le visage de nos cousines et les conclusions qu'elle en avait tiré. Je hochais la tête pour lui faire comprendre que c'était globalement ce qui ressortait de leurs pensées. Je ne comprenais même pas qu'ils envisagent d'aider ce Mickael, pas après ce qu'il avait fait et ce qu'il avait failli faire. Qu'il se soit retiré du conflit à la dernière minute ne l'excusait pas, au contraire cela montrait seulement qu'il ne savait pas de quel côté se ranger et que s'il avait changé d'avis une fois il pourrait tout à fait recommencer. Mais je n'étais pas impartial dans cette histoire, je tenais beaucoup trop à Bella pour analyser la situation clairement et sans préjugés, aussi je me gardais bien d'intervenir dans la discussion qui avait lieu entre mon père et Eleazar. Je me contentai d'écouter. J'aurai l'occasion de faire entendre mon point de vue plus tard, lorsque nous en discuterions entre nous, car cela arriverait fatalement.

Nous écoutions tous Eleazar insister sur le fait qu'il avait accepté de recevoir Mickael car il ne voulait pas perdre une occasion de convertir quelqu'un à notre mode de vie et surtout de soustraire un vampire aux Volturi. Comme Carlisle, il avait vécu longtemps avec eux, beaucoup plus que mon père d'ailleurs, de ce fait il avait été témoin de la barbarie et la cruauté des trois frères et de leur garde. Malgré tout il ne voulait pas que la présence du vampire nuise à nos relations alors si nous n'étions pas d'accord, le clan Denali n'accueillerait pas Mickael. Je sentais bien que Carlisle était très ennuyé par cela. Il ne voulait pas être responsable de « l'abandon » du jeune vampire et de sa possible reconversion en nomade au régime alimentaire plus que discutable. D'ailleurs, même si je n'appréciais pas du tout cet homme, et pas seulement parce qu'il avait aidé à harceler Bella, je n'aimais pas cette idée non plus. Les deux patriarches se faisaient face dans le silence. Carlisle réfléchissant et Eleazar attendant le résultat de cette réflexion. Il ne prendrait aucune décision définitive sans que toute la famille ait donnée son accord mais il fallait bien dire quelque chose en attendant.

« - Eleazar, commença mon médecin de père, je ne peux te dire ce que nous allons faire, pour ça je dois en parler avec les autres.

- Je me doutais que c'est ce que tu dirais. Qu'aurais-tu pu répondre d'autre de toute façon ? Les filles et moi allons chassés, comme ça vous pourrez parler tout à loisir sans craindre d'être entendu. Je te passerais un coup de fil pour te prévenir de notre retour.

- Tu n'as pas à faire ça. C'est ta maison après tout.

- Ne t'inquiète pas, ça ne nous dérange pas.

- Merci mon ami. »

Puis il se retira, les quatre femmes à sa suite. Nous restâmes silencieux un bon moment, attendant d'être sur qu'ils soient assez loin pour ne pas nous entendre. Puis ce fut comme si quelqu'un avait appuyé sur le bouton « play » d'un quelconque appareil Hi-Fi, tout le monde se mit à parler en même temps, chacun y allant de son avis et de ses conseils. Mais il ressortait quand même une idée générale, nous ne pouvions pas cohabiter avec Mickael, un jour peut-être mais pour l'instant c'était trop tôt. Restait à savoir si c'était lui qui devait partir, ou nous. Pour Rosalie, Emmett, Jasper et moi, c'était à lui de partir c'était lui qui avait essayé de détruire nos vies et qui aujourd'hui essayait de s'y incruster. Bella, elle, ne voulait ni l'un ni l'autre, tout ce qu'elle souhaitait c'était rester loin de ce type, ce que je comprenais tout à fait. Cette histoire l'avait marquée, même si Marcus ne lui avait jamais fait de mal physiquement, sa surveillance constante et la menace qu'il avait fait peser sur elle l'avaient empêchée de se construire une vie. Il l'avait obligée à vivre presque recluse, sans ami, sans personne avec qui être heureuse. Torture psychologique, tout simplement, et parfois certain de ces gestes, de ses paroles montraient qu'elle n'en était pas encore remise. Carlisle et Esmée, comme toujours, essayaient de trouver le bon côté des choses, mais pour la première fois je sentais une certaine réticence de la part d'Esmée. Elle ne chercha pas à me cacher ses pensées et je compris vite que ce qui habituellement lui permettait de trouver le bon en chacun était éclipser par le fait que le vampire avait attaqué notre famille et surtout Bella à qui elle tenait beaucoup.

Pour chacun d'entre nous il était évident que nous débarrasser de Mickael serait la meilleure solution pour être tranquille mais bien sûr nous ne l'admettrions jamais, en tout cas à voix haute. Je guettais les pensées des Denali car si je faisais totalement confiance à Carmen et Eleazar pour nous laisser leur annoncer quelle serait notre décision je savais que les trois sœurs étaient, elles, capables de revenir nous espionner, ou en tout cas de revenir essayer. Je savais toutefois que ce ne serait pas par perfidie ou à cause d'une curiosité mal placée mais tout simplement parce qu'elles prenaient très à cœur la sécurité de leur clan, en effet bien qu'Eleazar soit le chef de clan officiel Tanya en était l'officieux (N/Mfdt : Ce n'est pas une interprétation de ma part, c'est l'impression que ça donne dans le tome 4, de plus c'est précisé dans le guide officiel de la saga) (N/Abie : Je suis d'accord !). Je ne les condamnerai pas car c'était notre nature qui voulait ça de plus je ne pouvais garantir quelle serait ma réaction dans ce genre de situation. Mais finalement mes craintes n'eurent aucune raison d'être car personne ne s'approcha de la maison pendant que nous discutions. Notre conversation dura de longues heures car s'il était certain qu'aucun d'entre nous n'était près à pardonner au jeune vampire, les Denali eux, étaient près à le prendre sous leur aile. De ce fait il vivrait forcément avec eux et il était clair que ni Bella, ni ma famille ni moi ne voulions cohabiter avec lui. Surtout que je doutais qu'Emmett et moi réussirions à garder notre self-control en sa présence de plus je refusais catégoriquement que Bella se retrouve en sa présence. Elle était encore trop fragile.

Restait à savoir qui choisiraient les trois sœurs, Eleazar et Carmen. Carlisle ne doutait absolument pas de la loyauté de son vieil ami mais pour ma part, j'avais des doutes. Ce dernier était resté bien plus longtemps que lui au service des Volturi, ce qui pour moi en disait long sur sa personnalité. Pourtant j'adorais Eleazar et il me le rendait bien. Pour finir, après que chacun ait fait part de son opinion et que nous ayons discuté de toutes les possibilités en long, en large et en travers, il fut décidé que si nos amis végétariens persistaient à vouloir aider celui qui aurait pu détruire notre famille et m'enlever ma Bella, nous rentrerions à Forks et resterions éloignés d'eux pendant quelques temps. Du moins, eux pourraient nous rendre visite, mais sans lui.

POV Bella

Je n'arrivais pas à croire qu'ils envisageaient une chose pareille. Je connaissais les Cullen depuis suffisamment longtemps maintenant pour savoir que c'était une réaction typique d'eux mais je refusais d'être responsable d'une brouille avec ceux qui étaient leurs plus proches amis, leur famille. J'essayais donc de leur faire comprendre qu'il ne fallait pas qu'ils mettent un terme à leurs bonnes relations avec Eleazar et les siens à cause de moi, que je pouvais très bien faire avec la présence de Mickael même si je le détestais. Mais leur réponse à tous fut très claire, j'étais prioritaire car si les autres éta ient considérés comme des cousins, j'étais pour eux leur sœur, fille, compagne et puis eux aussi détestaient Mickael et n'avaient aucune envie de se forcer à le côtoyer. Même Rosalie qui s'entendait comme larron en foire avec Kate me soutint et malgré notre récent rapprochement je fus surprise ainsi que très touchée et gênée car je n'avais pas encore l'habitude d'être aussi aimée, choyée, protégée…

Edward qui jusqu'à présent s'était soit trouvé derrière moi soit avait déambulé dans la pièce vint se poser sur l'accoudoir de mon fauteuil. Il m'enlaça de son bras gauche et me serra fort contre lui. Je levais mes yeux vers son visage et je pus voir dans ses prunelles tout l'amour qu'il avait pour moi. Quand il me regardait comme ça j'oubliais tout nous restâmes un moment comme cela, jusqu'à ce qu'un raclement de gorge nous fasse émerger de notre bulle.

« - Hé, Roméo et Juliette, vous croyez que c'est le moment ? Ricana Emmett.

- Tu as lu Roméo et Juliette ? S'exclama Alice avant que quiconque ait pu réagir.

- Je ne suis pas stupide ! Nain de jardin !

- D'accord mais pourquoi eux ? L'interrogeai-je, empêchant par la même occasion Alice de répliquer.

- M'enfin c'est évident ! Parce qu'ils sont morts !

- Et alors ? Me contentai-je de répondre.

- Vous aussi vous êtes morts ! Rétorqua-t-il agacé. »

(N/Mfdt : Emmett et sa logique…)

Rosalie lui mit une bonne claque derrière la tête alors qu'Esmée s'exclamait « Emmett ! » sur un ton désespéré mais résolu et que nous le regardions tous d'un air ahuri. Edward disait souvent que son frère était un géni qui s'ignorait, rapports aux quelques éclairs d'intelligence dont il faisait preuve parfois mais dans ces cas-là je savais qu'il se demandait surtout où est-ce qu'il allait chercher des âneries pareilles, et j'avouais bien volontiers que moi aussi. On se reconcentra tout de même sur ce qui se passait parce que même si c'était dit de manière particulièrement maladroite et stupide, c'était vrai.

Je demandais une dernière fois s'il n'y avait pas un autre moyen, après tout même si au départ Mickael avait obéit à Marcus il était en fait une victime et puis il avait finalement choisit de s'en aller. Je n'avais pas envie de lui pardonner ni de faire comme si de rien n'était mais j'étais prête à tout pour rendre Edward et les Cullen heureux. Ils comprirent tous ce que j'essayais de faire avant même que j'ai terminé de parler et un petit sourire de reconnaissance apparu sur leurs visages mais je sus que rien de ce que je dirais ne changerait leur décision. Malgré tout Carlisle demanda à Alice si elle voyait quelque chose. Cette dernière répondit qu'elle surveillait leur décision mais que pour l'instant ils n'avaient pas arrêté leur choix, comme nous un peu plus tôt.

« - Donc nous sommes d'accord. Dit Carlisle. Si Mickael reste, nous partons. »

Il nous regarda tour à tour tandis qu'on lui signifiait notre accord. J'étais toutefois très triste que cette décision puisse engendrer des tensions entre nos hôtes et nous, car cela arriverait forcément. Nous n'avions plus qu'à attendre le retour de nos amis. J'espérais vraiment qu'ils nous choisiraient nous, j'avais tant envi de mieux les connaître et de partager ce noël avec eux. C'était le premier noël que je ne passais pas en solitaire depuis que Marcus m'avait abandonnée et j'aurais voulu qu'il soit parfait. Mais j'avais un mauvais pressentiment, tout au fond de moi je sentais que nous ne fêterions pas noël comme c'était prévu initialement. Tout à coup je sentis une vague d'émotion m'atteindre et à ce moment là je me rendis compte à quel point j'étais stressée. Je remerciai Jasper silencieusement et me blottissai un peu plus dans les bras d'Edward.

Désormais le silence régnait dans la grande pièce. Même sans posséder le don d'Edward, je devinais que tous les membres de la famille étaient inquiets. Eux aussi devaient espérer que Tanya et les autres nous choisiraient, que nous pourrions rester. Notre discussion avait duré deux bonnes heures et il en fallut quelques unes de plus avant que nos hôtes ne reviennent de la chasse. A ce moment là Jasper et Emmett étaient dans le jardin, engagés dans un combat amical et nous autres les regardions faire depuis la terrasse. Edward se tendit tout à coup et se mit debout. J'allais lui demander pourquoi quand je vis Emmett et Jasper se diriger tranquillement vers nous en nous montrant la forêt. Kate et Irina furent les premières à émerger des bois suivies par Eleazar et Carmen qui se tenaient par la main et enfin Tanya qui semblait prendre particulièrement son temps pour nous rejoindre.

Les garçons restèrent debout tandis que Carlisle se levait à son tour et descendait les quelques marches nous séparaient des cinq vampires. Je restai assise sur la table sur laquelle je m'étais installée un peu plus tôt et je m'aperçus que les filles agissaient de même. C'était très bizarre, les garçons debout, les filles assises, une scène qui aurait très bien pu se dérouler à l'époque où j'étais encore humaine, à l'époque où c'était encore les hommes qui prenaient toutes les décisions. Irina, Kate, Carmen et Eleazar nous rejoignirent rapidement mais nous dûmes attendre Tanya un moment. Un moment pendant lequel je me demandai si elle le faisait exprès parce qu'elle voulait retarder le plus longtemps possible ce moment fatidique ou tout simplement parce qu'elle ne voulait pas se montrer coopérative. Elle finit tout de même par nous rejoindre et il arriva ce que nous redoutions tous. Carlisle les informa donc que malgré notre volonté de rallier le plus de vampire possible à notre régime alimentaire, et plus généralement à notre manière de vivre, ainsi que l'indulgence qui habituellement nous caractérisait, nous ne pouvions faire comme si de rien n'était. Encore une fois même sans entendre les pensées comme Edward je pus facilement deviner ce que pensaient nos amis. Enfin si nos amis ils étaient toujours.

Les trois sœurs nous regardaient sans afficher la moindre émotion Carmen elle ne cachait pas sa tristesse, tout comme Esmée. Eleazar poussa un soupir de résignation et prit la parole à son tour. Il nous annonça, comme on s'en doutait, qu'eux avaient décidés de prendre en charge Mickael. Mais nos cousins du nord ne renoncèrent pas pour autant à nous garder chez eux pour noël. Notre « oncle » essaya de convaincre Carlisle en lui rappelant que tout le monde avait droit à une seconde chance et que c'était lui-même qui avait utilisé ce précepte pour le convaincre de quitter les Volturi. Irina ajouta qu'on pouvait toujours trouver une solution pour qu'aucun d'entre nous ne le croise durant notre séjour mais elle-même ne semblait pas convaincue par ses paroles.

Cependant cela aurait pu être une bonne idée si je n'avais pas été certaines que les garçons, exceptés mon père adoptif qui savait toujours se tenir, voire même, peut-être, Rosalie, auraient été incapables de se retenir de sauter à la gorge de Mickael si par malheur ils l'avaient croisé au détour d'un des couloirs de la grande demeure. Jasper intervint et je crus qu'il allait finalement soutenir Mickael - après tout lui aussi avait eu droit à un nouveau départ en tant que vampire et j'étais prête à croire qu'il avait fait plus de victime que mon ancien poursuivant - mais il se contenta de dire d'une voix monocorde) qu'il aurait droit à une seconde chance mais qu'il faudrait qu'à nos yeux qu'il la mérite et ce serait sûrement très long.

POV Edward

On resta une nouvelle fois dans le silence le plus complet pendant un moment jusqu'à ce que Rosalie et Emmett montent dans leur chambre pour remballer le peu d'affaires qu'ils avaient pris la peine de défaire. Puis Esmée se racla la gorge tout doucement mais juste assez pour faire comprendre à Carlisle qu'il devait réagir.

« - Nous allons aller chasser puis nous prendrons la route. Dit-il en portant son regard sur chacun d'entre nous pour obtenir notre accord.

- Mon vieil ami, tu es sûr que tu ne veux pas essayer de rester encore un peu ? Le supplia presque le Denali.

- Je suis navré mais tu comprends que la sécurité et le bien-être de ma famille passent avant tout.

- je sais. Mais tu ne peux pas m'en vouloir d'essayer.

- Non, c'est vrai. Répondit-il, un petit sourire éclairant son visage. »

Emmett et Rosalie redescendirent puis nous nous éloignâmes de la maison en direction de la forêt. La chasse fut longue car nous ne voulions pas être obligés de nous arrêter plus que nécessaire sur le chemin du retour et aussi très calme. Nos esprits étaient trop accaparés par la situation pour penser à nos jeux de chasse habituels. Répartis par couple, nous restâmes éloignés les uns des autres la plupart du temps. Bella était encore plus calme que d'habitude, si cela était possible je la sentais fermée et toutes les fibres de son corps trahissaient son sentiment de culpabilité. Je ne pouvais le lui reprocher car à sa place j'aurais été dans le même état ; toutefois je vins la prendre dans mes bras et lui donnait un tendre et long baiser afin de la rassurer sur mon éternel amour, mon soutien ainsi que celui de notre famille. Au milieu de notre étreinte elle étendit son bouclier pour que je puisse l'entendre et si elle savait que nous ne la jugions pas coupable elle ne pouvait s'empêcher de se sentir responsable.

Après tout chacun des membres du clan Denali étaient entrés dans notre vie bien avant elle. Qui était-elle donc pour briser une si longue amitié ? Je la serrais plus fort contre moi dans l'espoir de chasser ces pensées saugrenues de son esprit et poussai un furtif soupir de soulagement lorsque je la sentis enfin se détendre contre moi. Nous restâmes ainsi enlacés, nous cajolant l'un l'autre jusqu'à ce que la sonnerie de mon téléphone me ramène à la réalité. Tous les autres avaient terminé leur chasse et nous devions nous rejoindre à la lisière de la forêt pour que nous puissions y retourner tous ensemble. Nous saluerions nos hôtes de courte durée et rentrerions chez nous. Je captais les pensées d'Alice, elle se félicitait d'avoir tenue à décorer la maison et à mettre un sapin alors que nous devions être absents pour toutes les vacances. Nous passerions le réveillon sur les routes mais en faisant assez vite nous serions à la maison à temps pour ouvrir nos cadeaux le jour de noël.

Nous entrâmes dans la demeure par la baie vitrée qui donnait sur la grande salle à manger qui, comme chez nous, servait de salle de réunion et on traversa la dite pièce d'un pas souple et rapide. Lorsqu'on fut dans le couloir on tomba nez à nez avec Kate et Irina qui partaient dans le sens inverse les bras chargés d'énormes classeurs. Esmée les interpella doucement et ces dernières nous rejoignirent rapidement. Elles comprirent sans aucun mot que nous étions prêts à nous en aller et elles affichèrent tout à coup une mine sombre où se mêlait honte, tristesse, colère et bien d'autres émotions. Elles nous indiquèrent qu'Eleazar et Carmen se trouvaient dans la bibliothèque en train de disputer une partie d'échecs. Elles déposèrent leur fardeau sur un meuble qui se trouvait là et nous y accompagnèrent. Je suivais les autres sans vraiment faire attention à ce qui nous entourait, concentré sur ma Bella et la peine qu'elle ressentait tellement concentré que je ne vis absolument pas venir la suite.

Nous étions devant la double porte de la bibliothèque qui était grande ouverte, sur le point d'entrer quand une autre porte près de nous s'ouvrit. Elle laissa place à Tanya et à ma grande horreur, à Mickael. Et là sans que je comprenne ce qui avait pu se passer ni que quiconque ait le temps d'intervenir Emmett se jeta sur lui, très vite rejoint par Rosalie. Passé l'instant de stupeur où il se laissa faire, Mickael se défendit et le couloir devint très rapidement un vrai champ de bataille, des meubles brisés partout, des trous dans les murs… Le premier à réagir fut Jasper qui se jeta sur Emmett pour l'arrêter puis tous les autres. Eleazar dut nous prêter mains fortes pour contenir la rage d'Emmett tandis que pour Rosalie, Esmée et Alice suffirent. Tanya se rapprocha immédiatement de Mickael, l'aida à se relever et le plaça derrière lui. Il semblait vraiment apeuré et je fus surpris de découvrir qu'il avait juste voulu se défendre, sans chercher à blesser qui que ce soit. Malgré tout, rien n'était pardonné.

Je sondais l'esprit de Tanya et vit qu'elle était très en colère que l'un de ses invités ait osé en attaquer un autre sous son toit. Je supposais donc que nous nous séparerions en moins bons termes que ce que nous avions prévu. Emmett finit par se calmer mais Rosalie essayait toujours de se dégager de l'emprise de notre mère et de notre sœur. Jasper avait beau lui envoyer des ondes apaisantes, rien n'y faisait. La situation était très tendue mais je faisais confiance à Carlisle pour limiter les dégâts voire même pour tout arranger. Au moment même où je me rapprochais des membres de ma famille, entraînant Bella à ma suite la voix de mon père raisonna dans ma tête.

« - Edward, s'il te plait, emmène les autres. Sauf Esmée bien sûr. »

Je hochai la tête en signe d'assentiment puis pris la place d'Esmée aux côtés de Rosalie et la tirais délicatement par le bras, du moins le plus délicatement possible vu la résistance qu'elle m'opposait, pour la diriger vers la sortie. Cette dernière protesta mais les autres me suivirent docilement, sans dire un mot. Décidément ce voyage ne se passait pas du tout comme prévu. On prit tous la direction de la porte d'entrée que nous franchîmes dès qu'Alice l'eut ouverte même s'il était certain que cela ne nous empêcherait pas d'entendre leur conversation.

Je ne savais pas si c'était pareil pour les autres mais de mon côté je ne cherchais pas à écouter ce qui se disait à l'intérieur de toute façon Carlisle nous tiendrait au courant.

On se dirigea presque instinctivement vers nos véhicules. Emmett sauta d'un pas léger et souple sur le capot de sa jeep et s'affala dessus, très vite rejoint par sa dulcinée qui se blottit aussitôt dans ses bras. Jasper et Alice se posèrent contre le pare-choc tandis qu'avec Bella nous prenions appuis contre ma Volvo. L'attente ne fut pas longue, en effet, à peine quelques minutes plus tard nos parents adoptifs sortaient par la même porte que nous avions passée un peu plus tôt. Ils avancèrent tranquillement mais fermement et un seul regard d'Esmée nous fit comprendre qu'il était temps que l'on s'en aille. Cette fois Alice et Jasper montèrent avec Rose et Emmett, nous laissant par la même occasion un peu de tranquillité.

Nos parents partirent en tête tandis que mes frères et sœurs passaient en dernier. Tout comme pour la chasse, le calme régna, pas de jeu stupide comme à l'aller. Même Emmett resta sérieux, ce qui de sa part était exceptionnel. Les seuls arrêts que l'on s'accorda furent pour faire le plein. Les quatre saisons de Vivaldi tournaient en boucle dans l'autoradio ni Bella ni moi n'ayant le goût de changer. Je trouvais le trajet beaucoup plus long qu'à l'aller sans doute était-ce du au silence qui régnait entre Bella et moi mais également entre nous et le reste de la famille. Seule la musique rompait un peu la monotonie. Je me demandai si les autres ressentaient la même chose.

Après plusieurs heures de route nous pûmes enfin apercevoir les contrées de l'Etat de Washington et bientôt ce furent celles de Forks. J'étais content que Carlisle ait pris la tête du convoi car peu de temps avant de dépasser le panneau qui nous souhaitait la bienvenue à Forks, nous avions croisé une patrouille de police qui stationnée au milieu de la route, surveillait d'éventuels excès de vitesse. Si Emmett avait été en tête, il aurait roulé comme toujours trop vite. Seule la présence de nos parents l'en avait empêché.

J'étais heureux de rentrer chez moi, même si la raison de notre départ précipité et anticipé me contrariait au plus haut point. J'espérais que la légère discorde qui nous opposait aux Denali serait vite réglée. De quelque manière que ce soit. Une fois arrivé à la maison, chacun gara sa voiture à sa place, dans le garage, et sans un mot nous sortirent nos bagages des coffres pour les monter dans nos chambres respectives. Contrairement à son habitude, Alice ne vint pas nous casser les pieds pour défaire nos valises sous prétexte que nous ne savions pas prendre soin de nos vêtements. Elle nous laissa faire, trop occupée à ruminer la situation sans doute, comme nous tous. Après avoir vidé ses valises des quantités astronomiques de vêtements, chaussures et autres accessoires qu'Alice y avait mis, Bella attrapa un grand sac et en sorti de nombreux paquets qu'elle sépara en deux tas. Je reconnus sans peine l'un des deux puisque c'était les cadeaux de noël destinés à nos cousins. Bella ne les connaissant pas très bien nous avions décidés de leur faire des cadeaux à deux. Pour le reste de la famille, Bella avait tenu à faire un cadeau à chacun, pour marquer son premier noël parmi nous. Je ne pus m'empêcher de me demander lequel était le mien. Bella déposa le sac noir à ses pieds et regarda les cadeaux tout en poussant un soupir.

« - Que crois-tu que l'on doive en faire ? Me demanda-t-elle tout en gardant la tête baissée vers les paquets.

- Je ne sais pas trop. Peut-être devrions-nous faire un colis avec ceux des autres et les leur envoyer ?

- Leur envoyer ? Répétais-je pour moi-même. Oui, pourquoi pas. Ca pourrait montrer notre envie de réconciliation.

- Et notre bonne volonté. »

Ayant fait le tour du lit, j'enlaçai Bella. Elle se tourna vers moi et m'embrassa le bout du nez.

« - Je vais descendre en parler à Esmée si ça te va.

- Bien sûr que ça me va. Mais tu n'as de toute façon pas besoin de ma permission.

- Je sais. Me répondit-elle. »

Elle m'embrassa à nouveau, cette fois sur les lèvres puis se dégagea. Elle attrapa les cadeaux des trois sœurs, de Carmen et d'Eleazar et sortit de la pièce. De mon côté, je terminai avec ma valise puis descendis tous nos bagages vides pour les ranger à leur place ainsi que mes cadeaux et ceux de Bella pour les déposer sous le sapin. Quand j'eus fini de les disposer, je me relevai et désœuvré, je me préparai à remonter pour me trouver quelque chose à faire quand Bella et Esmée apparurent, l'une portant un immense carton, l'autre plusieurs sachets de boules de polystyrène. Je m'approchais et jetait un œil dans le carton. Les paquets cadeaux il semblerait que notre idée ait été appréciée.

POV Bella

J'étais heureuse qu'Esmée et Carlisle aient apprécié l'idée d'Edward. Je me sentais tellement coupable de la situation que je voulais tout faire pour l'arranger enfin, tout en faisant mon maximum pour que ça ne me conduise pas à croiser Mickael de si tôt. Nous nous installâmes dans l'atelier d'Esmée après être aller chercher ce dont nous avions besoin. Je vidai les sacs de polystyrène dans le carton et on y plaça nos paquets pendant qu'Edward, que j'avais missionné, allait chercher ceux des autres. Il eut apparemment du mal à convaincre Emmett et Rosalie mais il était très fort pour argumenter alors il réussit. Alice et Jasper semblèrent également un peu réticents mais ils capitulèrent très vite car beaucoup moins rancuniers que les deux autres. Une fois tous les cadeaux déposés dans le carton, Esmée le mit de côté pour plus tard. De toute façon c'était un jour férié nous ne pourrions donc l'envoyer avant le lendemain.

Accompagnée d'Edward nous nous rendîmes dans le salon où sous le sapin était apparu des dizaines de cadeaux, certains énormes, d'autres beaucoup moins. Edward s'installa dans le grand fauteuil noir, préféré de tous les membres de la famille ou presque. Les garçons se le battaient en permanence et quand l'un réussissait à s'asseoir dedans il n'en bougeait plus de peur de se voir voler sa place. Je m'installais donc avec lui, nous tenions à deux très facilement et c'est ce qui faisait sa popularité car le côté confortable de l'objet nous échappait totalement. Je m'affalai sur la poitrine de mon amoureux et laissai mes jambes pendre au travers de l'accoudoir à l'opposé. Esmée, elle, s'installa à genoux devant le sapin et regarda d'un œil impatient le tas de cadeaux qui nous attendait sagement. La connaissant c'est une réaction que je n'aurais jamais imaginée ni même envisagée. Elle qui d'habitude était si pondérée et si mature, ressemblait à cet instant à une petite fille. Jasper et Carlisle se joignirent ensuite à nous. Le premier s'installa dans le grand canapé tandis que Carlisle s'asseyait en tailleur dans l'immense pouf près de sa femme. Puis vinrent ensuite Emmett et Rosalie qui s'installèrent par terre, sur des coussins, et finalement Alice nous rejoignit de très longues minutes plus tard, après qu'elle eut terminé de ranger ses vêtements par couleurs, saison etc… Elle s'installa bien sûr aux côtés de Jasper, posant un bras sur son épaule et repliant ses jambes sous elle. La parfaite petite réunion de famille humaine et si quelqu'un d'extérieur avait observé la scène, il n'y aurait rien vu d'autre.

Comme nous étions tous là, la distribution des cadeaux pu commencer et Esmée ne se fit pas prier. Elle distribua un cadeau à tout le monde et s'empressa d'ouvrir le sien. C'était un magnifique châle bleu océan, entièrement brodé par Alice. Chacun s'extasia sur son présent, remerciant chaleureusement celui, celle ou ceux qui le lui avait offert et nous passions au paquet suivant. Certains présents m'étonnèrent, comme le plus gros paquet qui était d'Emmett pour Rosalie, il contenait une énorme pièce métallique qui semblait faire partie d'un moteur de voiture, ce dont je n'étais pas du tout sûr car c'était hors de mon champ de compétence. Il s'agissait pour moi d'un cadeau spécial mais vu les cris que poussaient Rosalie il devait être exceptionnel. J'appris bien plus tard qu'elle cherchait cette pièce depuis très longtemps pour achever la restauration de la voiture de collection qu'elle s'était offerte quelques mois plus tôt.

Tous ceux que je reçus furent magnifiques mais le plus beau de tous fut celui qui venait de toute la famille. C'était une broche qui portait les armoiries de la famille et que je pouvais soit épingler dans mes cheveux, soit sur un vêtement ou encore porté en pendentif. Chaque membre du clan Cullen possédait un objet les représentant Rosalie, en pendentif, Alice, en tour de cou, Edward, Jasper et Emmett, incrusté dans un bandeau de cuir noué au poignet, Carlisle, sur une bague et Esmée sur un bracelet (Mfdt : Je n'invente rien, c'est écrit dans le Guide officiel du premier film à la page 84, sauf pour Esmée, là j'extrapole à partir de ce qui est proposé sur internet car ce n'est pas indiqué et sur les photos du tournage j'ai du mal a distingué si la bague qu'elle a porte ces fameuses armoiries). Encore plus que les clefs de la maison, ce cadeau représentait vraiment mon appartenance à cette famille (Mfdt : Si elle savait…) Il surpassait même celui d'Edward qui était pourtant magnifique, un cadre dans lequel se trouvait deux petits articles annonçant pour l'un, le mariage de mes parents et pour l'autre ma naissance. Je savais qu'il avait dû se donner du mal car le journal de ma ville natale était à l'époque tirés à peu d'exemplaires et avait fait faillite alors que je n'avais même pas cinq ans.

J'épinglai tout de suite la broche dans mon chignon et fit admirer le résultat. Edward me regardait avec une fierté non dissimulée. Si j'avais pu encore rougir, mon visage aurait prit une jolie teinte cramoisie. Nous prîmes notre temps pour découvrir, apprécier et partager chaque présent si bien que tard le soir nous étions encore tous autour du sapin. Puis finalement chacun parti de son côté Rosalie fonça dans le garage afin de rajouter sa toute nouvelle pièce au moteur de son antiquité (Mfdt : Ne pas y voir de sens péjoratif) suivie de près par Emmett qui, sans la suivre, alla ranger soigneusement sa toute nouvelle batte de baseball dans le local que la famille consacrait à ce sport. Carlisle et Esmée se rendirent dans leur bureau tandis qu'Alice s'extasiait sur ses rouleaux de tissus et cherchait quels vêtements confectionner avec, Jasper s'installait dans le fauteuil. Edward et moi venions de quitter la pièce pour commencer son nouveau livre et nous prenions la direction de notre chambre. (Mfdt : Je ne décris pas tous les cadeaux qu'ils se sont offerts sinon il y en aurait pour la vie des rats ! Lol)

Je m'attendais à ce qu'il file directement à son piano afin de se faire la main sur ses toutes nouvelles (et rares) partitions mais, à ma grande surprise, il me guida jusqu'à notre salle de bain. Lorsqu'il ouvrit la porte je découvris qu'il m'avait fait couler un bain des tas de bougies étaient disposées un peu partout dans la pièce et servaient d'éclairage. Des pétales de roses recouvraient presque entièrement chaque surface plane ainsi que la surface de l'eau et une douce musique s'échappait de la petite chaîne Hi-Fi.

« - Quand est-ce que tu as fait tout ça ? Lui demandais-je. »

Il me répondit par un petit sourire énigmatique et se déshabilla rapidement sans prononcer un mot. Il s'installa dans la baignoire tandis que je restais debout, au milieu de la pièce sans aucune réaction. Je repris finalement mes esprits et me déshabillai à mon tour, entrai dans mon bain et me blottis contre a poitrine. Ma joue contre sa joue, mon dos contre son torse, ses doigts frôlaient ma peau, une caresse aussi légère qu'une plume. Je me laissai faire, goûtant avec plaisir à cet instant de paix et de tranquillité et puis fermai les yeux pour l'apprécier encore plus. Au bout d'un moment je sentis Edward remuer légèrement. Comme nous autres vampires ne ressentions pas l'inconfort de certaines positions cette soudaine activité me rendit curieuse. J'ouvrai donc les paupières, m'apprêtant à le questionner quand mes yeux tombèrent sur une petite boite noire, toute simple, qui reposait au creux de la main de mon homme, juste devant mon visage.

« - Encore un cadeau ? Edward, tu n'aurais pas dû ! M'exclamais-je, pourtant ravie. J'avais appris à apprécier ses petites attentions. »

Je m'essuyai sommairement les mains et attrapai la boite. Quand je l'ouvris, j'eus la surprise d'y trouver une seconde boite, légèrement plus petite et rouge. Le genre de boite qui ne peut abriter qu'un bijou. En l'occurrence une bague, comme je le découvris en ouvrant l'écrin. Un magnifique solitaire monté sur un anneau que je crus tout d'abord en argent. Edward me précisa plusieurs heures plus tard qu'en fait c'était du platine lui se fichait que je ne fasse pas la différence mais il savait que le reste de la famille non, d'où la précision. Je sortis la bague et m'apprêtais à la passer à mon annuaire droit quand mon chéri m'arrêta doucement. A son tour il prit la bague, attrapa ma main gauche et se décala légèrement sur le côté pour pouvoir me regarder dans les yeux. Je le regardai faire, un peu perplexe, même si mon inconscient, lui, avait déjà tout compris.

« - Ma maison est désormais la tienne, ma famille aussi, accepterais-tu aussi mon nom ? Me demanda-t-il avec une infime douceur. » (Mfdt : Ma formulation est un peu originale mais je la trouve plus sympa que l'éternel : « Isabella Marie Swan, voulez vous m'épouser ? », j'espère que vous n'êtes pas déçus).

Comme je ne disais pas un mot il poursuivit, fronçant très légèrement les sourcils.

« - Je sais qu'on ne se connait pas depuis très longtemps mais j'ai l'impression de t'aimer depuis toujours et je voudrais te le prouver pour l'éternité… Bella ? »

Je le regardais avec tout l'amour dont j'étais capable car l'émotion m'étreignait la gorge et j'avais du mal à parler.

« - Bella ? Répéta-t-il. Dis quelque chose s'il te plait. (Mfdt : Décidément, à chaque fois qu'il lui fait une déclaration elle réagit bizarrement…^^)

- Excuse-moi, c'est juste… Je me demandais… Pourquoi as-tu attendus si longtemps ? »

Cette fois c'est lui qui resta muet, je crois qu'il ne s'était pas du tout attendu à cette réponse.

« - Alors c'est oui ?

- Bien sûr que c'est oui. Répondis-je juste avant de l'embrasser avec passion.

- Ah ben quand même ! Hurla la voix d'Emmett, de l'autre côté de la porte. »

De nombreux « Chut ! » retentirent dans la seconde qui suivie et nous éclatâmes de rire. Heureusement pour nous la porte était fermée à clef. Je recommençai à embrasser mon désormais fiancé avec passion, l'entraînant avec moi sous l'eau, là où nous serions seuls pour fêter la nouvelle à notre manière. Désormais, j'avais tout.

Voilà, j'espère que ça vous a plus.

Cette fois c'est définitivement la fin de cette histoire.

Peut-être qu'un jour, si je suis à cours d'idée de fic j'écrirais une éventuelle réconciliation Cullen/Denali mais c'est très peu probable.

Je travail sur deux autres fics mais je ne vous les livrerais pas avant qu'elles soient terminées pour que vous n'attendiez pas entre deux chapitres.

Sinon je publierais prochainement deux OS Harry Potter.

Bye bye.