Disclaimer : les persos ne sont pas à moi et je ne me fais pas d'argent avec cette fic

Disclaimer : les persos ne sont pas à moi et je ne me fais pas d'argent avec cette fic

Disclaimer : les persos ne sont pas à moi et je ne me fais pas d'argent avec cette fic

Nda : Cette fic avait été écrite en réponse à un défi de Kokoroyume, il y a de cela un petit moment, bien avant la sortie du dernier tome. Elle suit donc l'avant dernier tome d'Harry Potter.

CHAPITRE XVI
À L'ATTAQUE !!

Hermione regardait chaque visage. L'air anxieux du professeur McGonagall lui nouait l'estomac. Ni Harry ni Rogue n'étaient attablés avec eux. Les autres semblaient se demander aussi ce qui se passait. Peu de temps avant, la Directrice leur avait dit qu'ils tiendraient une réunion le lendemain, pour réfléchir posément à une stratégie. Et là, ils avaient tous été convoqués avant le repas.
Ron leva une main hésitante :
- Madame, où est Harry ?
Elle soupira, et cela raviva l'angoisse de la jeune femme. Pattenrond frotta doucement son museau contre sa main, lui léchouillant les doigts.
- Et bien, je voulais éviter cela, mais je préfère vous en parler. Je ne peux pas rester sans rien faire. Après cette réunion, j'avertirais le ministère. M. Malefoy, je vous demanderais votre aide, un peu plus tard.
- Bien sûr Professeur, répondit le blond.
- Bon… elle hésita, cherchant ses mots, Harry et Severus sont partis tous les deux, pour… pour affronter Vous-Savez-Qui.
- Le courage des griffondors ! Vraiment… jeta dédaigneusement Pansy.
Hermione se sentit pâlir atrocement.
- Rien que… tous les deux… ?
- Oui, et je n'aurais pas pu les arrêter, ils étaient déterminés. Ils ont du réfléchir longuement à cela. Ils ne seraient pas partis sans avoir un plan fiable, du moins, je compte là-dessus en ce qui concerne votre professeur.
Des murmures s'élevèrent autour de la table. Ron frappa du poing, les yeux rétrécis par la colère :
- Stupide Harry ! Toujours à vouloir aider les autres ! Il n'arrêtera donc jamais ?
- Ron, qu'est-ce que tu dis ? Calme-toi… lui dit Hermione.
- Me calmer ? Alors que Monsieur se pose en sauveur du monde sorcier, et fonce dans la gueule du loup sans rien nous dire ? Tu te rends vraiment compte Hermione ?
Ron était écarlate.
- Il veut nous protéger ! Avec le professeur Rogue, il est en sécurité. Répondit fermement la jeune femme.
Elle n'en était pas si sûre, mais ne voulait pas donner l'impression d'hésiter à Ron. Il semblait déjà assez instable comme ça.
Draco voulut poser une main sur le bras du rouquin, mais celui-ci se dégagea et sortit de la salle, furieux.
Les jumeaux se précipitèrent derrière lui. Bill hocha la tête.
- Nous avons eu notre lot d'émotions aujourd'hui, veuillez pardonner mon frère… Il doit être mort de trouille pour son meilleur ami.
- Il a raison, coupa vivement Pansy, Potter est égoïste, il s'enfuit sans rien dire à personne, et laisse tout le monde en plan. Qu'est-ce qu'il croit, qu'il va y arriver tout seul ?
Hermione lui jeta un regard gêné.
- Quoi, j'ai pas raison ?
La directrice se leva brusquement :
- Bon, je pense pouvoir vous révéler à tous un secret gardé depuis très longtemps. L'heure est au combat. Je pense que tout le monde a le droit de savoir. J'aurais préféré qu'aucun d'entre vous n'y participe, mais je sais que beaucoup iront à l'encontre de ma volonté. Voir vous tous. Puisque vous n'êtes pas ici pour rien.
Neville hocha la tête, buvant les paroles de son ancienne directrice de maison.
- Une ancienne prophétie raconte que de Vous-Savez-Qui et de Harry Potter, un seul pourra survivre. En bref, il faut que l'un tue l'autre. Il n'y a que Harry qui puisse détruire ce monstre, et personne d'autre ne le fera. C'est ainsi. Tuer ou mourir, voilà les deux seuls choix d'Harry. Voilà pourquoi lui et Severus sont partis. Pour en finir une bonne fois pour toutes. Seulement, ce serpent n'est pas seul. Loin de là. Je ne sais comment il a réussi à s'allier les détraqueurs… Sans compter les monstres infâmes qui doivent aussi être de son côté. Il a rassemblé une armée cauchemardesque. Comme il en est la source, je suppose, enfin j'espère, qu'à sa disparition, toutes les créatures qu'il a réussi à amadouer repartiront d'où elles viennent. Je prie Merlin pour cela tous les jours. Mais le chemin sera dur jusqu'à Vous-Savez-Qui… Et je me devais de vous dire qu'Harry et Severus étaient partis pour nous sauver. Ne croyez pas que Harry veuille s'attirer des louanges, Miss Parkinson, il veut juste, comme nous tous, que cette guerre s'arrête. Et il est prêt à se sacrifier pour cela car il le faut. Il n'a jamais eu d'autre choix que celui-ci, depuis sa naissance. C'est pourquoi il est parti seul. Pour protéger ceux qu'il aime. Que Merlin le garde et le protège.
Remus se leva à son tour. Pas un des jeunes présents n'avaient pipé mot. Hermione se dit qu'ils devaient prendre le temps de digérer cette information.

Le lycan toussota pour ramener l'attention à lui. Des yeux se tournèrent à nouveau dans sa direction.
- Bien… Je n'irais pas par quatre chemins. Je vais vous faire un bref résumé de la situation. De notre côté, outre le ministère, nous avons pu réunir pas mal de créatures du monde sorcier. Grâce à Dumbledore, Hagrid, le demi-géant rosit en baissant les yeux, Firenze, qui devrait arriver dans peu de temps, et d'autres personnes qui nous sont chères. Nous pourrons compter sur les centaures finalement, sur les géants, sur les elfes de maison, et ceux des bois.
Un murmure s'éleva à l'évocation des elfes des bois. Réputés insaisissables, beaucoup se demandaient s'ils n'étaient pas finalement qu'une ancienne légende.
- Ensuite, nous aurons une armée de molosses pour nous aider, puis… des Dragons, des frissons parcoururent l'assemblée, des araignées géantes, quelques… loups-garous, continua Remus avec appréhension.
Neville, Vincent et Blaise changeaient de couleur au fur et à mesure de l'énonciation.
- Hé ho, on va se battre contre qui là ?
- M. Zabini, il vaut mieux avoir les lycans avec nous que contre nous.
- Bah, comment ils vont nous reconnaître ? Ces monstres là volent dans le tas.
- Zabini, s'indigna Hermione !!
- Laissez Miss Granger, il n'a pas tort, mais j'ai en ma possession une potion qui favorise le côté humain du loup-garou. C'est le professeur Rogue qui l'a créée, et elle fonctionne à merveille, déclara la Directrice.
Tonks hocha la tête.
- C'est vrai Remus a eu le temps de la tester sur lui à plusieurs reprises. C'est… c'est un peu comme un animal apprivoisé après la transformation. Mais il garde une force surhumaine. C'est très impressionnant.
Hermione la regarda troublée. Elle avait testé avec lui les effets de la potion, quel courage ! Il aurait pu lui arriver n'importe quoi…

Fred passa la tête par la porte entrebâillée.
- Herm', viens s'il te plaît.
Elle se leva immédiatement, et suivit le roux. Georges se leva aussitôt à son approche, et les jumeaux la laissèrent avec leur petit frère.
- Ron…
Il leva un visage aux yeux rougis vers elle.
- J'ai si peur pour Harry… Pourquoi il ne nous a pas mis au courant de ce qu'il préparait ? Et il part avec Rogue… Merde, il nous trouve inutile à ce point ?
- Ne dis pas ça, il veut nous préserver de tout ceci. Mais on dirait qu'il ne nous connaît pas encore assez… Nous allons partir cette nuit, je pense. La directrice a l'air décidé. Pas besoin d'attendre plus longtemps. Harry verra que nous pouvons lui être plus que nécessaires dans ce combat. Il ne l'affrontera pas longtemps avant que nous arrivions. Tu verras !!
- Je ne veux pas perdre Harry. Je ne veux pas perdre mes parents. Comment on va faire ? J'ai peur et en même temps je me sens l'envie de tout détruire là-dedans !!
- La seule chose à faire est de se préparer…
La directrice entra dans la salle.
- J'envoie un hibou au ministère, voilà Firenze, et Hagrid ne va pas tarder à aller chercher des alliés.
Le demi-géant avait suivi la directrice.
- Ne vous en faites pas les enfants, je vous jure que tout ira pour le mieux. Préparez-vous, il ne faut pas faiblir ni douter !
- Hermione ne doutera pas, elle est forte, intelligente et belle, c'est la meilleure ! Couina Pansy de derrière la montagne que formait Hagrid.
- Pfff !! Répondit Zabini en écho.
- Toi tais-toi !
- Aïeuuuh !!
Hermione sourit. Ils étaient tous ensemble, c'était tout ce qui comptait. Elle vit Draco arriver et passer un bras autour des épaules de Ron. Il lui murmura quelque chose à l'oreille, et un sourire sincère s'épanouit sur le visage du rouquin.
Il se pencha et embrassa le blond sur la joue, sous l'air ahuri de ses frères et de Ginny. Zabini et Crabbe qui entraient tant bien que mal dans la pièce, faillirent en faire une syncope. Pansy les rappela à l'ordre d'une pichenette mémorable sur le crâne.

La porte de la maison s'ouvrit sur le centaure, qui marcha directement vers la directrice.
- Minerva, tout est prêt. Nous partirons dans trois heures maximum. Il ne faut pas perdre de temps. Les petits humains nous suivent ? S'enquit-il d'un air étonné.
- Oui. Ils sont forts, ne vous en faites pas. Ils ont bien appris.
- Grâce à Harry, affirmèrent les jumelles et Seamus derechef.
Ils se regardèrent en souriant. Dean s'avança.
- À présent, nous allons mettre nos cours en pratique. Nous avons tous perdu quelqu'un de cher, c'est pourquoi nous voulons combattre à vos côtés, pour que plus jamais une chose pareille n'arrive à l'avenir. Nous devons délivrer les personnes qui ont été faites prisonnières, ou… enfin bref, tout le monde.
Luna approuva.
- Bien sûr. Personne ne pourra nous en empêcher.
Firenze sourit.
- Bien… bien… Alors préparez vous tous mentalement avant la bataille. Isolez-vous, reposez-vous. Ce n'est pas un jeu, chacun risque sa vie, ou celle de ses camarades. Je compte sur vous. Je pars rejoindre nos troupes, tenez, dit-il en tendant un vieux chapeau troué à la directrice. Dans trois heures !
Et il fit demi-tour. Ils le virent serrer la main sur un objet et disparaître dans un bruit sonore.
Hagrid se tourna vers eux à son tour.
- Bon, allez-y les enfants, faites ce que Firenze vous a dit. Je pars aussi en avant.
Charlie se détacha du groupe, et s'approcha d'Hagrid. Ils s'avancèrent vers la cheminée la plus proche, et disparurent à l'intérieur.

Remus emmena les étudiants avec lui pour leur attribuer quelques unes des chambres du manoir afin qu'ils se reposent.
Hermione resta dans le salon avec Ginny. La jeune fille pleurait encore un peu. Elle avait été secouée par tous les évènements, et l'enlèvement de ses parents l'avait marqué. Hermione comprit qu'elle pensait que c'était de sa faute.
- Allons, Ginny, sèche tes larmes. Que tu aies été là ou pas, il se serait passé la même chose. Tu-Sais-qui avait tout planifié.
- Quand bien même, j'ai inquiété mes parents, je suis une idiote. C'est horrible Hermione. J'aurais voulu pouvoir les protéger... Je ne suis pas assez forte et ça me ronge…
- Ginny, tu n'as que quinze ans. Tu n'aurais rien pu faire de toute façon. Ils étaient trop nombreux.
Elle soupira. Hermione passa un bras autour de ses épaules, et la consola un bon moment.
Puis elles entendirent des cris étouffés.
- Laisse-moi, idiot !
- Mais…
- File avec Vincent, et lâche-moi immédiatement !
- Pansy… Reste avec moi !
- Non, non et non ! Tu es trop faible, imbécile, tu me ralentirais !
- Je ne veux pas te lâcher des yeux ! Draco roucoule, il ne saura pas te protéger, tu n'es plus sa priorité maintenant, on dirait !
- Mêle-toi de tes affaires ! De quoi je me mêle, enfin ?
- Si je suis là, c'est pour toi ! Tu le sais, même cet idiot de Crabbe a passé la soirée dans le bureau du professeur pour lui donner des infos ! Il a vite retourné sa cuti celui-là !
- Ce qui veut dire… ?
- Non, je ne suis pas de ce côté là, enfin ni de l'un ni de l'autre, je vais où tu vas Pansy, et c'est tout !
Les mots se firent entendre plus fort.
- Et tu crois que je veux d'un toutou qui me suit sans broncher ? Ouvre les yeux, je ne suis pas n'importe qui ! J'ai besoin d'une personne pour qui la magie n'a aucun secret, qui a une intelligence supérieur à la moyenne, ne crois pas entrer dans cette catégorie !
- Mais… Draco ne voudra plus de toi, en plus je ne comprendrais pas que… que tu le reprennes après ce qu'il fait là !! Aouch !
- C'était quoi cette grimace ? Tu n'as pas honte ? De toute façon, je ne pensais pas à Draco ! Non, Hermione est comme ça ! C'est une sorcière puissante, je l'admire beaucoup ! Il n'y a qu'elle qui puisse prétendre m'approcher !
- Mais… la voix de Zabini n'était plus qu'un murmure, c'est une fille…
- Et alors ? Elle est bien plus forte que tous les garçons que je connais ! Même plus forte que Draco !
- Alors, je m'entraînerais dur, je te protégerais pendant tout le combat, tu verras bien à quel point je peux être fort moi aussi !
- Blaise… Allons va te reposer, on reparlera de ça plus tard. J'ai besoin d'être seule. S'il te plaît.
- Comme tu voudras...

Les pas s'éloignèrent dans une direction et dans une autre. Ginny et Hermione n'avaient pas soufflé un mot. Ginny regarda Hermione, un petit sourire accroché aux lèvres.
- Et bien celle-là… On peut dire qu'elle sait ce qu'elle veut !
- Lui aussi… le pauvre, répondit Hermione, on dirait qu'elle ne partage pas ses sentiments du tout.
- Tu as du succès toi en tout cas ! Elle est un peu folle quand même non ?
Hermione rosit légèrement.
- Bah… ça lui passera. Allez viens, on va aller chercher un lit pour s'allonger une heure, non ?
- Vas-y toi. Tu peux dormir sur le canapé, personne ne va venir. Moi, je reste ici de toute façon, auprès de Bill et Fleur. Je n'ai pas besoin de repos.
- C'est vrai ? Je pensais que tu aurais fait des pieds et des mains pour venir avec nous.
Ginny haussa les épaules.
- Non, je ralentirais mes frères, ils ne seront pas concentrés. Et puis, Tonks m'a demandé de rester avec Fleur pour préparer tout un lot de baumes de guérison, et de potions. Vous en aurez bien besoin malheureusement.
Hermione hocha la tête.
- Merci beaucoup, tu es très forte en potions, tes dons nous seront plus qu'utiles.
La rousse se leva et s'approcha de la porte.
- J'y vais, repose-toi bien Hermione. À tout à l'heure.

Hermione s'allongea, les yeux fixés sur les flammes de la cheminée. Alors ça commençait… C'était arrivé plus vite que prévu finalement, et il leur était arrivé tellement de choses ces derniers temps… Harry… Plus qu'un ami, il était véritablement son frère. Il ne fallait pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Et si… Non, elle chassa ses pensées.
Le bois crépitait doucement, et une sensation de quiétude l'envahit. C'était étrange comme les sentiments de peur pouvaient disparaître face à la mort. D'accord, elle n'était pas du genre à s'emballer, mais quand même… Elle se sentait étrangement calme. Elle tendit la main vers sa tasse de café, et le finit d'une traite. Elle ne dormirait pas, mais avait juste envie de ne penser à rien. Surtout pas au fait que Harry ait pu se trouver pris au piège par cet homme… Après tout… Elle ne pouvait réellement dire si Rogue avait été sincère ou pas… Si tout ceci n'avait été qu'une dernière feinte ? Pour entraîner Harry ? Cet homme était un excellent comédien… Trop même…
Non, elle ne devait pas y penser, elle se l'était pourtant interdit. Pas d'hypothèses de ce genre, elle ne devait pas laisser son esprit se troubler. Sinon, elle ne serait pas à la hauteur…
- Oh, tu es là ?
Hermione se redressa.
- Non, reste allongée, je ne voulais pas te déranger. Je vais m'installer dans le fauteuil face à toi, si ça ne te dérange pas.
- Tu peux venir. Je réfléchissais…
Elle ferma les yeux. Le fauteuil de cuir craqua sous un poids.
- Hermione…
- Oui ?
- J'ai très peur. Pas pour moi, plutôt pour ces deux idiots qui m'accompagnent. Après tout, ils étaient les seuls à ne pas être hypocrites et à ne pas prendre de détours avec moi… À serpentard. Enfin, Crabbe est comme moi, il y va pour une raison précise. Il m'a dit qu'il voulait faire payer à son père tout le mal qu'il leur avait fait, à sa mère, son petit frère et lui. Blaise… Blaise lui, ne s'est jamais intéressé aux activités de son père. À vrai dire, il n'a jamais eu aucun sentiment envers cet homme. Sa mère se contentait d'être là, voilà. On ne peut pas dire qu'il ait reçu un énorme amour parental, mais ça ne lui a pas manqué. Il se fiche un peu de tout. Et je ne veux pas que cet idiot ait des problèmes. S'il lui arrivait quoi que ce soit, je m'en voudrais toute ma vie. Mais il veut absolument me suivre. Il est tellement stupide !
Hermione sourit, les paupières toujours closes.
- Il t'aime, Pansy. Tu ne peux pas lui en vouloir pour ça. Tu n'as pas à t'inquiéter. Il fait ce qu'il a choisi. N'importe qui peut être fier de combattre pour son idéal. Zabini le fait par amour pour toi. Il veut juste qu'il ne t'arrive rien de mal. Tu ne devrais pas le blâmer. C'est un garçon gentil en fait, je ne pensais pas dire ça un jour de lui, mais c'est plutôt une bonne surprise.
- Gentil… ? Mouais… En tout cas, ma cible, c'est mon père. Et je ne veux pas de lui dans mes pattes.
- Tu me disais toi-même qu'il était plutôt bon en magie ?
- Hum, oui, mais pas aussi fort que moi. Et encore moins que toi ! Tu surpasses tout le monde ici !
- N'exagère pas ! Les adultes sont bien plus forts que moi.
Pansy ne répondit pas. Hermione ouvrit les yeux, et la vit fixer les flammes elle aussi.
- Et toi, Hermione, tu as peur ?
- Non. Enfin… Je meurs de peur pour Harry. Mais pour moi… Arrivera ce qui arrivera.
Pansy plongea ses yeux de glace dans les siens.
- C'est bientôt l'heure. Tu es courageuse, je veux prendre exemple sur toi.
Elle avait fait deux longues nattes, qu'elle enroula en un tournemain de chaque côté de sa tête. Elle y piqua des épingles, et se leva du canapé, époussetant sa robe. Puis elle se tourna vers la griffondor.
- Veux que je fasse de même avec tes cheveux ? Leur longueur va te gêner.
- D'accord, mais je n'ai pas grand chose à ta disposition.
- Ne t'en fais pas, sourit Pansy, j'ai ma brosse, et tout ce qu'il faut.
Elle s'approcha d'Hermione et s'assit derrière elle sur le canapé, brossant longuement ses cheveux, ramenant les mèches une à une en arrière, puis tressa le tout en serrant bien chaque rangée. Quand elle eut finit, elle tira un miroir de sa poche et, passant son bras par-dessus l'épaule de son amie, les fit se regarder toutes les deux.
- Et bien, dit Hermione, on dirait deux princesses Léïa !

- Bah, c'est un film moldu, t'inquiète pas ! ;
Le son d'une cloche retentit dans la demeure des Black. L'heure était venue.

Ils se rassemblèrent tous dans le hall, sous les insultes de Mrs Black, et posèrent la main sur le portoloin, se serrant également tous les uns contre autres. Ils prirent chacun une grande inspiration, puis disparurent, leur corps s'étirant à n'en plus finir.
Et ils atterrirent au cœur d'une immense plaine, entourée d'une forêt gigantesque.
Hermione regarda autour d'elle. Un camp était dressé. Des centaures entouraient les tentes, ainsi que beaucoup de sorciers qui faisaient d'incessants va-et-vients. Des aurors, comprit la jeune femme. Le ministre de la Magie se tenait près de la directrice. Il les salua tous, et prit le bras du professeur de métamorphose pour l'entraîner dans une des tentes.
Des cris énormes se firent entendre dans la forêt. Pansy s'agrippa à son bras en tremblant.
- C'était… c'était quoi ?
- N'ayez pas peur, ce sont mes cousins qui s'impatientent, grommela Hagrid derrière eux. Ils firent tous un bond, et le demi-géant éclata de rire.
- Graup est là lui aussi, dit Hagrid à Hermione en lui faisant un clin d'œil, si tu veux le voir…
- euh, peut–être plus tard… ? Nous allons avoir une réunion avec le ministre.
- Ah oui c'est vrai. Oh, Charlie va arriver, continua-t-il d'air admiratif, Ron, tu as vraiment une famille fabuleuse !
- oh là là, soupira le rouquin. J'ai peur de voir avec qui ou quoi il va arriver… !
Un sifflement se fit entendre, et beaucoup de gens levèrent les yeux au ciel en poussant des exclamations, soit ravies soit effrayées. Dans la lueur de la lune se découpaient de gigantesques ombres mouvantes, qui semblaient glisser dans leur direction.
- Des dragons, des dragons, hurlait Collin en sautant d'un pied sur l'autre. Il s'arma de son appareil photo mais Seamus posa une main sur son épaule.
- Tout doux, range ça, on ne sait pas comment ils vont réagir. C'est… c'est spectaculaire…
- Hey les gars, ça va ? Cria une voix connue.
Dean et Padma sursautèrent.
- Lee !! Lee tu es là ?
L'adolescent courut à eux et se jeta dans leurs bras.
- Ben oui, ma mère est auror, et elle a bien voulu que je me joigne à eux, je ne pensais pas vous voir ici ! C'est dingue ? Regardez, il n'y a pas que moi, il y énormément d'élèves de Poudlard ici ! Ils sont tous venus avec un membre de leur famille. C'est véritablement « l'Armée de Dumbledore » non ? On est plus de 500 000 sorciers, et je ne compte pas toutes les « créatures étranges » qui se sont jointes à nous héhé !!
Les dragons formaient un cercle immense au-dessus d'eux, et plongèrent brusquement vers un enclos qui avait été aménagé spécialement pour eux. Un animal un peu moins grand que les autres se posa à proximité d'eux, Charlie sur son dos.
- Ben ça, si j'avais su qu'on pouvait apprivoiser des dragons, s'exclama Ron.
Charlie descendait. Il semblait minuscule à côté de la bête. La créature roula de grands yeux de chats vers eux, puis gronda doucement.
- Mais… mais… balbutia Hagrid d'une voix blanche, c'est… C'est Norbert ?? Norbert !!
Le dragon poussa une légère plainte, et avança son museau en direction du demi-géant. Hagrid leva une main tremblante, et l'animal frotta une partie de son museau dessus en dégageant un bruit semblable à un ronronnement.
- oh, elle a reconnu sa maman, c'est bien, c'est une grande fille !! Murmurait Hagrid, tremblant d'émotion.
Charlie s'approcha du groupe en souriant.
- Et bien, ça fait des années qu'on étudie le comportement des dragons, pour pouvoir s'en approcher sans être brûlé vifs ! Ce sont des créatures sacrées, il faut donc être extrêmement polis avec eux. Ils n'ont pas la taille d'un hippogriffe, et sont par conséquent 20 à 30 fois plus dangereux.
En bref, ça fait très longtemps que nous entretenons une collaboration étroite avec les dragons, seulement, on en a jamais parlé au public, imaginez un peu, si des sorciers se mettaient en tête de vouloir en élever un !!
Ron coula un regard dramatique vers Hagrid, et Charlie éclata de rire.
- Enfin, ne vous approchez pas trop près les enfants, on ne sait jamais.
Il partit en direction des tentes, pour saluer des amis à lui.
Les jeunes se tournèrent vers les dragons. Ils n'avaient jamais été aussi impressionnés de leur vie. Hermione sentit son cœur se serrer. En regardant les dragons, elle se dit qu'elle n'avait jamais vu sur terre d'êtres plus magnifiques. Les écailles brillantes, où ondulaient toutes les couleurs existantes, un port altier, malgré leur taille, des ailes immenses, se terminant par des pointes acérées, et des gueules magnifiques, sereines, un point méprisantes lorsqu'elles se tournaient vers les humains qui jonchaient la plaine. Hermione sentit qu'ils étaient pareils à des fourmis pour eux.

Un bruissement se fit entendre dans la forêt, et des oiseaux s'envolèrent en pépiant.
Lee tirait la manche de Neville :
- Regarde ça !! Mais regarde ça !! Ce sont bien des elfes, j'ai du mal à y croire, qu'est-ce qu'ils sont beaux !!
Toute une troupe sortait de la forêt, mâles et femelles, arcs en bandoulière, épée au côté, poignards attachés aux cuisses, en six rangées interminables. Ils avançaient à vive allure. Seul un elfe, devant eux, monté sur une licorne, aux cheveux d'un blanc immaculé, ne semblait pas porter d'armes. Fièrement dressé sur sa monture, il trottinait devant les autres. Ils arrivèrent à leur hauteur, sans un regard pour eux.
- Je crois que nous sommes pareils à de stupides animaux pour eux, un peu comme pour les centaures, murmura Pansy à l'oreille d'Hermione.
Elle s'attira un regard courroucé d'un des elfes. Elle rougit et ne dit plus rien.
Firenze s'approcha d'eux. Il s'inclina devant le chef.
- Bien, veuillez me suivre, la réunion va commencer. Aragog est déjà là, elle a promis de bien se tenir.
L'elfe grimaça de dégoût. Il descendit de la licorne et ils partirent dans la direction que leur avait indiquée le centaure.
Draco était parti à un appel de la directrice et reparut aussitôt devant eux. Ron s'approcha de lui et ils discutèrent un moment à voix basse. Puis ils s'avancèrent vers le groupe, qui s'était élargi d'un grand nombre d'élèves de dernières et cinquièmes années.
Le blond se jeta un sonorus.
- Ecoutez-moi tous, il n'est pas trop tard pour reculer. Dans moins de cinq minutes, nous allons rejoindre tous les autres, et partir en guerre. Vous savez que ce sera dangereux. Que vos vies sont en péril. S'il y a des gens qui hésitent, qu'ils repartent chez eux. Ceux-là ne seront pas blâmés, il est normal de ne pas pouvoir ou vouloir faire face au danger. Des gens hésitants peuvent entraver le déroulement de l'action. Alors faites ce que vous avez à faire, quant aux autres, c'est par là que ça se passe, suivez-nous !
Draco, Ron et Charlie se tournèrent dans un envol de capes, et marchèrent en direction du nord de la plaine. Pas un sorcier n'avait dégrossi les rangs derrière eux.
Ils arrivèrent au lieu de rendez-vous, où les centaures distribuaient des armes. Chacun en prit une, quand ce fut fini, ils attendirent tous.

Minerva McGonagall et Rufus Scrimgeour montèrent sur une estrade.
Le premier ministre prit la parole en premier.
- Merci à tous d'être venus. Il est plus que temps d'enrayer cette menace qui pèse depuis des années sur nous. Grâce à Albus Dumbledore, que Merlin ait son âme, il nous est permis de collaborer avec des êtres qui nous seront d'une aide extrêmement précieuse. Je voulais remercier chaque communauté qui se trouve ici. Les elfes, les centaures, les géants, les nains, les dragons, les lycans, les gobelins, les araignées, les hypogriffes, les aurors, nos vaillants jeunes sorciers, ainsi que les sorciers venus de tout le monde magique. J'espère de tout cœur que nous délivrerons notre monde de ce monstre maléfique, et que nos pertes seront moindres. Je loue votre courage à tous, et vous remercie encore énormément. Chacun a revu les plans de la bataille, je pense que nous allons être à même d'attaquer dès maintenant. Pour les jeunes, ils resteront derrière les elfes, pas question de se retrouver au premier plan, c'est bien compris ?
Un jeune centaure piaffa d'impatience. Le ministre lui jeta un regard cuisant :
- Ceci est valable pour TOUS les jeunes !! Sorciers ou autres ! Bien, il ne me reste plus grand chose à dire, que le meilleur gagne, et que Merlin nous accompagne dans la victoire !!
Des hurlements tonitruants répondirent à Scrimgeaour. Lui et Minerva descendirent de l'estrade, et les troupes se mirent en forme.
Hermione, le cœur battant, chercha la main de son amie. Pansy la lui serra très fort et se tourna vers elle.
- C'est parti…
- Oui…
- Herrrmione !! Cria une voix grave.
Elle tourna le visage.
- Viktor !!
Il était sur un cheval, une épée à la main. Un vrai chevalier ! Elle se sentit rougir un peu.
- Fais bien attention… Je… je parrrs devant… À trrès bientôt…
Il chevaucha pour rejoindre ses compagnons. Pansy faisait une drôle de tête.
- Tu l'aimes toujours ?
- Quoi ? Non, qu'est-ce que tu racontes ! Allons, on n'a pas le temps de penser à tout ça, allons-y. Il faut rejoindre les autres.
Elles partirent en courant, vers leurs amis qui étaient en train de faire des politesses aux hippogriffes rassemblés. Elles en prirent chacune un, puis se mirent à la suite des autres.

Ils étaient tous en marche, et du ciel, Hermione aperçut ce qu'elle crût être des ruines, un peu plus loin. Elle se jeta un sort de visibilité de nuit, et s'aperçut que cela semblait être les vestiges d'une vieille demeure. Elle repensa à ce que Harry lui raconté, une fois. Le manoir des Riddle. Tout simplement… Il était tout simplement resté dans le manoir de ses ancêtres ?
Des ombres entachèrent l'horizon. Elle vit des flèches voler vers ces ombres. Le ciel semblait être devenu noir d'encre. Des milliers de détraqueurs fonçaient sur les troupes.
Elle serrait sa baguette très fort, l'autre main agrippée à l'encolure de l'animal volant.
Des cris se firent entendre. Elle eut du mal à croire ce qu'elle voyait. Des chimères… ! Des chimères qui se détachaient du troupeau de détraqueurs en poussant des hurlements stridents, et qui fonçaient droit sur les elfes, piquant vers le sol en tourbillonnant, évitant les flèches avec aisance. Un géant attrapa l'une d'entre elle d'une main rapide, puis la relâcha en hurlant, la main brûlée à vif.
Ces maudits animaux étaient très dangereux. Un vent glacial fouetta le visage de la jeune femme.
- Harry, pourvu qu'il ne te soit rien arrivé… murmura-t-elle pour elle-même.
Elle se redressa, et fit piquer son hippogriffe vers une chimère qui avait réussi à se faufiler. Un grondement retentit au-dessus d'elle, et l'animal fut brûlé vif. Elle se tourna, et vit Hagrid qui lui faisait de grands signes, sur le dos de son dragon. Elle poussa un soupir de soulagement.
Plus loin, une meute de loups géants se jeta sur leurs troupes. Elle plissa les yeux. Les lycans fondirent sur eux d'une traite.
Une activité étrange se déroulait derrière elle. Elle tourna légèrement la tête en arrière, et vit que les araignées géantes s'affairaient à construire des toiles gigantesques. À quoi cela allait-il servir ? Puis elle comprit quand un grondement sourd et une chaleur épouvantable la prirent de plein fouet.
Les géants jetaient de grosses pierres que brûlaient les dragons au passage, elles atterrissaient sur les toiles et étaient vite renvoyées vers l'armée qui s'amassait au fur et à mesure devant les ruines. La toile spéciale des enfants d'Aragog gardait toute l'élasticité sans fondre sous la chaleur de la pierre. Hermione était impressionnée.

- Attention ! Hurla Pansy.
Hermione eut juste le temps de piquer vers le bas. Un détraqueur fonçait droit sur elle. Elle entendit Pansy hurler un adava kedavra et la créature se désagrégea sur place. Hermione la fixa d'un air estomaqué.
- Mon père m'a toujours dit qu'il fallait combattre ses ennemis avec ses propres armes ! Cria la brune, alors voilà ! C'est efficace, n'est-ce pas ?
- C'est le moins que l'on puisse dire, répondit Hermione sur le même ton, merci !!
Elles foncèrent à la suite des autres. Les sorts fusaient de tous côtés. Hermione avait l'impression d'être dans une vraie boucherie. En réalité, le ministère n'avait pas élaboré de grande stratégie. Merde, il aurait du prévoir tout cela depuis bien longtemps pourtant ! Cela allait risquer de les handicaper à la longue !
Déjà, les troupes de devant avaient l'air de se fatiguer. Mais peut-être n'était-ce qu'une impression ? Après tout, elle n'avait jamais assisté à aucune bataille.
Ron faillit se prendre un sort. Les mangemorts avaient enfin envahi le champ de bataille. Et ils semblaient plus qu'énervés.
Hermione voulait contourner le château, trouver un passage pour rejoindre Harry. Elle vit alors Ron se rapprocher d'elle.
- Par ici, Mione, dépêche-toi, on va rentrer dans le château.
Elle suivit Ron et Draco qui rebroussaient chemin. Ils s'enfoncèrent dans les sous-bois, et se posèrent au sol. Tonks les avait suivi. Ils furent rejoints par Pansy, Blaise et Vincent.
- On vient avec vous ! Dirent les serpentards sur le qui-vive.
- Allons, ne perdons pas de temps, répondit Draco. Et il les entraîna vers un bosquet. Là, il découvrit une trappe recouverte de branchage.
- C'est bon, c'est toujours ici. Il faut que quelqu'un ramène la directrice ici.
- J'y vais, répondit Crabbe, à tout de suite.
Il enfourcha son hippogriffe et repartit vers la forêt.
Il revint peu de temps après avec le ministre, la directrice, et quelques aurors.
- Bien, allons-y !
Ils se glissèrent dans le souterrain, jusqu'à un embranchement. Ils se séparèrent. Crabbe resta avec le ministre, le professeur Mcgonagall et trois aurors. Tonks, Blaise, Pansy, Hermione, Draco et Ron prirent l'autre chemin.
Ils marchèrent assez longtemps, et entrèrent dans une petite cave.
- C'est bon, c'est par ici. Les autres arriveront par une trappe située de l'autre côté du château. Il ne doit y avoir presque plus personne à l'intérieur. Tu as vu le nombre de mangemorts en train de combattre ? demanda Draco à Ron.
Ce dernier frissonna.
- Oui, quelle horreur… ! J'espère que tout se passera bien là-haut !
Hermione leur fit signe de se taire. Ils écoutèrent en silence.
-… ici que tout se termine… souffrir… non, ça ne peut… arrête !!
Ils poussèrent doucement la porte. Ce qu'ils virent les stupéfia. Ils restèrent un instant sans réagir, les yeux fixes et les bras ballants. Non, qu'est-ce que… ?

À suivre………………………………