L'aube d'une nouvelle ère
Résumé : Recueil d'OS. Mystogan est couronné roi. Mais il a encore un long chemin à faire. Heureusement, Erza Knightwalker est là. Mystwalker.
Crédit : Fairy Tail est un manga rédigé par Hiro Mashima, je n'ai aucun droit dessus. Je me contente d'utiliser les personnages et le contexte dans le simple but de divertir. Je ne reçois aucune rémunération pour cela.
N/A. Coucou tout le monde. Voici l'OS 26 qui –à la base- aurait dû être la suite de l'OS 25. Mais étant donné cette nouvelle tendance que j'ai d'écrire beaucoup plus que prévu, c'est un OS à part entière que je vous offre. Après avoir lu le commentaire de Bymeha qui souhaitait un OS POV Jellal bientôt, j'ai –encore- modifié mon scénario pour que le prochain soit POV Jellal. J'ai hâte d'y être.
Avec les partiels qui arrivent à grand pas –période de l'année où je survie grâce au Red Bull et où je dors trois heures par nuit- mes mises à jour pourront être un peu plus espacées. Pas trop non plus quand même. Je vous laisse à la lecture de ce « petit » chapitre que j'espère bon.
Bises, Kallen.
PS: je publie ce chapitre sans même avoir relu un minimum, juste avant le travail, complétement en retard mais déterminée à ce que vous ayez ce chapitre aujourd'hui. Je répondrai -sans faute!- à vos commentaires ce soir. Je vous z'aime!
OS 26- Partir
Avec un geste rapide, Erza ferma une énième valise, dont la fermeture éclair couina.
Il était près de vingt-deux heures et l'ex-commandante de la deuxième division de l'armée royale venait de fermer son dernier bagage, laissant ses appartements vides de tout bien personnel. Elle n'avait jamais remarqué à quel point elle avait accumulée des affaires au court des dernières années. Elle n'était pas du genre « acheteuse compulsive ». Cependant, tout bien considéré, elle détenait des tonnes de babioles inutiles et de vêtements trop vieux.
Elle ouvra sa penderie et pris les affaires qui restaient encore pour les jeter dans un sac poubelle. Mais elle s'arrêta soudain en sentant un tissu étrangement soyeux. Intriguée, elle retira l'habit et écarquilla les yeux. C'était la robe rose pâle qu'elle avait été forcée de mettre pour le diner officiel avec les dignitaires. Le soir même où Jellal lui avait appris son intention de la courtiser.
Oubliant le reste de ses affaires, elle s'éloigna vers son lit et étala la robe dessus. Elle ne l'avait certes jamais dit, mais elle avait aimée se sentir admirée comme une femme et non comme une tueuse le temps d'une soirée. Elle s'était sentie comme Cendrillon, attendant son prince charmant.
Le prince charmant l'avait oublié.
Laissant ses souvenirs sur le lit, elle jeta les derniers vestiges de son passé dans le sac et le ferma. Elle emmené déjà trois valises pleines, c'était largement suffisant. Deux d'entre elles se composaient uniquement d'armes tandis que la dernière comportait des tenues de rechanges. Six cartons étaient posés contre le mur, ils étaient pour Hughes et Sugar-Boy. Ils en feraient ce qu'ils voudraient.
Hughes avait mis des heures avant de la laisser tranquille, essayant désespérément de la faire revenir sur sa décision. Puis, résigné, il avait fini par l'aider à faire ses bagages avant de se rappeler qu'il avait rendez-vous avec Kana. Hésitant, il avait voulu annuler, mais Erza l'avait fait partir en le menaçant avec un cintre. Il avait cédé et l'avait prise dans ses bras.
Erza, profondément émue, l'avait regardé partir avec un horrible sentiment de perte dans l'estomac. Mais c'était pour le mieux. Ils le savaient. Leur route jusqu'alors si identique allait devoir se séparer. Il prendrait soin de la Capital et épouserait Kana. Peut-être même qu'il finirait comme elle à boire uniquement du thé. Erza allait devoir trouver un moyen de se retrouver, de contempler ses actions avec recule, et d'oublier ses peines.
C'était grotesque. Elle n'était pas très fière de ses actes. Quoi qu'elle dise pour se justifier, elle prenait la fuite. Grossièrement. Et certainement pas par peur des conseillers. Si elle était honnête avec elle-même, elle aurait pu détruire leur machination d'un simple nom : Orzo. Cependant, ce n'était pas ces derniers dont elle voulait absolument s'éloigner. Mais bien de Jellal.
C'était pathétique et pourtant si humain.
Erza prit sa veste, ses trois valises et se mis en route vers la porte de ses appartements. Une fois arrivée, elle regarda avec une certaine émotion cette pièce dont elle avait pris possession à ses seize ans, si loin des quartiers personnels du Roi mais si proche de ceux de ses hommes. A ses seize ans, après avoir été habituée à dormir dans un dortoir composé uniquement d'hommes, sa nomination au poste de commandant de division lui avait ouvert l'accès au lieu.
Elle avait mis du temps à s'y habituer. Elle qui alors n'avait pas dormis seule depuis des années. Au début, elle allait souvent vagabonder le soir avec les autres commandants. Puis, le temps passant, ils avaient eux aussi finit par se lasser de la voir toujours éviter de rester dans ses appartements. Au final, après une des soirées les plus minables et en même temps les plus drôles de sa vie -quand ces idiots avaient décidés de « baptiser » les lieux- ils étaient devenus réconfortants. Comme un foyer.
Son foyer.
Et aujourd'hui, tandis qu'elle regardait la pièce vidée de ses affaires, elle avait une étrange impression de perdre une partie de son histoire. Mais les quartiers n'étaient pas à elle. Elle était dans la demeure du Roi, dans sa Capitale, dans son royaume… Et si elle devait le fuir, pour qu'elle cesse de se sentir tellement liée à lui ! Mais comment faire quand un simple regard vers sa table lui rappelait ce Roi affaibli qui était venu, juste avant qu'elle ne parte en mission, la supplier de rester en vie ? Comment oublier quand elle se voyait prendre un de ses précieux gâteaux aux fraises et le lui donner, alors qu'il lui racontait la mort de sa mère à ses quatre ans…
Même ici, elle sentait ses souvenirs la hantait. Et c'était d'autant plus horrible que lui n'en avait aucun. Qu'il avait oublié, plus que celui de son corps, le souvenir de cette compassion qu'il lui avait appris à éprouver. De ces moments de disputes, de ces moments de réconforts, de ces moments de discussions, de ces moments de travails…
La porte s'ouvrit soudain dans un grand fracas, la tirant de ses pensées et lui faisant lâcher ses valises. Un homme blond à la coupe toujours aussi ridicule rentra aussitôt, au grand plaisir d'Erza. Sugar-Boy. Elle ne voulait pas partir sans le voir, et voilà qu'il lui simplifiait la tâche en venant jusqu'à elle. Cependant, elle constata aussi qu'il n'était pas en train de surveiller le Roi, alors que Hughes était dans la ville-basse. Ce qui rendait Jellal vulnérable.
« Tu n'es pas sérieuse ?! Tu ne comptes pas partir ?! s'écria-t-il aussitôt, sans lui laisser le temps de faire un pas vers lui.
Ainsi, il était déjà au courant. Ca n'aurait pas dû l'étonner, à chaque fois que quelque chose la concernait, les rumeurs s'étendaient comme une trainée de poudre. Surement que tous étaient particulièrement intéressés par ses actions. Elle se demandait combien de temps il faudrait à sa sœur pour lui envoyer une lettre lui demandant si elle avait ou non commandité une tentative d'assassinat.
-Je n'ai pas le choix. C'est la meilleure solution. Je ne peux pas forcer le Roi à avoir confiance en moi, et je ne veux pas être exécutée pour trahison, répondit-elle simplement en reprenant les sacs qu'elle avait faits tomber à terre.
Si sa réplique avait le mérite d'être claire, Sugar-Boy avait lui le mérite d'être aussi têtu que Hughes.
-Les conseillers ne te laisseront jamais quitter la capitale !
Erza ne prit par la peine de répondre tout de suite et au lieu de ça, quitta définitivement ses appartements –elle n'y remettrait jamais les pieds- en s'assurant que le blond la suivait.
-Oh que si ! Et ils vont même être ravis !
Sugar-Boy ne chercha pas à la contredire ni à savoir comment elle pouvait en être certaine. Il la connaissait et savait qu'elle avait déjà un plan. Qu'elle en avait un dès qu'elle avait compris qu'elle ne pourrait pas rester à la Capitale. Au lieu de la contredire, il la supplia :
-Erza, ne part pas ! Tu es comme une sœur pour Hughes et moi ! On est une équipe !
Hughes avait déjà eu ce genre de commentaire il y a quelques heures. Ils avaient été les plus difficiles à avaler. Ils avaient grandis ensemble, s'étaient battus ensemble, et elle avait fini par leur mettre une bonne raclée ensemble. Si elle était aussi forte aujourd'hui, c'était grâce aux heures d'entrainements qu'ils avaient eu tous les trois. Grace à leur bon vieux maitre à qui ils faisaient des farces étant plus jeunes. Plus naïfs.
-Ce n'est pas car je pars que je ne suis plus ta sœur, Sug.
Rien ne pourrait jamais effacer ce lien qu'ils avaient créé au fil du temps. A se battre côte à côte, à vaincre les mêmes ennemis, on finit par tisser des liens qui sont bien plus puissants que les liens du sang.
Ils avancèrent tous deux dans les entrailles du château jusqu'à retrouver l'escalier principal. Brusquement, Erza posa ses bagages sur le sol et se tourna vers Sugar-Boy. Sa mine grave lui fit aussitôt comprendre qu'elle n'allait plus plaisanter maintenant. Que le sujet qu'elle allait aborder était des plus sérieux. Il s'arrêta donc également, près à écouter attentivement l'ex-commandant.
-Promet moi que tu protégeras le Roi ! commanda Erza en fixant le blond dans les yeux.
Ce dernier sembla déstabiliser à cet ordre. Surement qu'il ne s'attendait pas à ce qu'Erza lui demande de s'occuper de la sécurité d'un homme qui la forçait à partir. Bien sûr, Sugar-Boy était loin d'être un idiot. Il savait très bien qu'il y avait quelque chose entre elle et Jellal. Mais il n'avait pas imaginé que ce quelque chose soit si grand qu'au lieu de se préoccuper de sa propre sécurité, son amie soit inquièrte pour lui.
-Là, j'ai plutôt envie de le tuer !
Erza fit la moue. Une moue enfantine à laquelle ni Hugues, ni lui-même n'avaient réussis à résister. Ils l'avaient appelé « l'arme ultime » quand ils étaient jeunes et qu'Erza voulait absolument un morceau en plus de gâteau. Les deux garçons étaient alors capables d'aller en voler un en boulangerie, rien que pour voir cette expression unique qui était aussi rare qu'une éclipse. Bien des années plus tard, cette grimace avait encore raison de lui.
-S'il-te-plais, je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose.
Sugar-Boy céda. Car tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle retrouve le sourire.
-Je te le promets Erza.
Le regard d'Erza fut soudain si reconnaissant, si heureux, qu'il se demanda si c'était vraiment sa Erza. Mais ces instants de doutes furent balayés quand, croisant les bras sur sa poitrine, elle fronça les sourcils.
-Bien ! Alors, qu'est-ce que tu fais encore là ?
Erza du se retenir de sourire face à l'expression incrédule de son ami.
-Hein ?
-File à ton travail, crétin ! s'écria-t-elle.
Et avec une petite tape sur la nuque comme elle avait l'habitude de le faire, elle le regarda se précipiter vers les escaliers, inquiet de la correction qu'Erza pourrait lui infliger s'il oubliait son rôle de commandant plus longtemps. Une fois disparue, l'ex-commandant inspira profondément. Elle avait vue toutes les personnes qu'elle devait voir. Elle pouvait partir enfin.
Mais elle ne fit pas plus de deux pas avant que quelqu'un derrière elle ne l'interpelle.
-La rumeur est donc fondée. La grande Erza Knightwalker fuit la capitale.
Erza se retourna sur elle-même pour faire face à l'un des rares conseillers pour qui elle avait de l'estime. Car même s'il voulait l'évincer comme les autres, ce dernier ne portait que l'intérêt d'Edolas dans son cœur, et non celui de son portefeuille.
-Conseiller Lahar, le salua-t-elle.
Le conseiller aux cheveux noirs était beau, plaisant. Il dégageait une confiance tranquille et dans la pénombre des couloirs il n'en semblait que plus dangereux. Erza savait bien qu'elle allait à un moment où un autre devoir se confronter à l'un des membres du conseil mais elle fut au moins soulagée de voir qu'elle avait la chance d'être tombé sur le meilleur d'entre les loups.
-Qu'est-ce qui te fais croire que nous allons te laisser partir ? Tu es dangereuse pour nous ! Et pour le Roi ! dit-il d'un ton monotone.
Erza baissa la tête et regarda ses mains tremblantes. Avec une maitrise d'elle-même qu'elle ne devait qu'à ses années de combats, elle fit cesser les tressaillements. Le bal de l'hypocrisie, des mensonges, allait commencer. Et le but du jeu était de sauver sa vie. Et Erza était très douée pour ça.
Confiante, elle commença, d'une voix calme et douce. La voix que seuls ses plus grands ennemis avaient l'honneur d'entendre :
-Vous savez très bien que je préfèrerais mourir plutôt que de risquer la vie du Roi. Vous le savez tous. Mais vous voulez m'évincer. Vous me craignez car je suis trop proche de lui. Vous avez peur qu'il finisse par me demander en mariage. Mais ce que vous ignorez, c'est qu'il l'a déjà fait.
Le combat venait de démarrer et l'air surpris de Lahar était le premier coup qu'il recevait. Et -comme lors d'un combat- quand après la première frappe l'ennemi recul. Le conseiller s'écria :
-Quoi ?!
Et, prête à lui assener un nouveau coup, Erza continua dans ses mensonges.
-Vous m'avez bien entendue. Jellal m'a demandé de l'épouser la nuit juste avant le combat. C'est pour cette raison que je n'étais pas à Andorre : il ne voulait pas risquer la vie de la future reine !
Mais l'ennemi etait bien décidé à attaquer à son tour :
-Tu mens ! Le Roi serait forcément passé devant nous avant de prendre une telle décision !
L'ennemi résiste. Alors il faut le déstabiliser, le faire douter. La politique, c'est comme la guerre, il faut tendre des pièges, en éviter, feinter, et Erza maitrise la guerre comme personne. Aussi, elle répondit tout de suite, sans aucune hésitation.
-Comme il l'a fait pour le traiter avec Andorre ? Vous vous mentez à vous-même. Jellal ne vous a rien dit. Il vous aurez mis devant le fait accompli !
L'ennemi s'est pris trop de frappes, il est vacillant. Mais il décide tout de même de résister avec un courage presque admirable.
-Même si cela est vrai, tu n'as aucune preuve !
Erza sourit. Ses mots sont ses armes en cet instant, et elle va les manier comme seule une guerrière peut le faire :
-Aucune preuve ? Là encore, vous vous fourvoyez. Je la porte avec moi en ce moment même : une bague de fiançailles. Et pas n'importe quelle babiole ! Celle qui appartenait jadis à la défunte mère du Roi. Celle-là même dont il ne s'était jamais séparé. Et même si cela ne suffisait pas, j'ai bien d'autres preuves. Savez-vous que son pire cauchemar est le même depuis des années : la mort de sa mère. Savez-vous que sa couleur préféré est le gris ? Qu'il déteste les yaourts ? Qu'il a une cicatrice sur la jambe gauche qui date de sa première mission sur Earthland ? Qu'il se cachait le visage pour ne pas que Scarlett le reconnaisse ? Que son plus grand rêve est de visiter Edolas en entier ? Qu'il ne craint pas la mort, mais qu'il a une peur ridicule des araignées ? Qu'il n'a jamais pardonné à son père de l'avoir laissé sur le côté, alors même qu'il lui a pardonné pour les animas ? Vous pensez vraiment qu'il aurait dit toutes ces choses à n'importe qui ? A quelqu'un dont il n'a pas confiance ?
Erza a gagné le combat, elle le sait. Pourtant, elle n'en sort pas moins blessée. Car les souvenirs qui l'ont assailli lui brisent le cœur. Car même si elle ment, le mensonge est entouré de vérité. Elle connait tous ces petits détails sur Jellal, mais lui ne la reconnait pas. Et Erza peut sentir ses yeux s'embrumer de larmes.
Dans une dernière tentative de renverser la situation, Lahar répliqua :
-Peut-être qu'il serait plus simple de te tuer sur le champ…
C'est tellement ridicule qu'Erza ne peut s'empêcher de rire. Il n'arrive déjà pas à la battre dans une conversation. Il serait bien incapable de gagner une vraie bataille contre elle. Et il le sait aussi bien qu'elle.
-Sérieusement ? Vous n'avez aucune chance contre moi. Sans vouloir vous vexer, vous n'étiez déjà pas brillants avec la magie, mais alors sans… Il me suffirait de trouver le Roi, de tout lui expliquer, pour que je sois sous sa protection. Il tient toujours ses promesses. Il tiendrait celle de son mariage : même s'il ne se souvient pas de l'avoir faite, ni même de moi. Ce n'est pas ce que vous voulez, et ce n'est pas ce que je veux. La place de reine ne m'intéresse pas ! Je ne veux pas finir enfermée dans un palais, obligée de respecter l'étiquette. J'ai conscience que puisque vous avez instigué le doute dans l'esprit du Roi, vous ne pouvez pas me laisser vagabonder à mon aise dans le château. L'exile est donc la meilleure option.
L'ennemi capitule :
-Tu es une fine manipulatrice, Knightwalker. Tu es douée, brillante et forte. Tout aurait été tellement plus simple pour nous tous si le Roi ne s'était pas entiché de toi. Part, va donc retrouver ce vieux Faust. Mais prépare-toi aussi à revenir. Si le Roi retrouve la mémoire, il te voudra à ses côtés…
Erza ne voulait pas en entendre plus. Rapidement, elle attrapa ses valises et se retourna vers les escaliers, prête à descendre une dernière fois. D'une voix quelque peu vacillante, elle répondit :
-Alors il vous suffit de le marier avant que cela n'arrive… »
Et sans rien dire d'autre, elle avança d'un pas décidé vers la sortie du château, essuyant rageusement les goutes salées qui coulaient sur ses joues. Si ses yeux n'avaient pas été embrumés par ses larmes, elle aurait sans doute remarqué la présence d'un jeune homme aux cheveux bleus, tapis dans l'ombre, la détaillant avec un air horrifié.
Si Erza n'avait pas été totalement anéanti, elle se serait aperçu que le Roi la regardait partir, sans avoir loupé un mot de l'échange qui venait d'avoir lieu.
