L'appel de l'innocence.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Romance, shonen-ai, mystère et autre.
Couple : Je vous laisse la surprise.
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et Disney.
Note : Suite du gros délire avec Mikukearu basé sur une idée de… ben moi et avec son aide et ses conseils. Il s'occupe aussi de la relecture et de l'ortho :)
Note bis : Parce que je préfère le dire par respect : Il va y avoir beaucoup de spoil sur le Kingdom Hearts 2 puisque je suis cette courbe.
Chapitre 25 : Brisure de verre.
Dingo et Donald avaient laissé Sora seul en compagnie de Jack dans la maison du Père Noël. Si le chien semblait réellement chercher après quelque chose, le canard se contentait de lancer des coups d'œil ci et là d'un air ennuyé.
Remarquant des pas dans la neige, le capitaine les suivit jusqu'à percuter son collègue qui protesta en criant. Mais il couaqua soudainement alors qu'une main venait de se fermer sur son cou.
- D… D… Din… go ? Trembla le canard en sentant des griffes contre les bandelettes qui constituaient son corps temporaire.
- C'est Riku. Sourit le chien.
Donald se dit que ce n'était pas forcément plus rassurant et il souffla de plaisir quand le jeune homme l'eut relâché. Il se frotta la gorge et s'éloigna précipitamment.
- Je vois que la magie de Donald fonctionne aussi sur toi. Sourit le capitaine.
- Vous laissez Sora seul ?
- Il est avec Jack. On voulait être sûr que tu étais bien là. Répondit Dingo.
- Ah…
- Il a pas besoin de toi ! Lança Donald.
- Cours. Souffla Riku sur un ton bien trop posé.
Le canard trembla avant de s'enfuir vers la maison. Riku eut un sourire amusé, visiblement content de son effet, avant de regarder Dingo. Ce dernier lui sourit.
- Je vais rejoindre Sora, moi aussi… Tu restes ici ?
- Oui.
Le chien hocha la tête avant de retourner dans la maison. Sora se tourna et fit un léger sourire.
- C'est bon. On peut aller voir maintenant que tout le monde est là. Décréta-t-il avant de se rendre vers la source du fracas qu'ils venaient d'entendre.
Ils partaient tous en direction de la Ville d'Halloween. Sora et Jack avec Sally à l'avant et les deux animaux derrière. Donald jeta un œil derrière eux pour voir que, comme il s'en doutait, une silhouette noire les suivait. Il soupira et se rapprocha de Dingo.
- Et si on disait tout à Sora ?
- Tout quoi ? S'étonna le chien.
- A propos de Riku. Comme ça, on n'aura plus à s'occuper de ça.
- On a pas le droit… Il nous a demandé…
- Ce n'est pas à nous à gérer cet adolescent en crise. Bougonna le canard.
- Il n'est pas en crise… Il est très gentil.
- Avec toi !
- Tu ne l'aides pas. Protesta Dingo.
Le canard grommela avant de rejoindre les autres pour passer le monde. Dingo se frotta la tête. C'était vrai que Riku n'était pas très gentil avec son collègue. Il se demandait pourquoi il y avait une telle différence entre eux deux.
Il soupira et changea de monde à son tour, se résignant à ne pas savoir ce qu'il se passait dans la tête de l'argenté.
Riku s'était assis sur le toit d'une maison et il observait le cadeau dans lequel Sora et ses amis s'étaient cachés. Il eut un sourire amer en se souvenant. Il y avait longtemps, mais pas si longtemps que ça, le lien précieux qui les unissait avait commencé à s'effilocher.
Aujourd'hui, en fixant ce cadeau ironiquement dans les tons mauves, il se souvenait précisément de ce qui avait provoqué ça.
En ce jour, Sora fêtait ses douze ans.
Évidemment, Masaie et Aiko avaient invité tous les amis de Sora. Wakka, Tidus, Selphie, Kairi et Riku qui était si impatient qu'il avait traîné sa mère jusqu'à la maison de son ami plus d'une heure avant le début de la fête prévu.
Ine y avait bien sûr trouvé son compte puisque ça faisait un peu plus de temps avec sa grande amie. Avec elle, ils seraient trois adultes pour gérer six enfants. Bien qu'ils se doutaient bien qu'ils s'en iraient sur leur petite île.
Riku vint rejoindre son meilleur ami pour lequel il nourrissait déjà de forts sentiments. Il en était au point où il se rendait compte de ce qu'il désirait mais qu'il se demandait depuis quand il ressentait ça.
Ils restèrent une longue heure ensemble avant que les invités n'arrivent. Là, Sora commença à le délaisser pour voir les autres. Riku eut un petit pincement au cœur mais il pouvait comprendre et il se contenta d'attendre.
Attendre et attirer l'attention de Sora autant qu'il pouvait.
C'est là qu'il le remarqua. Sora se tournait vers lui, lui souriait puis se détournait et reprenait sa conversation. Souvent avec Kairi.
Riku se sentait tout à coup un peu délaissé. Il se renfrogna mais se dit aussi que son cadeau était si exceptionnel qu'il attirerait forcement l'attention de Sora sur lui.
Il en vint à attendre le moment de la distribution des cadeaux avec une impatience presque maladive.
Et quand le moment arriva, il crut mourir en voyant que Sora déballait les cadeaux de ses autres amis et des adultes. Il se mordillait la lèvre inférieure en attendant. Jalousant chacun de leur ami qui avaient un baisé sur la joue ou une accolade de la part du brun.
Vint alors le sien. Riku se rapprocha un peu. Il le voyait déballer le cadeau et son cœur battait la chamade comme jamais. Sora découvrit alors une sorte d'encyclopédie remplie de merveilleuses photos.
- Merci Riku. Sourit le brun.
L'argenté s'attendit à un câlin mais il déchanta en voyant son ami d'enfance déballer le cadeau de Kairi : un kit d'écriture. Le pire était qu'il lui fit une accolade et qu'il l'embrassa sur les deux joues.
Riku s'éloigna et alla voir sa mère.
- Je veux rentrer. Grinça-t-il.
Sora gémit en sentant une palme lui donner un coup dans le flan. Il serra ses mains sur le sol. Pourquoi est-ce que Riku le fuyait ? Les choses avaient changé peu avant que leur île ne soit détruite. Un peu près deux ans avant s'il se souvenait bien.
Ce n'était quand même pas…
Sora attendait avec impatience ses invités. D'autant plus pour un en particulier. Ça faisait quelques temps qu'il se rendait compte qu'il se sentait toujours un peu étrange quand il était en compagnie de Riku. Étrangement et agréablement bien.
- Tiens donc, Riku ! Lança jovialement Aiko.
Sora rougit et s'empressa de venir rejoindre son meilleur ami. Il discuta avec lui jusqu'à ce que les autres arrivent mais ce qu'il ressentait était à la fois magnifique et gênant. Il se sentait rougir dès que Riku posait ses yeux sur lui et il avait l'impression qu'il rigolait bêtement à tout.
Ainsi, pour lui, ce fut une délivrance d'entendre les autres arriver et il s'empressa d'aller les rejoindre.
Durant toute la fête, il essaya d'ignorer le plus possible Riku. Il était déjà une chose d'être ridicule en sa présence mais c'était encore pire de l'être devant tout le monde. Il ne pouvait s'empêcher cependant de le regarder quand il l'appelait.
C'était aussi à cause de cette sensation qu'il se décida à ouvrir son cadeau dans les derniers. Il crut fondre en voyant une encyclopédie. Il en avait parlé à Riku il y avait de ça trois mois.
Il aurait tellement souhaité se jeter dans ses bras, réclamer un câlin, l'embrasser mais au lieu de ça, il se contenta d'un :
- Merci, Riku.
Il le remercierait mieux après. Quand ils seraient seuls. Et peut-être qu'il lui parlerait de ce pincement au cœur à chaque fois qu'il était loin.
Il attendit que tout le monde parte, un peu plus d'une heure après, pour chercher Riku partout. Ne le trouvant pas, il se tourna vers sa mère qui lui ébouriffa gentiment les cheveux.
- Il est déjà parti…
Sora fixa le fond de la boîte, tremblant de rage et de tristesse. Il ne remarqua même pas que le cadeau venait d'être ouvert. Tout comme il ne réalisa ce qu'il se passait que quand il atterrit dans le neige et que la morsure du froid lui rappela le baiser échangé avec Riku.
Et si Donald avait raison ? Que Riku voulait le faire souffrir parce que le jour de ses douze ans, il avait rompu le lien précieux entre eux ?
- Sora ! Cria la voix de Donald.
Le brun se redressa pour voir la « main » de l'automate à quelques centimètres de lui. Une attaque mortelle lui avait été évité de justesse par Jack.
- Désolé… C'est bon.
Avec une nouvelle rage au ventre, Sora attaqua. Il frappait la créature en s'imaginant lui à douze ans. Frappant pour se dire qu'il avait été stupide. Frappant pour s'insulter. Frappant pour expulser toute cette haine de lui-même.
Il ignorait que Riku venait de frôler la crise cardiaque et que son intervention avait été évitée uniquement grâce à Donald qui, grâce à un sort foudre, l'avait empêché de venir. A présent, le canard était sûr d'une chose : Bientôt, Riku essaierait de le tuer.
- Un cadeau, c'est une façon d'offrir son cœur à une personne chère.
Sora serra sa main sur son pantalon à l'endroit où il y avait la feuille du fruit paopu. Offrir son cœur. Pourquoi avait-il été si stupide ? La prochaine fois… La prochaine fois, il ne le laisserait pas partir.
Plus jamais.
Le combat avait été acharné et Sora était encore un peu chamboulé. Il n'arrivait plus à effacer le nom de son meilleur ami de son crâne. Il n'en pouvait tout simplement plus d'être si loin de lui. Il se demandait s'ils pourraient seulement être ensemble un jour.
Il redressa la tête pour voir Jack et Sally ensemble, heureux. Il eut un sourire amer en réalisant que depuis un moment, il ne faisait plus que voir des couples. Était-ce sa punition pour avoir ainsi caché ses sentiments à Riku ?
Il avait la sensation qu'il ne méritait pas un tel châtiment pourtant.
- Dites… Est-ce que… Moi, je lui ai déjà offert un seul vrai cadeau ? Murmura Sora, la main toujours serrée sur la poche.
Il lui semblait que non.
- A Kairi ? Je suis sûr qu'elle sera contente de tout. Sourit Donald.
Il lança un regard vers Riku qui passait quasi inaperçu grâce à son manteau noir. Le jeune homme lui lança un regard noir et lui fit signe de « toi, tu es mort ». Mais il n'eut pas le cœur de trouver un moyen d'exécuter sa menace en entendant que Sora ne protestait pas contre la personne.
Ce qu'il ignorait, c'était que dans sa grande gentillesse et naïveté, Sora n'avait juste pas eu le cœur de contredire le canard. De lui dire qu'il parlait d'un autre.
- Sora… Si tu savais… Murmura Riku avant de s'éloigner pour aller ouvrir un portail.
Il voulait être celui qui le rendait heureux, qui le faisait sourire, rire. Au point d'en être jaloux de la personne qu'il considérait comme sa propre sœur.
