Bonsoir tout le monde ! Je souhaite une bonne rentrée à tous ceux qui ont reprit le boulot et/ou les cours.
Je remercie aussi ceux qui ont laissé des commentaires sur le dernier chapitre : 6Lisa9 ; TheBlackSpirit (non, je savais pas, bon ben, pauvre Ace) ; ChibichiLuna ; Anna-chan17 (je me suis marrée en lisant ta première phrase / ouep, pas l'idéal pour un homme libre tel qu'Ace, mais il est 'enchaîné' à Harry) ; Eidol ; Amanera ; Stancella (épisode 498 si je me trompe pas) ; rion-rion ; Monkey D. alice ; freyandchris (Tu me demandes de spoiler, là :o Tes réponses, tu les auras dans le dernier tome / je n'aime pas Ron, mais je vais pas mettre Hermione avec Luffy, c'est certain) ; Ecarlates (la pitié, c'est pour les faibles ! Luffy à Poudlard ? T'es pas bien :O ! On aura la visite d'un perso 'officielle' en plus de quelques OC /Notre duo, c'est simple ZIALEMA écrit et CLOCKIE corrige/ c'est bien pour les poulets, tu te feras pas avoir bêtement.)
Ensuite, vous remarquerez l'absence des remarques spirituelles habituelles de Clockie pour la simple raison que comme je n'ai pas eut de nouvelles d'elle, j'ai dû demandé à une autre de mes camarades bêta si elle voulait bien ce charger du chapitre. Donc, remerciez Mana.Y. pour avoir enfin la suite de l'histoire.
Enfin, le chapitre. Le dernier de la quatrième année. Je suis en cours d'écriture de la cinquième (je me suis fait un plaisir immense avec la scène du procès :3) et je vous réserve une petite surprise musicale qui j'espère vous le plaira (pour les lecteurs de The Golden Prince, je vous conseille de vous rappelez de Lady Marmalade, même si ça ne sera pas aussi osé :D).
Sur ce, bonne lecture à tous !
Harry avait conscience qu'il allait mourir. Il le voyait dans les yeux de Voldemort.
Il sentait venir les sorts, et parvenait à les esquiver de son mieux, malgré l'état de sa jambe. Il profitait des pierres tombales pour mettre en pratique ce que lui avait appris Ace : dans un combat, il n'y a pas de règle, tous les coups étaient permis. Alors, Harry pouvait utiliser les tombes comme bouclier, ou alors, les utiliser en ricochet pour essayer de prendre Voldemort par surprise.
Finalement, Harry lança un Expelliarmus et esquiva juste à temps un Avada Kedavra. Le jet de lumière rouge de Harry heurta celui de lumière verte de Voldemort en pleine course, quand tout à coup, la baguette d'Harry se mit à vibre comme si elle était parcourue d'un courant électrique. Sa main y était collée. Même s'il l'avait voulu, il aurait été incapable de la lâcher. Un étroit faisceau de lumière reliait à présent les deux baguettes magiques, ni rouge, ni vert, mais d'une intense couleur or. Harry, stupéfait, suivit des yeux le rayon de lumière et vit que la baguette magique de Voldemort tremblait et vibrait avec la même intensité entre ses longs doigts crispés.
Puis –c'était la dernière chose à laquelle Harry se serait attendu-, il sentit ses pieds se soulever du sol. Voldemort et lui s'élevèrent en même temps dans les airs, leurs baguettes toujours reliées par ce fil de lumière dorée et tremblante. Ils s'envolèrent lentement au-dessus de la pierre tombale et atterrirent sur un carré d'herbe nue, dépourvu de tombes… Les Mangemorts s'étaient mis à crier, demandant à Voldemort ce qu'ils devaient faire. Ils se rapprochèrent, reformant le cercle autour d'Harry et de leur maître, le serpent se tortillant à leurs pieds. Certains d'entre eux avaient sorti leur baguette magique.
Le fil d'or qui unissait Harry et Voldemort se morcela soudain. Leurs baguettes restèrent liées l'une à l'autre, mais des milliers d'autres traits de lumière furent projetés dans les airs, dessinant une multitude d'arcs entrecroisés au-dessus de leurs têtes. Bientôt, Harry et Voldemort se retrouvèrent enfermés sous un dôme d'or, semblable à une immense toile d'araignée lumineuse, au-delà duquel les Mangemorts resserraient leur cercle, tels des chacals, leurs cris étrangement assourdis…
- Ne faîtes rien ! s'écria Voldemort d'une voix perçante.
Harry voyait ses yeux rouges s'écarquiller de stupéfaction devant ce phénomène. Il le vit s'efforcer de rompre le fil de lumière qui reliait toujours les deux baguettes magiques mais Harry serra sa baguette de plus en plus fort, des deux mains à la fois, et le fil d'or resta intact.
Alors, un son magnifique et surnaturel s'éleva dans les airs… Il émanait de chaque fil de la toile lumineuse qui vibrait autour d'eux. C'était un son qu'Harry reconnut aussitôt, bien qu'il ne l'eût entendu qu'une seule fois dans sa vie… le chant du phénix…
Pour Harry, ce chant était celui de l'espoir… le plus beau son qu'il ait jamais entendu… Il eut l'impression que le chant ne résonnait pas seulement autour de lui, mais en lui… et qu'il le reliait à Dumbledore, comme si un ami lui parlait à l'oreille…
Ne brise pas le lien.
Plus facile à dire qu'à faire, car sa baguette se mettait à vibrer avec plus de force que jamais… et le rayon lumineux qui l'unissait à Voldemort se transforma lui aussi… on aurait dit que de grosses perles de lumière glissaient dans les deux sens le long du fil d'or. Harry sentit sa baguette trépider entre ses mains tandis que les perles avançaient lentement dans sa direction… Peu à peu, les perles ne glissèrent plus que dans un seul sens, de Voldemort à lui, et sa baguette se mit à trembler avec fureur et il sentait le bois de sa baguette magique devenir si brûlante qu'il eut peur de la voir s'enflammer. Plus la perle se rapprochait, plus la baguette vibrait entre ses mains. Il avait la certitude qu'elle ne résisterait pas à son contact, qu'elle volerait en éclat si jamais la perle la touchait…
Le regard fixe, animé d'une lueur furieuse, il se concentra de toutes les forces de son esprit pour renvoyer la perle vers Voldemort, tandis que le chant du phénix continuait de résonner à ses oreilles… Alors, lentement, très lentement, les perles de lumière s'immobilisèrent dans un frémissement puis, tout aussi lentement, commencèrent à glisser dans l'autre sens… à présent, c'était la baguette de Voldemort qui vibrait avec une incroyable intensité… Voldemort, qui semblait abasourdi, presque apeuré, en voyant l'une des perles de lumière trembloter à quelques centimètres de sa baguette.
Harry ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi, il ne savait pas à quoi cela pourrait bien aboutir… mais il se concentrait comme jamais il ne s'était concentré pour forcer cette perle à retourner dans la baguette de son ennemi… Toujours avec la même lenteur, elle avança peu à peu le long du fil d'or… trembla pendant un moment, puis toucha enfin la baguette…
Aussitôt, la baguette magique de Voldemort émit des hurlements de douleur… Un instant plus tard – les yeux rouges du Seigneur des Ténèbres s'écarquillèrent devant cette vision-, une épaisse fumée en forme de main jaillit de l'extrémité de la baguette et disparut… c'était comme un fantôme de la main qu'il avait offerte à Queudver… il y eut à nouveau des cris de douleur… Puis, quelque chose de beaucoup plus grand s'éleva de la baguette, comme une fumée grise d'une telle densité qu'elle paraissait solide… Une tête se dessina… puis un torse, des bras… le buste de Cedric Diggory.
Harry éprouva une telle stupéfaction qu'il aurait pu en lâcher sa baguette mais, instinctivement ses mains la serrèrent plus fort que jamais et le fil d'or resta intact, tandis que le fantôme gris de Cedric surgissait tout entier à l'extrémité de la baguette magique de Voldemort, comme s'il s'extrayait d'un tunnel très étroit.
Ce ne fut pas la seule ombre… Vint ensuite l'ombre du vieux moldu qu'avait vu Harry en rêve durant l'été, suivi de Bertha Jorkins, tous lui lançant des encouragements, et insultant et menaçant Voldemort.
Et comme il s'y était attendu depuis l'apparition de Cedric, sa mère apparut à son tour, le rassurant, lui demandant de tenir bon et lui annonçant l'arrivée de son père.
Un nouveau cri de douleur de la baguette de Voldemort, et James Potter déploya sa silhouette dans le dôme et lui parla à voix basse, de cette même voix lointaine qui raisonnait en écho :
- Lorsque le lien sera rompu, dit-il, nous ne resterons que quelques instants… Mais ton Ressuscité Protecteur te donnera le temps… il est là, ne t'en fais pas… Il faut que tu retournes auprès du Portoloin, il te ramènera à Poudlard… Tu as compris, Harry ?
- Oui, haleta Harry.
S'il ne luttait pas pour garder sa baguette magique entre ses mains alors qu'elle semblait lui glisser des doigts, il aurait demandé ce qu'était un Ressuscité Protecteur.
- Harry, murmura la silhouette de Cedric. Ramène mon corps, s'il te plaît. Ramène mon corps auprès de mes parents…
- D'accord, répondit Harry, le visage crispé sous l'effort qu'il devait fournir pour retenir sa baguette.
- Vas-y maintenant, murmura la voix de son père qui regardait quelque chose au-delà des Mangemorts. Tiens-toi prêt à te jeter à terre… Maintenant…
- MAINTENANT ! s'écria Harry.
De toute façon, il n'aurait pas pu tenir sa baguette plus longtemps. Il la leva brutalement, de toutes ses forces et le fil d'or se brisa. Le dôme de lumière s'évanouit aussitôt, le chant du phénix s'interrompit – mais les silhouettes fantomatiques des victimes de Voldemort étaient toujours présentes et entouraient leur assassin, dérobant Harry de son regard qui se jeta à terre…
- Enjomo !
Un mur de flammes se dressa entre Harry et les Magemorts et Voldemort, les faisant reculer, à l'instant même où les fantômes disparurent. Dans les flammes, une silhouette humaine commença à se former, et brusquement, Ace était là, sa chemise claquant dans le souffle de vent provoqué par ses flammes.
- Oi, Potter. Tu te sens encore d'attaque ? demanda Ace.
- Ace… souffla Harry. Il… il a…
- J'ai vu la dépouille de Diggory, ne t'en fais pas.
La voix d'Ace était tremblante de rage sourde.
- Tiens tiens tiens… qu'avons-nous là… un Ressuscité Protecteur… Tu es sous contrat avec le grand Albus Dumbledore, je présume… C'est bien dommage… une chance de revenir à la vie qui va être écrasée aussi stupidement... commenta Tom.
Harry se figea et regarda Ace. C'était de lui dont lui avait parlé son père ? Attendez… Ace était mort, s'il était un Ressuscité ?! Mais alors…
- Tu crois vraiment qu'on peut survivre à un poing de magma dans la poitrine, Potter ? demanda doucement Ace avec une étrange émotion dans la voix.
Il parcourut les rangs des Mangemorts et son regard tomba sur Peter. Il plissa les yeux et repporta son attention sur Voldemort.
- Au vu de ta sale gueule, je présume que tu dois être Tom Elvis Jedusor, alias, Face de Serpent. Yoroshiku. Tu peux m'appeler Gol, vu que tu viens d'entrer dans la liste réduite de ceux qui vont mourir de ma main.
- Ahahahaha ! Tu crois pouvoir vaincre Lord Voldemort, petit présomptueux ! se moqua Voldemort.
- Voyons ça.
Il tendit la main sur le côté, et des flammes, son arme jaillit. Il la dégaina d'une main, faisant tomber sa baguette dans sa mitaine.
- Potter… quand j'userai du Haoshoku, tu prendras Cedric et le trophée, puisque c'est ça qui t'a embarqué ici. Je me charge du traître. Wakatta ? murmura Ace en se mettant en garde.
Harry hocha la tête.
Pendant un instant, rien ne se passa dans le cimetière. Puis Voldemort attaqua avec un sortilège Doloris qu'Ace fit ricocher sur son arme qu'il avait enduite de Haki. Les Mangemorts se jetèrent à terre. Bonne idée parce que l'instant suivant, Ace fendait l'air d'un coup de pied, envoyant un Rankyaku de flammes dans leur direction, enchaînant sur un sortilège coupant que Voldemort bloqua d'un bouclier.
Ace laissa tomber son arme dans ses flammes à l'instant où il lâcha le Haoshoku, envoyant dans l'inconscience bon nombre d'entre eux, et à genoux, incapable de se battre, le reste.
- Hiken !
Voldemort intercepta le poing de feu de son bouclier, mais fut envoyé au large. Harry était déjà en train de se précipiter de son mieux vers Cédric. Ace lança une main vers Queudver, qui s'était transformé en rat pour essayer de se cacher, et ses chaînes tatouages se détachèrent de son poignet pour s'enrouler autour du fuyard. Quand Harry eut le Portoloin en main, Ace se jeta à terre avec lui et l'attrapa, protégeant Harry de sa carrure. Il hurla de douleur quand un Doloris le toucha dans le dos, mais resta accroché de toutes ses forces à la coupe.
Ace s'agita et se sentit reposant dans un bon lit douillet. Parfait, ses membres hurlaient de douleur.
Quelqu'un lui caressait les cheveux.
C'était pas désagréable comme sensation.
Il ouvrit les yeux et vit le regard de McGonagall le regardant avec bienveillance.
- Bonsoir, monsieur Portgas… sourit-elle tristement.
- 'soir… souffla Ace. Je… je suis où ?
- L'infirmerie. Vous êtes inconscient depuis trois jours.
- So ka, murmura Ace en refermant les yeux. Potter ?
- Vivant, grâce à vous.
- Maugrey ? Le vrai, je parle.
- Il a reçu des soins. Croupton Junior, lui, a eu droit au Baiser du Détraqueur. Monsieur le Ministre a préféré étouffer l'affaire et ne pas croire au retour du Seigneur des Ténèbres.
- C'est le mauvais moment… je présume que Dumbledore-sensei a dit ce qu'il en était aux élèves, et durant tout l'été, le ministre va faire pression sur la presse pour une campagne de désinformation.
- On peut craindre cela, en effet.
- J'avais… un rat…
- Miss Lovegood prend soin du rat que vous aviez au bout de votre chaîne.
- Yokatta… j'ai pas fait tout ça pour rien, soupira Ace.
Il se laissa aller un peu plus profondément dans les coussins, appréciant le contact sur ses cheveux.
- Face de Serpent savait… il a vu mes chaînes et il a su que j'étais un mort sous contrat.
- Dumbledore n'attend que votre réveil pour aborder ce sujet avec Mr Potter.
- Qu'il oublie. Je veux pas en parler. Je veux pas repenser à ce jour.
- Je le conçois parfaitement. Je vais vous laisser, reposez-vous. J'ignore qui vous a lancé ce sortilège, mais on peut être content que vous ayez perdu connaissance, sinon, vous auriez perdu la raison.
Ace esquissa un pauvre sourire et Minerva s'en alla.
Portgas se tourna sur le côté et essaya de se rendormir. Le sommeil était l'allié idéal contre la douleur.
Ace entra dans la Grande Salle et sentit les regards sur lui.
Il ignora tout bonnement l'attention qu'on lui portait. Il croisa le regard de Potter et sut que s'il s'asseyait à côté de lui, il devrait répondre à des questions auxquelles il n'avait pas envie de faire face pour l'instant.
Pas dans son état, c'était certain, parce qu'ils y auraient des morts.
Son regard fut attiré par les jumeaux qui en le voyant approcher, lui firent une place entre eux.
- Content de te revoir hors de l'infirmerie, lui dit Fred.
- Je hais le Doloris, murmura Ace en se prenant la tête dans les mains.
- Ace… on te posera pas de question. On a bien saisi quel est ton camp et pourquoi tu es là… souffla George.
- On espère juste que tu nous feras confiance un jour pour nous en parler.
- Demandez à Hermione de vous raconter tout ce qu'elle sait déjà à mon sujet, j'ai pas envie de me répéter.
- On y songera, lui assura Fred. Tu crois que ton pote Marco pourrait nous donner un coup de main dans cette guerre ?
- Nan, trop de trucs à faire… pourquoi tu crois que c'est moi qui donne des cours de Haki ?
- Pas faux.
Ace poussa son assiette et posa ses bras sur la table, et sa tête dedans. Il ferma les yeux. Malgré le fait qu'il soit de feu, le Doloris lui avait fait très mal. Trop mal pour qu'il puisse en oublier la douleur. Il allait devoir jouer à 'esquivons Potter' durant les vacances.
- Voici donc venue la fin d'une autre année, dit Dumbledore en se levant.
Il garda un instant le silence pour regarder les Poufssouffles.
Ace avait écrit, durant son séjour à l'infirmerie, une lettre pour les parents de Diggory. Une excuse pour ne pas être arrivé à temps pour le sauver. Pour ne pas avoir réussi à lui offrir de bonnes clefs pour la survie.
La réponse lui avait dit qu'il avait fait tout ce qu'il pouvait et qu'il ne devait pas s'en faire, mais Ace n'y arrivait pas. C'est comme s'il avait perdu l'un de ses hommes durant une bataille et ça faisait mal. Cédric avait été sous sa responsabilité et il avait échoué. Face de Serpent allait morfler.
Grave.
- Il y a beaucoup de choses que je voudrais vous dire, ce soir, poursuivit Dumbledore. Mais je dois d'abord rendre hommage à un garçon de grande qualité qui aurait dû être ici pour partager ce banquet avec nous. Je vous demande de vous lever et de porter un toast en l'honneur de Cedric Diggory.
Dans un raclement de chaises et de bancs, tous les élèves se mirent debout et levèrent leur gobelet. D'une même voix, comme un grondement qui se répercuta en écho dans la salle, tout le monde prononça le nom de Cedric Diggory.
Tout le monde se rassit quand Dumbledore reprit son discours.
- Cedric incarnait de nombreuses qualités qui s'attachent à la maison Poufsouffle, poursuivit Dumbledore. C'était un ami loyal et généreux, il travaillait sans relâche et se montrait toujours fair-play. Sa mort vous a tous affectés, que vous l'ayez connu ou pas. Je pense donc que vous avez le droit de savoir ce qui s'est exactement passé.
Ace remit sa tête dans ses bras. Il n'avait pas besoin du reste du discours.
Il ignora les élèves murmurer le nom de Potter qui avait réussi à ramener le corps jusqu'à Poudlard, et encore moins quand ce fut son tour pour être parvenu à protéger Potter.
Il s'en foutait de tout ça. Il avait même pas envie de manger, il voulait juste dormir. Il ignora le discours sur l'union et tout le baratin qui allait avec.
C'était totalement inutile dans une école comme Poudlard qui se divisait en maisons.
Tout le monde pensait savoir mieux que quiconque… et de toute façon, le travail de Dumbledore serait défait dès que les élèves retrouveraient leur foyer.
Hermione sursauta en sentant une main se refermer sur son coude.
Elle tourna la tête et vit Ace la retenir sur le quai.
- Je te confie Rita Skeeter, lui dit-il en lui mettant dans les mains le bocal contenant un scarabée. Et dis à Potter que Peter est entre mes mains. Tant que j'ai pas de nouvelle de la réouverture de l'affaire Black, je le garderai sous surveillance.
- Pourquoi tu vas pas lui dire ? demanda Hermione.
- D'après toi ? Oh, et si les jumeaux t'interrogent à mon sujet, dis-leur tout.
- Et le reste de l'histoire ?
- Un autre jour.
Hermione enlaça Ace d'un bras.
- Prends soin de toi, Commandant Portgas.
- Merci, 'Mione.
Ace lui rendit l'étreinte et se dégagea pour se trouver un compartiment de libre. Il s'y installa, vérifia une dernière fois dans sa valise la présence de la cage ensorcelée contenant Peter Pettigrew, puis se mit à l'aise.
Il n'avait pas envie de lire.
Il n'avait qu'une envie, c'était de prendre la mer et de tout oublier.
Le compartiment s'ouvrit sur Luna qui le referma et s'installa elle aussi.
- Nee, Tsuki no Hime… tu fais quoi ces vacances ?
- Pas grand-chose, pourquoi ? demanda Luna.
- Partante pour une escapade en bateau ? On pique un navire et on prend le large, quelques jours ? Je te force pas à dire oui, je vais le faire, avec ou sans toi, c'est juste pour te proposer de faire quelque chose d'intéressant.
- Tu dois pas protéger Harry Potter ? s'étonna Luna.
- J'ai besoin de changer d'air. J'ai prévenu Dumbledore.
- Très bien, j'en parlerai à mon père.
- Si tu es partante, retrouve-moi dans trois jours au London Gateway Port. D'ici là, j'aurai tous les instruments de navigation en poche et une idée de quel navire on empruntera.
- D'accord.
Et le trajet se déroula en silence.
Ace finit par pénétrer dans le côté moldu de la gare et sentit Harry lui attraper le bras.
- Ace…
- Je ne t'ai pas autorisé à utiliser mon prénom, Potter. Tu m'excuseras, mais je prends la mer, cet été, siffla Ace d'une voix froide. Tu sais ce que tu dois faire, nee ?
Et Ace disparut dans la foule des voyageurs.
Il savait qu'il n'y aurait pas de combat avant un moment, alors, autant en profiter pour se changer les idées tant que la guerre n'était pas encore là.
