Walut tout le monde. Allez-vous bien malgré l'aube d'une possible canicule ? ^o^

Et voilà le nouveau chapitre de la semaine enfin devant vous. N'est-ce pas une bonne nouvelle ? XD

Bon, je vous laisse à la lecture et je commenterai à la fin comme toujours. ^^

Résumé rapide : Haytham a appris la venue de Washington à Lexington. Avant de faire quoi que ce soit, il part pour cette colonie à la recherche d'information.


L'odeur d'alcool flottait en l'air. Des brouhahas pleins d'excitation et d'impatience vibraient mes tympans. Tous ces gens avaient un sujet principal sur le bout de la langue : la venue de Georges Washington. J'étais à la taverne de Lexington, installé seul à une table isolée, et écoutais les conversations. Une des choses que j'avais remarqué en arrivant ici, à Lexington, était cet esprit de fête qui possédait chaque habitant de la colonie. Tous avaient préparé les lieux, déblayant la neige sur les chemins et nettoyant de fond en comble leur domicile malgré l'hiver encore présent. L'avaient-ils déjà pardonné de tous les griefs qu'il avait commis à leur encontre ? Je devais creuser un peu plus sur le sujet. Je captai une conversation intéressante entre deux hommes adossés à un mur à quelques mètres de moi.

"Tu crois que sa majesté fera ce qu'il a fait à Concord ici ?"
"Sûrement, mon ami. Il a annoncé qu'il le ferait à toutes les colonies dans la Frontière."
"Haha... oui, c'est vrai. J'avais oublié."
"Mais tout de même, il se soucie énormément de nous. Ce qu'il fait est un acte digne d'un grand homme."
"Tu as raison."

Georges ne s'était donc pas restreint à Lexington. Je tendis l'oreille et analysais chaque nouvelle conversation. L'ouïe que m'avait conféré le saule me permettait d'écouter les discussions à plus grande distance, facilitant mon espionnage. Je n'avais guère besoin de beaucoup circuler et donc de m'exposer à la vue de tous. J'étais un furtif chasseur après tout.

Un groupe d'homme entra dans la taverne, le sourire aux lèvres. L'un d'entre eux cria la tournée générale pour fêter cet événement. Tous l'applaudirent et l'acclamèrent. Un homme d'une forte carrure, probablement le propriétaire du lieu, sortit des nouveaux tonneaux et coulait en continue les choppes qui s'entassaient sur le comptoir. L'un des nouveaux venus, euphorique par l'ambiance qui y régnait, monta sur une table au centre de la salle en levant sa choppe débordant de mousse.

"Pour sa majesté, le roi Washington !" s'exclama-t-il plein d'entrain. "L'homme qui nous sauve de la misère et de la faim. Vive Washington !"
"Vive Washington !" répondit le reste de salle en chœur en levant aussi leur verre.

Tous applaudirent de joie et dégustaient leur boisson. La scène que je venais d'assister m'avait laissée abasourdi. Ma mâchoire avait décrochée et mes yeux fixaient sans but ces hommes. Mais que s'était-il passé pendant tout ce temps ? Georges semblait être réellement aimé de son peuple et tout le monde semblait avoir accepté sa position actuelle. Était-il donc devenu magnanime si rapidement ? Non, c'était impossible. Il essayait de gagner les faveurs de la population. Il les appâtait , il n'y avait pas d'autre explication. Cet homme était corrompu et voudrait dominer toute chose vivante tout en éliminant ceux qui avaient le malheur de le contredire. Il avait détruit et tué d'innombrable vie ! Je serrai les dents et fronçai les sourcils. De la haine pulsait mes veines. Tout sera bientôt fini. Tout le monde pourra regoûter à la liberté qui leur a été retiré. Je me calmai et repris mon espionnage.
Une nouvelle discussion attira mon attention. C'était entre un serveur et un client, sûrement un de ses proches connaissances au vu de la familiarité dans sa voix.

"Comment vont tes réserves ?" demanda le serveur.
"C'est dur à joindre les deux bouts. L'épicier vend de moins en moins de chose et les prix grimpent en flèche. Tout le monde en souffre depuis plusieurs semaine déjà. Tu sais ce qui se passe ? Tu dois sûrement entendre pas mal de ragot ici."
"Et bien... d'après les ragots, comme tu le dis, quelque chose perturbe la bonne circulation des convois de marchandise depuis un certain temps."
"Ce sont des bandits ?"
"Non à mon plus grand étonnement. La marchandise n'a jamais été dérobé et personne de l'escorte n'est mort ces dernières semaines."
"C'est étrange tout de même. Vraiment tous les convois subissent ce désagrément ?"
"Non et heureusement mais cette chose semble être inhumain. Pas mal de soldat était devenu fou et buvait comme des trous en arrivant ici."
"Est-ce un animal ?" demanda le client inquiet.

"C'est peu probable à mon avis, mais en tout cas, sa réputation est telle que les livreurs refusent de venir chez nous."
"Mmh ... On a alors beaucoup de chance d'avoir un grand Homme comme notre très cher Georges pour nous sauver de cette famine."
"Tu as bien raison mon ami. Nous avons beaucoup de chance."

Je décidai d'interrompre l'écoute pour me plonger dans mes pensées. Mes avant-bras soutenaient ma lourde tête, coude sur la table. Je soupirai. Je n'avais guère besoin de beaucoup d'élément pour comprendre ce qui se passait. Mes attaques répétées avaient affectées la vie de ces gens. La famine s'était abattue sur ces innocents par ma faute. Je n'avais guère pensé aux conséquences et les voilà à subir ma stupidité. Washington avait donc fait profit de la situation et, ainsi, avait gagné la confiance de tous ces gens. Je me sentais mal. Que me dirait Ziio si elle savait ce que j'avais réellement fait durant tout ce temps ? Je fermai les yeux et me massai les tempes. Je soupirai une nouvelle fois et vidais mon esprit. Que pouvais-je faire à cet instant ? Un grand bol d'air me ferait du bien.
J'activai ma furtivité et sortis en douce de la taverne. J'allai dans les fourrés et me remis à mon état initial. Une fois qu'il n'y avait aucun témoin potentiel dans les environs, je sortis de ma cachette et allai m'assoir sur un banc collé à un mur d'habitation. Je réfléchissais. Cela fait presque une journée que j'étais arrivé à Lexington. J'avais appris que le roi fou viendrait après-demain et avec toutes les informations que j'avais récupérées pour le moment, je pouvais très bien imaginer ce qu'il allait faire. Les convois de nourriture se faisant plus rares, le peuple n'avait plus rien à croquer sous la dent. Le roi allait sûrement régler ce problème en faisant l'aumône comme le ferait n'importe quel souverain pour prouver sa générosité.

Des bruits de pas vinrent en ma direction. Je me mis aux aguets et utilisai ma vision d'aigle. Ce n'était qu'un vieillard à la démarche claudiquant et portant une pipe à ses lèvres. Il s'installa nonchalant à côté de moi et tira une bouffée de son bien. Je soufflai de soulagement et retournai dans mes pensée, la tête baissée. Qu'allais-je dire à la matriarche ? Raconter toute l'histoire depuis le début ou ne dire que les faits essentiels ? Je soupirai. Que pouvais-je faire ? Comment allai-je éliminer Washington maintenant ?

"Hey petit. Ça va ?" fit une voix plus proche de la toux que de la parole. "Tu en tire une tête ?"

Je levai ma tête et regardai mon interlocuteur surpris. Mon voisin me fixait d'un œil fatigué mais bien vivant. Un rictus amusé brisait sa bouche montrant une dentition manquante sur de large zone.

"Rien. Je vais bien." répondis-je plus sèchement que je le voulais.
"Hoy gamin. On se calme voyons." déclara-t-il en se moquant presque. "Tu as l'air malheureux alors que tout le monde attend avec impatience les festivités."
"Je ne suis pas vraiment d'humeur pour le moment." contredis-je en fixant les pieds à nouveau.

Il ria à gorge déployé et me fit une tape à l'épaule.

"C'est un problème avec les femmes, hein ?" demanda-t-il avec amusement.

Je tournai vivement ma tête sûrement marqué par l'étonnement.

"Je vous demande pardon ?"
"Ha ha... J'ai le flair pour reconnaître ce genre de problème."

Il commençait à m'agacer mais je devais me contenir pour éviter d'éveiller les soupçons.

"Et bien... Ce n'est pas vraiment ça le problème monsieur."
"Appelez-moi Sam." me coupa-t-il de bonne humeur.
"Très bien Sam. Mon problème est bien plus compliqué qu'il n'y paraît et je ne veux guère vous importuner plus."

Je me levai et fis quelques pas.

"Vous partez déjà ?"
"Oui, j'ai des affaires à régler."

Je fis à peine deux pas que ce vieillard m'interpela de nouveau.

"Je peux vous aider vous savez. Je sais tout ce qu'il faut savoir sur tout même sur les femmes et les potins de la ville."

Je m'arrêtai. Il pouvait sûrement me donner quelques informations supplémentaires. Je me retournai.

"Savez-vous vraiment tout ?" ironisai-je.
"Pour sûr."
"Très bien. Dans ce cas."

Je retournai m'assoir à ma place et nous discutâmes. C'était tout d'abord de chose peu importante mais je finis par avoir mes informations. Je savais déjà pas mal d'éléments grâce à mon espionnage à la taverne mais, j'appris aussi que la récolte avait été assez mauvaise pour permettre aux famille de survivre à peine à l'hiver. Comme je l'avais supposé, le roi fou allait venir ici pour distribuer des denrées à son peuple. Le vieillard me montra aussi la maison où Washington allait se reposer. C'était dans une des plus grande bâtisse habitable de la colonie. Je réfléchissais au chemin à emprunter pour pénétrer dans le bâtiment. Puis pendant des minutes interminables, l'homme me louait le roi, lui jetant des fleurs et en lui vouant une admiration sans limite. Il n'avait plus rien à dire, on dirait. Je coupai net la conversation et partis après l'avoir salué poliment. J'avais maintenant assez d'informations pour rentrer au village et m'y attelais sans tarder. J'empruntai un des chevaux et galopai à travers la forêt.


Et voilà c'est tout pour ce chapitre. J'espère qu'il vous à bien plu. ^^

J'aimerais remercier Nocturis et Vincent Aguila d'avoir commenter et pour leur fidélité quasi dans faille. Merci beaucoup à vous deux. ^o^

Je remercie aussi les lecteurs anonymes qui ont lu et/ou mis en favori mon histoire. C'est extrêmement encourageant. :-)

Pour les nouveaux, n'hésitez pas à commenter et/ou à le mettre en favori. ^^

Maintenant, place aux commentaires ^^:

Pour répondre à ta remarque Vincent Aguila, je comprends que tu puisses trouver bizarre qu'un simple marchand ait pu fournir une telle information à Haytham alors que tous les soldats rencontrés en sont incapables. Pendant plusieurs jours, Haytham n'a rencontré personne qui pourrait lui fournir cette donnée jusqu'à sa rencontre avec le marchand. Quand je dis "plusieurs jours", c'est environ 5-6 jours et durant ce laps de temps, il peut se passer pas mal de choses. Je peux tout de même confirmer que, s'il y avait eu une troupe ou/et un convoi qui apparaissait dans les 2-3 derniers jours, notre héros aurait fini par apprendre cette nouvelle. ^^

J'espère t'avoir bien expliquer ce détail. ^o^

Petite remarque : Comme vous le savez, Haytham à reçu le pouvoir du loup et voici ce qu'il a eu:

Il peut invoquer une meute de loup, et devenir invisible. Ses sens (notamment l'odorat, l'ouïe et la vue) se sont accrus. Son corps se soigne bien plus vite qu'à la normale.

Et voilà, je pense que ça sera tout pour ce chapitre. On se retrouve au prochain alors. À pluche. :3