Bonjour tout le monde! Excusez-moi pour cette publication un peu plus tardive que d'habitude, mais j'ai pris un peu de retard sur les corrections des chapitres. En revanche je suis très heureuse de pouvoir dire que les 35 chapitres sont désormais rédigés! J'ai terminé cette histoire le week-end dernier et bien qu'il reste encore neuf chapitres à poster (et donc neuf semaines) pour en profiter, je dois dire que je suis déjà un peu nostalgique.

En tout cas j'espère que vous aimerez ce nouveau chapitre!

Bonne Lecture!


Chapitre 26

L'Homme avait un jour fait un château de cartes. Ça lui ressemblait beaucoup, de s'amuser de la sorte. Ce jeu lui avait tout d'abord paru un peu incongru, car l'Homme disait être très occupé à faire des choses très importantes. L'Homme avait alors rit et lui avait expliqué que ce château de cartes était très important. Il représentait ce qui allait se passer.

Alors, devant son incompréhension, L'Homme avait délicatement caressé un des cartes, une carte tout en bas, une carte qui, comme il disait, n'attirait pas l'attention. Puis, il l'avait poussé un peu plus fort.

Toutes les petites cartes s'étaient écroulées


En se réveillant le lendemain matin, John eu une bonne et une mauvaise surprise. La bonne, c'est avant même d'ouvrir les yeux qu'il put la constater. Sherlock s'était endormi pressé contre lui et ne semblait pas avoir bougé dans la nuit, si ce n'est pour se blottir un peu plus dans ses bras. John sourit, les cheveux noirs lui chatouillaient le visage, il déposa un doux baiser sur le sommet du crâne de Sherlock. Celui-ci remua à peine et resta profondément endormi. C'était une bonne chose, ils risquaient tous les deux de fortement manquer de sommeil dans les jours à venir.

La main de John se promena distraitement le long de la colonne vertébrale de Sherlock, il était encore tôt, mais il lui était bien impossible de se rendormir. Résigné, il remonta délicatement la couverture sur les épaules de Sherlock et sortit du lit pour ne pas le réveiller. Il crut entendre Sherlock grommeler, mais le détective n'ouvrit pas les yeux pour autant.

John se félicita vivement d'avoir laissé quelques vêtements dans la chambre de Sherlock. C'était la meilleure idée qu'il pouvait avoir, pour deux raisons : la première parce qu'il ne s'était pas encombré d'un pyjama la nuit dernière et si la chaleur du corps de Sherlock pouvait bien le protéger du froid mordant de l'hiver, ce ne serait pas le cas en sortant du lit. La deuxième et sans doute la plus importante, c'est que le fait d'être habillé en sortant de la chambre de Sherlock rendit la rencontre qu'il fit un peu moins gênante que ce qu'elle aurait put être. Ce fut la mauvaise surprise qu'il eu ce matin là.

-Mycroft, lâcha-t-il d'une voix blanche.

-Bonjour John.

Là, debout, devant lui, le gouvernement britannique le dévisageait et John fut incapable de déterminer s'il y avait de l'amusement ou du reproche dans sa voix.

-J'espère ne pas vous déranger au moins.

John savait bien que Mycroft n'en avait rien à faire de le déranger ou non. Il s'épargna donc la peine de lui dire que c'était bel et bien le cas.

-Je…euh…je…Que faites vous là ?

Au regard que lui lança l'aîné des Holmes, John s'étonna presque de ne pas l'entendre lui retourner la question. Mais Mycroft se contenta de le lorgner avant de détourner le regard vers la porte de la chambre de son frère. Il haussa un sourcil quelque peu dédaigneux et fit demi-tour sans prendre la peine de répondre pour s'installer dans le fauteuil de Sherlock comme si celui-ci lui appartenait.

Anthea était là également, mais heureusement pour John déjà suffisamment gêné, elle ne faisait pas attention à lui. Les yeux rivés sur son téléphone, mais le visage crispé, elle ne cessait de faire des va-et-vient dans le salon. John allait l'interroger sur cette curiosité lorsqu'il remarqua la petite boule de poils noirs qui la suivait à la trace pour se frotter à ses collants.

-Si déjà vous étiez là, vous auriez au moins pu nourrir le chat, dit John à l'intention de Mycroft en essayant de retrouver un minimum de contenance.

-Pourquoi devrais-je assumer cette…chose à la place de mon frère ?

John disparut dans la cuisine, moins il aurait Mycroft en face des yeux et mieux il se porterait. Il versa une généreuse quantité de croquettes dans une gamelle vide et Arsenic détourna immédiatement son attention d'Anthea.

-Je ne sais pas. Peut-être pour donner une utilité à votre tant appréciable présence.

Maintenant que la gêne s'estompait, John se sentait très clairement irrité et il n'avait pas l'intention de prendre sur lui pour le bon plaisir de Mycroft.

-Du thé ? demanda-t-il à l'assistante du gouvernement faisant bien comprendre que la proposition s'adressait à elle et à elle seule.

Mycroft ne s'en formalisa pas, il adressa à John une mimique ironique qui ne fit qu'accroître son animosité. Anthea leva les yeux de son téléphone l'espace d'une seconde, le temps de refuser la tasse. Elle n'avait pas manifesté le moindre signe de surprise d'avoir vu John sortir de la chambre de Sherlock. Le professionnalisme de cette femme l'épaterait toujours.

Le médecin serait bien volonté resté se terrer dans la cuisine, mais plus vite il affronterait l'aîné des Holmes sur la raison de sa visite et plus vite il aurait le plaisir de le voir déguerpir. Il l'espérait en tout cas. Il choisit donc de se comporter en adulte.

-Bien, commença-t-il en dévisageant Mycroft, pourquoi cette courtoise visite à une heure si matinale.

-Je me suis dit qu'il valait mieux que je vienne un peu avant. Sait-on jamais, il aurait été impolie de ma part de faire venir trop de monde dans votre appartement. De toute évidence, j'ai eu raison, dit-il d'un ton doucereux qui acheva d'énerver John.

-Trop de monde ? Attendez Mycroft, qui doit venir ici ? Ça vous aurait écorché de téléphoner avant ?

Il obtient un soupire exaspérer en réponse et celui-ci ne venait pas de Mycroft.

Sherlock s'était figé à l'entrée du salon, dévisagea tour à tour John et son frère. Un rictus mauvais lui contracta le visage lorsqu'il remarqua que la rougeur sur les joues de John avait repris sa place. La déduction ne fut pas compliquée. Sherlock sut que Mycroft avait compris pour eux et cela ne semblait pas le déranger le moins du monde.

-Dégage de chez nous Mycroft.

Loin d'être offensé et encore moins surpris par l'accueil glacial de son petit frère, il se contenta de croiser gracieusement les jambes en s'enfonçant un peu plus dans le fauteuil.

-J'étais sur le point d'expliquer au docteur Watson la raison de ma visite.

-On s'en passera. Libère mon fauteuil ; tu n'as pas besoin de moi pour trouver la porte.

Mycroft eu un petit rire acide et ne bougea pas.

-Non Sherlock, je crois qu'il vaut mieux que je sois présent le temps que ça durera.

John n'aimait pas cette réponse, vraiment pas. Il détestait voir des choses se tramer dans son propre appartement sans en avoir été averti et Mycroft était un expert dans ce domaine.

- De quoi parlez-vous, Mycroft ?

Il fit un signe à Anthea en lui demandant de « faire venir les équipes ». John eu la courtoisie d'attendre que la jeune femme soit sortie pour laisser exploser sa colère. Il ne savait pas si elle était plus due au fait qu'un certain nombre de personnes indésirables allaient débarquer d'une seconde à l'autre ou parce que Sherlock s'était totalement désintéresser de ce qu'il se passait pour faire grincer les cordes de son violon.

-Vous allez m'expliquer ce qu'il se passe bon sang !

-On doit fouiller l'appartement pour s'assurer que Moriarty ne vous a pas mis sur écoute, lui apprit Mycroft alors que des dizaines de ses agents pénétraient l'appartement.

Et voilà que l'inquiétude de John revenait comme un boumerang. Pas une seule seconde il n'avait envisagé cette possibilité et pourtant les craintes de Mycroft étaient parfaitement légitimes. Moriarty avait réussi à les espionner et à s'emparer de leur vie privée une fois, rien ne l'empêchait de recommencer. Mais cette fois, les choses étaient différentes :

-Vous croyez que c'est le cas ? articula John en essayant de garder son calme.

-Il y a de forte chance.

Il n'aimait pas la façon dont Mycroft le dévisageait et il aimait encore moins le fait de comprendre pourquoi. Mycroft ne connaissait pas exactement l'étendue de la relation qu'il partageait avec Sherlock, mais en un simple regard, il lui confirma ce que John avait compris tout seul : si Moriarty venait à savoir, cela pourrait causer leur perte.

Le violon avait cessé, Sherlock leur tournait le dos et ne prononçait pas un mot, mais John pouvait nettement distinguer que ses épaules étaient tendues. John s'approcha, il voulait voir son visage, il voulait savoir ce qu'il pensait.

Mais Sherlock n'exprimait rien, il restait totalement de marbre et même lorsque John plongea ses yeux au fond des siens, il fut incapable de déceler quoi que ce soit.

-Si Moriarty avait mis des caméras, on les aurait vus. N'est-ce pas ?

S'il s'attendait à une réponse rassurante, il ne l'obtint pas. Sherlock le fixa, longuement, en silence. Puis, il reposa son violon et se détourna vers son frère.

-Combien de temps vont-ils rester ici ? gronda-t-il en désignant un homme tout en costume noir inspecter méticuleusement la table de la cuisine couverte d'expériences.

Lui et John n'étaient pas les seuls à déplorer cette visite. Arsenic tournait en rond passant de sous un meuble à sous un autre en feulant. Il n'aimait pas voir des intrus chez lui et John pouvait le comprendre.

-Ils resteront jusqu'à ce que nous ayons trouvé quelque chose.

Le « nous » ne l'incluait pas vraiment, Mycroft n'avait pas quitté le fauteuil, il ne faisait qu'observer ses hommes avec une attention toute particulière.

-Et s'il n'y a rien à trouver ? s'énerva John en attrapant le chat avant que celui-ci ne s'en prenne à des mollets imprudents (pas que l'idée le dérange, mais ils auraient perdu du temps et John voulait ces hommes dehors, Mycroft inclus).

Et de toute façon ils ne trouveraient rien. Non. Parce qu'il n'y avait rien à trouver. John se bornerait à penser que Moriarty n'avait pas pénétré leur intimité aussi longtemps que possible. Il ne voulait pas le penser. Il ne voulait pas revivre l'enfer du Reichenbach.

-Monsieur !

C'était le type en costume qui s'alarmait. John l'aurait bien insulté. Alors qu'il essayer de ne pas désespérer, ce type engloutissait tous ses espoirs. Le pire dans tout ça, c'est qu'il s'agissait d'une fausse alerte, même pas de quoi faire se lever Mycroft. Il n'était pas tombé sur les prémisses d'un poison mortel, juste une expérience de Sherlock. John se dit que finalement, il n'allait pas lui en vouloir, la plupart du temps les deux choses pouvaient revenir au même.

Cependant un autre type en costume, presque une copie conforme du premier (parfois John se demandait si Mycroft n'avait pas des clones à son service) fit une découverte beaucoup plus alarmante.

Entre ses mains, il tenait le crâne et l'examinait sous tous les angles.

-Ne touchez pas à ça ! s'exclama Sherlock. Ce crâne est parfaitement à sa place.

-On dirait que tes excentricités vont encore nous faire perdre un temps précieux, petit frère, soupira Mycroft en se massant doucement les tempes.

-Monsieur, vous dévirez voir ça insista l'homme en costume numéro deux.

Les regards se tournèrent finalement tous vers lui et John dut laisser partir le chat et s'appuyer sur le dossier de son fauteuil pour ne pas flancher. Le type avait passé un doigt dans l'orbite vide du crâne et en avait retiré un objet très petit, indétectable une fois bien installer et que John reconnu instantanément.

C'était une caméra.

Une putain de caméra.

Il n'était pas sûr que le fauteuil lui serve de soutien suffisamment longtemps. Il se rappela de ce qu'il s'était passé la veille dans ce même fauteuil. Il se souvint avoir eu l'impression que le crâne les observait.

Il nous regardait bon sang ! Il nous regardait vraiment !

Il dut retenir un sursaut surpris lorsque la main de Sherlock se posa sur son bras ; il ne l'avait pas entendu approcher. Une fraction de seconde plus tard, la main ne le touchait plus, mais ça avait suffit. Un bref regard et ils avaient su qu'ils avaient pensé la même chose et qu'une conversation s'imposait au plus vite. Et pour ça, Mycroft devait foutre le camp !

Une partie du travail était déjà fait, la découverte de la caméra avait remis l'aîné des Holmes sur ses jambes et avec une rapidité que John n'aurai pas cru possible, il s'interposa devant Sherlock déjà prés à s'emparer de l'objet.

-Ne rêve pas mon frère, tu n'y toucheras pas.

Sherlock le fusilla du regard.

-Moriarty l'a planqué chez moi et tu veux m'empêcher de l'analyser ?

-La sécurité du territoire est peut-être en jeu. Tout ce qui touchera de près où de loin à Moriarty serait examiner par les meilleurs experts.

-Pour ce qui est de lui, je suis et de loin le meilleur expert.

-Donc tu l'as volontairement laissé t'espionner. Tout ça fait partie du brillant et complexe plan que tu as élaboré pour l'arrêter. Et tout ce qui s'est produit les derniers mois, tu avais tout prévu, si tu es un si bon expert, n'est-ce pas ?

Le silence tomba lourdement dans l'appartement, John eu même l'impression que les sbires de Mycroft avaient cessés leurs recherches. Les yeux du médecin volèrent d'un Holmes à l'autre. Dans ce genre de situation, ils étaient bien capables d'en venir aux mains.

-Je ne veux pas que tes agents viennent fouiller dans ma vie privé !

John réprima une grimace. Si les hommes de Mycroft parvenaient à accéder aux images filmées, ils y verraient des choses que John ne voulait absolument pas exposer à la moitié du MI6.

-Avec un tel modèle nous ne pouvons rien espérer de plus que de remonter la trace de celui qui visionne les vidéos.

-Qu'est-ce que vous en savez ? cracha le médecin.

L'idée de voir sa vie littéralement mise à nue le rendait nerveux et il en oubliait sa politesse

Mycroft haussa un sourcil vexé et John se sentit soudainement stupide. Il en aurait presque oublié qu'il avait affaite à un maître dans l'art de l'espionnage.

La dispute entre les Holmes repris de plus belle. Sherlock exigeait d'analyser la caméra et par-dessus son anxiété, John finit même par trouver le temps long. Espérer qu'un des deux frères fasse entendre raison à l'autre relevait du miracle et les miracles, il n'y croyait pas suffisamment pour ça.

Il eu le temps de servir du thé à Anthea, elle avait pressentie que sa journée allait être longue et ce n'était plus de refus. John s'occupa également à dénicher du désinfectant pour un des hommes de Mycroft qui avait eu la malencontreuse idée de venir fouiner trop près d'Arsenic.

Mycroft et Sherlock en étaient venus à se hurler à la figure et John cru bien entendre à plusieurs reprise leur mère être mentionné ; il se demanda si la caméra était au demeurant le sujet de leur dispute. La situation se calma avec l'arrive de celle que John considérait aujourd'hui et à jamais comme sa bienfaitrice. Mrs Hudson venait tout juste de rentrer et elle était parfaitement capable de donner de la voix, bien plus que Mycroft et Sherlock réunit.

Sans doute que le nombre impressionnant d'agent du gouvernement peuplant son appartement qui l'avait fait était la raison de sa colère et sans doute que ce cri effrayer était quelque peu exagéré, mais il eu l'effet escompté. Le silence retomba sur Baker Street.

Tout le monde la dévisageait. John comme un ange tombé du ciel, Sherlock avec un air renfrogné et boudeur et Mycroft visiblement surprit, bien qu'il prenait sur lui pour le cacher.

-Oh les garçons mais que c'est-il passé ici ? Je ne peux donc pas vous laisser tout seul une soirée ?

Aussi haut perché que pouvait être la voix de Mrs Hudson, elle avait retrouvé instantanément un calme olympien.

-Moriarty, lâcha Sherlock sans préavis.

Cette fois son cri était emprunt d'une réelle terreur. John fusilla Sherlock du regard pour son manque de tact, mais le détective n'y prêta pas la moindre attention et continua sur sa lancée.

- Ils nous espionnent.

-Vérifiez également sont appartement, demanda discrètement Mycroft à un de ses hommes pour ne pas encore plus affoler la vieille dame.

Il fallu un long moment pour la calmer et lui assurer que non, Moriarty n'allait certainement pas diffuser des photos d'elle sur internet, ni a un quelconque journaliste préparent un reportage sur les secrétaires des dirigeants de cartels de drogue et que non, la recette ancestrale des scones de sa grand-mère ne courrait aucun risque.

Bien que John s'était acharné à lui expliquer qu'elle ne courrait aucun danger, Mycroft et sa troupe restèrent néanmoins encore plusieurs heures à tout retourner de fond en comble, mais apparemment, la caméra du crâne était la seule. Sherlock et Mycroft se disputèrent ; encore et John dut faire croire au détective que le chat s'amusait parmi ses expériences pour détourner son attention afin de pousser Mycroft jusqu'à la sortie ; ce qu'il faillit faire littéralement.

Les sbires avaient pris congé, merci bien, et Anthea attendait sagement près d'une berline noire aux vitres tintées que son patron daigne déguerpir du pas de la porte. John l'en aurait bien aidé avec un coup de pied aux fesses s'il n'avait pas commencé à s'éloigner avec une lenteur délibérée.

-John, appela une dernière fois Mycroft dans un murmure sirupeux et parfaitement désagréable.

Le médecin lui accorda une grimace rapide signalant qu'il avait son attention, mais pas trop longtemps tout de même.

-Si mon petit frère souffre à cause de vous, sachez que j'ai à mon service des gens capable de vous faire disparaître en toute discrétion.

John rit. C'est la seule chose qu'il trouva à faire, car bien malgré lui, Mycroft était vraiment drôle.

-J'aurais aimé vous dire la même chose Mycroft. Mais personne ne travaille pour moi.

Il n'eu pas le temps d'apprécier l'expression aussi choquée qu'offusquée de Mycroft, il lui claqua la porte au nez. C'est le cœur un peu moins lourd qu'il regagna l'escalier.

-Désolé, mais c'est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour le faire partir, bougonna-t-il à l'adresse de Sherlock en remontant. Il ne te l'aurait pas donné cette caméra de toute façon.

Sherlock l'attendait patiemment dans la cuisine, Arsenic y était également, non pas parmi les expériences de Sherlock, mais dans ses bras. John eu un sourire attendri et s'approcha pour le caresser entre les oreilles.

-C'est un bon chat de garde. Il a sacrément amoché un des toutous de ton frère.

-Mycroft t'a retenu. Qu'est-ce qu'il te voulait ? demanda sèchement Sherlock.

Cette petite visite l'avait mis sur les nerfs et le chat ne suffirait pas à détendre l'atmosphère.

-Il sait pour nous…enfin…tu vois ce que je veux dire. Il était là ce matin quand je suis sorti de ta chambre.

Il n'allait certainement pas lui dire que Mycroft lui avait fait un discourt de grand frère sur protecteur, Sherlock était déjà suffissent en rogne et sa mine sombre ne mentait pas sur ce qu'il pesait de la visite surprise de son frère.

-Hum. J'avais remarqué. Je suis surpris qu'il ait mis tant de temps à comprendre. Mais peu-importe ce qu'il sait. Pas ses affaires.

-Mais il n'est pas le seul à savoir désormais.

L'estomac de John ne cessait de se contracter de peur. C'était presque aussi désagréable que le jour où il avait bu le café que Sherlock avait contaminé à base de solution chimique très peu comestible.

-Oui. Lui aussi sait.

Sherlock balança presque le chat sur la table. Il y avait dans sa voix comme une excuse et John se demanda s'il ne se sentait pas coupable de la situation. Après tout, c'est lui qui avait initié cet ébat sur le fauteuil. Mais John n'avait pas été trop dur à convaincre.

-Et il sait sans doute qu'on a trouvé sa putain de caméra, gronda-t-il dans un espoir que dévier le sujet ferait oublier à Sherlock une culpabilité inutile.

-Il voulait qu'on la découvre. Il savait que Mycroft allait venir fouiller l'appartement.

-A quoi ça l'avance alors de nous filmer ?

Ça l'écœurait, le rendait malade. Il refusait d'accepter que Moriarty puisse leur volé un moment aussi intime et il avait très peur de ce que le criminel consultant pouvait en faire.

-Il veut nous montrer qu'il a le contrôle et qu'il a réussi s'introduire ici sans qu'on ne s'en aperçoive. Moriarty est un génie, il ne laisse rien au hasard. La caméra ne servait qu'à nous déstabiliser. Pour ce qu'elle à filmé, il ne s'y attendait pas, mais ça a dû être comme noël avant l'heure pour lui.

-Il va s'en servir contre nous, en parler, diffuser les images ou je ne sais quoi, mais il fera quelque chose !

Et John en voyait déjà la une des journaux à scandale. « La vérité sur Sherlock Holmes et John Watson. » Tous ces rats ne rêvent que de ça.

-Un scandale ce n'est plus suffisent, il veut nous brûler de l'intérieur, il veut jouer avec nos esprits et nous lui avons fourni la meilleure des armes. Il va essayer de nous retourner l'un contre l'autre.

Ne sachant pas s'il devait se sentir rassurer ou encore plus inquiet, John décida de ne plus réfléchir et de faire ce que son instinct lui dictait. Il agrippa la main de Sherlock, tant pis si le détective le repoussait, il savait que celui-ci n'appréciait pas vraiment ce genre de geste au quotidien, mais il voulait que Sherlock sache que quoi qu'il advienne, il ne le laisserait pas tomber.

Sherlock ne chercha même pas à se dérober de sa poigne, il se contenta de fixer la main de John un peu perplexe.

-Quelque chose ne va pas ? demanda le médecin.

Question stupide. Actuellement, peu de choses allaient.

-Non. C'est juste que j'aurais pensé qu'après ce qu'il vient de se passer, tu aurais voulu garder tes distances.

Cette idée blessa John profondément. Sherlock avait l'air sincère et dernière cette façade glaciale qu'il s'était collée dès l'arriver de son frère, John pouvait voir, au fond de ses yeux, quelque chose d'un peu triste.

Monsieur le grand détective consultant, pour ce qui est des réactions humaines, tu passes toujours à côté du plus important.

- Pour l'amour du ciel, pourquoi aurais-je envie de garder mes distances ?

-Parce que plus tu seras proche de moi, plus Moriarty verra en toi la cible parfaite, murmura douloureusement Sherlock.

La façade retombait et la crainte que John avait ressentie envers Moriarty se muait en rage.

-Je me fous de Moriarty.

-Mais s'il…

-Tu as dit qu'il allait chercher à nous retourner l'un contre l'autre ? A nous éloigner ? J'e n'ai pas la moindre intention de le laisser faire, tu comprends Sherlock ? Peu-importe ce que ce malade entreprendra on le traversera ensemble et ça ne nous empêchera pas de vivre.

Et comme pour confirmer ses dires, il pressa un baiser brûlant sur les lèvres de Sherlock. Il réalisa au passage que le détective acceptait ça avec autant de naturel qu'une main sur l'épaule. A quel moment leur relation avait-t-elle évolué au point qu'un baisée en devienne normal ?

-Ça va être dangereux, marmonna le détective d'une voix étouffé par la bouche de John.

-C'est bien pour ça que j'ai emménagé avec toi, non ?

Une des mains de Sherlock vint brusquement s'agripper à la nuque de John le pressant un peu plus contre lui et leurs langues se mirent à chercher avidement la compagnie l'une de l'autre.

-Va pour le danger alors.


Quelque chose entre eux avait changé ; indubitablement. Ils avaient besoin l'un de l'autre. Un besoin physique, tactile et empressé. D'abord, John avait cru qu'il ne s'agissait que d'une passade, une réaction normale dut à la montée d'adrénaline qu'avait provoquée le retour de Moriarty. Sauf que cela dura le jour d'après. Et celui d'encore âpres. Et ainsi de suite.

Malgré l'ombre de peur et de doute que le criminel faisait planer sur eux, Sherlock avait retrouvé son enthousiasme à l'idée d'une affaire compliqué. Malheureusement pour tout le monde, cela incluait son impatience et de son mépris à l'égard de tout le monde. Mais John voulait bien l'avouer, il préférait mille fois ça à son inquiétude.

Mycroft leur rendait souvent visite, beaucoup trop aux yeux de son frère. John le soupçonnait fortement de venir l'espionner maintenant qu'il savait ce qu'il y avait entre eux, même si l'homme d'Etat se contentait de lui donner pour explication que l'appartement devait être vérifié le plus souvent possible. Il avait une fois proposé de faire installé des caméras de surveillance chez eux afin d'anticiper une nouvelle action de Moriarty. La réponse de John et Sherlock avait été un « non ! » unanime et virulent et Mycroft s'était vu mettre à la porte comme un malpropre devant ses hommes et sa secrétaire. Il n'avait jamais réitéré la proposition. D'ailleurs, après ce jour, ses visites se firent beaucoup plus courtes.

John et Sherlock s'échangeaient de plus en plus de gestes que de simples amis n'avaient pas à avoir l'un en vers l'autre. Ça ne les dérangeait pas, c'était devenu normal. Il prenait tout de même gare à ne jamais se montrer trop tactile en présence de Mrs Hudson. Ils la connaissaient, elle aurait crié au couple et John était formel avec lui-même, ils n'étaient pas un couple. Certes leurs mains avaient tendance à chercher le corps de l'autre à longueur de journée, certes John mourrait parfois d'envie de voler un baiser à Sherlock, mais se retenait, car le détective réfléchissait et que le moment n'était pas adapté. Et certes, ils couchaient ensemble, mais ils n'en étaient pas un couple pour autant. John n'en démentirait pas pour la simple raison que Sherlock Holmes ne pouvait pas être en couple. Il n'y connaissait rien à toutes ses règles qu'avait érigée la société, les « trucs de couples » comme les appelait John, tel que les dîners en amoureux ou les soirées romantiques devant un bon film. Le médecin avait réalisé qu'il ne les partagerait jamais avec Sherlock. Parce que ça ne lui ressemblait pas, qu'il trouvait ses choses stupides et futiles et que tout bien réfléchit, John était parfaitement d'accord. Alors non, ils n'étaient pas un couple. Il était juste eux deux et ça leur convenait très bien. John n'avait pas besoin de plus. Pas pour le moment du moins.


Une semaine après le retour de Moriarty et après bien des hurlements et des discutions houleuses, Sherlock avait finalement réussit à obtenir de Lestrade qu'il lui laisse analyser le livre de Browner. Le détective n'avait pas tardé et John s'était aussitôt vu traîner à Saint Bart.

C'était une bonne nouvelle pour Sherlock comme pour John. Si l'enquête n'avançait pas, cela n'empêcher pas le cerveau de Sherlock de tourner à plein régime et il avait eu un gros besoin de carburant pendant cette semaine. Ils avaient des clients, jamais des affaires très compliquées et Sherlock les avait toutes résolue sans quitter son fauteuil. Cependant, il y avait eu un point commun à toutes : John avait à chaque fois du reconduire les clients en larmes jusqu'à la porte.

Dire que Sherlock se montrait odieux était un euphémisme. Il se comportait comme la pire des ordures et pas uniquement avec les clients. Mrs Hudson s'était vu congédier de leur appartement. Apparemment, elle, son sourire et ses biscuits tout chauds n'était pas les bienvenus chez eux. Lorsque Sherlock avait dit ça, John s'était, pour la peine, exilé chez leur pauvre logeuse en faisant bien comprendre à Sherlock qu'il pouvait se brosser pour qu'il lui adresse encore la parole ce jour-là. Pour faire bonne mesure, John avait embarqué le chat avec lui. Sauf que Sherlock ne s'était pas rendu compte de tout ça, d'ailleurs, il avait fini par sortir, avait passé la nuit dehors et n'était revenu que le lendemain au soir. John l'avait soupçonné de retourner Londres pour retrouver Moriarty.

Ça, Sherlock était bien capable de le faire, c'est pour ça qu'en arrivant à Saint Bart, John vit une porte de sortie à cette situation. Trouver quelques informations supplémentaires ne pouvait pas lui faire de mal.

Molly s'était précipitée pour les aider dès leur arrivée. Elle le faisait toujours et John savait qu'elle considérait comme précieux chaque instant passé avec Sherlock. Il s'en désola un peu, le détective lui rendait bien mal cette attention. Cependant, ce jour-là, John la trouva un peu distante. Il cru même un instant que la jeune femme avait découvert l'évolution de leur relation.

Ça lui donnerait une bonne raison de ne pas vouloir nous croiser, songea John.

Mais ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas le savoir et John se mit à espérer qu'elle ne l'apprenne pas d'aussitôt. Elle qui était si attaché à Sherlock, cela ne risquerait que de la faire souffrir.

Mais d'une manière ou d'une autre tout ce qui concerne Sherlock finit toujours par la faire souffrir.

Cependant, comme à son habitude, Molly resta souriante et attentive à leurs moindres demandes et lorsque Sherlock leur demanda à elle et John de bien vouloir arrêter de lui traîner dans les pattes, John réalisa que cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas profité d'un moment entre amis avec elle et l'avait amené à la cafétéria en marmonnant au rustre qu'était Sherlock de ne surtout pas les appeler en cas de besoin.

John réalisa ce jour-là qu'il n'avait jamais dit à Molly qu'il avait quittée son travail pour se lancer dans son propre cabinet et à sa grande surprise, il regretta de ne pas l'avoir fait plus tôt. Des médecins, Molly en avait côtoyé plus d'un au cours de sa carrière et elle lui apprit que plusieurs de ses amis s'étaient lancés comme indépendants. John avait également un certain carnet d'adresses à qui demander conseil, il avait d'ailleurs passé plusieurs soirées au téléphone avec Mike Stanford à discuter de son futur cabinet. Mike lui avait d'ailleurs avoué que c'était un rêve que lui-même avait toujours eu avant de se tourner vers l'enseignement. Un jour peu être le réaliserait-il. Mais John savait qu'il était bien trop attaché à ses imbéciles d'étudiants pour ça. Bien que Mike puisse être de précieux conseils, l'avis de personne extérieur qui s'était eux même lancé indépendamment ne lui était pas de refus

De plus il trouva en Molly une alliée de taille pour ce qui était de remplir certains papiers compliqués. Sherlock était aussi intéressé par la paperasse que par le système solaire, John n'aurait jamais été assez fou pour lui demander son aide. Il y avait toujours Mrs Hudson, elle avait été secrétaire, mais le domaine dans laquelle elle avait exercé était assez peu recommandable. C'est pour ça que John accepta l'aide de Molly avec Joie.

L'espace d'une petite heure, John réussit à oublier Moriarty ainsi que cette enquête qui commençait sérieusement à polluer sa vie. Cela ne faisait que trop longtemps qu'il ne s'était pas assis avec un ami autour d'un café pour parler d'autre chose que de meurtre. Il avait beau voir régulièrement Greg, ce genre de sujet revenait indubitablement sur le tapis. Molly, bien que travaillant avec des cadavres savait se montrer plus délicate quand il le fallait.

Ils revinrent au laboratoire de bien meilleur humeur qu'il ne l'avait quitté. Ce n'était cependant pas le cas de Sherlock et à peine furent-ils entrés dans la pièce que le détective se mit à rugir :

-Rien ! Rien ! Rien ! Il n'y a rien à trouver !

Il avait passé des heures à analyser le livre, mais comme le lui avait dit Lestrade, il n'y avait pas la moindre empruntes dessus mis à part celle de Browner, rien ne disait comment le livre avait atterri dans cette maison après l'arrestation de son propriétaire, ni pourquoi il avait été déplacé et Sherlock ne put y découvrir aucun indice caché comme il l'avait espéré.

-Je peux vous apporter du café si vous voulez, proposa Molly. Ça vous aidera à vous détendre.

-Soyez gentille Molly et n'essayez pas de vous rendre utiles. Nous gagnerons tous les deux du temps.

-Sherlock !

John savait que s'énerver ne mènerait à rien à part peut-être encourager Sherlock, mais le détective le mettait hors de lui. Molly ne méritait pas qu'il se montre si désagréable. Mais rien n'allait comme il voulait et quand Sherlock Holmes était frustré tout le monde devait en faire les frais. Il ne sut pas si s'était dû à l'exécrable comportement de Sherlock, mais John trouva soudain à la jeune femme un air préoccupé.

-Tout va bien Molly ?

Maintenant qu'il y prêtait un peu plus attention, elle semblait un peu pâle, comme si elle avait peu dormit. John songea d'abord que le retour de Moriarty pouvait en être la cause avant de se rappeler que Lestrade avait jugé bon de ne pas la tenir au courant et que Sherlock avait vivement approuvé, ne voulant se retrouver face aux bons sentiments dégoulinants de culpabilités dont elle faisait preuve à chaque fois que « Jim » devait par malheur être mentionné.

-Elle à envie de me demander quelque chose depuis que nous sommes arrivés. Faites le donc, que j'en sois débarrassé, grommela Sherlock avec humeur.

Il méritait vraiment des baffes, mais au lieu de ça Molly se contenta de fixer ses chaussures, elle paraissait soudain très gêné.

-Oh non, ce n'est rien. Enfin…c'est vrai qu'il y a…non laissez tomber. C'est stupide.

-Molly, je ne doute pas une seule seconde que ce que vous vous apprêtiez à dire était stupide, mais finissez maintenant que vous avez commencé. Vous voir ruminer vos pensées me déconcentre.

La légiste prit alors une profonde inspiration et se mit à déblatérer d'une voix peu assurée :

-Je crois…enfin j'ai cru, mais c'est sûrement mon imagination, j'étais très fatiguée, mais j'ai cru que quelqu'un s'était introduit chez moi…

-Vous l'avez vu, ce quelqu'un ? demanda Sherlock avec autant d'intérêt que lorsqu'il questionnait Mrs Hudson sur l'hideux couvre chef jaune de Mrs Turner.

-Non. Non c'est juste que…quand je suis rentré chez moi hier soir, la porte n'était pas verrouillé, oh j'ai très bien pu oublier, mais des objets avait été déplacé, ça j'en suis certaine et…

-On a volé quelque chose ? demanda John.

Des objets qui se déplacent tout seul, John ne s'en inquiétait pas trop. Il ne savait que trop bien que la fatigue pouvait vous mener à faire des tas de choses que vous oubliez ensuite. Mais Molly avait l'air réellement préoccupé et Sherlock se débrouillait très bien tout seul pour lui faire remarquer ça, alors John préféra rester attentif à ce qu'elle disait.

-Non, je n'ai pas l'impression mais…

-Parlez-en à Graham, la coupa Sherlock, il n'y a bien que pour des futilités pareilles que Scotland Yard peut se rendre utile. Je dois travailler sur une vraie affaire.

Elle ne dit plus un mot et opina doucement du chef.

Sherlock attrapa son manteau, le livre dont il n'avait rien tiré et s'en alla sans un au revoir. John ne le suivit pas avant de s'être rudement excusé à sa place, d'avoir chaleureusement remercié la jeune femme pour l'aide qu'elle leur avait apporté et lui avoir fait promettre de l'appeler si elle constatait à nouveau quelque chose d'étrange. Il savait bien qu'elle n'en ferait rien, mais de toute façon elle devait avoir raison en pensant que tout ça était lié à la fatigue.

Personne n'entrait par effraction dans une maison pour le bon plaisir de simplement déplacer quelques objets. Personne.


-Tu ne crois pas que c'est peut-être tout simplement Moriarty qui a commis ce meurtre ? demanda John alors qu'il s'engouffrait dans un taxi.

-Il ne se serait pas sali les mains avec ce genre de détails encombrant. Quelque chose ne tourne pas rond dans cette affaire, quelque chose qui n'est pas Moriarty. J'ai l'impression de l'avoir sous le nez depuis le début !

Une partie de John avait envie d'être égoïste et se disait que Moriarty était le problème principal à résoudre. Innocent ou pas, que Browner aille au diable, lui qui l'appréciait tant. Après tout, Moriarty aurait très bien pu se servir de lui, même si Sherlock se bornait à le penser innocent. A peine cette pensée formulée qu'il s'en voulu immédiatement.

Ce n'était pas pour que justice soit rendue que Sherlock s'acharnait à trouver la solution de ce mystère. C'était pour le jeu, pour l'adrénaline, pour flatter son ego un peu aussi. Pour beaucoup de choses, mais pas pour la justice. John ne lui en voulait pas, parce que Sherlock était comme ça et qu'il ne s'en était jamais caché. En revanche, le médecin s'en voulu énormément à lui-même. Il avait peut-être bien commencé à suivre Sherlock dans ses aventures par attrait du risque, mais il s'était alors engagé à aider les gens qui avaient besoin de leurs services. Il était médecin, il était soldat, c'était son devoir.

Une famille avait perdu un être cher et un homme peut-être innocent était enfermé pour ce crime. Alix et sa mère leur avaient réclamé la vérité et cette vérité, ils avaient pour devoir de la découvrir, même si l'homme le plus dangereux du monde se dressait droit sur leur chemin.


Voilà, n'hésitez pas à me laisser une review :)

On se retrouve vendredi prochain!

Bye!