Hiiii tout le monde!!!!Bon, suite à plusieurs éléments indépendants de ma volonté, je publie plus tôt, et... je vais écrire l'épilogue... j'e sais déjà ce que je vais écrire, tout est prêt... sauf qu'il y a mes partielles à bosser... Oui... Les partielles... Bref... je sais PAS quand il sera publié...

A/N: JKR a les droits d'auteurs, moi j'ai... J'ai... J'ai rien... (SOUPIR)

Ps: Pour ceux qui détesteraient cette fin, je publierai un épilogue (Ceux qui lisent cette fic depuis le début et qui n'ont jamais Ô grand JAMAIS reviewé, je vous conseille vivement d'aller remercier à genoux tous les reviewers (évidemment je m'attends a un gros blanc ou à un petit sourire en coin (mais quelle conne...)) ...

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Quand Hermione ouvrit les yeux, elle sentit le froid glisser sur sa peau, et elle frissona. Les nuages passaient lentement dans le ciel rosé. Et rien ne bougeait autour d'elle. Elle essaya de bouger, mais instantanément, elle ressentit une douleur vive et son visage se crispa. Mais deux yeux verts se penchèrent sur elle et elle se remémora.

Ils étaient infiniment tristes.

Elle eut envie de pleurer..

-Hermione...

Et elle se sentit lasse et sale. Elle repartit dans ses rêves obscurs, le corps ensanglanté de Severus, gisant amorphe par terre. Ron, ses yeux désespérés tournés vers elle. Voldemort hurlant sous la douleur. Harry, avec ses yeux verts qui la regardait.

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-Je ne sais pas.

-Si.

-Ecoutez, je...

-Pourquoi?

-Je n'en sais rien.

Elle crut qu'elle rêvait. Cette voix si cassée, c'était celle de son ami. Et l'autre, celle qui hésitait, et qui n'était pas si catégorique, c'était celle de Severus.

Elle voulut garder les yeux fermés. Si elle les ouvrait, il disparaîtrait. Elle fronça les sourcils, les voix se rapprochaient. Et elles étaient réelles.

Elle ouvrit ses yeux si rapidement que cela lui fit mal et miaula, comme un petit châton:

-Severu...

Et ils tournèrent la tête vers elle.

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Severus venait de se réveiller. Il avait mal au crâne. Il se redressa, massant douloureusement ses tempes, grognant et pestant contre ses abrutis de mangemorts.

C'est alors qu'il se rendit compte qu'il était vivant. Et à Poudlard.

Tout autour de lui était flou, mais il apercevait les lits de l'infirmerie, certains cachés par un rideau, d'autres remplis de corps bandés et de personnes qui râlaient, ou grognaient, certains dormaient, d'autres étaient hantés par des cauchemars. Et il était vivant.

Il sentit une présence près de lui.

Potter. Evidemment. Qui d'autre?

Il essaya de parler, mais les yeux de Harry le firent taire. Il ferma la bouche, et laissa l'adolescent lui parler gentiment, pour la première fois de sa vie:

-Bonjour. Vous allez bien?

Comment peut-on aller bien après plusieurs Doloris? Crétin.

-Vous... Vous vous rapellez de ce qui s'est passé?

Sa voix était rauque. Rogue sentit l'effort qu'il faisait pour se maîtriser. Pour lui parler ou pour autre chose?

-Je... Je... Non.

Sa propre voix était pâteuse, et il pesta une énième fois contre ces mangemorts débiles qui n'avaient pas une once d'imagination pour torturer leurs victimes.

Harry le regarda et pendant un instant, dans le silence gênant, Rogue crut qu'il allait pleurer.

Manquerait plus que ça...

-Vous... Vous voulez savoir?

Curieusement, non, il ne voulait pas savoir. Mais il essaya de se rappeller de ce qui s'était passé, pour que Potter n'ait pas à lui annoncer.

Des rires. Douleur. Hurlement. Le mien, je crois. Oui, mon hurlement. Mouvements. Douleur. Mouvements. Cris. Lumières. Douleur. La terre sous moi. Humide. Mon sang qui coule. Mouvements. Des pieds. Une main sur mon épaule. Des yeux... Noisettes. Ses yeux.

Son sourire. Sa main sur ma joue. Douleur. Mouvements. Cris. Lumières. Sa main sur ma joue et dans mes cheveux. Son sourire. Ses yeux. Cris rapprochés. Mouvement. Trop de mouvement. Choc. Quelqu'un est tombé par terre tout près de nous. Le mouvement de ses cheveux quand elle se retourne. Douleur. Plus rien.

Curieusement, il voulut savoir. Hermione.

Il hocha la tête séchement, et vit le garçon pousser un soupir, avant de parler, la voix tremblante comme une petite flamme:

-Vous... Nous sommes arrivés alors qu'ils vous torturaient.

Il ne va quand même pas pleurer parce qu'ils me torturaient.

-Nous... Avons engagé le combat. Et Hermione...

Hermione? Quoi? Vite!

-... Etait comme une furie. Elle ne pouvait détacher son regard de vous et tous les mangemorts qui se dressaient sur son passage sont morts.

Ma petite lionne...

-Elle vous a trouvé, mais elle ne faisait plus attention à rien d'autre.

Mauvais...Bon Sang! Potter, éspèce de bonbon au citron, tu vas me dire ce qui s'est passé, oui?!?

-Ron... A essayé de la protéger du mieux qu'il a pu... Et il vous a tous les deux sauvés.

Sa voix se perdit dans un silence plus qu'éloquent.

Ne me dites pas qu'il est mort pour nous sauver. Tout mais pas ça. Weasley....

-Il est... Il est...

-Mort.

Harry s'éclaircit la gorge, et hocha vigoureusement la tête.

Severus ferma les yeux.

Weasley... Bon sang... WEASLEY!

Il rouvrit les yeux et vit une larme perler dans les yeux rougis de Harry. Il conserva son visage fermé, laissant le garçon se lever lentement, comme une vieille personne qui ployait sous le poids de la lassitude, et ses lèvres tremblaient lorsqu'il le vit partir ans jeter de regard en arrière. Il sentit quelque chose l'étreindre, une douleur, pas physique, non, mais plutôt, quelque chose qui résonnait à l'intérieur de sa tête. Comme une incantation.

Weasley est mort pour toi. Weasley est mort pour toi. Weasley est mort pour toi. MERDE!

Le remords.

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Tout était de sa faute. S'il n'avait pas été aussi proche d'elle, rien ne serait arrivé, et il n'aurait pas à se morfondre sur le rôle majeur qu'il avait pris dans la mort de cet imbécile de rouquin. Weasley. Il se ressaisit.

Je dois partir. C'est de ma faute. Je... Elle fera sa vie sans moi, c'est à cause de moi qu'elle a perdu son ami. Je... Elle se trouvera un mari gentil, stupide et aimant, et il lui fera de beaux enfants, aussi bornés que leur maman.

Il défit rapidement les couvertures, en essayant de passer inaperçu, sauta du lit, en grognant de douleur.

Saleté de mangemorts...

Et il tituba à travers l'infirmerie, espèrant qu'il verrait la jeune fille une dernière fois. Il ne la vit pas et son coeur se serra douloureusement, beaucoup plus douloureusementg que ce foutu Doloris qu'ils avaient jeté sur lui.

C'est mieux comme ça. S'il y a bien une chose que tu as apprise avec elle, c'est de ne pas t'enraciner dans le passé.

Et il franchit le seuil de l'infirmerie en jetant derrière lui un ultime regard suppliant, avant de se retourner et de voir deux yeux verts.

En parlant du passé...

-Où allez-vous comme ça?

-Potter, dégagez, ce ne sont pas vos affaires.

-Non.

-POTTER, POUR UNE FOIS DANS VOTRE VIE, LAISSEZ-MOI EN PAIX!

-NON.

POTTER... Je vous en prie... Sa voix après une telle bouffée de rage, s'était faite suppliante et faible comme celle d'un enfant. Mais le garçon restait les bras croisés, en bloc, avec un air buté.

Tout à fait comme sa mère...

-Vous l'abandonnez...

-Je fais ce qu'il y a de mieux pour moi... et pour elle.

-Elle a besoin de vous.

A chaque réplique, la voix de Harry se faisait plus ferme et plus autoritaire. Il n'avait plus peur de Rogue. Il avait connu pire.

-Je vais m'en aller, maintenant, laissez-moi, et retournez sous vos maudits projecteurs...

-Hermione vous aime. C'est la seule amie qui me reste. Je ne vous laisserai pas la détruire.

Je hais Gryffondor.

-Potter, ce qui a pu se passer entre moi et miss...

-Pourquoi vous fuyez? Cette question était claire, et Rogue se sentit perdu:

-Je ne sais pas.

-Si.

-Ecoutez, je...

-Pourquoi?

-Je n'en sais rien...

Il vit la bouche du garçon se serrer. Il savait qu'il allait lui faire mal. Mais au milieu du silence de l'infirmerie, il entendit une petite voix cassée, suppliante et heureuse:

-Severu...

Il se retourna vivement. Il était perdu.

Non. Tout mais pas ça.

-Severus...

-Je suis là, Hermione. Sa voix était sèche.Il sentit avec irritation que les mains de Harry le poussait vers le lit de la jeune fille. Il tituba près du lit le plus proche, soulevant le rideau. Et il la vit.

-Tu es ... Vivant...

-Oui. Je suis vivant. L'amertume perçait dans sa voix, et il se sentit transperçé et piégé. Il savait que si leurs yeux se rencontraient de nouveau, il aurait tout le mal du monde à la quitter et même son esprit si maître de lui-même ne pourrait l'éviter.

Il baissa donc les yeux, incapable de bouger.

Elle tendit une main vers lui, et il sentait qu'elle se crispait sous la douleur. Il n'osait plus respirer

Potter. Ma prochaine cible. Je vais le tu...

Sa main toucha la sienne et il eut toutes les peines du monde à ne pas pleurer. Il tremblait sous le coup de ce contact si léger et si tendre.

Il la sentit tirer sur sa main, pour le faire baisser jusqu'à elle.

Potter!

Et il se baissa. Sa petite main dut encore faire un effort pour atteindre son menton crispé, et il ferma les yeux.

Pitié.

Elle tira sur son visage pour qu'il s'approche encore et il s'approcha docilement, luttant contre son envie de partir et contre le besoin de lever les yeux.

Il sentit son petit souffle sur lui, son petit souffle adorable et bien faible, tout chaud et tranquille:

-Regarde-moi.

Et quand ses yeux sombres teintés d'amertume, de douleur et de tristesse rencontrèrent ceux de la jeune fille, il sut qu'il ne pourrait jamais la quitter.

Jamais.

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FIN

Ps: Ca fait bizarre d'écrire FIN... (soupir)