Pdv: Arion
J'arrivai en retard à l'entraînement, mais je m'arrêtai de courir quand je remarquai que l'équipe entière s'était réunis au milieu du terrain. Le coach Sharp était devant les joueurs et semblait en colère contre une personne que je ne voyais de la où j'étais.
Je finis de descendre sur le terrain et rejoignis Victor, Riccardo, Gabi et Samguk. Le coach faisait face au proviseur et son adjoint.
- Tu es en retard.
Je jetais un regard d'excuse à Samguk qui leva les yeux au ciel, avant de me concentré sur ce que disaient les adultes.
- Vous allez partir, vous et vos joueurs aujourd'hui même. Et ce, pour quelques temps, afin que toute l'équipe participe à un programme d'entraînement intensif.
Je partageais un regard avec Riccardo. Je regardai ensuite le reste de l'équipe pour voir leur réaction. J-P avait les yeux écarquillés et fixait le proviseur avec tellement surpris que ça en devenait drôle; le reste de l'équipe était plus calme, faisant visiblement confiance au coach pour éviter que cela se produise.
Le seul qui ne semblait pas vraiment concerné était Victor, il avait soudainement pâlit. Suffisamment pour que toutes les personnes autour de lui le regarde. Mais il ne s'en préoccupa pas.
- Ça va ? lui demandai-je, curieux de savoir ce qui lui arrivait.
Il hocha mécaniquement la tête.
- Attendez ! Nous sommes en plein tournoi de la Route du Sacre, pourquoi participer à ce camp d'entraînement maintenant ? Ça n'a aucun sens.
- Tous simplement parce que le 5ème secteur vous en donne l'ordre.
Cette fois des murmures inquiets parcoururent l'équipe. Je lançais un regard noir au proviseur, enfin autant que possible sans que j'ai des problèmes.
- Voilà ce que vous récoltez à vouloir vous opposer à eux.
- Ils font ça pour nous punir alors, murmura Samguk.
Riccardo hocha la tête, tout en fronçant les sourcils, visiblement inquiet de la suite des événements.
- Ça m'en à tout l'air.
- Cette nouvelle me traquasse beaucoup, pas toi Wanli ? demanda Addé.
- Je me demande bien ce qu'il prépare.
- C'est vraiment incroyable.
- La révolution est arrivé jusque ici, c'est dommage qu'elle s'arrête maintenant.
Je levai les yeux au ciel en entendant Eugène, comme si la révolution s'arrêterai maintenant. Même si ce n'est plus nous qui la faisons, les autres collèges le feront.
- Riccardo, cette idée ne me plaît pas, affirma Gabi tout en regardant les deux responsable se disputaient avec le coach.
Il était temps de détendre un peu le reste de l'équipe.
- Autant que celle de repeindre les buts, les maillots et les vestiaire en bleu et rose ? demandai-je innocemment.
Gabi et le reste de l'équipe me regardèrent fixement, avant rire, seul Michael marmonna quelques choses ressemblant à "c'était lui !". En soit ça n'avait pas été de ma faute, mais celle de Victor, qui m'avait au défi quand je lui avais dis que je m'ennuyai pendant un cours de maths. Et j'aime relevé des défis, surtout quand il peuvent ennuyés les autres membres de l'équipe.
J'avais adoré voir la tête de l'équipe quand ils sont entrés, encore plus quand ils avaient sortis les maillots de leur casier. Même celle de Victor qui avait pas réaliser que j'avais pris son défi au sérieux. Il m'avait jeté un regard noir, mais n'avait rien dit quand l'équipe avait demandé qui était responsable de cette "acte de barbarie".
Depuis j'avais surnommé Ryuma, La Reine du Drame. Parce qu'il nous avait sortit un monologue sur "l'outrage intolérable envers la splendide, la magnifique, la grandiose institution qu'était le football.
L'équipe avait finit par croire que c'était le club de tennis qui s'était vengé contre "La bataille de Verdun, version Raimon". Et du coup, les deuxièmes années nous avaient permis de nous déchaîné contre eux.
- Arion ! C'était de ta faute ! Et en plus tu en as profité pour pouvoir attaquer le club de tennis.
Je ne savais pas que Subaru pouvait se montrer sermonneur, mais apparemment si.
- Laisse tomber Subaru, il n'écoutera pas, il est trop heureux de se jouer de nous pour pouvoir s'arrêter. Mais je suis d'accord avec toi Gabi. Quelque chose se prépare et je ne pense pas que se soit en notre faveur.
- Et d'ailleurs, où est-ce que nous devrions aller ?
- Vous le saurez, quand vous y serez et pas avant.
- C'est hors de question.
Cette fois le coach Sharp était vraiment énervé.
- Un camp d'entraînement... Le cinquième secteur...
- Tu sais ce qui se passe Victor ?
Victor regarda Aitor qui venait de lui parler, et nia. Mais quand il croisa mon regard, je vu qu'il savait, ou qu'au moins il avait une idée de ce qui allait se passer et de où nous devions aller.
Je haussai un sourcil, lui demandant silencieusement ce qu'il savait, mais il détourna le regard me faisant comprendre qu'il ne voulait pas en parler pour le moment.
- Il y aucune raison que nous y allions, coach, si nous n'en avons pas envie.
Samguk s'était avancé, la tête baissait, mais avec un regard tellement haineux que je n'aurais pas voulut être à la place du directeur, ni de son adjoint que l'équipe aimait encore moins depuis qu'il avait tenté d'interdire aux premières années de jouer.
Autant dire qu'il ne fallait pas à ce qu'il s'attende à être super bien accueillit lorsque qu'il visite le club. C'était peut-être pour ça qu'il préférait le club de tennis. Malheureusement pour lui, c'était de nous que dépendait la réputation de l'école.
- Ah bon ? Vous n'avez alors aucune envie de savoir comment va votre ancien coach, Mr Evans, si je comprends bien ?
Je savais qu'à partir de se moment là, le 5ème secteur avait gagné, nous irions dans tous leurs camps d'entraînement si nous pouvions voir le coach Evans.
- Vous voulez dire, que nous verrions le coach Evans si nous rendons dans ce camps ?
- Tout à fait, il a décidé d'apporter son soutient à nos services.
- Vous mentez.
Ma voix avait claqué dans l'air, et j'avais l'attention de tout le monde. Je sentais le regard des élèves qui passait pour se rendre en cours, celui de l'équipe, mais je restai concentré sur celui du directeur.
Il était rare que je mettes en colère, mais le proviseur avait le don de me mettre sur les nerfs. Alors qu'en plus il mente sur le coach Evans, ça je pouvais pas le supporter sans rien dire.
- Il ne ferait jamais une chose pareil, c'est lui qui nous a montré quel était le vrai football, il nous a appris à y jouer, alors il y réellement aucune chance que ça arrive.
Le coach Sharp me regarda avant de hocher la tête.
- Je suis désolé, mais je me dois de décliner votre invitation.
Cette fois c'est Riccardo qui s'avança. Je savais qu'il allait contredire le coach.
- Je pense au contraire que nous devrions y aller, si la coach est là-bas, c'est qu'il cherche ce que cache le cinquième secteur. Nous ne pouvons pas rester ici les bras croisaient.
Le coach sourit, visiblement il avait trouvé quelque chose qui lui avait plu dans la phrase du capitaine. Il hocha la tête.
- Bien, nous irons.
Pdv: Minami
C'était finis. J'ouvris les yeux. Cette fois il faisait jour. Sol était assis au bout de mon lit, et semblait absorbait par une feuille. De l'autre côté de la pièce, Vladimir lisait tranquillement à côté de la fenêtre.
Je me relevai légèrement, et si Sol ne fit pas attention, Vladimir releva les yeux d'un coup. Il ouvrit la bouche, mais je lui fis signe de se taire avant qu'il puisse parler. Il fronça les sourcils, mais il ne dit.
Je savais qu'il allait avoir des questions, mais pour le moment j'avais besoin d'oublier, juste d'oublier et profiter. Je continué d'avancer jusqu'à être derrière Sol. Je posai mes mains sur son cou, et appliquer une petite pression, avant de les retirer rapidement quand il sursauta et poussa un petit cri.
- Hé bien, Sol, que t'arrives t-il ? Non, serait-il possible que tu es eu peur ? Aurais-je réussi à faire peur au grand Sol Daystar ? Mais oui, j'ai réussi.
Sol resta un moment immobile, le temps de comprendre ce qui se passait, mais il finit par me sauter dessus, décidant que si je pouvais me moquer de lui, j'étais suffisamment en forme pour subir sa vengeance.
Je finis coincé sous le draps du lit, Sol assis au-dessus, et Vlad riant aux éclats en voyant mon air agacé, et le sourire satisfait du blond. Je vis Camélia passait la tête par la porte, me faire un clin d'œil et la refermer.
Finalement Sol finit par me libérer après m'avoir dit qu'il avait gagné et que je rêver de pouvoir battre le Grand Sol Daystar. Je m'assied sur le lit, la bataille m'ayant essouffler plus que je ne le pensais.
Quand je regardai Sol et Vlad,le premier prit soudainement un air très sérieux, qui m'inquiéta.
- Toi, il va falloir qu'on parle.
Je ne dis rien, sachant qu'il n'y avait aucune chance d'échapper à ce qu'il allait me dire.
- Je pense fortement que tu devrais apprendre..à ne plus faire autant peur aux gens jeune fille. Quelle idée avez-vous eu de faire ceci. Avez-vous une idée des problèmes que vous avez causé ?
Je souris devant l'air théâtral que Sol avait pris. Il ne voulait pas vraiment parler de ce qui s'est passé, mais il voulait me faire comprendre qu'ils s'étaient inquiétés pour moi.
- Merci.
Sol eu un grand sourire que seul lui était capable de faire, avant de descendre du lit pour aller chercher Camélia. Vladimir, qui jusque là n'avait rien, me regarda. Je savais que si jusque là, l'atmosphère restait assez joyeuse, elle allait devenir plus difficile, plus triste.
- Ça fait trois semaines.
Je me mordis les lèvres. Jamais une seule de mes crises avait pris autant de temps, mais il s'était passé tellement de chose. Il allait me falloir du temps pour parler et oublier certaine d'entre elle.
- Victor est passé, Riccardo aussi.
- Mon père.
Les mots étaient sortis dans un souffle, mais Vlad les entendis. Il sourit.
- Oui, il vient tous les jours. Tu lui a fait une belle frayeur l'autre jour.
Les larmes arrivèrent quand je repensais à ce qui avait suivit ce jour là. La main de Vlad se posa sur mon bras.
- Tu n'es pas obligé d'en parler, mais nous serons là pour t'écouter si tu le veux.
Je souris. Camélia entra suivit de Sol, qui me sourit avant de sauter sur le lit pour reprendre la feuille qu'il lisait avant que je le surprenne.
- Ton père est arrivé.
J'inspirai, il était temps de le voir. Je sortis de la chambre, Camélia à côté de moi, pour vérifier qu'il n'y avait pas de problème. Il n'y eu pas le temps d'en avoir. Des bras se refermèrent sur moi. Et s'en le vouloir les larmes coulèrent le long de mes joues, alors que je fondait dans l'étreinte protectrice de mon père.
- Je suis désolé.
Ma voix se brisa sur le dernier mot. Des sanglots secouèrent ma poitrine de plus en plus fort. J'étais incapable de me contrôlait, toutes les barrières que j'avais érigé se brisait d'un seul coup, ne me laissant aucune défense contre mes émotions.
- Chut, ce n'est pas grave. Je t'aime, ma fille.
