Titre : Bienvenue chez moi, Potter (suite de "Bienvenue chez moi, Riddle")
Auteur : SamaraXX
Rating : M
Pairing : HP/TR
Warnings : AU, slash, lemons, langage. Pour les besoins de la fic, Tom a le même âge qu'Harry et l'action se passe de nos jours. Suite de la fic : "Bienvenue chez moi, Riddle"
Spoilers : C'est un AU, mais ayant lu le tome VI quelques détails comme des personnages, lieux ou évènements de HBP pourraient y êtres insérés.
Genre : Romance, Humour, Drame, Angoisse.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K Rowling, mais l'histoire et le contexte sont à moi.
Note : Bonsoir tout le monde ! Vous allez bien ?? (grand sourire) Moi... oui, oui je vais très bien merci (évite les regards énervés), euh... eh bien, voici le chapitre après - je sais - de très longues semaines, je suis désolée ! (reçoit une vieille marmite sur la tête) (ne me demandez pas pourquoi une marmite, lol, je ne sais pas moi-même). Enfin, voilà, j'ai eu du mal à le finir mais le voici ce satané chapitre. Merci à tous pour vos reviews !!!
Pour les reviews anonymes, tapez : http // samaraxx . canalblog . com ; choisissez la fic "Bienvenue chez moi" dans la liste des catégories à gauche et faites glisser le curseur jusqu'en bas de la page sur la dernière entrée. Là il y aura les RaR (ce fut long à expliquer, mais c'est très facile je vous assure ). Si j'ai oublié quelqu'un, faites le moi savoir !
Sur ce, bonne lecture !
6ème Chapitre : L'acide de ta déchéance
Le lendemain matin à l'orphelinat de Stockwell, un jeune homme ouvrit les yeux brusquement lorsqu'il entendit une voiture pétarader dans la rue. Il se redressa et s'aperçut que tout le monde dormait encore dans le dortoir. Maudit soit son sommeil léger ! Il se souvenait trop bien des déconvenues que lui avaient fait subir ses insomnies.
D'ailleurs, pas plus tard que la veille au soir, il avait surpris des agissements plutôt suspects dans le lit du redouté Tom Riddle. Dire qu'il avait été étonné serait un euphémisme, en réalité il était totalement choqué. Il lui était difficile d'assimiler une information aussi énorme ! Surtout lorsque cela concernait Tom Riddle.
Il se recoucha dans la tiédeur dans son lit en écoutant passivement la pluie qui battait contre les volets. Il ne savait plus quoi penser. Il avait des envies très contradictoires. Il serait si facile de courir voir Samuel pour lui annoncer cette nouvelle si surprenante. Mais il avait un pincement au cœur à chaque fois qu'il y pensait. Il ne souhaitait à personne ce qu'il avait vécu en début d'année. Les humiliations qu'il avait subies, les brimades qu'on lui avait faites… C'était vraiment trop dur de supporter une situation comme celle-là. Mais en même temps, il se souvenait très bien que c'était à cause de ce Tom Riddle que la rumeur s'était répandue. Certes, tout le monde avait des soupçons à l'orphelinat mais c'était Tom Riddle qui d'un murmure velléitaire quoique assez sardonique avait levé le doute sur sa sexualité.
Un horrible tortillement vint serrer ses entrailles à ce souvenir. Il trouvait cette histoire d'une ironie sordide. Tom Riddle lui avait fait tant de mal. Son Ange Noir comme il avait aimé l'appeler jadis l'avait descendu plus bas que terre, le traînant dans la crasse pour un motif qui se retournait contre lui à présent.
Le voir si proche de son correspondant, acceptant avec un plaisir évident la caresse de son supposé copain admettait qu'une seule vérité : Tom Riddle n'était pas aussi hétérosexuel qu'il voulait bien le faire croire.
Un sourire alangui naquit sur ses lèvres tandis qu'il admettait cette vérité dans son intégralité. Il se surprit à se souvenir de l'odeur si caractéristique de Tom : une fragrance exquise qui oscillait entre l'épicé et le doux, l'aromate et la vanille. Il ferma les yeux un moment tandis que tous les sentiments ressentis en début d'année revenaient s'immiscer dans son esprit. Il n'avait pas oublié à quel point Tom Riddle était horripilant lorsqu'il connaissait toutes les réponses en cours et qu'il ne prenait pas la peine d'y répondre, ou lorsqu'il dédaignait chaque personne sur son chemin, ou lorsqu'il réussissait un exploit sans en montrer une quelconque satisfaction. Oui, Tom Riddle était un être profondément exaspérant. Il alliait l'arrogance à l'intelligence froide, le plaisir à l'utile, le flegme à la vivacité.
Il n'avait pas du tout envie de se brûler les ailes une fois encore. Oh non ! Il savourait juste la délicieuse sensation de savoir à quel point il allait prendre plaisir à détruire l'être parfait qu'était Tom Riddle.
Cet être sans fêlures, sans failles, sans points faibles. Il serait bien sûr à jamais l'immense déception de son cœur mais aussi sa plus grande source d'inspiration.
David s'endormit de nouveau en toute quiétude, savourant ses dernières heures de sommeil avant le réveil général.
XXXXXX
British Museum, Londres,
Tom ne comptait pas le nombre de fois où il était allé au British Museum, il ignorait si c'était dû au fait que c'était un des plus beaux musées du monde, que tous les professeurs d'art et d'histoire l'adoraient ou si c'était simplement à cause de sa gratuité. Dans tous les cas, il connaissait presque par cœur chacune des pièces de ce musée. Il aimait surtout la partie égyptienne car il lui semblait que le British Museum avait une des collections les plus complètes au monde sur le temps des pharaons.
La plupart des élèves et des orphelins avaient l'air de s'ennuyer et se plaignaient d'avoir mal au pied. Tom les trouvait idiots à courir à l'entrée de chaque salle pour avoir une place sur le banc - si banc il y avait. Harry ne semblait pas fondamentalement intéressé non plus mais au moins il n'affichait pas son irritation par des soupirs incessants et des regards mornes.
Les professeurs gardaient bien sûr un air sérieux et sévère et ne manquaient pas de lire chacun des panneaux d'information devant telle ou telle statue. Tom se doutait qu'ils se fichaient royalement de ce qu'il était écrit, il n'imaginait pas le Professeur Sucks intéressé par quoi que ce soit d'autre que ses mathématiques. Néanmoins, c'était ce qu'on attendait tout naturellement d'un professeur d'être ouvert à propos de tout et de n'importe quoi. Tom gardait en ce qui lui concernait un souvenir attendri pour le British Museum, c'était dans ce musée qu'il se cachait lorsqu'il était plus jeune et qu'il réussissait à fuguer de l'orphelinat.
Les employés du musée avaient toujours été très gentils avec lui, un des vendeurs de sandwichs de la cafétéria lui avait même donné un poulet mayonnaise discrètement lorsqu'il avait vu qu'il était resté bavant d'envie devant une salade garnie d'un des visiteurs. Il était resté trois jours une fois, il dormait dans la rue et revenait chaque matin dès dix heures, encore plein d'émerveillement devant la sculpture égyptienne d'Amenhotep III. Les guides le reconnaissaient et lui donnaient des infos gratuitement plus que ravis de rencontrer un gamin de dix ans à peine être aussi avide d'informations sur l'Egypte ancienne.
Bien sûr ces séjours au British Museum finissaient toujours rapidement lorsqu'un des employés se décidait enfin à vérifier s'il n'y avait pas eu une fugue dans le coin. Tom ne leur en voulait pas, après tout il savait qu'il n'aurait pas pu rester toute sa vie dans ce musée. Même au British Museum, il aurait fini par s'ennuyer.
A présent, Tom n'était plus aussi épaté par les trésors de l'Egypte ancienne, il s'était découvert d'autres passions, d'autres points d'intérêts mais il était toujours ravi de revoir ces statues et ces sarcophages qui avaient bercé son enfance de rêves magiques… et irréalisables.
Il jeta un coup d'œil à Harry qui regardait davantage les autres visiteurs que les expositions. Cela l'aurait énervé chez n'importe qui d'autres mais ça le fit sourire chez Harry, il savait qu'Harry rêvait d'être dehors devant Buckingham Palace ou sur Trafalgar Square et mitrailler de photos tout ce qui bouge à la façon des chinois. Il lui avait avoué qu'il avait accepté cet échange en tout premier lieu pour pouvoir visiter Londres. Il se demandait s'il était toujours émerveillé par cette ville après ce qu'il avait déjà vu à l'orphelinat.
Après avoir fini de visiter les différentes parties du musée, le petit groupe d'orphelins et d'élèves de Newport se dirigea vers l'immense colonne centrale qui avait la circonférence d'un amphithéâtre. Tom avait été pressé d'y entrer depuis le début : il s'agissait de la partie qu'il préférait après celle sur l'Egypte.
Ils entrèrent par une robuste double porte en chêne et pénétrèrent dans une gigantesque bibliothèque circulaire remplie de milliers de livres et de dizaines d'ordinateurs ultra performants. Il guetta la réaction d'Harry avec un petit sourire : il semblait particulièrement impressionné. Il savait qu'il n'était pas un rat de bibliothèque mais il avait une affection pour la littérature et s'était douté qu'il allait apprécier cette pièce.
Des étudiants étaient installés derrière des ordinateurs ou sur les tables rectilignes surmontées de lampes vertes. Les professeurs Sucks et Sambou leur conseillèrent de s'installer sur les différents ordinateurs pour trouver les informations qui serviraient à remplir les dossiers qu'il leur avait donnés. Il était bien sûr impensable qu'ils aient dû endurer une visite au British Museum sans avoir un devoir en plus. Harry n'était pas spécialement content de devoir travailler alors que chez lui il était déjà en vacances mais suivit Tom qui s'était installé devant l'un des ordinateurs de la bibliothèque.
Plusieurs élèves les regardèrent d'un air sceptique en les voyant encore ensemble alors que les rumeurs les plus folles alimentaient déjà l'imagination des orphelins. Tom les ignora complètement et ne posa qu'un regard hautain et froid sur une jeune fille de son orphelinat qui avait délibérément laissé échapper une exclamation homophobe à voix haute en passant derrière lui. Il essayait d'adopter une pose décontractée et désintéressée mais en réalité il était absolument terrifié, il ne voulait pas qu'ils croient qu'il était gay. Il ne pouvait pas décider pour Harry et n'arrivait plus à lui en vouloir pour avoir annoncé son homosexualité mais en ce qui lui concernait il avait encore bien du mal à admettre qu'il était gay alors il n'envisageait même pas de faire son coming-out.
D'ailleurs, il trouvait cela complètement stupide : il n'avait ni parents, ni amis qui auraient pu être hypothétiquement intéressés par cette nouvelle. En outre, personne n'avait à savoir ce qu'il pouvait bien foutre de son cul lorsqu'il était seul avec Harry et surtout pas les imbéciles heureux et lobotomisés du cerveau qui lui servaient de camarades de classe. Il ne s'imaginait pas avouer à tous son homosexualité ni à 16 ans ni à 30 ans, il était une pédale peut-être mais ça ne l'empêcherait jamais de devenir ce qu'il voulait devenir et il s'en fit une promesse. Il n'avait pas perdu de son intelligence parce qu'il était gay, non, il était toujours aussi intelligent et toujours aussi ambitieux (maintenant plus que jamais). Il avait une envie irrépressible de leur montrer qui il était et de quoi il était capable.
Et simultanément, alors qu'Harry cherchait des informations sur le moteur de recherche interne du musée, un désir fortement libidineux prit possession de lui. Il ne savait pas si Harry faisait exprès mais il n'arrêtait pas de se mordiller la lèvre inférieure de façon totalement licencieuse. Il remarqua ses cheveux noirs qu'il savait si doux glisser sans arrêts devant ses yeux. Il voyait l'agacement du brun dans ses yeux verts et sur son front légèrement plissé. Il ne cessait de pianoter sur l'ordinateur mais ne trouvait jamais ce qu'il cherchait et Tom ne ressentait aucune envie de l'aider. Harry était vraiment trop mignon lorsqu'il était irrité.
Il avait de plus en plus envie de lui.
La cambrure de ses reins semblait l'appeler d'une voix luxurieuse. Savait-il dans quel était il le mettait ? Il se souvenait très bien de la fellation qu'il lui avait faite la veille dans son propre dortoir. Il aimait bien ce côté d'Harry, son côté débridé et sauvage. Harry était fascinant. Si Tom avait pu choisir un être à analyser, il aurait choisi Harry sur-le-champ. Il ne ressemblait à aucun autre garçon de son entourage. Il avait le cran et le courage qu'il n'avait pas, une timidité qu'il ne comprenait pas, un sens de la loyauté à faire vomir, une aspiration pour le bien qu'il méprisait et pourtant… Il savait qu'il était différent. Tapies au fond de lui, des envies inavouables étaient cachées soigneusement et ne sortaient que lorsqu'ils étaient seuls tous les deux.
Il était son exact opposé, c'était vrai. Mais dans ces moments si intimes où Tom parvenait à oublier toutes ses inhibitions, il savait qu'Harry dans sa perversion et son amour de l'interdit était exactement comme lui.
Tom rêvait de passer son bras autour de sa taille et d'embrasser la ligne acérée de sa mâchoire. Il avait envie de l'allonger sur la table de la bibliothèque et de le prendre violemment devant tout le monde. Il voulait les choquer, tous, mais surtout il avait envie de baiser. Depuis combien de temps n'avait-il pas pris son pied ? Un bon moment. Il se demandait ce que cela ferait d'entrer en Harry, dans un homme, dans un corps aussi viril que le sien, plus musclé que celui d'une fille. Tom espérait que ce serait encore mieux qu'avec une fille. Celles-ci se plaignaient toujours de tout et n'importe quoi : 'il fait trop froid', 'c'est trop dur', 'tu vas trop vite, tu me fais mal', 'je n'ai pas envie, je suis fatiguée', 'je t'aime, aime-moi tendrement', 'j'aimerais beaucoup que tu me fasses un cunnilingus'.
Tom comprit qu'il était parti un peu trop loin dans ses pensées. Il avait toujours aimé coucher avec une fille mais il avait toujours détesté lorsqu'elles lui disaient "je t'aime" d'une voix langoureuse et secrète comme si elle lui faisait part d'un trésor merveilleux et inestimable dont il fallait prendre soin. Mais s'il y avait une chose qui le répugnait encore plus c'était de lécher le sexe d'une fille, il avait essayé plus par curiosité que par envie. Il avait essayé avec Olivia, la jeune fille qui avait mis un poing d'honneur à détruire sa vie. Jusqu'alors il n'avait jamais vraiment examiné le sexe d'une fille mais depuis cette expérience il n'avait plus jamais pu coucher avec Olivia. Déjà qu'esthétiquement, un clito et un vagin n'étaient pas exactement une vision très excitantes à ses yeux, le sexe d'Olivia était dégoûtant. Elle n'était de toute évidence pas d'une propreté irréprochable. Tom n'avait pas même pas fini ce qu'il avait commencé et s'était brossé les dents au moins pendant vingt minutes, et avec cinq dentifrices différents. Il s'en souvenait très bien : ça avait été une expérience très traumatisante.
Il n'éprouvait pas non plus l'envie de fouiller Harry avec autre chose que son pénis, mais il n'avait aucun problème avec les fellations. En fait, selon son humble avis, il trouvait cela beaucoup plus propre. Enfin, il fallait tout de même avouer qu'il n'avait pas beaucoup d'expérience avec les hommes et qu'Harry était, lui, d'une propreté irréprochable (encore heureux). Il était plus que prêt à franchir le cap avec lui, Harry ne le dégoûtait pas, jamais. Il avait envie de lécher chacune des parties de son corps (excepté là où il réservait l'entrée VIP à son pénis), de le faire crier, de l'entendre chuchoter son prénom, de le voir lutter dans l'extase.
"Tu veux bien m'aider, s'il te plaît ? Je ne comprends rien à ce truc… C'est quoi la fonction des masques maman égyptiens ?"
Tom esquissa un sourire et réprima l'envie de l'embrasser furieusement.
"C'est juste un moyen aux esprits des morts de reconnaître le corps qu'ils habitent lorsqu'ils sont momifiés et de garder vivant l'esprit du mort" expliqua Tom d'une voix calme.
"Et tu n'aurais pas pu m'aider au lieu de me fixer depuis dix minutes ?"
La voix était acide, mais le sourire malicieux.
"Ce n'est pas de me faute si t'es excitant" répondit Tom.
Le sourire d'Harry s'élargit davantage.
"Moins fort, Tom" murmura-t-il.
"Tu t'en fais pour ma réputation ?" s'étonna l'orphelin.
"Tu seras d'une humeur de chienne s'ils le découvrent, je ne fais que protéger mes arrières, j'ai très envie de revenir dans ton lit ce soir et si tu es énervé tu me ficheras dehors"
"Pas si tu arrives à me convaincre que tu seras d'une compagnie agréable"
"Je ne suis pas très doué pour les arguments avec les mots, je préfère les actes" fit Harry tout en faisant mine d'être plongé dans les informations que prodiguait l'ordinateur.
"Ton argument oral d'hier soir était parfait mon cœur" chuchota Tom.
Harry pouffa, et vérifia que personne ne les regardait.
"Qu'est-ce qui t'arrives ? Tu es si complexe, Tom Riddle"
"C'est pour ça que tu m'aimes"
Harry leva un sourcil amusé.
"Tu as enfin accepté l'évidence, n'est-ce pas ?"
"Ne compte pas sur moi pour venir dire à tout le monde ce qui se passe dans mon lit, tu es mon secret le plus honteux, Harry"
Le visage d'Harry s'assombrit légèrement.
"Mais tu es aussi mon plus beau secret, et personne n'a le doit de voler mon secret. Je crève d'envie de te faire mien, maintenant, Harry"
Tom vit distinctement les yeux de son petit ami devenir aussi foncé que l'ébène. Il avait réussi à l'exciter.
"Tu n'es qu'un vilain allumeur, Tom" susurra Harry, la voix nouée.
Tom laissa échapper un rire.
"Oui, je sais. Ce serait drôle de le faire ici pourtant"
"Ah oui ? Y a mieux pour faire son coming-out, tu crois pas ?"
"Je ne ferai pas de coming-out, Harry"
"Je sais"
"Mais ce serait un très beau cadeau de voir leurs sales têtes d'ahuris au moment où j'entrerais en toi"
"Hé ! Pourquoi je devrais être en dessous ?" s'exclama Harry.
Il rougit subitement en comprenant qu'il venait de parler fortement.
"Parce que le lit du haut m'est réservé" répondit Tom rapidement.
Harry ricana.
"Pff, c'était nul Tom" murmura-t-il d'une voix moqueuse.
"Qu'est-ce que tu voulais que je dise d'autre ? Il fallait bien que je rattrape ta connerie, ça t'arrive de t'anticiper de temps en temps ?"
"Relaxe, Tom, remballe ton venin petit serpent, je ne faisais que plaisanter"
Tom était en train de se demander s'il devait bouder ou non lorsque Harry murmura quelque chose qui le fit frissonner de plaisir.
"Je pensais à quelque chose de plus romantique pour ma première fois"
L'idée qu'Harry soit enfin prêt à le faire avec lui le rendit presque euphorique. Puis, il réévalua les paroles d'Harry et toute son hystérie retomba d'un coup.
"a veut dire quoi ça ? L'orphelinat n'est pas exactement un endroit que je qualifierais de romantique, tu refuserais à cause d'un mur trop gris ?"
Harry se tourna vers lui, les sourcils froncés.
"Oui, il n'y a pas moyen qu'on le fasse à l'orphelinat… Je ne veux pas avoir peur d'être dérangé sans arrêts ou de le faire autre part que sur un lit."
Ok, le faire avec un mec n'était peut-être pas si différent qu'avec une fille.
"Pour ma première fois, du moins".
Tom rejeta la voix au fond de lui qui exprimait son soulagement d'une voix réjouie.
"C'est pas grave" répondit Tom.
Harry le contempla quelques instants, et posa sa main sur le genou de Tom pendant un court instant de peur de se faire surprendre. Ses yeux étaient toujours verts foncés, et Tom sentait son excitation suinter par tous les pores de sa peau.
"Je… Je suis désolé, mais enfin je suis sûr que je pourrai faire un effort" chuchota Harry d'une voix tremblante.
Tom ne put s'empêcher de sourire bien que ce soit un peu tristement.
"C'est moi qui suis désolé, toi tu n'as pas à l'être ! J'ai été idiot, on le fera quand et où tu voudras, pas la peine de s'en faire pour cela".
Harry esquissa un léger sourire.
"Tu n'as pas intérêt à me laisser repartir à Newport puceau !"
Tom éclata de rire.
XXXXXX
Les orphelins de Stockwell et les étudiants de Newport déjeunèrent tous ensemble au Planet Hollywood de Picadilly Circus. L'endroit était bondé surtout dans le magasin du rez-de-chaussée où plusieurs touristes en tee-shirt à l'effigie d'"I love London" regardaient les produits à vendre avec un regard illuminé. Harry était particulièrement affamé, il n'attendit pas le reste du groupe pour s'installer à l'immense table qui avait été réservée à leur attention. Tom s'installa à côté de lui tandis qu'Hermione et Jade s'assirent en face d'eux. Tracy vint plusieurs minutes plus tard et prit place à côté de Tom. Le restaurant était magnifiquement décoré, des grands posters cinématographiques étaient placardés sur les murs. Harry remarqua que le pistolet de Sean Connery du premier James Bond était accroché juste au-dessus de lui dans une vitrine. Harry sourit et commanda en même temps que les autres : il avait envie d'un énorme hamburger accompagné d'une large portion de frites.
Hermione ne lâchait pas son portable des yeux et Harry vit qu'elle avait de grandes cernes sous les yeux. Il fit directement le lien avec Ron.
"a va ?" demanda-t-il.
Elle acquiesça subrepticement avec un très léger sourire qui se voulait rassurant mais Harry n'en fut que plus alarmé. Il se sentit coupable soudainement en se rendant compte qu'il n'avait pas pris beaucoup de nouvelles de Ron ou d'Hermione ces derniers jours.
"Comment va Ron ?" fit-il avec précaution.
Elle leva des yeux tristes vers lui.
"Il va bien… Il est en vacances lui comme tous les élèves de Newport"
Harry comprit qu'elle ne voudrait pas lui parler devant tant de gens. Il se promit alors de lui en reparler plus tard. Jade et Tracy discutaient entre elles d'un sujet qui semblait très niais.
"Je ne sais pas quoi lui offrir pour Noël" expliqua Jade d'un air songeur "Je pensais à quelque chose d'utile vu que les trucs romantiques c'est pas trop son truc…"
"La joie d'avoir des petits copains !" murmura Tracy en levant les yeux au ciel.
"Tu l'as dit" déclara soudainement Hermione d'un air morne.
Harry lui lança un regard éloquent mais elle l'évita en détournant le regard. Harry en fut quelque peu blessé mais ne le montra pas. Les assiettes ne tardèrent pas arriver et pendant quelques secondes, plus personne ne parla : ils étaient bien trop occupés à déguster leur repas.
"Alors ? a ne se passe pas si bien avec Ronny Chou ?"
Harry regarda Tracy en fronçant les sourcils, il y avait un tel fiel dans sa bouche qu'il avait cru un instant entendre Cho Chang lors de ses crises d'hystérie. Hermione quant à elle se contenta d'un regard noir.
"Quel dommage de briser un couple pour une amourette de quelques jours !" s'exclama Tracy d'un air théâtral.
"Ce n'est pas une amourette entre Ron et moi, et je ne pense pas que tu puisses qualifier l'histoire sordide que tu as vécu avec lui de couple justement, tu n'étais rien de plus qu'une correspondante aux mœurs légères pour lui, désolée de te décevoir Tracy…"
Harry sentait que cette discussion allait dégénérer mais n'osa rien dire tant les regards des filles étaient intimidants. Il était bien content de ne pas en être la cible pour une fois : il avait eu son lot de jalousie, de reproches et de gamineries avec ses nombreuses ex. Il jeta un regard à Tom et s'aperçut que celui-ci arborait un léger sourire en coin. Pourquoi aimait-il les règlements de compte ? Harry ne le comprendrait jamais totalement.
"Aux mœurs légères ?!" s'étouffa Tracy "Tu n'as pas besoin de me balancer tes mots savants et ton speech de snobinarde boursouflé de prétention ! Tu t'y crois, Granger mais tu n'es rien de plus qu'une paysanne qui ne comprend rien à la vie… Mes mœurs légères ? Tu veux dire le fait que je ne me réserve pas jusqu'au mariage ? Eh bien, je vais te dire je préfère écarter les cuisses que sucer des queues à longueur de journées comme tu le fais, au figuré comme au sens propre bien entendu…"
"Pardon ?" s'offusqua Hermione.
"Tu m'as très bien entendu, t'es pire que moi, t'es une salope qui s'est enfilée un bon chapelet de mecs mais entre nous, je ne pense pas que ce soit très correct de sucer des mecs à l'arrière des voitures et pourtant c'est ce que tu fais. Alors ton histoire de bonnes mœurs tu peux te les mettre où je pense… Tout le monde se souvient où t'as fini à la fête de Draco, même pas une soirée que vous étiez ensemble et déjà tu finissais dans son lit. Et après ça, tu viens m'insulter de salope? Sale chieuse, c'est toi la pute, t'es même pas foutue de te trouver un mec libre, il a fallu que tu prennes le mien…"
Hermione bouillonnait visiblement de l'intérieur mais décida qu'elle ne voulait pas se donner en spectacle comme le faisait Tracy. Les joues rouges de gêne, de honte et de colère, elle quitta la table à grandes enjambées sous le regard surpris des professeurs.
"Mais putain Tracy qu'est-ce qu'il t'a pris ?" s'écria Jade - la correspondante d'Hermione.
"C'est elle qui a commencé ses états d'âme devant moi alors qu'elle m'a délibérément piqué mon copain… Tu crois quoi ? Que j'allais fermer ma gueule et regarder ça d'un œil bienveillant ?"
"Tu aurais pu éviter le couplet sur les fellations et tout ça" souligna Harry en la regardant durement.
"Oh non ça aurait enlevé tout le piquant de la discussion !" intervint Tom avec un sourire goguenard.
Harry lui lança un regard écœuré.
"Comment peux-tu dire ça ?"
"Hermione n'est pas mon amie, et Tracy s'est bien défendue, après tout elle a quand même été cocue à cause d'elle…"
"Et alors ? C'est pas une raison pour insulter les gens comme ça et en public en plus !"
"Moi je trouve que c'est une raison très valable" fit Tracy en continuant de manger son hamburger, sa colère avait complètement retombée, et sa voix avait repris un ton normal.
Harry soupira.
"Je vais la voir"
Il se leva et quitta la salle de restaurant sans écouter les sommations des professeurs.
Hermione était devant le restaurant, sur le trottoir, et fumait une cigarette. Harry lança un regard émerveillé sur Picadilly Circus puis redevint sérieux en voyant les larmes sur le visage de son amie.
"'Mione ? Qu'est-ce qui se passe ?" demanda-t-il en posant une main sur son épaule.
"Rien de bien grave mais ce qu'elle a dit m'a fait mal… Je n'ai jamais été une pute !"
"Je sais, je sais Hermione… Mais tu n'aurais pas dû la traiter de pute, elle n'en est pas une non plus…"
Hermione renifla, et ravala une insulte salée à l'intention de Tracy.
"Je la déteste" déclara-t-elle entre deux sanglots.
Un sourire naquit sur les lèvres du brun.
"Je sais"
"J'ai envie de la tuer…"
"Non, ça tu ne peux pas, ma belle" dit-il avec un sourire.
"Ron ne m'a pas appelé depuis dimanche soir" annonça-t-elle comme s'il s'agissait de la pire nouvelle au monde.
"Il te rappellera ce soir…"
"Pour me dire quoi ? Qu'il en marre ? Il ne m'a pas donné de nouvelles, Harry !"
Harry pensa aux lettres inexistantes de Tom et essaya de comprendre la douleur d'Hermione. Sans succès. Il prit un faux regard compatissant et eut un sourire encourageant.
"Je suis sûr qu'il t'aime, Hermione, il a peut-être plus de crédit…"
Hermione lui lança un regard noir.
"Ben quoi ?"
"T'es bien un mec toi, ce n'est pas une excuse !" dit-elle.
Harry soupira.
"Ne t'en fais pas Hermione, ce n'est pas la fin du monde quand même…"
Mais dans ses yeux, Harry comprit que Ron était son monde, et son silence signifiait bel et bien la fin du monde pour elle. Harry se demanda s'il était aussi ridicule en ce qui concernait Tom… Il espérait ardemment que ce ne soit pas le cas.
XXXXXX
Le retour à l'orphelinat se fit dans le plus grand calme. La plupart des élèves étaient exténués et dormaient la tête écrasée contre la vitre tremblante du bus. Les professeurs à l'avant du bus se délectaient de cet instant de répit en se lançant des regards rassurés. Ils engagèrent une discussion très philosophique, et presque aussitôt le Professeur Sucks se renfrogna et se mit à bouder dans son coin. Quand est-ce qu'on se mettrait à parler des mathématiques, bon sang ?
Très loin de ces préoccupations futiles, un adolescent au cheveu ébène et aux yeux de velours noir observait les chuchotis des quelques orphelins à l'arrière du bus. Il n'aimait pas le regard allumé de Jules et Arthur, pas plus que leurs rictus cruels. L'envie d'étriper ces moins que rien prit soudainement possession de ses sens. Tout de leur peau sirupeuse, luisante comme du gras fondu aux lueurs lipidiques de leurs yeux renfoncés le dégoûtait. Il les détestait… Pas autant que Samuel. Mais à cet instant, il savait qu'il était au cœur de leurs discussions. Il le savait car il n'avait jamais vu autant de félicité dans leurs yeux, et rien ne pouvait leur faire plus plaisir que de rabaisser l'indétrônable Tom Riddle.
Que savaient-ils ?
Il lança un regard vers Harry et soupira. Toute cette histoire devenait drôlement compliquée, il commençait à se demander s'il resterait jusqu'à la fin de ses études à Stockwell. Si malgré ses efforts, la vérité viendrait à éclater, il savait qu'il ne supporterait pas la moquerie railleuse au fond de leurs yeux. Il s'enfuirait.
Le bus finit par s'extirper des embouteillages et se gara devant le bâtiment gris et austère qu'était l'orphelinat. Tom se hâta de réveiller Harry sans douceur et de descendre du bus. Il sentait l'envie d'Harry de se rapprocher de lui mais il sentait aussi le regard des deux imbéciles sur sa nuque.
Que savaient-ils ?
Il finit par larguer Harry à la porte de son dortoir, et alla se désaltérer aux toilettes communs du premier étage. Dans le miroir, son reflet le fit frissonner. Il vit ses veines bleues qui ressortaient sur son visage trop pâle, et cet éclat hideux sous ses paupières : l'éclat vif et brillant de la peur.
Il n'avait jamais pleuré, sauf quelques fois en compagnie d'Harry.
Il n'avait jamais eu peur.
Jamais depuis sa promesse, jamais depuis Mackenzie Lorens. Quelle mauviette devenait-il. Il souffla de colère et la vitre s'embua. Les seules choses qui restèrent dans le brouillard opaque fut deux yeux rouge vifs. Un sourire satisfait orna les lèvres de Tom.
Sa petite anomalie refaisait surface. Il était différent, certes. Mais il était surtout spécial.
XXXXXX
Un frisson traversa son corps dénudé, il marcha à petits pas vers les douches bétonnées en essayant de ne pas croiser les regards malveillants des orphelins qui se lavaient. Pour une fois, l'eau de la douche était brûlante. Il ferma les yeux très forts et frotta vigoureusement ses membres engourdis par une longue journée de marche. Il avait passé une belle journée dans les rues de Londres, mais il regrettait qu'ils n'aient pas plus insisté sur les décors extérieurs. Il n'avait pas encore eu l'occasion de contempler le 'Tower Bridge' ou Big Ben. Il voulait se promener dans la capitale avec l'aisance et la liberté d'un londonien, connaitre les recoins que personne ne connaissait, sortir dans les endroits les plus branchés, dormir dans les plus beaux endroits.
Il savait que Tom était comme un poisson dans l'eau dans les rues de Londres, il connaissait la ville comme sa poche. Il se demanda s'il aurait un jour la possibilité de vagabonder dans la ville sans craindre de se perdre, serrant dans sa main celle de Tom.
Il grimaça lorsqu'il sentit l'eau devenir tiède, il n'avait plus beaucoup de temps avant que les responsables ne coupent l'eau chaude. Il se dépêcha de rincer ses cheveux encore imprégnés de shampooing.
Lorsqu'il se retourna pour attraper sa serviette sur le petit muret qui séparait les douches, il remarqua que tout le monde était parti. En réalité, il ne restait que Samuel – un adolescent que Tom présentait comme étant "particulièrement endommagé du cerveau". Celui-ci état adossé au mur opposé, la mine sombre, il regardait Harry fixement.
"Quoi ?" fit Harry, agressif.
Samuel leva un sourcil amusé.
"Je voulais savoir si le mythe de la savonnette était vrai, dommage qu'elle ne soit pas tombée, je suis sûr que ton connard de correspondant aurait été ravi de la ramasser…"
Le sang d'Harry se glaça dans ses veines.
"De quoi est-ce que tu parles, espèce de demeuré ?" s'insurgea Harry d'un air outré et un peu apeuré.
"Pourtant, il ne ressemble pas à une pédale… enfin moins que toi" souffla-t-il.
Harry fronça les sourcils. De qui parlait-il ? De Tom ?
"Je t'emmerde, Samuel, j'en ai eu la preuve formelle, ce type suce des queues…" fit une voix qu'Harry connaissait.
"Comme toi" répondit Samuel avec un sourire sardonique, les yeux toujours fixés sur Harry.
Celui-ci se hâta d'attraper une serviette et de la nouer autour de sa taille. Il détestait le regard de Samuel, et la façon qu'il avait de le reluquer comme s'il était un être hors normes. Un autre garçon fit soudain irruption dans son champ de vision. David Parker, toujours aussi séduisant arborait un sourire encore plus dément que celui de Samuel.
"Oh mon dieu, comme c'est jouissif !" s'exclama-t-il.
"Je t'en prie, épargne-moi les allusions de pédé" cracha Samuel en fusillant David du regard.
David l'ignora.
"Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, c'était moi qui était dans sa situation…"
"Qu'est-ce que tu fous, Parker ?" demanda Harry avec hargne.
Il sortit de la douche et s'approcha des vêtements qu'il avait posés devant le petit muret. Ceux-ci étaient partiellement mouillés. Il était tenté de s'habiller directement mais préféra les enfiler dans le dortoir. Cependant, il comprit bien vite qu'il était piégé. Jules et Arthur étaient tous les deux postés devant la porte et regardaient la scène d'un air impassible, mais même à cette distance Harry put percevoir leurs regards extatiques.
Harry se retourna vers Samuel et David, le cœur battant.
"Qu'est-ce que vous voulez ?"
"Ce n'est pas qu'on a quelque chose contre toi, Potter mais dans cette pièce on a tous un but commun : détruire Tom Riddle. Je dirais même plus, Samuel et moi sommes peut-être les personnes qui détestons le plus ce type. Samuel à cause d'une raison qui m'échappe, mais quelque chose me dit que ça a un rapport avec Mackenzie Lorens – il reçut un regard noir de la part de Samuel – et moi, eh bien, tu es au courant, n'est-ce pas ?"
"Tu aimais Tom" dit Harry.
"Aimer est un bien grand mot" tiqua David.
"Tu savais déjà que j'étais gay, tu m'en as parlé. Pourquoi agir seulement maintenant ?" demanda lentement Harry.
"Parce que maintenant je sais que Tom aussi est gay et qu'il a l'air de… t'apprécier. Je ne comprends pas pourquoi d'ailleurs, tu n'as rien d'exceptionnel. Tu es le genre de lycéen banal, pas très doué, pas très intéressant, et même physiquement y a mieux"
"Va te faire foutre !" s'écria Harry, un peu vexé "Et Tom n'est pas gay… Ce n'est pas parce qu'il est souvent avec moi qu'il m'apprécie !"
"Pourtant hier soir, j'ai vu quelque chose de fortement troublant dans son lit…"
Harry se gela d'effroi.
"Qu'est-ce que tu veux dire ?"
"Eh bien –"
" – oh ! Vos gueules, vous deux, on sait que Riddle et toi êtes gays, c'est tout" coupa Samuel "Maintenant, si m'attaquer à toi signifie m'attaquer à ce psychopathe de Riddle alors je suis très intéressé !"
Un sourire de plus en plus cruel se dessinait sur ses lèvres. Il regarda une dernière fois Harry et prit lentement la direction de la sortie.
"A tout à l'heure, Potter !" dit-il d'une voix faussement gentille "Parker, viens ici !" ajouta-t-il à l'intention de David qui était resté près d'Harry.
La porte se ferma sur les deux garçons, et il ne resta dans la pièce plus qu'Harry, Jules et Arthur. Les mains d'Harry se crispèrent sur le muret et sa respiration se bloqua. Pourquoi ne savait-il pas se battre lui aussi comme tous les adolescents de son âge ?
TO BE CONTINUED...
Ahah ! Oui je sais, c'est une méchante, méchante fin ! Vous ne la méritez pas, disoli !!
A bientôt, j'espère ! La review est comme d'habitude non obligatoire mais me ferait énormément plaisir ! XD
Bisous !
SamaraXX
