Hey hey !
Bonjour à toutes et à tous !
Un chapitre très très chaud qui devrait vous plaire ! Avec une scène que certains d'entre vous attendent depuis maintenant plusieurs tomes ! ^^
Je n'en dis pas plus et vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 26 : Le coup de main d'Helen
Minerva était perdue dans ses pensées, les yeux dans le vague au-dessus de sa tasse de thé qui fumait sur la table de la cuisine. Des jours qu'elle n'avait pas vu Hermione. Elle s'inquiétait vraiment pour elle. Comment la rejoindre dans sa douleur d'avoir perdue toute sa famille ?
Elle se leva et fit quelques pas dans la pièce. Apparemment, la Sage n'avait pas envie de la voir, sinon elle l'aurait contactée. L'animagus n'était pas du genre à s'imposer, mais elle devrait s'y résoudre si Hermione ne sortait pas de sa léthargie.
Rose sévissait aux quatre coins du monde et les morts se comptaient en dizaine de milliers, chaque jour. Quelqu'un devait raisonner la dixième sage, et seule l'enchanteresse en était capable.
L'ancienne directrice de Poudlard se saisit de son téléphone et composa un numéro. Au bout de trois sonneries, son interlocuteur répondit.
- Bonjour William. Que dirais-tu de rendre visite à une grand-mère qui n'a pas vu son petit fils depuis longtemps ?
La Ministre sentit quelque chose de chaud, doux et baveux sur sa joue. Elle se risqua à ouvrir un œil et croisa de grands yeux bruns rieurs. Hermione se redressa mollement sur le canapé, et attrapa son petit-fils dans ses bras.
- Salut toi… murmura-t-elle en posant ses lèvres sur le front d'Alex.
Elle leva la tête et croisa le regard vert de William. Ce dernier avait l'air fatigué, épuisé.
- Des nouvelles de Rose ? demanda le directeur adjoint de Poudlard.
Le cœur d'Hermione se serra au nom de sa fille et elle secoua la tête.
- Mis à part dans les journaux, non… murmura-t-elle.
Alexander se mit en tête d'attraper les cheveux de l'enchanteresse pour les porter à sa bouche. William, voyant cela, s'approcha et récupéra son petit neveu.
- C'est son nouveau truc. Il goûte tout ce qui passe sous son nez. Niveau de surveillance maximale avec lui en ce moment… grommela l'animagus.
Hermione s'assit sur le canapé de son bureau et se frotta les yeux. Alexander voulut s'échapper de l'étreinte de McGonagall pour rejoindre sa grand-mère.
- Mamie ! dit-il en fronçant les sourcils.
McGonagall posa le garçon au sol et se dernier marcha pour s'accrocher au jean de la Ministre.
- Je crois qu'il attend avec impatience de revenir dans sa famille, fit William. Le tonton gâteau, ça va cinq minutes, ajouta-t-il avec un sourire en voyant Alex tenter de grimper sur les genoux d'Hermione.
L'enchanteresse le prit avec elle sur le canapé, flattant ses cheveux.
- Malheureusement, ce ne sera pas pour tout de suite, sa mère est hors de contrôle.
- Et qu'est-ce que tu attends pour la ramener sur le droit chemin ?
William soupira et fourra les mains dans ses poches.
- Encore une qui n'a pas reçu assez de fessées quand elle était petite…
Hermione regardait le fils de Rose et semblait ne pas entendre McGonagall lui parler.
- Qu'est-ce que tu dis ? fit-elle, ailleurs.
- Va chercher Rose et mets-lui une bonne claque dans sa gueule, qu'elle arrête ses conneries. Et ne me bassine pas avec tes théories éducatives fumeuses post soixante-huitarde ! Montre-lui qui commande !
Le vocabulaire employé sembla tirer la Sage de sa rêverie.
- Tu racontes vraiment n'importe quoi, William ! Regarde où ça t'as mené de récurer les toilettes de Poudlard avec une brosse à dents !
- Ca m'a mené que maintenant, je le fais faire aux gamins mal élevés ! rétorqua le professeur de métamorphose. Et si tu as quelque chose à redire sur l'éducation vue par Minerva, je t'en prie, passe-lui un coup de fil… Avec un peu de chance, elle te fera lessiver les murs avec de l'eau chaude au lieu de ramoner la cheminée pour avoir osé critiquer ses méthodes…
- Ne va pas lui donner des idées surtout ! J'ai vraiment pas besoin de ça en ce moment…
Alex était descendu du canapé et faisait le tour du bureau, Il grimpait maintenant sur le fauteuil de la Ministre en tirant sur le fil du téléphone pour arriver à ses fins.
- Hermione… J'espère que tu es en appels illimités nationaux et internationaux… fit remarquer William en désignant le garçon qui appuyait aléatoirement sur les touches.
La Ministre se leva rapidement et attrapa le gamin qui lançait des mots au hasard dans le combiné.
- C'est dingue ! Il se sert mieux d'un téléphone que ma tante… se moqua l'animagus.
- Ecoute, je ne veux pas vous mettre dehors, mais j'ai du travail.
- Ramener Rose ? Excellente idée ! On vous attend avec Bill ce soir, pour 20 heures. Et si tu as un empêchement, appelle…
Hermione soupira, excédée.
- Non, je ne vais pas ramener Rose. Non, je ne vais pas affronter Rose. Oui, la Source est entrain de faire des ravages. Et non, je ne sais pas quoi faire ! Est-ce que vous allez enfin comprendre qu'il n'y a plus rien à ma portée ? Je pourrais aussi bien aller prendre des vacances sur une île avec une vahiné en attendant la fin du monde !
Elle sortit en trombe de son bureau et s'arrêta devant sa secrétaire.
- Helen, je prends des congés. Ne cherchez pas à me joindre et ne me passez aucune communication, aucun message, je veux qu'on me foute la paix ! lâcha-t-elle vertement.
- Bien Madame la Ministre, répliqua calmement Helen. Pour combien de temps ?
- Jusqu'à ce que le dernier être humain meure ! Je m'en fous, je démissionne !
Et sur ces mots, elle transplana. Helen leva les yeux vers William qui était sorti, tenant Alex dans ses bras.
- Euh… Vous avez une solution à proposer, ma belle ? demanda-t-il, charmeur.
- Bien sûr, répliqua la secrétaire, peu impressionnée par le coup d'éclat de l'enchanteresse.
Elle se saisit de son téléphone et composa rapidement un numéro.
- Allo Miss Bulstrode ? On a un petit problème… Je vous donne l'adresse de Madame la Ministre. A vous de la communiquer à qui de droit.
Hermione contemplait le plafond craquelé de son studio miteux. Allongée sur le canapé, elle s'interrogeait sur son avenir. Ou plutôt, sur son absence d'avenir. Sa femme et son fils étaient morts, Rose lui avait tourné le dos pour s'enfoncer dans les ténèbres, le monde était ravagé par des cataclysmes sans précédent et par une guerre que la neuvième sage n'arrivait ni à contenir, ni à arrêter. Les pays sombraient un à un dans le chaos, les morts se comptaient par millions et l'Angleterre suivait lentement mais sûrement le chemin de la destruction.
L'enchanteresse soupira douloureusement et sentit le désespoir l'envahir. Elle avait cru naïvement que la situation s'arrangerait avec la mort d'Edgecombe et donc par voie de conséquence de la disparition de la Source, mais il n'en avait rien été. Pire : ses interlocuteurs des deux Conseils avaient tous disparu et la neuvième sage n'avait plus de visibilité sur les évènements dramatiques qui se déroulaient.
Comment pouvait-elle lutter, seule, inutile, contre la fureur des éléments, contre un anéantissement programmé de la race humaine ? Elle avait beau être une enchanteresse, la sorcière vivante la plus puissante au monde, elle se sentait impuissante face au chaos ambiant. De plus, comment pouvait-elle affronter la Source, qui avait maintenant jeté son dévolu sur sa fille et pris possession de son esprit ?
Trois coups légers furent frappés à la porte du studio et Hermione se redressa, surprise. Elle n'avait communiqué cette adresse à personne. Qui pouvait bien l'avoir retrouvée ? Quelqu'un qui se souciait encore d'elle ? Ou était-ce un envoyé de la Source venu achever le travail entrepris ?
La neuvième sage se leva sans bruit, ses pieds nus se posant sur le parquet froid, et jeta un coup d'œil rapide dans le judas. Elle ôta rapidement le verrou et ouvrit la porte. Son cœur rata un battement alors qu'elle croisa les yeux verts de Minerva.
- Vous êtes difficile à débusquer… murmura McGonagall.
Et pourtant, vous avez réussi, répondit doucement la Ministre en laissant son ancien professeur pénétrer dans son studio.
L'animagus jeta un regard mi-perplexe, mi-dégouté à l'appartement miteux et hésita à s'assoir sur le canapé défoncé.
- C'est… charmant chez vous, marmonna-t-elle en finissant par choisir une chaise à la paille trouée.
Elle s'assit gracieusement après avoir posé son chapeau sur le seul endroit propre de la table à manger.
- Un café ? proposa Hermione, gênée de recevoir sa Guide dans un tel endroit.
Minerva observa un court instant le coin cuisine et eut un frisson d'angoisse et de révulsion. Elle agita rapidement sa baguette et deux mugs apparurent. L'enchanteresse en attrapa un et but une longue gorgée du liquide amer. La chaleur du breuvage sembla la régénérer.
- Merci, soupira la ministre.
- Je vous en prie, répliqua McGonagall. Cela m'aurait écoeuré de trouver un cafard apprenant à nager le crawl dans une tasse sale et ébréchée…
Hermione baissa les yeux sur son mug, honteuse. Voyant l'embarras de la Sage, Minerva alla s'asseoir dans le canapé, à côté de son ancienne élève.
- J'allais vous demander comment vous allez, mais la réponse saute aux yeux… commença l'animagus d'une voix posée.
- Je suis complètement perdue, je ne sais pas quoi faire, répondit l'enchanteresse, lasse.
- Et au lieu de consulter votre Guide, vous avez préféré… vous replier dans ce bouge ?
- J'avais besoin de recul pour analyser les évènements et me poser les bonnes questions.
- C'est mon travail, merci de ne pas me le retirer, surtout que je le fais sans rémunération, ajouta-t-elle pour essayer de décrocher un sourire à Hermione, mais ce fut peine perdue.
Elles se turent un moment, sirotant leur café.
- Qu'avez-vous prévu de faire ? demanda finalement Minerva.
- Rien, répondit sombrement Hermione. La situation est désespérée et je ne peux pas lutter seule.
- Vous n'êtes pas seule, et vous le savez.
- Oui, vous êtes avec moi, fort bien ! s'emporta l'enchanteresse. Et à deux, on va faire quoi ? Empêcher les séismes ? Les éruptions volcaniques ? Ramener la paix dans le monde ?
Une colère noire s'empara d'elle et elle jeta sa tasse qui explosa sur un mur, répandant le liquide sombre sur le papier défraichi.
- Rassurez-vous, vu l'état de l'appartement, vous récupérerez votre caution sans avoir à nettoyer… fit remarquer McGonagall, un sourcil levé.
Hermione lui jeta un regard furieux et la Guide haussa les épaules.
- Il reste encore Rose. Elle pourrait nous aider…
- Rose ? ricana la neuvième sage. Rose me déteste. Elle m'accuse d'être la cause de cette situation.
La Ministre se leva et commença à faire les cents pas dans la pièce sombre.
- Vous savez que c'est faux. Elle est juste manipulée par la Source.
- Non, elle a entièrement raison. Je n'ai rien pu faire pour protéger ma famille alors qu'elle comptait sur moi. Mon élection n'a rien changé, je n'ai pas pu arrêter Edgecombe à temps, je…
Minerva s'approcha rapidement de l'enchanteresse et la plaqua brutalement contre le mur le plus proche en la saisissant par les épaules.
- Vous allez me faire le plaisir de vous ressaisir, murmura froidement l'animagus. S'il faut absolument désigner un coupable pour ce qui se passe actuellement, à la bonne heure, j'en ai pour vous. Dumbledore. Car si on réfléchit bien, c'est ce vieil imbécile qui est à l'origine de tous les ennuis. S'il n'avait pas pris en compte la prophétie… Vous connaissez la suite.
La respiration d'Hermione s'était brusquement accélérée et son cœur battait à tout rompre.
- Nous sommes toujours vivantes donc nous avons le devoir de lutter. Nous allons retrouver Rose et lui remettre un peu de plomb dans la cervelle, reprit l'ancien professeur.
- Minerva, retirez vos œillères, nous sommes perdues.
- Tant qu'il me restera un souffle de vie, je n'abandonnerai pas. Et j'espère que vous me suivrez… murmura McGonagall en plongeant son regard dans celui de la Sage.
Elles s'observèrent un court instant avant qu'Hermione ne capture sauvagement les lèvres de l'animagus. Il y avait une urgence depuis trop longtemps contenue dans ce baiser. Minerva agrippa les hanches de l'enchanteresse pour l'attirer contre elle tandis que la Sage plongeait ses doigts dans la chevelure noire de sa Guide. Elles finirent par se séparer, haletantes, et échangèrent un court regard entendu.
L'enchanteresse ressentait le besoin vif, douloureux, de sentir les lèvres de sa Guide sur les siennes, d'avoir le corps de l'animagus contre le sien. Elle embrassa une nouvelle fois Minerva qui approfondit le baiser. Les doigts de McGonagall trouvèrent les pans de la chemise de la Sage et les écartèrent violemment, faisant sauter les boutons du vêtement.
La chemise glissa des épaules de la ministre pour tomber sur le sol alors que les mains de l'ancien professeur caressaient maintenant la peau brûlante d'Hermione. Cette dernière avait l'impression d'avoir de la lave en fusion dans les veines. Elle perdit toutes pensées cohérentes quand la cuisse de son aînée vint se frotter sur son bas ventre. L'enchanteresse ne perdit pas de temps et débarrassa Minerva de sa robe de sorcière qui prit le même chemin que la chemise avait emprunté plus tôt.
Un gémissement franchit les lèvres de la Sage alors que la Guide s'était baissée pour embrasser le ventre de la Ministre. Minerva remontait, effleurant de ses lèvres la poitrine et les épaules de l'enchanteresse pour faire ensuite le chemin inverse et déboutonner le jean qui se retrouva rapidement sur les chevilles de la brune.
Hermione l'ôta dans un geste plutôt désordonné et finit par poser ses mains sur les fesses de l'animagus pour la soulever tout en l'embrassant. Minerva noua ses doigts sur la nuque de la brune et passa ses jambes autour des hanches de cette dernière. L'enchanteresse les emmena en direction du canapé et toutes deux tombèrent dessus.
Les caresses se faisaient de plus en plus avides, pressantes, et les derniers bouts de tissu gagnèrent le sol du studio. Les deux sorcières furent emportées dans un tourbillon de plaisir, plaisir qui s'était refusé à elles pendant trop longtemps.
La lumière du jour perçait à travers les volets métalliques rouillés. Hermione était blottie contre Minerva, sa tête reposant sur l'épaule dénudée de l'animagus qui jouait paresseusement avec une mèche de cheveux bruns.
- Comment tu te sens ? murmura McGonagall.
- Merveilleusement bien, répondit l'enchanteresse en étouffant un bâillement. Et toi ?
La Sage rattrapa le drap qui avait glissé pendant leurs nombreuses étreintes et le remit sur elles.
- Beaucoup mieux, répliqua la Guide avec un sourire.
Hermione se redressa et embrassa délicatement son amante.
- Quelle nuit ! soupira-t-elle béatement en effleurant du bout des doigts la joue de l'ancien professeur.
Elle ramena ses cheveux dans son dos et se rallongea, retrouvant avec plaisir la chaleur du corps de Minerva contre le sien.
- Je donnerais tout ce que j'ai pour un bon thé et une douche bien chaude… marmonna l'animagus, les yeux fermés.
- Le thé, ça peut se faire. En revanche, évite la douche, répondit paresseusement l'enchanteresse.
- Pourquoi ? demanda McGonagall en haussant un sourcil.
- Une famille de souris y a élu domicile… expliqua la Ministre en s'étirant mollement. Il y a Homer, le père, c'est le plus gros. Ensuite Marge, sa femme, puis Bart, Lisa et Maggie…
- Tu leur as donné des noms ? s'offusqua la Guide.
- Oui, et interdiction de les manger sous ta forme animagus. Si tu as faim, il y a une très bonne boulangerie française en bas de la rue, répliqua sérieusement Hermione.
Devant l'air outré de l'ancien professeur, la Ministre éclata de rire et Minerva eut un léger sourire. Cela faisait des mois qu'elle n'avait pas entendu le son joyeux du rire de la Sage.
- Pourquoi vis-tu dans ce… bouge ?
Hermione haussa les épaules.
- Parce que c'est pratique et fonctionnel ? proposa-t-elle.
L'animagus lui jeta un regard incrédule et repoussa le drap. Elle se leva et balaya des yeux la pièce à la recherche de ses vêtements.
- J'aurais dû croire Miss Parkinson… Je t'aurais sortie de ce trou en moins de temps qu'il faut pour dire lumos. On va prendre le petit-déjeuner chez moi et ensuite, on part à la recherche de Rose, marmonna McGonagall en attrapant sa robe.
- Ou sinon, on pourrait attendre la fin du monde dans un lit confortable… proposa la Ministre en croisant ses mains sous sa nuque.
Hermione se prit un jean en pleine figure et le repoussa rapidement en grommelant.
- Tu ne vas pas laisser tomber, je te l'interdis ! s'exclama Minerva, la voix menaçante.
La Sage fronça les sourcils et un rictus étira ses fines lèvres. Elle se redressa sur ses coudes et eut un sourire narquois.
- Tu me ferais peur si tu n'étais pas nue devant moi… se moqua l'enchanteresse, en se délectant de la vision qui lui était offerte.
- Profite bien de la vue car si tu ne sors pas de ce canapé, tu n'auras plus l'occasion de me contempler, répliqua froidement l'ancienne directrice de Poudlard.
La Sage repoussa le drap et se leva à contre-cœur. Elle se dirigea vers la commode qui contenait ses vêtements et attrapa des sous-vêtements. Elle les mit rapidement et remit son jean déchiré. Elle se saisit d'une nouvelle chemise mais ne s'habilla pas de suite. Elle observait à la dérobée Minerva qui passait ses vêtements. Hermione n'avait qu'une envie : se jeter sur son amante, lui ôter la robe de sorcière vert émeraude qui était une entrave à son désir et rallonger l'animagus sur le canapé.
Elle secoua la tête et passa sa chemise avec un soupir douloureux. Ses doigts firent chaque bouton, laissant juste les deux premiers d'ouverts.
- Et on va en profiter pour empaqueter toutes tes affaires, ajouta Minerva. Tu emménages chez moi dès aujourd'hui !
- D'habitude, c'est au troisième rendez-vous que les lesbiennes arrivent avec le camion de déménagement… se moqua Hermione en dégotant une paire de baskets dans un placard.
Minerva lui jeta un regard perplexe et l'enchanteresse haussa les épaules.
- Laisse tomber, c'est une blague que j'ai entendue dans un bar il y a quelques années… marmonna la Sage.
Minerva regardait Hermione entrain de rassembler ses pauvres affaires.
« Il était vraiment grand temps de la sortir de ce bouge. » se fit-elle comme réflexion en voyant passer le rat de la maison qui filait sur le plancher sans se préoccuper des locataires.
- Ils vont me manquer… soupira l'enchanteresse en jetant un regard attendri au rongeur.
- Surtout la famille de souris ? répliqua Minerva en levant un sourcil désapprobateur.
- C'était de très bon coloca… commença la Ministre.
Elle interrompit subitement sa phrase et se redressa, aux aguets.
- Rose… murmura-t-elle.
Elle attrapa son katana, posa sa main sur l'épaule de sa Guide et les fit toutes les deux transplaner. Quelques instants plus tard, les deux sorcières se trouvaient devant l'entrée du ministère. Quelques mètres plus bas, dans l'avenue, les voitures n'étaient plus que des carcasses fumantes, et les trottoirs étaient jonchés de cadavres. Rose marchait sur elles, son arc dans les mains, et arborait un rictus inquiétant.
- Comme prévu, te voilà ! lança la dixième sage. La Source savait que tu ne résisterais pas à l'envie de me raisonner.
Elle encocha une flèche sur la corde et pointa le projectile sur la tête de sa mère.
- Bien… il est temps de nous débarrasser de l'enchanteresse… conclut la jeune femme avec un regard fou.
Et voilà le travail ! Plus que deux chapitre avant la fin du tome 1 !
Une petite review pour nous dire ce que vous en pensez ?
Bises,
Sygui et Link
