Hermione se réveilla tôt ce matin là. Même si ça faisait trois semaines qu'elle les avait surpris, elle se sentait toujours aussi stupide. Comment avait-elle pu lui faire confiance ? Il l'avait dupée. C'est stupide mais vrai. Elle regarda dans le lit d'en face et il n'y était pas.
Sûrement avec l'autre sale …
Elle sortit de la chambre, se doucha et se prépara. Samedi matin. Elle devait donc aller en cours. Il n'était que six heures moins dix du matin. Elle prépara alors ses affaires de cours deux heures d'avance.
Elle en était à cinq mois de grossesse et le bébé semblait dormir dans son ventre. Pour le distraire, elle se décida de chercher un livre. Elle regarda dans la bibliothèque personnelle des Préfets-en-chef. Elle regarda tous les livres et cita quelques titres :
- « Beedle le Barde » … T'en dis quoi bébé ?
Il n'eut pas de réaction donc elle continua.
- « Orgueil et Préjugés », « Roméo & Juliette », « Le Bossu de Notre Dame » … Il y'a une machination là ! Ce ne sont que des amours impossibles …
Elle sursauta quand elle sentit quelqu'un qui était juste derrière elle et qui prit un livre sur l'étagère du dessus. Elle n'eut pas besoin de se demander qui c'était, elle l'avait reconnu à son parfum. Lui.
Depuis trois semaines, il tentait de s'excuser mais rien n'y faisait .Hermione était très têtue. Elle ne lui avait plus adressé la parole depuis.
- Tu devrais lire « Orgueil & Préjugés », c'est très vrai.
- Toi, ton orgueil et tes préjugés, fichez moi la paix.
- Hermione …
- Malefoy, laisse-moi tranquille.
- Attends...
Il lui attrapa le bras et la força à le regarder. Ils se fixaient droit dans les yeux quand Millicent entra dans la Salle Commune. Elle les regarda tout les deux. Drago la lâcha et alla avec elle. Hermione était troublée, mais elle décida de prendre un livre et le feuilleta.
Drago était avec Millicent, mais le silence était lourd. Il en avait marre d'elle.
- Vas-y. Dis moi ce qui ne vas pas.
- C'est toi, figure toi !
- Moi ? Qu'est ce que j'ai fait ?
- Tu crois que je n'ai pas vu ton manège avec la Sang-De-Bourbe !
- Je ne te suis pas là !
- Fais pas semblant, je t'ai vu !
- Mais tu as vu quoi ?
- Toi et elle … Tu lui tenais le bras et vous vous regardiez dans les yeux.
- Depuis quand c'est un crime ?
- Ne joue pas à ça avec moi, Drago.
- Arrête de te faire des films.
Le ton était monté entre les deux Serpentards. Les prunelles de Drago étaient devenues orageuses. Millicent lui faisait une crise de jalousie.
- Arrête tes crises de jalousie, Millicent, tu sais très bien pourquoi on est ensemble ! Les mariages arrangés n'ont jamais rendu heureux et tu le sais aussi bien que moi. Je ne t'aime pas et tu le sais.
- Bien sûr que je le sais. J'aurai peut-être ton corps, mais ton cœur est ailleurs et je le sais.
- Arrête de dire n'importe quoi !
- Je ne dis pas n'importe quoi !
- Millicent. STOP !
- Alors j'ai tapé dans le mille, hein. Tu l'aimes, elle !
- Faut arrêter le rhum dès le matin, c'est pas bon pour toi.
- Drago, écoute…
- Non, toi, écoute-moi ! On va devoir se marier, d'accord, passe encore. Mais tes crises de jalousie stupides, tu les gardes pour toi ! C'est clair ?
- Oui …
- Répète.
- Oui, Drago.
- Bien.
Ils continuèrent leur tour, mais toujours dans le froid. Une fois leur tour fini, Drago retourna dans sa tour et alla s'allonger sur son lit.
Hermione était partie faire un tour. Elle était sereine et se promenait tranquillement au bord du lac. Elle regardait l'eau quand une furie s'approcha d'elle et le prit méchamment par le bras.
- Millicent … Quel non plaisir de te voir.
- Arrête ton char, Sang-De-Bourbe.
- Bon, la Cruche, t'accouches !
- Reste loin de Drago.
- Attends, tu as fait tout ce chemin pour me dire ça ? Mais tu deviens cinglée, ma parole !
- …
- Non, rectification, tu l'étais déjà.
- Verra bien qui rira le dernier.
- Fiche le camp, tu pollues mon air.
- Oui, je vais aller me désinfecter. Je t'ai à l'œil.
- C'est ça.
Elle repartit aussi vite qu'elle était venue.
Hermione continua ce qu'elle était en train de faire. Une sirène sortit la tête de l'eau.
- Tu as tout entendu ? lui demanda Hermione.
- (Elle hocha la tête)
- Cette fille devient cinglée.
- (Elle hocha à nouveau la tête en se rapprochant du bord).
- Enfin bref, je suis venue ici trouver la tranquillité et je trouve une furie.
- (La sirène haussa les épaules).
- Je dois être maudite.
Hermione posa son sac au sol duquel dépassaient des livres. La sirène tendit la main, prit un livre et donna un livre spécial à la future maman.
- Tu veux que je le lise ?
- (Elle hocha encore une fois de la tête)
- Bien…Orgueil et Préjugés …
Elle fit une pause tandis que la sirène l'incitait à lui lire ce livre.
- Vous me faites une machination là. Rit-elle.
Le regard de la sirène brillait donc Hermione céda. Elle commença à le lire pendant un moment puis arrêta. La sirène devait être une rêveuse. Elle avait l'air absent. Une personne s'assit à côté d'Hermione. Luna.
- Je t'ai entendue lire pour la sirène.
- Oh.
- Quand tu le lisais, on aurait dit que tu ressentais ce que tu lisais.
- Luna, tu te fais des idées.
- Si tu le dis, je vais te croire.
Elles continuèrent à discuter de la pluie et du beau temps tandis que la sirène les écoutait avec attention. Luna aussi supportait bien sa grossesse. Elle était aussi bombardée de lettres de son père qui s'inquiétait de chaque détail de sa grossesse. Ses parents lui envoyaient une lettre chaque jour de la semaine pour savoir.
C'était affolant comme ils les cajolaient dans ces cas là.
Harry et Ron continuent à lui demander à longueur de journée de dévoiler le nom du père pour soi-disant aller sympathiser avec. Ce qu'ils ignoraient ne peut pas leur faire de tort.
Hermione mangeait de plus en plus mais ne se plaignait pas de son ventre rebondit. Elle n'en était pas encore dans sa période « Caprice & envie », ce qui signifiait que le pire était à venir.
Elle se promenait tranquillement puis le vent se leva, alors elle se pressa de rentrer dans Poudlard se mettre au chaud. La future maman mit un pull au dessus de ses épaules et commença à faire ses devoirs. Elle restait à côté du feu et travailla pendant plus d'une heure quand elle entendit le tableau s'ouvrir et Drago vint. Il était trempé. Hermione regarda par la fenêtre ou il pleuvait à sceau.
Il s'installa à côté du feu avec son homologue tandis qu'Hermione continuait à travailler. Elle sentait son regard sur elle. Il la brûlait. Tout à coup, une sorte de chatouillis lui parcourut le ventre et lui fit lâcher la plume.
Elle posa sa main sur son ventre et le regard de Drago était inquiet.
- Qu'est ce qui t'arrive ?
- Le bébé joue au foot dans mon ventre.
- Il joue au quoi ?
- C'est un sport Moldue où les footballeurs courent après un ballon et doivent tirer dedans pour marquer un but dans une sorte de carré avec des filets blancs.
- Oh … Je peux... ?
Elle hocha la tête et il posa une main sur le ventre d'Hermione. Le bébé réagit et recommença à tirer dans le ventre de sa mère. Un sourire arriva sur les lèvres de Drago qui enleva sa main du ventre d'Hermione. Hermione souriait aussi.
- Tu en es à combien ?
- Cinq mois. A partir du mois prochain, je serai fixée.
- C'est cool.
- Oui.
Enfin une conversation calme et civilisée. Mais ils ne savaient pas que leur répit était de courte durée.
Très courte durée.
