Bien le bonjour ami lecteur,
Comme prévu voici le chapitre 26 de la Vérité cachée. Un chapitre qui a bien failli ne jamais voir le jour à cause d'un petit problème informatique.
A l'origine ce chapitre dépassait les 30 000 mots, pour le rendre plus digeste j'ai décidé de le diviser en trois parties.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de laisser une review.
Donc un grand merci à :
Aya31, Stormtrooper2, Pims10, Yami Shino, Lils, adenoide, Maitre Xehanort, Mzelle A, Lord Harold James Gryffondor, Shion91, Angor et un Guest anonyme pour leurs reviews du dernier chapitre.
On se retrouve à la fin pour les réponses aux reviews. Bonne lecture.
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Bien évidement je ne possède pas Harry Potter, tout le mérite revient à JKR. Je possède juste les idées et certains personnages.
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Je tiens à remercier djennys pour son aide dans la correction de ce chapitre.
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Langues :
*Communication entre Harry et Ulysse*Petite précision les communications entre Harry et Ulysse sont plus rapides que dans la vraie vie (conversation de 10 minutes dans l'esprit = 10 secondes dans la vie réelle).
Chapitre XXVI
Rencontre à minuit I
Elizabeth Sarigleed était une première année, nouvellement arrivée dans la tour de Gryffondor. Elle avait découvert le monde magique durant l'été à sa plus grande surprise, jamais dans ses rêves les plus fous elle n'avait un jour imaginé être une sorcière, depuis qu'on lui avait annoncé la nouvelle, elle n'avait fait que vivre une aventure fantastique. Malheureusement son idylle magique s'était arrêtée à son arrivée à Poudlard. Déjà dans le Poudlard Express, elle avait fait une désagréable rencontre avec un enfant d'une famille sang-pur qui lui avait clairement fait comprendre qu'il n'y avait pas de place dans le monde magique pour une sang-de-bourbe comme elle. Un élève plus âgé, comme elle sang-de-bourbe, lui avait conseillé de raser les murs une fois à Poudlard.
Un conseil qu'elle avait bien pris garde de suivre, faisant attention à ses moindres gestes afin d'éviter de se mettre à dos un noble ou encore d'attirer l'attention sur elle. Mais sa désillusion ne s'arrêta pas au racisme ambiant, la jeune fille était également fortement désabusée par la difficulté des classes auxquelles elle devait assister, Lizzie, comme la surnommait sa famille, avait remarqué que les enfants originaires du monde magique possédaient une bonne longueur d'avance sur ceux venant du monde moldu comme elle. Elle devait apprendre à la fois ses leçons et assimiler les merveilles venant du monde magique qu'elle n'avait pas encore eu la chance de découvrir. Sans compter que sa famille lui manquait, elle se sentait terriblement seule dans cet immense château, sans sa mère et ses frères ou le moindre ami.
Son mal-être lui causait des insomnies, la maintenant éveillée tard dans la nuit, ou lui causant d'horribles cauchemars où elle se retrouvait être persécutée et harcelée par un sang-pur. C'était justement son absence de sommeil qui la poussait à se tenir là, sur les marches des escaliers de la salle commune des rouges et ors, menant à la chambre des filles de premières années. Toutes les nuits depuis son arrivée à Poudlard elle venait ici, sur ces marches, afin d'éviter de réveiller ses camarades de dortoir, elle n'avait aucune envie de s'attirer leur ire, parmi elles se trouvaient quelques sang-purs. Elle se sentait idiote à rester ainsi sur les marches mais elle n'osait pas aller dans la salle commune, car toutes les nuits celle-ci était occupée par Harry Potter.
Le garçon de sixième année occupait toutes les nuits son coin de la salle commune. Il occupait plus précisément une table basse devant une cheminée et encadrée par des canapés, tout cela était situé à l'extrémité de la salle, en retrait des autres. Tout le monde dans la tour appelait cette zone de la salle commune, le coin du Survivant. Seul le mystérieux Harry Potter et ses amis occupaient ce coin de la salle. C'était devenu la table du Survivant, à chaque fois qu'il était présent dans les quartiers des lions le garçon-qui-avait-survécu s'installait là et il étudiait pendant tout ce temps ignorant le monde l'entourant, cela rajoutait encore plus de mystère à la réputation d'Harry Potter.
Alors Elizabeth craignait de rentrer dans la salle commune et de déranger le Survivant, à en croire les rumeurs sa réaction pouvait être extrêmement brutale si elle avait le malheur de le déranger. Malheureusement, l'escalier menant à la chambre des filles de première année se trouvait juste à côté du coin du jeune Lord Potter. Donc elle restait là comme tous les soirs depuis le début de l'année scolaire, elle s'était même endormie plusieurs fois sur ces marches, étrangement elle s'était réveillé le lendemain matin dans son lit, sûrement la magie du château.
- Tu viens t'asseoir ou tu vas te coucher gamine. Déclara la voix du Survivant, faisant sursauter la première année effrayée. Que devait-elle faire ? Le Survivant n'avait même pas esquissé le moindre mouvement vers elle, le regard toujours plongé dans les livres étendus sur la table devant lui. Elizabeth le regardait totalement interloquée et légèrement effrayée. Jamais depuis son entrée à Poudlard, elle n'avait échangé un mot avec Harry Potter.
Le garçon de sixième année était une véritable énigme pour l'ensemble du corps étudiant. Le garçon avait été une star, le célèbre golden-boy de Gryffondor, le chevalier blanc du monde magique, pourtant tout héros qu'il était, il était le seul étudiant de l'école à avoir fait un long séjour dans la sinistre prison d'Azkaban, le seul à avoir été accusé d'être un assassin. Le jeune homme était mystérieux, seul ses amis interagissaient avec lui, tous les autres élèves l'évitaient et lui-même ne faisait rien pour se rapprocher des autres.
L'isolement volontaire du Survivant était à l'origine d'un grand nombre de rumeur sur lui. Dès le premier jour le garçon-qui-avait-survécu avait attiré l'attention de tout le monde en s'évanouissant à moitié dans la grande salle, certains proclamaient qu'il avait été empoisonné par Voldemort, d'autres affirmaient que Poudlard lui-même avait cherché à éliminer une menace potentielle contre ses étudiants. Tous les premières années de Gryffondor avaient été briefé par le préfet en chef de se méfier du Survivant. Après tout qui pouvait savoir ce qu'Azkaban pouvait avoir fait au Lord Black.
Finalement Elizabeth prit son courage à deux mains, comme une véritable Gryffondor, elle alla rejoindre le Survivant à sa table. Il n'avait toujours pas bougé d'un pouce, le regard toujours posé sur ses livres. Lizzie l'observait lire et prendre des notes, regardant les livres elle se rendit compte qu'elle ne comprenait pas la langue utilisée dans les bouquins du garçon de sixième année.
- Tu fais quoi ? Finit-elle de demander, de sa petite voix timide.
- Ça ne se voit pas, je suis en plein safari. Actuellement je prends des photos de pingouins faisant du surf sur des hippopotames anorexiques. Répondit sarcastiquement le jeune Lord d'une voix neutre, ne portant aucune émotion.
- Eh ! Se révolta-t-elle, n'appréciant pas le sarcasme de son aîné.
- Question idiote, réponse idiote. Rétorqua Harry ignorant l'expression outrée de la jeune fille.
- D'accord. Si tu insistes. Qu'est-ce que tu étudies ? Demanda la fillette énervée.
- J'étudie les différents liens entre les âmes et la magie.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant dans la magie de l'âme ?
- L'immortalité, l'esclavage, la mort, l'amour, la vie, la torture, etc…
- Heu… C'est très … diversifié. Déclara la fillette dubitative, qui, de sain d'esprit aimerait étudier un sujet aussi sombre. C'était légèrement déconcertant pour une sorcière née-moldue venant tout juste de rentrer dans le monde magique. Apprendre l'existence d'une telle magie cela l'avait refroidi.
- Oui, très diversifié et relativement complexe. Extrêmement fascinant. Répliqua le Survivant.
- Et pourquoi, tu étudies la magie de l'âme ça à l'air horrible. Et c'est sûrement de la magie noire ? Demanda incertaine la fillette, se tortillant sur place à cause de la timidité et de l'anxiété de se trouver devant le célèbre garçon-qui-avait-survécu, le mystérieux sixième année, le centre des rumeurs de l'école.
- Bien-sûr que c'est considéré comme de la magie noire, toucher à l'âme est toujours sombre. Expliqua le jeune homme toujours plongé dans ses livres, à déchiffrer des inscriptions incompréhensibles pour la première année qui faisait le pied de grue devant sa table.
- Assieds toi, gamine. Je n'apprécie pas te voir te tortiller devant moi comme si tu avais une envie d'uriner. Déclara sarcastiquement le Lord Potter, vexant la fillette qui se laissa tomber brutalement sur le canapé derrière le Survivant en grommelant, sous le sourire son aîné. Mais ce que ne savait pas la première année, c'est que celui qui se tenait devant elle n'était pas Harry Potter mais son immortel de poche, Ulysse. Le garçon-qui-avait-survécu était à l'heure actuelle inconscient dans son propre esprit, occupé à assimiler les connaissances et les souvenirs de son ami Amazone.
- Tu n'as pas répondu à ma question. Pourquoi tu étudies la magie de l'âme ? Revint à la charge la fillette pensant se venger du garçon de sixième année, en le dérangeant dans ses études.
- Je cherche à comprendre comment une connexion entre deux êtres peut se former. Je cherche également à savoir comment une personne peut rester en vie après la désintégration de son corps physique. Et une méthode pour projeter une âme en dehors de son corps. Répondit sérieusement l'immortel. Depuis un certain temps Ulysse cherchait pourquoi Harry était lié par un lien mental avec Voldemort, ainsi que les raisons de la survie du mage noir. Pour le moment son enquête l'avait poussé à s'intéresser de plus près à la branche de la magie liée à l'âme. Bien-sûr l'esprit complexe de l'immortel travaillait sur d'autres projets. Comme celui qui consistait à séparer momentanément son âme du corps du Survivant afin de soulager la pression qu'il faisait peser sur le mental de son hôte.
- Pourquoi ?
- C'est un domaine fascinant. Il est toujours intéressant d'apprendre de nouvelles choses.
- Mais… mais … ce n'est pas … de la magie noire ?
- C'est considéré tout comme, par le Ministère. Mais c'est un mensonge, la magie n'a pas de couleur. Est-ce que le vent ou l'électricité en ont une? Non! Le ministère utilise la mention de magie noire pour nous contrôler, toutes branches de la magie qu'il considère comme potentiellement dangereuse, ou qu'il ne maîtrise pas. Avant la création du ministère, la magie noire était plus une notion éthique, tout ce qui allait à l'encontre des lois de la magie était considéré comme sombre. Mais pour en revenir à ta question, je suis d'accord la magie de l'âme est un domaine assez rebutant et rarement utilisé à des fins philanthropiques. Plus souvent les sorciers qui l'expérimente sont rarement qualifiés comme étant des sorciers blancs ou appartenant au camp de la lumière.
- Euh… D'accord, mais alors pourquoi tu l'étudies, si c'est de la magie noire? Demanda la jeune Élisabeth confuse. Son aîné ne venait-il pas, par ses paroles d'avouer qu'il était un Mage Noir ? Est-ce que les rumeurs à propos du Survivant étaient véridiques ? Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de continuer à questionner son aîné poussé par la curiosité. Le choipeaux avait eu raison de lui proposer d'intégrer Serdaigle, elle avait beaucoup de qualités appréciées par les aigles. Si seulement il n'y avait pas cette sang-pur qui l'avait rabaissé dans le train à cause de son statut sanguin.
- J'essaie de comprendre comment deux âmes peuvent être liées tout en ayant deux conteneurs différents ou trouver un moyen pour projeter une âme en dehors de son corps. Répondit négligemment le jeune Lord toujours plongé dans ses livres.
- C'est possible ça ? Interrogea la jeune lionne dubitative, après un long silence. Elle était loin d'être à l'aise avec cette conversation.
- Non. Si tu sépares ton âme de ton corps, tu meurs.
- Euh… d'accord, très joyeux. Pourquoi tu cherches à faire ça si ça mène forcément à la mort? Ça n'a pas de sens. Demanda de plus en plus confuse la jeune fille.
- Car c'est l'une des pistes pour créer un moyen de projeter sa consciente en dehors de son corps, afin de permettre à l'utilisateur de cette technique de se retrouver à deux endroit en même temps. Expliqua l'immortel toujours concentré sur sa lecture. L'immortel avait bien-évidement omis de révéler ses véritables intentions, qui consistaient à séparer sa conscience de celle de son hôte pendant ses heures de classes, afin d'éviter l'ennui provoqué par les heures de classes. Il avait aussi dans l'idée de trouver une alternative moins risquée que le rituel d'absorption des connaissances de Rowena Serdaigle.
- Un peu comme la projection astrale ? Demanda la fillette incertaine. Elle avait entendu parler de cette méthode par deux septièmes années, un peu plus tôt dans la semaine, mais elle ne l'avait pas comprise.
- Non. La projection spectrale n'a rien à voir. Et je vois à ta tête que toi-même tu ne sais pas de quoi tu parles, gamine. Elisabeth rougit, embarrassée par la réponse du badboy de sa maison. Mais à sa grande surprise le Survivant se tourna pour la première fois vers elle. Et avec patience lui expliqua la notion qui lui était inconnue.
- La projection spectrale est une branche de la divination. Elle permet de voir le passé, le présent et les différents futurs existants en effectuant une sorte de transe. C'est un concept assez complexe à comprendre, mais en pratique cela revient à plonger son propre corps dans une profonde léthargie, permettant ainsi à l'esprit de se libérer des contraintes physiques et se créer un corps spectral. Une forme intangible et invisible qui peut se déplacer dans l'espace et le temps. Ce genre de méthode est extrêmement complexe et dangereuse à mettre en œuvre comme la plupart des branches de la divination, après tout il y a bien une raison pour que tous les sorciers adeptes de la divination soient aussi perchés.
- Mais ce n'est pas ce que tu cherches ? Une méthode pour projeter ton esprit ?
- Non. Tu n'as pas compris. Je recherche à établir une méthode me permettant de projeter un esprit où une âme, tout en gardant mon corps actif habité par une conscience. Cela me permettrait d'être à deux endroits en même temps.
- D'accord, mais il ne te faut pas deux âmes pour ça ? Je croyais qu'un corps sans âme était un corps mort ? Demanda la jeune fille. La justesse de sa question attira l'attention du Survivant, qui se mit à la fixer avec intérêt. Être regardé de la sorte perturba grandement la première année, elle eu la désagréable sensation d'avoir son âme à nue devant ce regard.
- Intéressant, tu n'es peut-être pas totalement idiote après tout.
- EH ! Je ne suis pas ici pour me faire traiter d'idiote. S'insurgea la timide petite lionne.
- Ah non ? Pourquoi es-tu ici alors ? Répliqua narquoisement l'immortel.
- Je… je ne sais pas. Je n'arrivais pas à dormir.
- Donc tu es venu essayer de trouver le sommeil dans la salle commune ? Ou tu préfères avoir les marches comme matelas. Manière intéressante de chercher le sommeil. Se moqua le Survivant, faisant rougir la fillette.
- Co… comment tu le sais ? Demanda-t-elle honteuse. Elle avait toujours fait attention à ne pas le déranger lorsqu'elle s'asseyait sur les escaliers de son dortoir, toutes les nuits.
- Comment crois-tu que tu regagnes ton lit toutes les nuits ?
- … C'est …c'est toi ?
- Qu'est-ce que tu t'imaginais ? Que la magie du château te ramenait toutes les nuits dans ton lit ? Non, Poudlard fait beaucoup de chose mais pas cela.
- Mais … mais je croyais que les garçons n'avaient pas le droit de venir dans les dortoirs des filles. La préfète nous l'a assuré. Que les escaliers se transformaient en toboggan s'ils tentaient de monter chez nous.
- Cela ne m'étonne pas d'Hermione, mais elle oublie toujours la règle numéro une de la magie.
- Et quelle est-elle ?
- Avec la magie rien n'est impossible. Elle a pour seule limite, l'imagination et la volonté du sorcier.
- Comment tu as fait pour contourner les protections des escaliers alors ?
- Aha ! Un magicien ne dévoile jamais ses secrets. Répondit énigmatiquement le Survivant avec un sourire moqueur inscrit sur le visage. La jeune fille afficha une mine boudeuse à cette réponse. Elle avait compris que son aîné était espiègle.
- Merci. Finit-elle par prononcer à contre cœur.
- Pour ?
- Me ramener dans mon lit. C'est gentil. Et merci de me laisser m'assoir avec toi. Remercia timidement la fillette avec gratitude. Etrangement elle appréciait côtoyer le jeune homme, malgré ses moqueries. Elle préférait cent fois subir les railleries du Survivant qu'être seule dans le froid de l'escalier. Et il y avait quelque chose chez son aîné qu'elle trouvait réconfortant, apaisant. Elle le trouvait même sympathique, après tout comment un jeune homme comme lui, qui avait la bienveillance de la réinstaller tous les soirs sous ses couvertures, pouvait être un terrible démon, comme l'indiquait certaine rumeur.
Sans s'en rendre compte la jeune fille était descendue du canapé pour s'asseoir sur le sol à côté du Survivant, qui avait repris sa lecture et son griffonnage. Elle s'était blottie contre le Survivant, comme elle le faisait chez elle, contre sa mère, pour se réconforter. Elle essayait de comprendre l'un des nombreux livres disposés sur cette table basse, que trouvait tellement intéressant son aîné.
Elle fut tirée de sa tentative de lire les écris incompréhensible devant elle, par l'apparition popée d'un Elfe de maison. Elisabeth voyait l'une de ces étranges créatures pour la première fois, elle avait lu plusieurs textes sur eux. Comme la plupart des nés-moldus, elle était horrifiée à l'idée que ces créatures soient considérées comme esclaves. Elle n'en fit pas la remarque à son nouvel ami, ne voulant pas se mettre à dos l'une des seules personnes la tolérant dans le château.
Sans compter que la petite créature aux grandes oreilles se trouvant devant elle ne lui donnait pas l'impression d'être maltraitée, ou encore abusée, ou négligée. Elle avait plutôt l'air joyeuse, avec son sourire étincelant lui barrant le visage d'une oreille à l'autre. Elle tenait dans une main un petit plateau sur lequel reposaient une tasse et un verre. Son autre bras était encombré par une épaisse couverture.
- Dobby apporte un autre verre pour le maître de la nuit. Dobby a aussi pensé que la jeune amie du maître de nuit pouvait avoir envie d'une bonne couverture bien chaude et une tasse de chocolat chaud pour aider la petite Miss à trouver de beaux rêves. Dobby a-t-il bien fait ? Demanda la petite créature en pépiant avec enthousiasme.
- Merci, Dobby. Hocha le Survivant négligemment, beaucoup plus préoccupé par sa lecture. Le sourire du petit serviteur s'élargie encore plus face au remerciement de son maître. Il confia la tasse bien chaude aux mains d'une Elisabeth médusée.
- Le maître de nuit ne devrait pas boire cette boisson empoisonnée. C'est très, très fort, elle tue les Elfes de maisons. Elle ne peut pas être bonne pour le maître de nuit. Réprimanda le petit elfe à la surprise de la première année de Gryffondor, remettant en cause ses croyances sur l'esclavage des Elfes de maison. Jamais un esclave ne se serait permis de réprimander son maître comme celui-ci.
- Il y a beaucoup de chose que je ne devrais pas faire Dobby. Répondit le jeune Lord d'une voix ennuyée, faisant comprendre à son valet qu'il ne tiendrait pas compte de son avertissement et que le sujet était clos.
La petite créature le comprit rapidement. Il se mit donc à nettoyer consciencieusement la zone avec entrain. Elisabeth était fascinée par le manège chorégraphié de l'Elfe de maison. Petit à petit elle se retrouva entraînée vers le monde de Morphée, entre la douce chaleur apaisante de la couverture, la présence protectrice du Survivant et le délicieux chocolat chaud de Dobby eurent raison de sa fatigue.
Voir la forme endormie contre son maître fit sourire tendrement l'Elfe de maison alors que l'immortel lui ne semblait pas avoir remarqué la présence du poids supplémentaire contre son flan. Quand à Elisabeth, elle était heureuse de se retrouver ici, elle avait enfin trouvé sa place à Poudlard.
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Il était minuit, Susan attendait avec impatience l'arrivée de son oncle honoraire. Harry lui avait donné rendez-vous à cette heure-là. Ou plutôt Ulysse lui avait donné rendez-vous à travers son hôte. Elle savait qu'à cette heure de la journée l'immortel avait le contrôle du corps du Survivant. Elle avait déjà eu la chance de rencontrer son oncle à plusieurs reprises pendant la fin des vacances, lorsqu'il passait dans la nuit pour rendre visite à la salle aux mille visages du Manoir Bones, généralement Amélia et elle le rejoignaient. Assister à ces réunions de familles avait été fascinante et enrichissante. Elle avait appris de nombreuse choses sur l'histoire du monde qu'il soit magique ou moldu.
Mais malheureusement elle n'avait pas eu la chance d'avoir d'autres conversations de ce genre depuis son arrivée à Poudlard. Elle n'avait croisé Ulysse qu'en de rares occasions et dans la majorité des cas, l'immortel était plongé dans des études en tous genres mélangeant ses recherches magiques et moldues, dans ces moment-là son oncle se coupait totalement du monde. Lors de leurs réunions familiales elle avait appris de ses aïeules que lorsque qu'Ulysse se mettait à étudier il avait tendance à ignorer totalement ce qui l'entourait. C'est pour cela qu'elle fut surprise de recevoir une invitation de la part d'Ulysse sur le créneau horaire où il étudiait.
Il lui avait donné rendez-vous en plein milieu de la nuit devant la salle commune de Poufsouffle. Un lieu de rencontre qu'elle aurait trouvé étrange venant d'un autre élève qu'Ulysse ou même Harry, l'un ou l'autre avaient passé beaucoup trop de temps à déambuler dans les couloirs du château. Poufsouffle était peut-être la maison de la loyauté et de la convivialité mais leur terrier était un secret bien gardé par tous les membres de leur maison.
Susan attendait donc son oncle vivant dans le corps de son ami, dans un couloir de l'école en plein milieu de la nuit. Elle ne s'inquiétait pas d'être interpellée par l'un des préfets en patrouille, étant elle-même préfète, elle avait une autorisation contrairement à Harry. Il ne fallait mieux pas que le Survivant se fasse attraper en dehors de sa salle commune après le couvre-feu. Le jeune Lord était extrêmement surveillé par Dumbledore notamment. Le vieil homme attendait à l'affut de la moindre incartade d'Harry pour récupérer son pion et lui supprimer ses privilèges.
L'héritière du clan Bones soupira bruyamment. Elle commençait à s'impatienter, cela faisait maintenant près d'une heure que la jeune femme attendait son oncle. A tous les coups Ulysse était beaucoup trop absorbé par ses études et n'avait pas vu le temps défiler, c'était l'un de ses défauts récurant selon les anciens membres de son clan. Alors qu'elle s'apprêtait à retourner dans sa salle commune, elle entendit une mélodie sifflée avec entrain totalement massacrée.
Entendre ce massacre musical la fit sourire. Il était devenu légendaire au sein de sa famille, qu'Ulysse était le pire musicien ayant foulé la terre. La mélodie résonnait dans les couloirs faisant soupirer une nouvelle fois la rousse. Il n'y avait que son arrière, arrière grand-oncle, pour siffler à plein poumon au milieu des couloirs d'un château vide où il devait faire profil bas, d'autant plus après le couvre-feu. Pour la discrétion il allait devoir repasser. Pourtant malgré son manque de discrétion, l'Amazone ne réussit pas à l'apercevoir dans le couloir.
- Salut, ma petite Suzy !
- Tu es en retard ! Et tu n'es pas discret ! Répliqua la rousse énervée.
- Oui, oui je sais. Mais à ma décharge j'ai été retenu par un Grunch.
- Un Grunch ? Qu'est-ce que c'est qu'un Grunch ? Demanda sa nièce sceptique.
- Oui, ce sont de petites créatures, vraiment toutes petites. Elles sont pleines de cheveux, regarde j'en ai plein sur mes vêtements. Ce genre de créature est extrêmement irritante, ça n'arrête pas de poser des questions et ça aime le chocolat chaud.
- Tu ne me décrirais pas un être humain là ?
- Peut-être. Bon maintenant que mon retard est éclairci. Allons-y. Déclara avec enthousiasme l'immortel.
- Attend ! Tu es entrain de me dire que tu t'es laissé câliner par une fille ? Questionna la jeune femme avide de réponse. Elle n'était pas très portée sur les ragots, mais apprendre que son oncle immortel, celui qui avait la réputation d'être totalement insensible au monde l'entourant. Mais elle n'obtint aucune réponse de sa part. Ulysse était déjà parti sans se retourner, obligeant ainsi sa nièce à se lancer à sa suite sans avoir obtenu de réponse. Ils continuèrent à marcher en silence. L'immortel guida sa nièce à travers les couloirs déserts de l'école. Ils se dirigeaient tous deux vers les sanitaires hantés par Myrtle Warren, surnommée Mimi Geignarde, au deuxième étage du château.
Les deux descendants d'Helga venaient juste de pénétrer dans les sanitaires. Ils furent immédiatement accueillis par les hurlements stridents de Mimi Geignarde, l'habitante des lieux , leur enjoignant de quitter son domaine sur le champ. Sa menace superbement ignorée par les deux visiteurs, obligea le spectre à se montrer afin de la réitérer une seconde fois.
Dès que le fantôme aperçu le visage du Survivant. Elle se figea, son cri mourut dans sa gorge, son expression colérique remplacée par un mélange de joie, de surprise, de curiosité et enfin par le doute. Cela fit sourire Susan, elle avait eu vent, par le biais des bavardages de leur petit groupe, qu'un fantôme du château avait un béguin pour Harry. C'était l'un des sujets d'amusement pour les membres de leurs cours. Mais le spectre ne s'était pas figé, en plein milieu de ses injonctions, à cause de la présence de son béguin dans son royaume. Il y avait quelque chose qui clochait chez ses visiteurs. Quelque chose chez le Survivant la dérangeait. Elle trouvait quelque chose de changé chez lui. Son aura était différente par rapport à leur dernière rencontre, avant son enfermement.
Comme tous les fantômes du château, Mimi Geignarde était liée à l'école et comme n'importe quels spectres, elle pouvait percevoir les auras. Cela était une forme de protection pour l'école, permettant aux fantômes d'être prévenu de la présence d'un intrus.
C'était sa lecture de l'aura du Survivant qui perturba l'adolescente éthérée. Devant elle se trouvait une aura étrange, celle d'Harry était légèrement floue. Floue comme si son aura possédait une ombre. Une ombre qui résonnait étrangement avec la magie ambiante du château, s'harmonisant pratiquement avec elle.
- Tu n'es pas Harry ! Accusa le fantôme de Myrtle Warren.
- Vraiment ? Demanda l'immortel affichant son éternel sourire narquois, bien connu de ses proches.
- Heu … enfin… tu es presque… que lui. Laissa échapper, la fille spectrale totalement perdue. Elle était troublée, elle n'avait jamais ressentie une telle perturbation de son sens magique.
- Tu hésites ? Donc je peux supposer que tu possèdes bien la capacité de voir les auras, comme tous les autres esprits du château. Ce constat platement prononcé par le Survivant fit frissonner la forme éthérée de l'adolescente à lunettes. Devant elle se trouvait un Harry qui n'était pas totalement Harry, mais surtout un Harry qui semblait connaitre certains des secrets de Poudlard. Elle sentait que la conversation qui allait suivre allait être extrêmement gênante. Sentant venir le danger Mimi essaya de disparaître en fuyant à travers l'un des murs. Elle fut interrompue dans sa fuite par l'arrivée de la Dame Grise, la haute autorité des fantômes du château.
- Tu n'iras nulle part Myrtle!
- Ma Dame ?
- Harry Potter a soulevé une question intéressante. Déclara froidement la Dame spectrale mais elle donna néanmoins un sourire chaleureux au Survivant et à Susan.
- Ah ?! Et quelle est-elle ma Dame ? Interrogea la silhouette fantomatique avec anxiété, craignant de plus en plus ce qui allait suivre.
- Si tu vois les auras. Comment se fait-il que tu n'es rien remarqué lorsqu'une fillette possédée venait régulièrement ici, il y a cinq ans ?
- Les autres ne l'ont pas remarqué non plus! Tenta de se défendre la résidente des lieux, mais elle savait pertinemment que cette excuse n'allait pas être suffisante.
- Ma petite Suzy, connais-tu un ou deux sorts d'exorcisme? Demanda négligemment le Survivant, montrant par cette menace voilée que la réponse du spectre à lunettes ne lui plaisait pas. Myrtle le comprit immédiatement. Elle ne put s'empêcher de fusiller la rousse du regard, elle était un menace, notamment si c'était elle qui exécutait la menace à moitié dissimulée par le Survivant. Susan, quant à elle hocha simplement la tête, elle savait que dans cette histoire son rôle se cantonnait à celui d'une simple spectatrice. C'était à Ulysse de mener l'interrogatoire et il savait lorsqu'on lui mentait.
Et c'était exactement ce qu'il se passait. Myrtle lui mentait et Ulysse le savait, l'anxiété visible sur le visage éthérée de Mimi était l'un des indices, mais cela n'était pas le seul. Ulysse avait noté un certain nombre d'incohérence dans le récit que lui avait fait Harry de sa seconde année à Poudlard. Notamment l'absence de la signalisation de la possession partielle de Ginny Weasley dans l'affaire de la chambre des secrets. Comment avait-elle réussie à passer sous le radar de la vision des auras des fantômes du château ? L'immortel pouvait comprendre l'absence de signalement venant des autres fantômes spectres. Il était assez simple d'échapper aux différentes patrouilles de fantômes ou de préfets, après tout Harry, lui-même était doué pour les éviter. Mais pour Mimi Geignarde c'était différent, contrairement à ses confrères esprits, elle hantait principalement les sanitaires du deuxième étage et rarement les couloirs. Donc elle avait obligatoirement croisé la jeune Wesley lors de sa première année et elle avait dû observer l'anomalie dans son aura au minimum une fois, lorsque la petite rousse possédée venait ouvrir la chambre des secrets.
Cette absence de signalement était justement la principale incohérence relevée par l'immortel. Et elle pouvait indiquer de graves retombées. L'une d'entre elle signifiait que le directeur jouait un double jeu et n'avait aucun scrupule à user des élèves à sa charge comme de vulgaires pions à sacrifier. Car le protocole du château, si les fantômes repéraient une anomalie chez un élève ou une intrusion, voulait que le directeur en soit immédiatement informé. Donc si Myrtle l'avait respecté, Dumbledore avait été prévenu et il avait refusé d'agir, surement en contraignant le fantôme à se taire également. Ou cela signifiait une faille de sécurité majeure dans les protections de Poudlard couverte par le fantôme de Mimi Geignarde volontairement ou sous la contrainte. Et c'était exactement ce que comptait découvrir l'immortel.
- Alors Myrtle? Répond ! Pressa froidement la Dame Grise. Heléna Serdaigle commençait à s'impatienter face au manque de réponse de sa jeune consœur. Elle était extrêmement attachée à Poudlard. Elle était la gardienne du château depuis sa reconquête après la guerre contre le Seigneur des Ténèbres, Rodric Serpentard. Penser qu'elle avait été flouée et qu'un des fantômes sous sa juridiction était à l'origine d'une possible faille la rendait furieuse.
- Je… je ne … ne pouvais pas le trahir. Je … je vous le jure ma Dame, je… je ne voulais pas. Mais je… je ne pouvais pas le trahir. C'est… c'était son aura,… la… même, c'est… c'était son âme. Finit par bafouiller l'ancienne Serdaigle entre deux sanglots. Elle s'était effondrée face la colère de la Dame Grise. Elle n'avait jamais vu la noble dame de Serdaigle dans un tel état. Elle lui faisait peur et elle avait honte de ses actes, sans parler de ce faux Harry qui la terrorisait.
- Attend ! Tu as dit, il ? Qui est, il ? Demanda soudainement l'immortel intrigué. Une question venait de germer dans son esprit: « Parlait-t-elle de Jedusor? ». D'après les informations transmises par son hôte, Ulysse savait que Mimi Geignarde n'avait jamais vu Jedusor lorsqu'il avait ouvert la chambre la première fois. Elle avait déclaré avoir seulement entendu le sifflement permettant d'ouvrir l'accès à la chambre. Comment avait-elle pu voir l'aura d'une personne qu'elle n'avait jamais vue? Comprenant cela Ulysse sourit, il venait de mettre le doigt sur un point essentiel. Une impression rapidement confirmé par l'expression honteuse de l'adolescente fantomatique.
- Raconte-moi ! Comment es-tu morte, Myrtle Warren ? Et je ne veux pas la soupe que tu as servie à Harry. Je veux la vérité ! … Sinon Susan y ici présente sera ravie d'expérimenter l'un des sortilèges d'exorcisme de son répertoire sur toi! Ordonna le fils d'Helga, faisant amplifier les pleurs du fantôme.
- Myrtle exécutes toi ! Abonda également Helena Serdaigle en colère.
- J'ai… j'ai vu… des… des yeux jaunes…
- Non ! Pas cette histoire! Je te l'ai dit ! Je veux la vraie version !
- …
- Tu connaissais Jedusor ? Hein! Répond! Exigea brutalement l'immortel.
- Ou …Oui.
- Il était là, le jour de ta mort !?
- Ou … Oui. Finit-elle par renifler de terreur.
- Pourquoi tu n'as rien dit, Myrtle ? Demanda la Dame Grise en essayant d'être conciliante. Elle jouait le rôle du gentil flic, bien qu'elle ait la désagréable impression qu'elle n'allait pas aimer les révélations de sa jeune charge.
- Parce que c'est une idiote! Voilà pourquoi!
- Ulysse suffit! Calme-toi Myrtle. Calme toi et dit nous pourquoi tu n'as rien dit?
- Je… je l'aimais.
- QUOI !? Hurlèrent à l'unisson la fille de Rowena et Susan.
- Elle s'est sacrifiée pour Jedusor. Sacrifiée volontairement, je veux dire. Répliqua froidement l'immortel. Il était le seul à ne pas paraître surpris par cette révélation.
- Comment peux-tu savoir ça, toi? Demanda Susan encore sonnée par la nouvelle.
- Il y a tout simplement beaucoup trop d'incohérence dans sa pseudo histoire. La première anomalie à son histoire est que les yeux d'un basilic ne sont pas jaunes mais rouges. Contrairement à la croyance populaire, ils ne sont mortels que si le basilic abaisse sa membrane nictitante. C'est une paupière translucide qui sert à protéger leurs yeux. Les yeux d'un basilic sont ses biens les plus précieux, ils sont tellement sensibles que même les rayons de lumière peuvent les blesser. Cette membrane les protège, les basilics l'abaissent seulement à l'instant de tuer. Comme elle translucide on peut voir la couleur rouge de ses yeux, bon il y a le petit désagrément qu'il y a un sérieux risque de finir pétrifier. Il y a également le fait que Sacha était un prédateur. Un prédateur tue pour se nourrir. Sacha n'aurait laissé qu'un cadavre déchiqueté. Alors que notre bonne amie Myrtle a été retrouvée intacte, morte, mais intacte. Je ne pense pas que ce soit une consigne de Jedusor. Un homme qui a instauré un règne de terreur basé sur le culte de la peur, je le vois mal refuser un coup de pub comme la moitié d'un cadavre totalement ensanglanté, déchiqueté et rongé par le poison. Le genre de chose qui causerait à coup sûr une panique dans l'école mais également dans tout le pays voire même peut-être le continent. Il y a aussi des incohérences même sur l'état fantomatique de Myrtle.
- L'état fantomatique de Myrtle ? Demanda une Susan totalement stupéfiée par la révélation qu'elle venait d'apprendre. Pas les explications de son oncle sur les basilics, mais plutôt par l'annonce d'un sacrifice volontaire, l'acte le plus ignoble qui soit.
- Un esprit ne devient un fantôme que dans certains cas. Généralement ils ont été retenus par une émotion, ou un regret extrêmement intense au moment de leur mort. Souvent c'est la douleur qui les retient sur notre plan terrestre, comme Sir Nicolas, 45 coups de hache ça doit être mortellement douloureux. Il y a aussi le regret, beaucoup de fantômes sont restés sur notre plan à cause d'un regret qui les a torturé tout le long de leur vie, jusqu'à leur mort. Helena par exemple est devenue un spectre à cause de ses regrets. Elle est morte en attendant le retour de son amant….
- J'apprécierai que tu n'étales pas ma vie au grand jour ! Interrompit brutalement la Dame Grise.
- Ok, ok ! Bon reprenons. Il y a aussi le cas où les deux se réunissent, comme pour le Baron sanglant, qui est devenu un fantôme à cause de la douleur et le regret de ne pas avoir réussi à sauver sa fiancée, cette même fiancée qui l'a tué en le déchiquetant. Notre amie Mimi n'est devenue fantôme pour aucune de ses raisons selon son histoire. La mort par le regard d'un basilic est indolore sinon toutes les personnes pétrifiées auraient été retrouvées dans des postures montrant leur douleur. Donc si ce n'est pas la douleur il reste le regret. Quel regret assez puissant serait capable de bloquer une jeune adolescente sur le plan terrestre même après sa mort ? Demanda l'immortel sceptique, laissant planer un silence gênant pour permettre d'assimiler ses paroles accusatrices.
- Est-ce parce que Myrtle était moquée par ses camarades ? Je ne pense pas ! Je ne pense pas que ce soit le regret qui a maintenu notre amie sur terre. Donc si ce n'est pas la douleur ou le regret. Que reste-il ?
- Le sacrifice volontaire…. Soupira douloureusement Helena Serdaigle profondément déçue et accablée. Elle avait suivi le résonnement de son ancien élève, un résonnement qui s'avérait être vrai. Il y avait d'autre moyen pour devenir fantôme mais elle ne pensait pas qu'ils aient pu être à la portée d'une adolescente, même une locataire de la tour des aigles. Donc il restait logiquement le sacrifice volontaire. L'acte le plus infâme existant sur terre. Un acte qui vous condamnait à la damnation éternelle.
- Oui, le sacrifice volontaire. Celui par lequel on renonce volontairement à la vie, mais également à la mort. Où notre âme et notre magie nous sont arrachées, condamnant notre esprit à la folie. C'est pour cela que tu pleures autant. Hein ?… Ton esprit se souvient encore et encore du sacrifice, de la douleur qu'il a ressenti à ce moment-là, de la haine et du profond sentiment de trahison que ta propre magie t'as fait ressentir. C'est également pour cela que les créatures magiques te haïssent. Je me souviens que tu m'avais dit que les sirènes du lac noir te détestaient, ainsi que les elfes de maison. Car pour eux tu es un être maudit ! Termina froidement Ulysse. Lui aussi était écœuré par cet acte. Il y avait très peu de chose sur cette terre qui était capable de gagner l'aversion haineuse de l'immortel mais le sacrifice volontaire était l'une des rares. Le fils d'Helga vénérait sa famille, la connaissance et surtout la magie, qui était pour lui le plus beau des cadeaux. Le sacrifice volontaire revenait à offrir sa magie pour qu'elle soit brulée comme un simple déchet et ça c'était purement et simplement un affront pour Ulysse.
- C'est vrai, Myrtle? Tu t'es sacrifiée volontairement? Pourquoi?! Interrogea la Dame Grise abasourdit, refusant de croire cela possible même si dans le ton de sa voix on pouvait entendre un mélange de dégout et de pitié. Mimi Geignarde hocha timidement la tête, morte de honte. Lorsqu'elle s'était volontairement sacrifié pour Jedusor, elle ignorait totalement ce à quoi elle s'exposait, mais ses nombreuses années d'errances dans ses sanitaires lui avait fait réaliser son erreur et la monstruosité de son acte.
- Il… il m'a promis… que l'on s'aimerait pour toujours.… A…a… avec ce rituel,… notre amour devait être immortel! Il… il m'a fait boire une potion… et… et j'ai senti une brûlure,… une brûlure en moi. Oui… la douleur, je m'en souviens maintenant,… j'avais mal, très, très mal,… la douleur me déchirait de l'intérieur. Il… lui… il me regardait, il était beau, il me regardait avec fierté…. avec amour. Puis l'explosion, j'ai senti quelque chose en moi exploser. La douleur est revenue… c'était pire... mon corps brûlait… c'est... c'était comme si des milliers d'aiguilles voulaient sortir de mon corps. J'ai…. J'ai hurlé,… j'ai... je me suis mise à saigner…y… il y avait du sang partout,… Il sortait de mes yeux, de… de mon nez, de ma pe…peau. Puis… mes yeux se sont mis à voir jaunes… puis plus rien… la douleur s'est arrêtée. Et j'étais là, il me souriait. Raconta le fantôme de l'adolescente. Entrecoupée de sanglots. Elle avait arrêté de cacher son secret et à sa plus grande honte elle avait finalement avouée.
- Une idiote manipulée au nom de l'amour, ça fait tellement cliché! Tu l'as laissé t'arracher ton noyau magique et ton âme. C'était ça la douleur idiote. Ta magie s'est rebellée contre toi. Un amour éternel… pathétique. Répliqua le fils d'Helga avec sa voix chargée de sarcasme, il ne prenait même pas la peine de cacher son dégoût envers ce fantôme. Le regard de haine qu'il lui lançait fit comprendre à la fille fantomatique qu'elle devait se trouver le plus loin possible de cet homme avec le corps d'Harry.
Mimi geignarde ne se fit pas prier, elle disparut à travers un mur, laissant les sanitaires dans un silence de mort. Helena paraissait encore plus pâle que d'habitude, profondément consternée par les révélations de Myrtle. Susan, elle était tellement choquée par ces révélations, qu'elle en était encore tétanisée. Elle venait de réaliser l'ampleur de la perfidie de Voldemort. Le Seigneur des Ténèbres n'avait pas hésité à profiter de la naïveté d'une jeune fille amoureuse afin de la convaincre de la nécessité de se sacrifier, pour lui. Cet homme était ignoble, beaucoup plus qu'elle ne s'y était attendue et cet homme était leur ennemi.
Le seul qui paraissait indifférent face à l'horreur de ces révélations était Ulysse. Sa colère disparut aussi vite qu'elle était apparue. Il se remit en marche. Il se dirigea vers les lavabos centraux des sanitaires. Il caressa chacun des robinets, pour finalement s'arrêter face à celui où était gravé un petit serpent. Rapidement il fut rejoint par sa nièce, bien trop heureuse de se changer les idées. Changer de sujet lui permettait d'oublier pour un temps l'horreur suprême qu'avait commise l'ancienne Serdaigle pour Voldemort.
- C'est pour ça que l'on est ici? Tu as eu la réponse que tu cherchais? Demanda-t-elle d'une voix mal assurée, toujours un peu bouleversée par les révélations de Mimi Geignarde.
- Non. Ça ne fait que commencer, ma petite Suzy. ~Ouvres toi!~ Siffla l'héritier des fondateurs. Ouvrant ainsi le compartiment secret derrière les lavabos. Révélant un trou béant rempli de ténèbres menant à la chambre des secrets.
L'Immortel et son arrière-arrière petite nièce regardait le vide, le chemin pour la tristement célèbre chambre des secrets. Susan était fascinée par le puit de ténèbres. Comment une telle entrée pouvait-elle se trouver cachée dans de simples toilettes? Pensa-t-elle.
- Et maintenant, on fait comment pour descendre? Interrogea la rousse, en se tournant vers son oncle qui affichait maintenant son éternel sourire moqueur.
- Comme ça! Répondit sérieusement le fils d'Helga en poussant sa nièce dans le vide, où elle disparut dans les ténèbres en hurlant.
- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!
...
Susan atterrit brutalement sur un sol poussiéreux jonché d'ossements de rongeurs. Son hurlement avait été vite remplacé par un gémissement de douleur. Elle fulminait contre Ulysse. L'idiot l'avait poussé dans le vide sans aucun avertissement, tout en souriant comme un bienheureux. Elle n'en voulait pas seulement à l'immortel. Elle se reprochait également sa propre bêtise pour c' être fait avoir comme une vulgaire gamine par une farce qui lui paraissait maintenant plus qu'évidente.
Ses pensées vindicatives furent arrêtées par l'apparition d'une petite lueur descendant dans le sombre toboggan. Celui-là même qu'elle venait d'emprunter de manière assez brutale quelques instants auparavant. En guerrière bien entraînée, elle se mit en garde prête à faire face à un potentiel danger. Dans ce genre de ténèbres seul le danger ou Ulysse pouvait surgir. Et cette lueur descendait beaucoup trop lentement pour qu'elle corresponde à la chute de son oncle, selon elle.
Finalement sa déduction s'avéra être fausse. Elle vit émerger des ténèbres un Ulysse, tenant tranquillement dans le creux de sa main une sphère de lumière, surement un sort de Lumos. Il se tenait debout sur une plaque de marbre qui descendait lentement le long de la paroi du toboggan, comme un ascenseur moldu.
Voir son oncle la rejoindre calmement et surtout en douceur, attisa la colère de la jeune femme. Elle, elle avait eu le droit à la descente brutale.
- Pourquoi !? Demanda-t-elle froidement, quand l'immortel posa pied à terre.
- … Sa question n'attira même pas l'attention de l'ancien Amazone. Encore une manie difficilement supportable de l'immortel.
- Pourquoi, tu ne m'as pas prévenu pour l'ascenseur? Questionna la préfète des blaireaux, exigeant une réponse.
- Pourquoi?… Simple, tu étais déjà parti avant que je ne t'en parle. Répondit-il évasivement. Il semblait beaucoup plus préoccupé à inspecter leur zone d'atterrissage que de répondre à sa nièce.
- Tu m'as poussé ! Accusa-t-elle avec force.
- Pousser, tomber, glisser, chuter, sauter, au final cela revient au même. Tu es descendue. C'est le principal. Répondit l'immortel avec lassitude. Avant même que Susan s'insurge contre le non-sens de cette réponse, il partit, s'enfonçant dans les ténèbres. Laissant une Poufsouffle en colère et déstabilisée par la nonchalance dont il faisait preuve. Susan se retrouva à courir après lui, oubliant sa colère, si elle ne voulait pas se retrouver seule dans le noir.
Ils marchèrent tous les deux côte à côte en silence. La jeune femme boudant toujours suite à sa "descente forcée" du toboggan, mais surtout frustrée de n'avoir pas réussi à décharger sa colère sur celui qui en était responsable. Ulysse, lui ignorait totalement l'irritation de sa nièce, il se contentait d'inspecter le tunnel dans lequel ils avançaient.
Rapidement ils durent se contorsionner pour franchir un tas de gravats laissé par l'éboulement provoqué par Lockhart, lors de la dernière visite d'Harry. La magie de l'école avaient petit à petit ouvert un passage à travers les décombres, mais la majorité des gravats était toujours au sol.
- Ce n'est pas normal. Murmura pour lui-même l'immortel, mais suffisamment fort pour que ses paroles furent entendues par l'héritière Bones, dont la colère s'évanouit afin de laisser place à la curiosité.
- Qu'est-ce qui n'est pas normal?
- L'état du tunnel. Jamais il n'aurait dû être aussi délabré. Jamais tous ces os n'auraient dû joncher comme cela le sol. Et jamais le plafond dans n'aurait dû s'effondrer de la sorte.
- Pourquoi? Demanda la préfète, légèrement perdue par cette déclaration. Ce couloir était vieux et abandonné, il était donc normal qu'il soit délabré.
- Pourquoi? Rappelle-moi, le but de la chambre des secrets? Répliqua à son tour le fils d'Helga. Il savait que Susan devait être l'une des seules personnes du château à connaître la vérité concernant la chambre.
- La chambre est une issue de secours. Elle est la voie d'évacuation du château en cas de danger ou de siège. Et elle abrite également les gardiens de l'école de Salazar et de Godric. D'après le livre d'Helga, elle est assez grande pour accueillir toute la population du château et celle de la ville qui s'étendait autrefois devant lui. Au total elle possède six entrées. Toutes dissimulées dans le château. Il y en a une près de chacune des salles communes, il y en a une autre sous la grande salle. Ces cinq entrées ne s'ouvrent seulement qu'en cas de danger. Et la dernière, celle que l'on emprunte actuellement. Elle mène à l'antichambre de Salazar Serpentard par laquelle on peut accéder à la chambre des secrets. Elle est le seul moyen d'accéder à la chambre en l'absence de danger. Répondit fièrement la jeune femme. Elle était heureuse de pouvoir faire étalage de ses connaissances, qu'elle dissimulait en temps normal à l'école, afin de s'en tenir à son personnage de bonne petite Poufsouffle timide et ignorante. C'était l'une des raisons pour lesquelles, elle aimait être avec Ulysse, elle pouvait enfin être elle-même, pas besoin de jouer un rôle.
- Correcte. Maintenant vois-tu l'anormalité de la vétusté de cette entrée?
- Euh … non.
- Consternant ! Si la chambre est l'issue de secours du château, une protection de dernier recours, elle doit impérativement être facile d'accès. A aucun moment elle ne doit être encombrée par des gravats ou des ossements et encore moins sur le point de s'effondrer. Normalement la magie de l'école fait en sorte que l'accès soit toujours entretenu. C'est encore une preuve flagrante de la faiblesse dans laquelle se trouve Poudlard. La présence d'ossements est également une sérieuse anomalie. Il ne devrait pas y en avoir ici. Les gardiens de Salazar étaient normalement confinés à l'antichambre sans avoir la possibilité d'en sortir. Cela veut dire que l'antichambre a mal été scellée après le passage de Jedusor. Évalua gravement l'immortel, à la grande horreur de sa nièce.
- Attend! Tu es entrain de me dire que le basilic pouvait errer en toute liberté dans l'école depuis les années 40? Interrogea la jeune femme effrayée à l'idée qu'une telle créature avait été laissée en liberté à cause de la bêtise d'un seul homme, dans une école remplie d'enfants.
- Non. Tu l'as dit toi-même. La salle renfermait les gardiens de Salazar Serpentard, pas un mais les. Il n'y avait pas seulement un basilic parmi les gardiens du vieux, domestiquer un basilic est extrêmement fastidieux, sans compter que les basilics ne peuvent pas vivre ensemble. Ils sont solitaires, ils se réunissent seulement pour se reproduire. Donc il y avait seulement Sacha comme basilic parmi les gardiens du vieux connard. Les autres gardiens étaient des serpents, des centaines et des centaines de serpents en tout genre, des venimeux, des non-venimeux et bien d'autres. Des serpents beaucoup plus petits qu'un basilic, ce qui n'est pas difficile.
- Ce sont ces serpents qui se sont échappés ?
- Oui, la porte a dû être mal fermée et les serpents ont pu s'échapper. Ils ont dû rester dans ces tunnels au début, se nourrissant des rats vivant dans les canalisations, puis après ils sont sortis rejoindre la forêt, là où il y a plus de nourriture.
- Et comme cela l'école a perdu une partie de ses protecteurs. Soupira la préfète. Elle n'était pas forcément très favorable à l'idée d'avoir une nuée de serpents en liberté comme gardiens pour une école pleine d'enfants. Mais elle avait confiance dans les protections des fondateurs.
- Peut-être. Il est toujours possible, que les ancrages posés sur eux pour les lier à Poudlard, soient toujours actifs. J'espère qu'on n'aura jamais l'occasion de le savoir. Répondit l'immortel, alors qu'ils arrivaient devant une épaisse porte blindée, sculptée de magnifiques bas-relief représentant des serpents entremêlés. Le fils d'Helga ne put s'empêcher de les caresser avec nostalgie. Il se mit à siffler doucement en fourchelangue.
- Ce château est quand même injuste. Déclara soudainement la jeune héritière Bones.
- De quoi parles-tu ?
- Les fourchelangues ont un avantage non-négligeable dans cette école. Ils peuvent ouvrir des tunnels secrets, la chambre, des compartiments secrets dans la bibliothèque et ils peuvent donner des ordres à une partie des protections du château.
- Bien-sûr que le fourchelangue est utilisé dans une grande partie des protections magiques, étant donné que c'est une langue magique. Le sifflement crée une vibration chargée de magie dans l'air, qui rentre en contact avec la magie présente sur certains objets. Ce qui n'est pas le cas de la majorité des langues. Il existe peu de langue magique et le fourchelangue fait partie des plus accessible, c'est la raison pour laquelle les fondateurs l'on choisit. Mais normalement une autre langue magique devrait également fonctionner. Je suis sûr que l'Elfique fonctionnerait sans aucun problème, malheureusement les cordes vocales des êtres humains ne leur permettent pas de parler cette langue, peut-être le druidique à la limite. Extrapola l'immortel évasivement, absorbé par sa contemplation des serpents.
- Peut-être mais elle est héréditaire, c'est un désavantage pour ceux qui ne l'on pas dans le sang. Contra la rousse.
- Faux. Il n'y a rien d'héréditaire, c'est une idée reçue. Il n'existe aucune magie héréditaire. Le fourchelangue, la vision céleste, la divination, la métamorphomagie et tout le reste son accessible par tout le monde. Il suffit de l'apprendre. Ce que l'on croit être de la magie héréditaire est seulement une prédisposition naturelle. La seule différence entre une personne qui possède cette prédisposition et une autre, c'est que l'utilisation de ces magies lui demandera beaucoup moins d'effort.
- Vraiment ?
- Oui. Harry par exemple a déjà eu recours à la métamorphomagie alors qu'il n'est pas considéré comme métamorphomage. C'était quand il était petit, sa tante lui a rasé les cheveux et il les a fait repousser en une seule nuit. C'était de la métamorphomagie, mais il lui a fallu une nuit. Bien-sûr il n'était qu'un enfant, ne contrôlant absolument pas sa magie, mais tout de même c'en était. Si tu veux, je pourrai très bien t'apprendre le fourchelangue. Proposa l'immortel, en continuant à admirer la porte de l'antichambre.
- Sérieusement ? Et même la métamorphomagie ? Ou la vision céleste ?
- Non, cela je ne pourrai pas. Peut-être la théorie à la limite, mais je n'ai jamais expérimenté ces magies. Si tu veux le faire je te conseille de t'adresser à Nymphadora ou Luna, elles sont toutes les deux respectivement métamorphe naturelle pour l'une et voyante naturelle pour l'autre. Elles sont plus indiquées pour te guider dans la pratique, ce n'est pas le genre de chose à expérimenter seul.
- D'accord, je verrai. Tu m'apprendras le fourchelangue ?
- Si tu veux ce n'est pas bien compliqué.
- Si c'est le cas pourquoi tout le monde s'imagine que c'est un don héréditaire ?
- Car les gens sont idiots et principalement les sorciers. Les vieilles familles spécialisées dans ces domaines magiques on fait en sorte de propager cette idée, car cela leur donnait le monopole, un avantage sur les autres. Et petit à petit certains ont remarqué que les mêmes membres de certaines familles étaient capable de les utiliser ils ont imaginé que cela avait avoir avec leur sang. Et ce n'est pas les puristes qui sont allés les contre dire, ni les autorités car cela leur permettaient d'enlever une magie difficile à contrôler. Encore une vérité que l'on vous a caché. Conclu le fils d'Helga dans un murmure théâtral, mettant ainsi fin à la conversation. Il était maintenant temps pour lui d'ouvrir la vieille porte.
Comme prévu, Ulysse usa du fourchelangue pour ouvrir l'épaisse porte blindée. Les énormes serpents sculptés se séparèrent pour laisser place à une longue salle faiblement éclairée. D'immenses piliers de pierres, autour desquels s'enroulaient de splendides serpents sculptés, soutenaient un plafond noyé dans l'obscurité et projetaient leurs ombres noires dans une atmosphère imposante, légèrement étouffante. Cela donnait l'impression d'être constamment surveillé par une puissance supérieure.
Susan ne savait plus où donner de la tête. Elle avait lu d'innombrables récits, écris par les membres de son clan, mais cela ne l'empêchait pas d'être ébahie par cette salle. La jeune Amazone connaissait ces origines, elle était une simple antichambre, l'étape se trouvant avant la véritable chambre des secrets. Elle avait été conçue pour dissuader les intrus de pénétrer dans l'ultime protection du château.
Elle trouvait navrant qu'une partie de ces protections aient été neutralisé par l'ignorance d'un seul homme. La principale preuve de l'ambition démesurée de cet homme était parfaitement visible, au beau milieu de cette antichambre. Il ne fallut pas longtemps à Susan pour se trouver nez à nez avec elle.
Au pied d'une immense statue, faisant la hauteur de la salle, représentant un sorcier barbu à la mine sévère, se trouvait un bassin dans lequel pataugeait l'imposant cadavre d'un basilic millénaire. L'héritière Bones fut impressionnée par la taille de la créature. Ce monstre faisait plus de 15 m de long et pratiquement deux de hauteur. Il, lui était encore difficile de croire que c'était son ami, Harry qui avait réussi à le vaincre alors qu'il avait seulement 12 ans.
- Elle n'aurait jamais dû mourir. Ce murmure triste à peine audible, prononcé par Ulysse, sortie la jeune rousse de ses pensées contemplatives. L'immortel caressait affectueusement le museau du serpent géant, qui avait été autrefois son amie. Susan était peinée pour lui, tout au long de sa longue vie son oncle avait eu très peu de personnes qu'il avait considéré comme étant un véritable ami et ce reptile imposant en avait été une.
- Encore une victime innocente de l'idiotie des hommes, toujours à la recherche du pouvoir. Soupira le fils d'Helga.
- Je suis désolée, Ulysse. Compatit la jeune femme, au chagrin de son oncle.
- Pourquoi? Ce n'est pas toi qui l'as tué, à ce que je sache. Le véritable coupable est Jedusor. Répondit avec une parfaite neutralité l'immortel, déconcertant la jeune femme. Ulysse avait une vision du monde assez personnelle, ce qui était également le cas pour son rapport à la mort. Malgré sa façon de voir le monde, il ne blâmait pas Harry pour la mort de son amie à écaille. Mais bel et bien Voldemort, le véritable monstre qui avait transformé la noble créature en une vulgaire marionnette.
- Qu'est-ce que tu veux faire ? Demanda-t-elle en désignant le cadavre du reptile. Elle connaissait l'attachement de l'immortel pour ce serpent géant. Il était possible qu'il veuille lui rendre un dernier hommage à travers une crémation ou un enterrement.
- Pour?
- Pour le corps de ton amie basilic?
- Ah! Pour Sacha! Je vais la transformer en ingrédients à potion. Répondit tranquillement l'immortel. Cette réponse prononcée avec négligence perturba sa nièce. Il finit par se détourner du cadavre de la créature qui avait été son amie, mais c'était exactement le genre de réponse que l'on pouvait attendre d'Ulysse. Ses tantes l'avait mise en garde.
Heureusement Harry ne semblait pas avoir hérité de cette tare lors du rituel. Indifférent aux pensées de sa nièce, Ulysse monta le petit escalier dissimulé derrière la statue, permettant d'accéder à un palier caché dans la tête de Salazar Serpentard. Susan se précipita pour le rejoindre, ne voulant pas se laisser distancer. Sentant au fond d'elle, que l'immortel lui servant d'oncle était sur le point de faire quelque chose d'intéressant. En effet Ulysse était en pleine contemplation d'une série de runes gravées sur un tableau dissimulé à l'arrière du crâne de la statue de son père biologique.
- Qu'est-ce que c'est ? Interrogea l'héritière de Poufsouffle curieuse.
- Un tableau runique relativement simple. Répondit son oncle en dégainant sa baguette.
Ulysse se mit à tapoter les runes dans un ordre précis. Cette combinaison bien que précise restait tout de même très simple remarqua la jeune femme, même elle, avec ses maigres connaissances dans cette branche de la magique, aurait été capable de comprendre ce tableau. Il suffisait de toucher les runes afin de remettre une phrase dans l'ordre. En soit un véritable jeu d'enfant.
Une fois la phrase : « Ho Poudlard ! Révèle-nous tes grands secrets ! » En alphabet runique retranscrit dans le bon ordre, le tableau s'ouvrit pour laisser apparaître un second casse-tête pour enfant. Celui-ci était un puzzle composé d'une dizaine de carreaux en céramique peints aux armoirie des maisons de Poudlard totalement désorganisé. Il n'était pas difficile de comprendre que le but de cette énigme consistait à reconstituer les blasons de l'école.
La simplicité de ce dernier mécanisme magique déconcerta la jeune femme, ce genre de casse-tête était censé verrouiller les ultimes protections de Poudlard. Un enfant de cinq ans devait être en mesure de les résoudre. Mais alors qu'Ulysse achevait d'assembler ce puzzle simpliste, plusieurs faisceaux lumineux apparurent dans l'antichambre. Ils émergèrent des yeux de toutes les statues présentes dans cette salle. Chacun de ces faisceaux lumineux se réunissaient au centre de l'antichambre, en une immense sphère de lumière. Alors qu'un pilier émergeait du sol devant eux, là où c'était trouvé les deux casse-têtes runiques. Cet autel était incrusté de dizaines de petites billes en marbre noir.
Contrairement à sa nièce, Ulysse ne fut pas surpris de voir l'émergence de l'autel. Stoïquement il alla se placer derrière, face à la vaste antichambre et l'immense sphère lumineuse se trouvant en son centre.
- Ceci est la console de commande. Désigna l'immortel, anticipant la question que s'apprêtait à poser la rousse.
Susan regarda son oncle légèrement sceptique, cette réponse évasive n'était pas suffisante pour satisfaire sa curiosité. Elle l'observa faire rouler les sphères de commande entre ses doigts. Ulysse semblait être habitué à les manipuler. Le regardant faire Susan comprit le but de la manœuvre, au fur et à mesure que l'immortel, manipulait avec dextérité les billes de contrôle, la sphère de lumière se désagrégeait petit à petit pour laisser place à quatre magnifiques totems cachés à l'intérieur. Chacun d'entre eux représentaient l'animal symbole des maisons de Poudlard.
- Ils…Ils sont magnifiques ! Murmura la jeune femme époustouflée par les créatures éthérées. Elle était également impressionnée par la complexité de ce dernier casse-tête. Un simple murmure qui attira immédiatement l'attention des créatures lumineuses. Les quatre sublimes animaux fantastiques se précipitèrent vers eux sauvagement.
- Incline-toi! Fais ce que je te dis! Ordonna doucement l'immortel. Susan s'exécuta, faisant confiance à son oncle pour gérer les quatre totems de magie pure.
Voyant la posture inoffensive et soumise de leurs visiteurs, les quatre créatures éthérées stoppèrent leur course. Elles vinrent s'incliner calmement à leur tour devant les deux descendants d'Helga. Ulysse sorti un petit couteau de ses manches et s'entailla la main, ne sourcillant pas face à la morsure de la lame. Sans geste brusque il s'approcha de chacune des créatures. A l'approche de l'immortel elles ouvrirent leurs gueules en signe de soumission. Nullement intimidé, Ulysse posa sa main ensanglanté sur la langue des totems, leur faisant gouter son sang.
- Bouche-toi les oreilles! Conseilla le fils d'Helga après avoir regagné sa place aux côtés de sa petite nièce, une fois son étrange rituel effectué. Ne réfléchissant pas, Susan s'exécuta, curieuse de découvrir la suite des événements. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre la raison de cet ordre. Les quatre totems étincelant de magie se mirent à rugir à l'unisson vers les profondeurs ténébreuses du plafond.
Un hurlement sauvage, puissant et ravageur qui se répercuta sur les murs de l'antichambre. Les vibrations créées lors de ce rugissement déverrouillèrent la véritable chambre des secrets. Susan s'était attendue à voir apparaitre une porte cachée quelque part dans la salle, mais encore une fois Poudlard pris au dépourvu la jeune femme. Aucune porte n'émergea de nulle part, au contraire c'était la salle qui se modifiait pour laisser place à la chambre des secrets. Autour d'elle le décor changea, les murs, les piliers et les statues, y compris celle sur laquelle ils se trouvaient, furent aspirés dans le sol. Au plus grand émerveillement.
XXXxxxXXXxxxXXXxxx Fin xxxXXXxxxXXXxxxxXXX
Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu.
Le prochain chapitre est terminé, j'espère pouvoir le poster pour le jour de Noel (en fonction de mes disponibilités). Il a pour titre Rencontre à minuitII. Il fera un peu plus de 11 000 mots.
N'hésitez pas à laisser une critique, afin de donner votre avis, ou simplement poser une question. Je réponds la plupart du temps. Une petite review fait toujours plaisir et motive à écrire la suite.
Si vous voulez plus de renseignements sur l'avancée de mes fanfictions, allez sur mon profil, je mets à jour régulièrement l'avancement des fictions à jour ainsi que la date à laquelle je les poste.
Attention risque de spoils !
Si vous voulez garder le mystère de l'histoire je vous conseille d'arrêter de lire et on se retrouve pour le prochain chapitre.
A la prochaine.
Réponses générales à la review de Lils et Guest anonyme :
Je te remercie pour ta review. J'ai pris note de tes remarques sur mes coquilles et j'en tiendrais comptes lors de ma prochaine mise à jour.
Concernant Takamori Satsuma, il ne fera pas parti de l'intrigue, il ne sera même pas un personnage secondaire. C'est un personnage décédé dans la chronologie de l'histoire ayant à peu près le même rôle que Grindelwald dans la saga originale.
Sur ce je vous dis à la prochaine.
Stratesgos.
