Bonjour tout le monde!
C'est le dernier chapitre pour cette fic mais ne vous inquiétez pas j'ai déjà commencé à écrire l'autre. Je ne sais pas encore quand je la publierais mais je vous tiens au courant :P
Bonne lecture
…...
(Deux mois plus tard)
En regardant mon dressing, il m'arrivait parfois de me demander comment je faisais pour avoir autant d'habits. C'était exactement ce à quoi j'étais en train de penser à ce moment précis. Car vouloir déménager était une chose, vider mes placards en était une autre. Je devais avouer que j'avais énormément de chaussures et que j'allais avoir besoin de plusieurs cartons. Je commençais à sortir plusieurs paires quand une araignée sortit de mon placard et, même si les petites bêtes ne mangeaient pas les grandes, je me mis à hurler. Je lâchai tout ce que j'avais dans les mains pour m'éloigner le plus possible du placard. Mon cri alerta Callen qui arriva en courant dans la chambre.
- Je peux savoir ce qui se passe ?
- Mais là regarde, hurlai-je alors que la vision de l'araignée me fit frissonner, t'as vu la taille de cette chose ! C'est horrible, faut que je sorte de là !
Callen croisa les bras et me regarda un sourire en coin.
- T'es en train de me dire que Rose Brown, médecin mais aussi spécialiste en comportement, a peur d'une minuscule araignée ?
- Premièrement je crains que nous n'ayons pas la même notion de minuscule et deuxièmement pourrais-tu la prendre et la mettre dehors j'ai aucune envie de l'écraser.
J'avais vraiment une trouille bleue des araignées et rien que le fait de voir ses pattes me donnait froid dans le dos. Callen finit par prendre la pauvre araignée qui devait être également morte de trouille et sortit de la chambre avec. Je sentis la pression redescendre mais il était hors de question pour le moment de remettre la main dans ce placard ! Cependant, une autre paire de chaussures attira mon attention : celle que Callen m'avait offerte pour mon anniversaire. Je les pris et m'assis sur le lit pour pouvoir les admirer. Je n'avais pas osé les remettre depuis, elles étaient dans ma penderie presque comme un trophée. Décidément j'avais de la chance d'être tombé sur Callen. Mon regard se perdit dans les nombreux regards de ma chambre et je commençai à réaliser que cette chambre n'allait bien plus qu'être un souvenir. D'un côté j'étais heureuse d'emménager chez Callen mais j'avais un peu de mal à quitter cet appartement. En arrivant ici, il avait été mon refuge et c'était ici que j'avais passé ma première nuit avec Callen. Peut-être qu'emménager avec lui me faisait un peu peur. Je tentais de me rassurer en me disant que c'était normal mais les paroles de ma mère me revinrent en mémoire « Rose, tu autant peur des araignées que de t'installer avec quelqu'un ». J'avais pris cette réflexion en pleine tête lors de ma rupture avec Alexis, un homme qui avait partagé ma vie pendant presque deux ans.
- Je vois que ça travaille beaucoup ici !
La voix de Callen me sortit de mes pensées et je devais admettre qu'il n'avait pas tort.
- J'étais en pleine admiration devant une magnifique paire d'escarpins que j'ai eue pour mon anniversaire. Comment t'as su qu'elle me plairait ?
- Je tiens ça de sources sures et pas la peine de me demander de qui il s'agit je ne te le dirais pas. N'empêche-j'avais de quoi être fière sur ce coup-là, dit-il en s'asseyant à côté de moi.
- Tu crois que j'aurais le droit à une aussi grande penderie chez toi, lui demandais-je en lui désignant mon énorme placard.
-De toute façon il faudra bien qu'on case tout ça.
-C'est pas de ma faute si on m'offre des superbes habits pour mon anniversaire, me défendis-je.
Callen me regarda, presque outré par ce que je venais de dire ce qui me fit sourire.
- Très bien la prochaine fois je t'offrirai un fer à repasser ou un truc dans le genre.
-Essaie, lui dis-je en le menaçant avec ma chaussure, tu risques de le regretter.
Je me levais pour continuer à inspecter mon placard mais apparemment il en avait décidé autrement.
- Parce que tu crois avoir des moyens de pression ?, me demanda-t-il en me faisant rasseoir.
- Oh oui !, lui assurai-je en me relevant, je pourrais refuser ta présence dans mon lit et ce pendant une durée indéterminée.
Ses yeux s'agrandirent ce qui me permit par la même occasion de les contempler.
- Tu n'oserais pas ?
Je plantais mon regard dans le sien, comme pour lui prouver que j'étais capable de mettre mes menaces à exécutions.
- Si tu fais ça, je cache les muffins, et je crois même que je mets à l'élevage d'araignées. Et puis rien ne m'empêche d'aller voir ailleurs et comme on n'est pas marié tu ne pourras rien dire !
- Raison de plus pour que tu dormes sur le canapé, m'exclamai en m'approchant, on n'est pas marié donc nous ne sommes pas censés dormir ensemble.
Mon visage était à quelques centimètres du sien et je pouvais voir une petite lueur dans ses yeux.
-C'est ta façon à toi de me forcer la main ?
- Je te rassure le jour où je parlerais de mariage c'est que j'aurais pris un sacré coup sur la tête ! Mais si on revenait à notre conversation, proposai-je en m'asseyant sur ses genoux, si j'ai bien compris ce soir tu dors sur le canapé ?
- Je suis sûr qu'on peut trouver un arrangement, dit-il en m'embrassant.
-C'est pas comme ça que les cartons vont avancer. Mais après tout, poursuivis-je, qu'une de ses mains remontait le long de ma cuisse, on aura tout le temps de les faire plus tard…
(Dans la soirée)
Même si nous étions samedi, et qu'aucun d'entre nous n'avait travaillé, Kensi, Deeks et Sam nous avaient rejoint dans un bar histoire de passer une soirée ensemble sans parler de boulot.
- Alors ça avance les cartons ?, demanda Kensi.
-T'imagine même pas, ironisai-je en pensant à l'après-midi que j'avais passé, n'est-ce pas Callen ?
Son sourire en coin montra qu'il voyait parfaitement à quoi je faisais allusion et il en profita pour en rajouter une couche :
-Surtout que j'ai l'impression quand je vois sa penderie que c'est le stock d'un grand magasin qu'on déménage. On pourrait rhabiller tout Los Angeles.
- C'est pas ce que tu disais quand tu avais demandé à Kensi quelles chaussures acheter à Rose pour son anniversaire, intervint Deeks.
- Je le savais, m'exclamai-je alors que Deeks lançait un grand sourire à Callen, en tout cas merci Kensi, dis-je en levant mon verre.
- N'empêche, déclara Sam à Callen, maintenant tu n'as plus d'excuse pour ne pas nous inviter à manger chez toi où même se faire un match à la télé parce que je sais que Rose a un super canapé !
- C'est même devenu à partir d'aujourd'hui le deuxième lit de Callen, plaisantai-je.
Sam lui lança un regard compatissant et Deeks lui tape une petite tape dans l'épaule tout en lui disant qu'il aurait du réfléchir plus longtemps avant de me proposer d'emménager chez lui.
- Adieu la belle vie de célibataire, se désola Deeks, manque plus le chien et tu feras vraiment normal, assura Deeks.
C'est vrai qu'il n'avait pas tort, un homme qui n'a presque pas de meubles chez lui ça court pas les rues ! Au fond, j'étais plutôt fière d'avoir réussi à montrer à Callen que sortir avec une collègue de travail n'était pas un crime, sa fameuse règle était bien loin.
(23H)
Cette petite soirée m'avait fait tellement de bien que j'étais de bonne humeur et que je n'avais aucune envie de dormir. Callen était sous la douche et j'étais occupée à retirer mes boucles d'oreilles quand mon regard tomba sur le bracelet qu'il m'avait offert. C'était vraiment un homme parfait !
- Je peux savoir à quoi tu penses ?
Je tournai ma tête pour l'apercevoir en train de fouiller dans un tiroir avec une simple serviette autour de la taille ce qui fit bloquer mon cerveau. Il me regarda attentivement et je finis par retrouver le cours de notre conversation.
- Avant que mon cerveau ne bloque complètement, j'étais en train de me dire que si à chaque anniversaire tu m'offrais une paire de chaussures il va me falloir une grande penderie !
Je ne pus garder mon sérieux très longtemps devant son air perplexe et je finis par lui dire ce à que je pensais vraiment :
- Je me disais que tu ressemblais fort à l'homme parfait surtout quand tu sors comme ça de la salle de bain !
- Rassure-moi tu ne flattes pas mon ego juste pour me sortir ensuite que je dors sur le canapé ?
- Alors là il n'y a aucun risque, lui assurai-je en me levant et en allant encercler mes mains autour de son coup, je crois même que tu risques de dormir avec moi jusqu'à la fin de ta vie !
