Ok, donc c'est officiel, nous n'avons plus le droit de répondre aux lecteurs dans l'individualité. Je ne sais pas pourquoi mais qu'importe, je répondrai dans ce cas en globalité, ce sera moins joli, y'aura pas les alinéas, et chacun devra se taper tout le RAR pour savoir où sont les réponses à ses questions, mais ce sera là ! Non, mais dîtes donc….. on se débarrasse pas de moi comme ça ! BONNE ANNEE A TOUS !
Au fait, ma fic risque d'être retirée du site d'ici peu je pense, ce n'est qu'une question de temps. Je vous explique : hier soir en allant répondre à mes mails de bonne année, je suis tombée sur un message de TWWO qui m'ordonnait de retirer ma fic, enfin je vais faire copier coller vous allez le lire.
« Bonjour, Suite à une plainte de VirginRogue se plaignant de plagiat de sa trilogie, et plus particulièrement des histoires "La Fleur des Ombres" et "Le Retour de la Rose", nous te prions de bien vouloir supprimer de ton compte la fiction "Nouveau Départ" dans les plus brefs délais. Le plagiat constaté et avéré par l'ensemble de l'équipe dans le cas présent, n'est effectivement pas toléré sur TWWO. Nous avons à coeur de protéger la création des auteurs qui publient chez nous, de même que de sanctionner les violations de la propriété intellectuelle. Merci de bien vouloir observer cette demande et de t'y conformer, sous peine de sanctions plus sévères. Snape, modératrice sur TWWO, »Donc, voilà je pense qu'elle a fait la même demande sur ce site, vu que les administrateurs sont anglais, ça sera sûrement plus long à parvenir mais bon…. Attendons-nous au pire.
Surtout que plus personne ne vienne me dire que cette fille n'est pas un phénomène de bassesse mais d'honnêteté ! - Oh, à l'instant où je vous parle je viens de recevoir un autre charmant petit mail de la part de mon cher redresseur de tort, de TWWO ! C'est bon de se sentir aimée
Malicia-Sirkis : Merci beaucoup d'avoir passé le message ma chérie, mais au final ma mère a décidé de revenir sur sa décision, j'ai remboursé la somme que j'avais dépassé et pis vala !
Au fait, désolée, mais là je vais pas avoir le tmps de répondre à chacun, je tiens juste à saluer le retour de Ombrage, à remercier toutes les autres, vous êtes formidable, et sans vous, je crois que je ne tiendrais pas avec l'autre vipère! grrrrrrr Et puis, aussi, j'ai remarqué que deux autres lectrices m'ont inscrties dans leur favoris, une en solitaire, merci à toi, et l'autre est un groupe de joyeuses luronnes, l'une en infirmière et l'autre en droit, j'ai retenu parce que je suis dans la même branche qu'elle! Merci à toutes les trois, ça me fait énormément plaisir!
- QUOI ? s'écria-t-elle comme si pour la première fois depuis qu'elle avait quitté le bureau de Rogue, son cerveau avait refait surface. QU'EST-CE QUE TU VIENS DE DIRE ?
- Oui, il m'a envoyée te chercher de toute urgence, il veut te voir immédiatement, il m'a dit qu'il devait impérativement s'entretenir avec toi de choses de la plus haute importance à tes yeux !
En effet, s'il s'agissait bien de son frère, comme le laissait entendre Nathalie, c'était effectivement là, une affaire de la plus haute importance, pour reprendre les termes du vieux sorcier.
- Il m'attend dans son bureau ? demanda-t-elle alors aussi vivement que si on lui avait piqué le derrière avec une fourchette.
- Oui, il t'y attend avec les professeurs McGonagall, Lupin, et Rogue. Il nous avait tous fait venir, mais ne t'ayant pas trouvée, il m'a demandé de partir à ta recherche. Apparemment, récupérer ton frère a l'air plus compliqué que ce qu'ils ne s'imaginaient !
- Que veux-tu dire par là ? interrogea la jeune femme, le cœur bondissant littéralement dans sa poitrine.
- Dépêche-toi, il t'expliquera sûrement mieux que moi ! Cindy, tu viens aussi !
- Moi ? Mais pourquoi ? demanda la jeune fille abasourdie, une main figée sur sa propre poitrine.
- J'en sais rien moi ! Maintenant, vous en savez autant que moi ! Allez, vite !
Sans hésiter un seul instant, la jeune femme engagea, suivie de ses deux amies, une folle course jusqu'au bureau de Dumbledore. Récupérer son frère…. Des complications…. Qu'est-ce que tout ça signifiait ? Et pourquoi tout l monde semblait au courant d'une expédition sur laquelle elle ignorait tout ? Pourquoi ne l'avait-on pas prévenue ?
Elles ne s'arrêtèrent qu'une fois arrivées devant la porte qui marquait l'entrée de la pièce, essoufflées et à moitié débraillées. Nathalie s'avança, frappa à la porte et la poussa. Toutes trois, entrèrent dans la salle, respirant à grand peine, où elles trouvèrent le vieux mage attablé à son bureau, McGonagall, assise sur un grand fauteuil à haut dossier de l'autre côté, quant à Lupin et à Rogue, ils se tenaient debout de chaque côté de la cheminée ; bras croisés, et alignés sur quatre chaises faisant face au directeur, étaient assis ; Drago Malefoy……….. son cœur manqua un battement………………….. ainsi que trois autres personnes devant lesquelles elle aurait pu passer sans les reconnaître, dans l'individualité…. Harry Potter, Ronald Weasley et Hermione Granger. En reconnaissant leur ancienne amie, les trois garçons se lancèrent des regards de surprise mutuels. Ils avaient beaucoup changé…. Harry et Ron faisaient plus hommes ; un peu plus carrés de carrure, et avaient bien grandis, surtout la rouquin qui même assis, mesurait presque une tête de plus que son ami. Quant à Hermione, même si le changement de taille n'était pas flagrant, elle s'était indéniablement féminisée comparée à elle, ses mèches rebelles étaient toutes disciplinées en un chignon bien serré à l'arrière de sa tête et son visage n'était plus celui d'une enfant.
Elle vit Ron et Harry échanger quelques mots à voix basse, d'un air embarrassé. Elle se rappelait leur réaction lorsque Rogue avait prononcé son nom quand elle avait tenté de pénétrer en douce dans l'école. Elle fit mine de ne leur accorder aucun intérêt et continua à balayer la pièce du regard….. ses yeux vinrent se poser sur Rogue…. Lui ne la regardait pas, il semblait préoccupé…. Ce serait bien la première fois qu'elle le verrait gêné, à cause de ce qui venait de se passer peut-être…..non, c'était sans doute une de ses formes de mépris….. quelque chose de bien plus important devait occuper ses pensées, il n'était pas stupide comme elle à s'attarder sur de telles futilités.
- Ne restez pas dans l'embrasure de la porte voyons ! dit Dumbledore, rompant ainsi le silence embarrassant qui s'était installé.
D'un geste de sa baguette magique, le vieux sorcier fit apparaître trois sièges supplémentaires et invita les nouvelles arrivantes à s'asseoir. Ses deux amies s'assirent mais elle n'en fit rien…. Elle attendait, horriblement gênée par tous ces regards braqués sur elle, qui semblaient l'accuser…. L'accuser…..de s'être rangée au service du mage des Ténèbres,…. D'avoir trahi ses amis…. D'avoir perdu la raison…………………….. elle avait honte.
- Bien, tout le monde sait à présent pourquoi je vous ai réunis ici ? interrogea le directeur, en inspectant l'assemblée par-dessus ses lunettes en demi-lune.
Il y eut un murmure approbateur. Apparemment, il avait déjà mis tout le monde au courant de la situation.
- Samedi prochain, nous procèderons à diverses étapes supplémentaires dans l'élaboration de notre plan d'action. Monsieur Malefoy, je vous ai fait venir pour m'assurer que vous veillerez sur miss Callaway. Et vous miss Callaway, il m'a semblé indispensable de vous convier à cette réunion, afin de mettre certaines choses au point ; plus de sortie hors du château sans surveillance…. Je vous interdis de chercher à semer Monsieur Malefoy durant les jours à venir…. Est-ce clair ? demanda-t-il en les observant tour à tour par-dessus ses verres avec une mine sévère qui ne lui était guère familière.
La jeune fille rosit légèrement mais garda la tête haute…. Elle semblait avoir gagné en maturité…. Et puis, toute personne la connaissant un tant soit peu savait qu'elle ne se serait jamais privée d'un garde du corps tel que Malefoy. Elle acquiesça finalement.
- Quant à vous Remus, vous vous rendrez en compagnie de Minerva et de miss Crow, sur les lieux où se sont déroulés les derniers attentats des mangemorts. Peut-être miss Crow saura-t-elle « voir » davantage d'informations sur leurs projets en cours.
Il se tourna vers Hermione.
- Miss Granger, vous faites partie intégrante du ministère, voyez ce que vous pouvez trouver sur les derniers agissements de Lucius Malefoy, il semblerait qu'il soit des plus actifs ces derniers temps, il cherche à tout prix à regagner la sympathie du ministre pour connaître les agissements de nos Aurors.
Instinctivement, la jeune femme avait tourné la tête vers Drago, il s'était renfrogné, son visage avait revêtu un masque de dureté et de froideur en entendant le nom de son père. Le vieux sorcier poursuivit après le hochement de tête affirmatif de Hermione.
- Harry, je veux que Ron et toi suiviez le professeur Rogue et Elodie. Entant que futurs Aurors, ils pourraient avoir besoin de vous.
La jeune femme se demandait de quoi il pouvait bien s'agir alors que Rogue esquissait un rictus de dégoût à la pensée qu'il devrait côtoyer Ron et Harry de nouveau.
- Vous irez chercher un jeune homme du nom de Mick Merson.
Elle se laissa tomber sur le fauteuil, ses jambes ayant cédé sous son poids.
- Quand ? demanda-t-elle ouvrant la bouche pour la première fois depuis son arrivée, faisant converger sur elle tous les regards.
- Samedi soir, comme il vous l'a déjà été expliqué….
- Il ne m'a rien été expliqué du tout ! répliqua-t-elle.
- Vraiment ? interrogea le vieux sorcier en lançant un regard de reproche à son enseignant en potions.
- Je jugeais plus prudent de ne pas la mettre au courant, sa présence n'aurait fait que nous nuire ! se défendit-il.
- C'est triste ! s'exclama-t-elle en retrouvant soudainement l'usage de ses jambes, jaillissant de son siège. Ce n'est pas à vous de juger de ce genre de choses, votre opinion n'intéresse que vous, vous et vous ! Et dans cet ordre !
- Silence ! retentit la voix grave de Dumbledore. Comme je le disais, c'est à ce moment là que les partisans de Voldemort vont essayer de le capturer, pour faire pression sur toi, Elodie.
- Mais je ne comprends pas ! dit-elle plus calmement. S'ils savent eux aussi où il se trouve, pourquoi ne pas l'avoir capturé plus tôt ?
- Eh bien, il semblerait que quelque chose ne les en ait empêché ! Cependant, s'ils décident de relancer une offensive, nous ne pouvons plus attendre.
Elle lança un regard assassin à son amant. Pourquoi diable ne lui en avait-il rien dit ? Les yeux d'onyx croisèrent le regard brun un instant, leur renvoyant toute la colère qu'ils exprimaient.
- Pourquoi ne pas y aller avant ? suggéra Harry. Pourquoi attendre le jour de l'assaut ? Nous ne risquons rien en les devançant.
- De plus, renchérit Elodie à contrecoeur, le professeur Rogue risquerait d'être soupçonné de traîtrise si on le voyait avec nous.
Elle sentit le regard de braise lui brûler la nuque mais ne céda pas à son envie de se retourner vers lui.
- Bof, s'il n'y a que ça ! marmonna Ron, qui reçut instantanément un coup de coude dans les côtes de la part d'Hermione.
Il y a des choses qui ne changent pas, réalisa la jeune femme avec un faible sourire.
- Un affrontement ne serait pas une si mauvaise chose, déclara calmement le vieux sorcier. Les mangemorts se tiennent tranquilles depuis trop longtemps, ce combat constituera une mise en garde…. Et puis, continua-t-il avec un sourire mystérieux…..j'ai mes raisons.
A la manière dont tout le monde le regardait, on aurait dit qu'il s'agissait d'un vieil aliéné évadé de l'asile.
- Quelqu'un désire-t-il davantage de précisions ? demanda-t-il le plus naturellement du
monde.
La jeune femme prit la parole, un peu hésitante :
- J'aimerais savoir où il se trouve…. Articula-t-elle la voix tremblante, une boule naissante dans son estomac, en triturant ses mains moites.
- Le professeur Rogue te donnera de plus amples précisions à ce sujet.
- J'y compte bien, siffla-t-elle en lui lançant un regard venimeux qu'il s'empressa de lui renvoyer.
- Le professeur Rogue vient de me faire part de ta décision, reprit-il la tirant de sa contemplation. Bon retour parmi nous !
Elle se contenta de le regarder, un peu hébétée, ne sachant trop que répondre et légèrement embarrassée par le fait qu'il ait réussi à mettre le sujet sur le tapis.
Bientôt, la salle commença à se vider. Lorsqu'il ne resta plus que Ron, Harry et Rogue, les deux jeunes hommes se rapprochèrent d'elle, ils avaient l'air légèrement intimidés, remarqua-t-elle.
- Heu…. Ça va mieux ta main ? demanda Harry mal à l'aise.
- Ma main ? répéta-t-elle sans comprendre.
- Oui, celle que…. je t'avais cassée…
- Ah, oh oui ! Oui, oui ! On……. (elle lança un bref coup d'œil vers son ancien professeur de potions), on s'en est occupé ! fit-elle, légèrement gênée elle aussi par cette situation si peu confortable.
- Ben….. dis donc ! fit Ron décidément toujours aussi maladroit, hésitant, ça fait un bail qu'on ne s'était pas vus !
- Ecoutez ! Ca me met mal à l'aise tout ça ! trancha-t-elle un peu froidement. Alors, faites-moi plaisir, arrêtez de me parler comme si j'étais une étrangère !
C'était comme si on venait de défaire le nœud d'un ballon de baudruche, la pression descendit d'un coup. Se dirigeant vers la sortie de la pièce, les deux jeunes hommes reprirent un peu plus naturellement :
- Il faudrait qu'on retourne au séminaire !
- Un séminaire ? interrogea Elodie.
- Oui, dit Harry. On était en plein cours quand Dumbledore nous a convoqués. C'était discret comme éclipse ! Mais avant de repartir, il serait préférable de fixer une heure et un lieu de rendez-vous pour ce soir.
Le cœur de la jeune femme cogna un peu plus violemment contre sa poitrine : c'est vrai, elle allait retrouver son frère…. Son frère qu'elle n'avait pas vu depuis plus de deux ans.
- Ca irait à tout le monde le parc de l'école ; à côté du lac, à dix huit heure ? demanda Ron.
- Moi oui, répondit la jeune femme.
Elle remarqua que rogue n'avait pas ouvert la bouche quant à lui. Mais ses deux camarades ne semblaient pas attendre de réponse de sa part à lui.
Quand ils furent partis, elle exhala l'air de ses poumons, pour faire retomber la pression qui gonflait ses poumons depuis plus d'une heure. Elle devait remercier le vieux sorcier de leur avoir conté son histoire à sa place, ça commençait à la fatiguer de répéter sans cesse les mêmes choses comme un perroquet savant. Et puis, plus elle racontait ce qui s'était passé durant ces deux ans de zone d'ombre de sa vie, plus elle avait l'impression de se détacher du personnage central de son récit…..
Mais elle avait autre chose à penser ; elle allait revoir son frère…. Elle s'adressa alors à l'homme à ses côtés avec un regard noir.
- Pourquoi ne rien m'avoir dit ?
- …
- J'avais le droit de savoir qu'il était également la cible des mangemorts ! Je croyais que Voldemort savait déjà où il se trouvait, qu'il avait main mise sur lui ! Ce n'était donc que des mensonges !
Il ne lui accorda même pas un regard et continua sa route. Agacée par le comportement du maître des potions, elle le rattrapa par la manche et le tire brusquement vers elle afin qu'il daigne lui accorder davantage de considération. Il fit volte face, leurs regards se défièrent…. Il la jaugea un instant puis lança :
- Mes raisons ne te concernent pas !
- Au contraire…. Commença-t-elle furieuse.
Il plaqua vigoureusement une main à la peau blanche contre ses lèvres, et son regard se fit menaçant. Il se rapprocha lentement de son oreille et murmura :
- La discussion est close !
Elle ne put faire autrement que de s'en tenir à sa décision, qui de toute manière, elle le savait, serait irrévocable. Qu'est-ce qu'elle pouvait le détester.
- Pourquoi me suis-tu ? lui demanda-t-il au bout d'un long moment, lui faisant face.
- Bon ça va, soupira-t-elle, excédée, je m'en vais ! déclara-t-elle en faisant demi-tour.
Il la rattrapa vivement par le poignet.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire !
- Comment ?
- Il y a vraiment des fois où je me demande si tu n'as pas oublié quelques neurones dans le ventre de ta mère, souffla-t-il exaspéré.
Le visage féminin s'assombrit. Il releva lentement la tête de la jeune femme vers lui en la saisissant par le menton, la mine contrariée. Il avait l'air de s'en vouloir mais, elle savait pertinemment qu'espérer des excuses de sa part était absolument inconscient….. même s'il savait que l'allusion à ses parents était toujours douloureuse pour elle. Elle recula soudainement en passant une main sur son visage s'attardant sur ses yeux qui commençaient déjà à briller.
- Désolée, murmura-t-elle avant de s'éloigner en courant.
……………. « Ce n'est pas ce que je voulais dire »………. Alors que voulait-il dire ? Pourquoi diable cet homme était-il si compliqué ? Pourquoi donc ? ……. Jamais elle ne parviendrait à le comprendre !
Il était six heures moins le quart lorsqu'elle descendit les marches du hall en direction de la cour du château. Là-bas, elle devrait attendre Ron, Harry et Rogue. Elle avait bien une bonne demi heure d'avance, mais qu'importe ; elle voulait s'aérer un peu l'esprit. Elle attendrait. En arrivant au point de rendez-vous, elle se rendit compte qu'une haute silhouette noire y était déjà. Cela faisait quelques jours qu'elle n'avait plus eu de contact avec lui, qu'elle ne l'avait pas revu depuis leur petite altercation dans le couloir de l'école. Elle était certes restée à Poudlard, mais avait passé son temps avec Nathalie et ne le croisait que dans les couloirs durant des intercours ou alors très tard le soir quand elle l'apercevait à son retour de la bibliothèque. Elle s'avança à pas lents vers lui, bras croisés sur sa poitrine, resserrant contre elle sa cape. Elle s'arrêta à quelques mètres de lui et s'adossa à un arbre sans lui adresser une seule parole. A cette heure-ci, en hiver, il faisait déjà nuit noire, et la brise en saison glaçait jusqu'aux os. Elle leva la tête ; le ciel était particulièrement effrayant : comme un mauvais pressage…. D'épais nuages s'étendaient sur des kilomètres, à perte de vue, maquant les étoiles et l'astre de la nuit. Les grosses masses grises semblaient prêtes à se déchirer….. ce pressentiment……. Seigneur, faites que tout se passe bien !... Soudain, un éclair lézarda le ciel et un coup de tonnerre assourdissant retentit. Elle sursauta, laissant échapper un petit cri de stupeur…… Elle entendit le bruyant sourire sarcastique de Rogue.
- A ton âge….. fit la voix mesquine.
Elle avait bien envie qu'à son âge à lui, la railler comme un gamin n'était pas plus mâture mais se contenta de lui lancer un regard mauvais : Ron et Harry arrivaient. Ils se saluèrent brièvement puis franchirent le portail délimitant l'enceinte de l'école. Il marchèrent pendant une bonne demi-heure, au bout de laquelle, les deux arçons, après avoir échangé un bref regard, se mirent à chercher quelque chose dans l'herbe givrée.
- Que faîtes-vous au juste ? interrogea Elodie.
- On cherche une…. Commença Harry qui fut interrompu par le cri de Ron.
- CA Y EST ! JE L'AI !
- Pas la peine de hurler, soupira Harry en marchant vers son ami qui brandissait une boîte de conserve rouillée à l'aspect plus que douteux.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda la jeune femme qui les avait rejoints, laissant ainsi son amant en retrait.
- Ca, c'est un portoloin ! commença le rouquin avec enthousiasme. Ca sert à….
- Non, mais je sais à quoi ça sert, le coupa la jeune femme. On ne devait pas y aller en transplannant ?
- Il vaut mieux éviter, dit Harry. Dans la mesure où on ne sait pas avec exactitude où on risque d'atterrir… Ca pouvait être dangereux !
- Ah bon ? se résigna-t-elle.
- Il sera actif d'ici une minute exactement, marmonna Ron, un œil rivé sur le cadran de sa montre. Qui se dévoue pour appeler notre ami mangemort ?
Il fut foudroyé par le regard que lui lança Elodie.
- Oups, désolé ! J'avais oublié que toi aussi…. Sauf que…. toi c'est pas pareil…. T'en est pas vraiment un….
Elle cessa d'écouter les explications maladroites du rouquin, son regard se détournant vers Rogue, les yeux sombres plissés devant l'horizon. Le jeune homme n'avait visiblement pas compris ce à quoi elle pensait……. Qu'elle était également un mage noir ne lui était même pas venu à l'esprit…. Elle était devenue très susceptible envers les remarques désobligeantes portées à l'encontre de son amant. Elle réalisa qu'il ne ferait pas bon pour elle vivre à Poudlard comme avant : avec tous ces élèves qui lui vomissaient perpétuellement dessus. Quelque part, elle comprenait son amertume. Elle se secoua mentalement : cela voulait-il dire qu'elle devenait aussi aigrie que lui ? Elle chassa ces stupides pensées de sa tête et se décida finalement à l'appeler.
- Professeur Rogue ! Nous avons trouvé le portoloin. Dépêchez-vous !
Sa voix était bien plus froide qu'elle ne l'aurait voulu. Lorsque Ron commença son compte à rebours, tout le monde avait sa main sur la vieille boîte de conserve. Elle se sentait un peu nerveuse : elle n'avait jamais utilisé ce genre d'objet auparavant, bien qu'elle sut parfaitement de quoi il en retournait. Tout à coup, elle se sentit comme attirée vers l'objet, comme crochetée par le nombril, même si elle avait voulu le lâcher, elle n'aurait pas pu. Elle ne distinguait plus qu'un tourbillon de formes et de couleurs autour d'elle. Soudain, l'impression désagréable de se faire expulser par une force invisible lui rendit ses esprits….. ça combinée, à la douleur fulgurante dans son crâne et son dos. Elle venait d'atterrir lourdement sur le sol, et se redressa péniblement. Elle se heurta aux regards moqueurs de ses congénères masculins, qui visiblement, avaient davantage soignés leur atterrissage qu'elle.
- On voit que tu n'as pas l'habitude de ce mode de transport, railla gentiment le jeune homme à la chevelure flamboyante.
Il lui tendit une main amicale pour l'aider à se relever. Elle la saisit aussitôt, en pensant qu'elle ne l'aurait pas fait si elle avait appartenu à Rogue. Lorsqu'elle fut sur ses deux pieds, elle ne tarda pas à se rendre compte qu'elle était trempée, son dos, sa tête, tout,… elle pouvait même sentir ses sous-vêtements lui coller désagréablement à la peau. Elle se retourna… rien détonnant, elle était tombée dans une grosse flaque, la seule à des mètres à la ronde….. décidément, c'était la loi des séries qui s'acharnait. De plus, ses vêtements étaient à présent tout boueux. La pluie tombait drue et elle réalisa avec un plaisir mesquin, que ça n'était qu'une question de temps avec que cette bande de vainqueurs ne se retrouve dans le même état qu'elle…….. Toutefois, elle songea avec une boule dans la gorge qu'elle ne serait pas présentable pour ces retrouvailles tant attendues. Soudain, elle saisit les bribes d'une conversation non loin d'eux ; deux voix d'hommes qui essayaient de communiquer à voix basse. Tous quatre se réfugièrent derrière le mur d'un bâtiment proche derrière lequel chacun tendait l'oreille pour essayer d'entendre ce qui se disait. Deux silhouettes encapuchonnées venaient de faire leur apparition. Seulement deux mangemorts….. quelque chose ne tournait pas rond ! Elle observa les alentours, mais n'aperçut personne d'autre. Sur le mur derrière lequel ils épiaient les deux mages noirs, elle put lire en grosses lettres rouges et brillantes : « ACCES INTERDIT A TOUTE PERSONNE EXTERNE AU PERONNEL D'INGENIERIE ».
Elle comprit alors où elle se trouvait et le pourquoi du désert des lieux. Ce devait être le lieu de stage de son frère.
- Je pense qu'on ne devrait pas avoir trop de mal, commença Ron, ils ne sont que deux !
- Pour un futur Auror, on ne peut pas dire que vous soyez bon observateur Weasley ! siffla le maître des potions, acerbe. Ils sont plus nombreux que dans vos estimations.
Ron lui lança un regard venimeux avant de se rendre compte qu'en effet, deux autres mangemorts se tenaient en retrait, derrière le petit bois en bordure de la cour. Ils n'avaient plus le dessus en nombre, réalisa-t-elle, cela risquait de corser les choses. De plus, on ne pouvait pas être sûr que d'autres partisans du Seigneur des Ténèbres n'étaient pas cachés plus loin,…………… elle non plus ne les avait pas vus.
- avec un flair comme le votre, vous n'allez pas faire de vieux os ! railla-t-il.
Le jeune homme rougit jusqu'aux oreilles. Elle ne supportait plus de le voir passer ses nerfs sur lui comme autrefois :
- C'est pour cela que lui et Harry, sont dans une école que l'on qualifie d' »apprentissage » du métier professeur. Tout le monde n'a pas la même expérience des mangemorts que vous !
Ils n'eurent pas le loisir de pousser leur querelle plus avant : une voix plus familière venait de se faire entendre…….. Elodie crut que son cœur venait de se décrocher.
Désolée, pour ce retard, je sais c'était le vacances, mais je n'ai pas vraiment eu le temps d'écrire, j'avais et j'ai toujours les partiels à réviser. T.T Je les sens pas du tout d'ailleurs ! En tout cas, bon courage à tous ceux qui ont des examens à la rentrée.
