Auteur : jharad17
Titre original : Whelp qui signifie le petit d'un animal, généralement du chien donc en français Chiot.
Traducteur : Dyneen
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K.Rowlings. Les autres intervenants de l'histoire sont à jharad17.
Genre : Relation père/enfant SR/HP
Rating : M pour violence sur enfant.
Remarques : C'est ma première traduction. Elle fait 27 chapitres et j'ai bien évidemment l'autorisation de l'auteur pour la traduire en français.
Traduction effectuée jusqu'au chapitre 26…
Chiot
Chapitre 26
Severus se rassit raidement dans le bureau de Dumbledore, alors qu'il aurait vraiment voulu être dehors, à surveiller la troupe d'enfants… ou du moins, un enfant en particulier. Il n'avait aucun doute que, même avec des instructions explicites sur ce qui était interdit, Harry pouvait trouver une façon de finir évanoui, et pouvait tout aussi bien se retrouver une nouvelle fois à l'infirmerie. Et les nerfs de Severus avaient déjà été suffisamment tendus, merci beaucoup.
Molly Weasley, qui avait accepté le thé offert par le Directeur, le sirotait lentement, et l'observait par-dessus le bord de sa tasse. « Vous semblez fatigué, » observa-t-elle.
Severus parvint – de justesse – à ne pas rouler des yeux. « En effet. »
« Comment dormez-vous ? »
« Bien. »
Elle poussa un soupir d'ennui. « S'il vous plaît, Severus. J'essaye de vous aider. Cela ne servira à rien si vous n'êtes pas franc avec moi. »
« Si vous saviez déjà la réponse, pourquoi avez-vous demandé ? » siffla-t-il.
« Vous devriez connaître cette réponse, » indiqua Molly avec un petit rire. Elle se tourna vers Dumbledore et souleva ses sourcils comme pour demander ce qu'elle devait faire avec un tel enfant récalcitrant. Severus n'aimait pas beaucoup ce que cela impliquait.
« J'ai dormi autant que possible, » dit-il enfin. « Harry… fait de nombreux cauchemars, et son sommeil est souvent interrompu. »
« Et le vôtre l'est aussi de ce fait. » Elle hocha la tête. « Je sais comment c'est. Ronnie continue à faire parfois des cauchemars au sujet d'araignées, et quand il en fait, nous sommes tous les deux épuisés le jour suivant. Comment sont-ils ? »
« Assez mauvais. » Apres un regard aigu d'Albus, il élabora, « Ils sont horribles. Chaque nuit, sauf quand nous – Madame Pomfresh et moi-même – lui donnons une potion de Sommeil Sans Rêve. J'admets que je suis cependant prudent quant au fait de lui en donner trop souvent, au vu de son âge et de sa taille. Il crie fréquemment jusqu'à en être enroué, cependant. Il y a quelques nuits, il a essayé d'arrêter ses propres cris en se mordant la main. Jusqu'à se déchirer le tendon du pouce. »
Molly hoqueta. « Oh, mon Dieu. Est-ce pourquoi… »
« Sa main gauche est bandée. Oui. »
Elle resta tranquille pendant un moment cette fois, et Severus saisit l'occasion pour l'étudier, à son tour. Il ne l'avait pas vue depuis six ans voir plus. Pas depuis que son plus jeune est né, depuis que les Potters sont morts, depuis que le Lord Noir a disparu. Elle avait sept enfants, à présent. Six d'entre eux étaient des garçons. Il avait entendu des autres professeurs que Bill était un peu rebelle, mais un bon étudiant malgré tout, et probablement un futur Préfet. Charlie, bien qu'il soit un étudiant correct, était bien meilleur au Quidditch. Selon Albus, il était le responsable du fait que Gryffondor remporte la Coupe de Quidditch depuis plusieurs années maintenant et était apparemment un fan de dragons. Severus n'était pas sûr de faire confiance à l'adolescent en ce qui concernait son fils, mais il était évident que Molly Weasley s'occupait de sa couvée, avec une main juste et affectueuse.
Pourrait-il un jour en dire autant de lui-même...
« J'ai été étonné d'entendre que vous vous occupiez de Harry, » dit Molly soudainement.
« Je devine que beaucoup de personnes le sont, ou le seront. »
Elle sourit faiblement. « Puis-je demander ce qui a encouragé un tel geste ? » Son regard glissa sur Dumbledore, qui observait leur interaction avec un amusement légèrement voilé, et il comprit. Le Vieux Fou ne lui avait pas dit que Harry était réellement son fils. Bien.
Très bien.
« Une telle information n'est pas nécessaire, » dit-il fraîchement, « pour que vous puissiez me donner des conseils. »
« Non… Mais cela m'aiderait à comprendre ses réactions, et me permettrait de mieux vous aider dans la préparation de ses futurs comportements. »
Severus fronça les sourcils. « Que voulez-vous dire ? »
« Je peux seulement assumer que son dernier foyer – chez sa tante et son oncle, n'est-ce pas ? – était moins que satisfaisant, au vu de l'état dans lequel je l'ai vu il y a quelques instants. Il est clairement sous-alimenté et plutôt petit pour son âge, et il a peur des contacts. »
« Peut-être a-t-il eu peur de se faire foncer dessus ! »
Elle l'ignora, et continua sans tenir compte de son reproche. « Je suppose qu'il a été maltraité, probablement assez souvent. Cela prendra du temps pour gagner sa confiance, mais vous semblez faire des progrès à ce niveau. Il vous cherche pour être rassuré et se faire conseiller. »
A présent calmé, Severus considéra ces mots. Tout ce qu'elle avait dit était vrai.
« Avez-vous essayé la Legilimencie ? »
Surpris par la question, Severus jeta un regard à Albus, mais le Directeur suçait simplement un bonbon au citron et ignora sa réclamation silencieuse. « Pardon ? »
« Pour aider avec ses cauchemars. Je sais que vous êtes un Legilimens, Severus. Vous l'avez utilisé sur Harry ? »
« Non, je… » Il ne l'avait pas vraiment considéré, mais cela pourrait fonctionner. Et peut-être, s'il travaillait avec l'enfant pour développer une certaine compétence en Occlumencie également, Harry serait plus détendu avant de dormir. Il savait que le garçon pouvait apprendre cette capacité ; il était un peu plus puissant que Severus le pensait au début, et sa magie « accidentelle », sans baguette devenait plus forte chaque jour. Et moins accidentelle, aussi.
« C'est une bonne idée, Molly, » admit-il après quelques minutes. « J'essayerai cela. »
« Bien. Ce n'était pas si difficile. » Elle lui sourit comme s'il avait finalement fait ses devoirs après avoir longtemps refuser de les faire. « Maintenant, parlez-moi de vos méthodes disciplinaires… »
Severus soupira. Ca allait être une longue journée.
Dehors dans le parc, les garçons jouaient bruyamment avec Crocdur, alors que Hagrid et Nelli l'Elfe de Maison gardaient un oeil sur eux. Nelli semblait un peu agitée, pour dire la vérité, mais Hagrid menait une surveillance discrète, pour lui, juste un regard ou deux toutes les quelques minutes, et sarclait son jardin. Crocdur fut fatigué du jeu bien plus tôt que ses partenaires humains, et se coucha haletant sur le perron de la maison. Sa bave s'était accumulée en quelque chose de gluant près de sa tête.
Hagrid rit de lui naturellement et jeta une moitié de tomate mûre sur les pattes énormes de la bête. Crocdur la lécha ; il appréciait un bon bifteck autant que les proies vivant dans le voisinage mais ne laissait jamais une tomate s'échapper. Une bête de cirque, voila ce qu'il était. Doux comme un agneau. « C'est un bon garçon. T'peux la manger ! »
Des rires perçants et des appels forts et heureux criaient « Par là, par là ! » Il semblait que le jeu se passait bien. Harry s'amusait, pensa Hagrid, en l'observant courir après Ron Weasley, qui sautait et souriait comme un fou, et il était heureux de voir ça. Il s'était inquiété pour le gosse quand il était descendu pour lui rendre visite la première fois, avec sa main blessée et quand il avait parlé d'être un Elfe de Maison, et son sourire prudent, et pas tout à fait vrai. Crocdur avait mis l'enfant davantage à l'aise, pensa-t-il, ainsi qu'un peu de thé.
Et puis il était revenu, avec Drago Malefoy, pas moins ! Il n'avait jamais aimé Lucius, non, ce dernier était mauvais jusqu'à l'os, pour ainsi dire, mais il n'avait rien contre l'enfant, à moins qu'il ne fasse quelque chose pour causer des ennuis à Harry. Bon sang, ils étaient allés vers le calmar ! Mais Drago semblait avoir de bonnes manières, au moins, Il avait même laissé Crocdur baver sur lui. Et maintenant, avec les autres garçons, il semblait plus insouciant que son père ne daignerait jamais l'être, et courait et souriait autant que les autres.
Charlie Weasley était un bon garçon, aimant le cours de Soin aux Créatures Magiques que le professeur Brûlepot enseignait, à ce qu'il avait entendu. Et il était doué au Quidditch, aussi. Son petit frère, Ron, était mignon comme un bourgeon, si un bourgeon pouvait avoir une chevelure rousse et des trous à la place de ses dents de lait manquantes.
Une heure après, alors que Hagrid finissait d'écosser les petits pois, assis sur le devant de sa maison, les garçons titubèrent avant de s'effondrer en riant sur le sol, puis se rassemblèrent dans un coin d'ombre. Hagrid les écouta discuter de Quidditch – sans surprise, les connaissances de Harry étaient plutôt faibles, puisqu'il ne pouvait pas avoir entendu parler de ce sport avant que le Professeur Rogue le prenne avec lui, mais Drago et Charlie semblaient tous deux connaître énormément de positions et de statistiques courantes, et beaucoup d'autres faits qui passaient clairement au-dessus de la tête de Hagrid. Ron était quelque part au milieu, très enthousiaste, mais pas très fort en réalité, d'après les objections de son frère.
A côté d'eux, il était facile de reconnaître le visage de Harry, et bien qu'il souriait à ses nouveaux amis, il y avait quelque chose de lointain dans son expression. Cela avait pris quelques minutes d'étroite observation avant de s'en rendre compte, et pendant ce temps les deux Elfes de Maison étaient apparus avec un panier de déjeuner pour leur groupe. Harry invita Hagrid – et les elfes ! – à se joindre à eux, mais il savait qu'ils n'avaient pas apporté assez de nourriture pour un demi-géant et ce dernier déclina donc l'offre. Les Elfes de Maison semblèrent proprement consternés à l'idée même de partager de la nourriture avec les personnes qu'ils servaient. Hagrid prit une portion de jus de potiron, cependant. Il aimait bien cette boisson.
Tous les garçons semblaient affamés, bien que Hagrid nota que Harry attendit que les autres garçons prennent leurs sandwichs, chips et fruits en morceau avant de prendre quelque chose pour lui, mais une fois qu'il eut une assiette garnie, il la posa vers son ventre et enroula un bras autour de son plat, clairement protecteur envers son repas. Le regard qu'il portait sur les plus grands des garçons était devenu vraiment vigilant, quoique le moucheron ait essayé de leur cacher.
Hagrid décida de garder un oeil sur l'enfant, et s'il ne devenait pas plus à l'aise assez tôt, il en parlerait au Professeur. Etrange comme Rogue s'occupait du garçon ; mais ils semblaient tous les deux heureux de cet arrangement. Retournant à ses petits pois, il observa les garçons manger tout ce qu'il y avait avant de débuter avec enthousiasme une partie de Cartes Explosives, grâce à un paquet de cartes tiré de la poche de Ron.
Harry fit un bond d'un mètre la première fois que les cartes explosèrent, comme s'il avait été mordu par un Magyar. Mais ensuite il sourit et rit avec les autres garçons, et le jeu recommença une nouvelle fois.
L'après-midi, sous l'oeil attentif de Nelli, les garçons jouèrent aux échecs dans la chambre de Harry. Drago et Ron jouaient ensemble, et Charlie, en ayant admis qu'il ne connaissait pas grand-chose aux échecs, jouait contre Harry. Leur jeu se transforma en un « Combat de Pièces » sur la suggestion de Harry, et quand leurs huées et cris de mépris furent trop pour Drago et Ron, le jeu « sérieux » se déplaça jusqu'au salon.
Charlie sourit à Harry, qui se sentait un peu désespéré – et s'il devait admettre la vérité, un peu nerveux – de cet abandon. Charlie était beaucoup plus grand que lui, et plus vieux, aussi, et il pouvait probablement faire toutes sortes de choses avec sa magie qui pourrait le blesser. Il était heureux que Nelli soit restée avec lui. Elle était actuellement assise sur une petite chaise près de sa garde-robe et l'observait avec un gentil sourire.
« Ils te manquent ? » demanda soudainement Charlie.
Harry le regarda et remua. Ce n'était pas comme s'ils étaient bien loin, mais il voulait être leurs amis, pas qu'ils le soient juste entre eux. Cela ressemblait presque à ce qu'il se passait à l'école primaire, avec Duddy faisant en sorte que tout le monde reste loin de lui en les frappant s'ils ne le faisaient pas.
« Ne t'inquiète pas. Après cette partie, Ron reviendra rapidement. Il est un peu trop absorbé par les échecs. Percy ne joue plus avec lui, et personne d'autre ne sait jouer à la maison. »
« Percy ? »
« Mon petit frère, juste après moi. » Au regard perdu de Harry il dit « Nous sommes sept en tout, six garçons et une fille. L'aîné est Bill, il est l'héritier, tu le rencontreras quand l'école recommencera. Ensuite moi, puis Percy, qui rentrera en Première Année en septembre. Puis les jumeaux, Fred et George. Le plus jeune garçon est Ron, et puis il y a Ginny. Elle est le bébé. » Il plissa le visage. « Sauf qu'il ne faut pas lui dire que j'ai dit cela ; elle a six ans maintenant ; elle me tuerait. »
« Je ne lui dirai pas, » promit Harry, en souriant. Charlie était très bien, pensa-t-il, d'autant plus qu'il aimait voler en balai et était vraiment cool, et il jouait au Quidditch, aussi. Ron, il ne savait pas trop ; il avait tendance à dire souvent « c'est pas juste » quand ils jouaient à quelque chose, et Drago lui criait dessus, lui disant que les choses n'étaient pas toujours justes dans la vie et qu'il devait faire de son mieux pour passer au-dessus de ça. Harry savait que c'était vrai, et s'imaginait que c'était quelque chose que Drago avait apprise de son père, de la même manière que Harry l'avait apprise d'Oncle Vernon.
Charlie plaça un de ses fous pour battre deux de ses pions. Harry déplaça rapidement un chevalier de ses propres pièces pour les couvrir, et peut-être qu'il frapperait un peu la tour également. « Donc… Comment est-ce que tu t'entends avec Drago Malefoy ? Je dois te dire que ça m'a surpris de le voir ici. »
« Pourquoi ? »
« Et bien… » Les oreilles de Charlie rougirent. « Ce n'est pas un secret que son père était un grand supporter de Tu-Sais-Qui. »
« Qui ? »
« Tu-Sais-Qui… Je veux dire le Mage Noir qui, et bien… hum,… »
« A tué mes parents ? » ajouta Harry pour l'aider. Quand Charlie hocha juste la tête, il continua, « Oh, je le sais, au sujet des Malefoys. Père me l'a dit. »
« Ah bon ? »
« Mm-hm. Et bien, il a dit que je devais faire attention à eux. Mais c'est bon. Drago est mon ami maintenant. »
« Oh. C'est bien que tu restes prudent. » Il sourit d'un air affecté et envoya un groupe de pions à travers le plateau pour attaquer les pièces de Harry, qui étaient la plupart du temps non protégées, maintenant qu'il avait déplacé tous ses tours et ses chevaliers. « Je pense que tu devrais regarder le jeu, aussi. »
Harry rit et amena finalement sa reine en soutien, après l'avoir gardé en sécurité. « Va les aider, » ordonna-t-il, et le plateau fut bientôt couvert de poussière et de petits morceaux de bras et de jambes. C'était drôle.
Le soir, après avoir dîné, s'être douché, brossé les dents et avoir lu une histoire, Père s'assit sur le bord du lit de Harry et lança un Sort de Silence autour d'eux. La veilleuse que Harry avait apportée avec lui de l'Impasse du Tisseur passa par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel avant qu'il ne dise quelque chose cependant. Harry se sentait un peu mal à l'aise sous le regard constant de son père et remuait un peu.
« Est-ce que tu as passé une bonne journée aujourd'hui ? » Père passa ses doigts fins à travers ses cheveux, en les repoussant de son front et de la cicatrice que Ron avait demandé à voir, plus tôt. Harry pencha son visage à ce geste, heureux il puisse avoir un peu de temps seul, tous les deux avec son père.
« Oui, Père. » Harry lui donna son meilleur sourire. « Nous avons rendu visite à Hagrid et on a joué aux Cartes Splosives et aux échecs et Charlie m'a parlé de dragons, et qu'il voulait travailler avec eux quand il quitterait l'école. »
« Cartes Splosives? »
« C'est quand les cartes splosent de partout ! » lança-t-il, avant de réaliser qu'il avait parlé un peu trop fort, et il jeta un œil vers Drago, mais son ami dormait paisiblement. Alors il se rappela du Silencieux.
« Oh. Les Cartes Explosives. J'espère que personne n'a perdu un oeil. »
Harry pouffa de rire. « Non. » Puis il fronça les sourcils. « Est-ce possible, avec des Cartes Explosives ? »
« Je ne pense pas, » dit Père, et ses lèvres se contractèrent un peu, comme elles le faisaient quand il trouvait que quelque chose était drôle.
« Bien. Est-ce que Ron et Charlie vont encore revenir ? »
« Aimerais-tu qu'ils reviennent ? »
« Oui, Père. Mais peut-être pas avant que je puisse utiliser de nouveau un balai, parc'que Ron et Charlie jouent aussi au Quidditch, et j'aimerai pouvoir jouer. »
« Je suppose que nous pouvons retarder leur visite jusque là, » dit Père lentement, et ses lèvres firent encore cette chose. « Peut-être la semaine prochaine. Ils pourraient venir et rester ici pendant quelques jours, comme le fait Drago pour le moment. »
« Ce serait super ! »
« Du calme, Harry. Tu es censé te reposer maintenant. »
« Désolé, Père. Est-ce que vous allez me raconter une autre histoire ? »
« Non, Lutin, » dit Père avec un sourire presque complet. « Je ne vais pas te raconter une autre histoire maintenant. Mais je vais commencer à t'enseigner quelque chose qui peut t'aider avec tes cauchemars. » Il leva un doigt en avertissement quand Harry s'éloigna, soudainement appréhensif. « Si cela ne fonctionne pas, tu ne devras pas t'en sentir coupable, d'accord ? C'est possible, mais je pense que nous devrions essayer. »
« Oui, Père. »
« Et si cela ne fonctionne pas, et que tu te réveilles encore cette nuit, que devras-tu faire ? »
« Vous envoyez un message, » chuchota Harry. Il avait un étrange poids dans sa poitrine, et ses yeux lui piquaient aussi. « Pour que vous puissiez m'aider. »
« Exactement. Je serai toujours là si tu as besoin d'aide, Harry. Je souhaite juste que tu n'ais plus du tout à subir de tels cauchemar la nuit. Est-ce que tu comprends ? »
Harry laissa passer un souffle tremblant de ses lèvres. « Oui, Père. »
« Bien. Ferme tes yeux à présent. Je vais mettre ma main là. Je veux que tu penses à quelque chose d'agréable, d'apaisant, sur laquelle tu peux te concentrer. Est-ce que tu aimes regarder le ciel, Harry ? »
Harry hocha la tête, se sentant en sécurité avec le poids de la main de Père sur sa poitrine. Il pensa à la peinture de ciel sur le plafond de sa chambre à l'Impasse du Tisseur, et aux nuages qui le traversaient, faisant des images parfois. « Et les nuages, » murmura-t-il.
« Oui, et les nuages. Maintenant, garde une bonne image dans ton esprit des nuages, et concentre-toi sur ta respiration. Je vais respirer avec toi, fais le juste en même temps. Innnnnspire. Eeeeexpire. Innnnnspire. Bien, maintenant Eeeeexpire. » Alors que Père parlait, Harry gardait dans son esprit l'image du plafond de son autre chambre, imaginant des nuages y flotter et se transformer en ours, et en bateau et en montagne. Père dessinait des cercles sur sa poitrine, dans un sens lorsqu'il inspirait et dans l'autre quand il expirait. Ses mots étaient doux, presque comme quand il racontait une histoire, et Harry se détendait de plus en plus en même temps que les mots 'Inspire. Expire' suivaient le rythme de sa respiration.
Après un temps plutôt long, alors qu'il était presque sûr d'être déjà endormi, la main de Père s'enleva de sa poitrine. Sa voix semblait lointaine quand il dit, « Garde ton esprit sur les nuages, Harry. Observe-les soigneusement, et si quelque chose rentre dans tes rêves, reviens juste sur l'image des nuages. »
Un souffle se fit sentir sur son front ; Les fines lèvres de Père. « Je t'aime aussi, Papa. » murmura Harry, mais il n'était pas sûr que ses mots aient voyagé plus loin que sa propre bouche.
Quand le démon aux yeux rouges envahit ses rêves cette fois, il le repoussa – lui et la lumière verte – dans le ciel et les recouvrit de nuages en forme de canard et de pomme et de chiens comme Crocdur. C'était dur, et ça lui faisait mal à la tête, mais quand il se réveilla, il était tremblant et effrayé, mais il ne cria pas.
Il était si surpris qu'il oublia d'envoyer le message blanc. Mais Père vint quand même, et le serra étroitement contre lui, jusqu'à ce qu'il puisse respirer de nouveau.
A SUIVRE
Petit mot de la traductrice :
J'avoue : je n'ai pas encore traduit le dernier chapitre mais il sera probablement mis en ligne jeudi ! Après je pars en vacances donc je serai absente quelques semaines et ensuite et bien mes histoires à finir et d'autres traductions en perspective !
A jeudi donc
Bye
