Chapitre 25 : Sur la route des vacances

-Où allons nous exactement ?

-Tu verras.

-Je n'aime pas les surprises.

-Celle-ci te plaira. Assura Edward.

Il avait certainement raison. Bien qu'à chaque fois je sois réticente la plupart que dis-je tout ce qu'il organisait, prévoyait pour moi était merveilleux à partir du moment qu'il était présent et que cela ne comportait pas une virée shopping ou une superbe fête comme les aime tant Alice. Cependant glaner quelques informations apaiserait ma curiosité ou au contraire l'attiserait, dans tout les cas cela ferait passer le temps.

-Pourquoi avons nous prit la voiture d'Emmett ?

-Nous roulerons vers la fin du trajet sur un chemin en forêt.

Premier indice : En forêt. Cependant de faible utilité sachant que Forks est entouré de bois.

-La route va être longue ?

-Quelques heures. As-tu fini ton interrogatoire ?

Oups j'étais percée à jour. Tant pis. Si c'était à quelques heures il était certain que nous quittions Forks voir même l'état de Washington. N'espère pas trop Bella...Pourtant cela expliquerait que là où nous allions, il fasse plus chaud que dans cette bourgade. Rien qu'à cette idée une agréable courant électrique me traversa de pars en pars.

-Non mais puisque cela te dérange, j'arrête. Fis-je mine de bouder.

Il me caressa le joue puis posa sa main droite sur la mienne.

-Ne le prends pas comme ça. Sois patiente.

Je lui fis une grimace qu'il me rendit. Je le regardais ahuris avant d'exploser de rire. Edward me fixa, s'interrogeant surement sur ma santé mentale.

-Même en faisant une grimace, tu restes magnifique. C'en est absurde ! Tu es bien trop beau pour pouvoir me dégouter ou me faire peur. Rigolais-je.

-A bon...Murmura t-il. Tu n'aurais jamais du dire ça. ( Note de l'auteur : c'était vraiment trop tentant pour ne pas la reprendre celle-là )

Un fin sourire sadique étira ses lèvres alors que son regard me vrillait avec intensité et froideur. Sa bouche découvrit d'avantage ses dents en un rictus mauvais, un grognement puissant résonna jusqu'à mes oreilles. Une aura de peur semblait s'échapper de lui pour m'atteindre et me donner l'impression de n'être qu'une proie à sa merci. Il resserra sa prise sur ma main, sans y mettre véritablement de force. Indépendamment de ma volonté mon cœur accéléra ses battements alors que mes yeux fixaient sans relâche ses dents acérées. Je secouais la tête pour me remettre les idées en place et ouvrir les yeux sur la personne qui se trouvait en face de moi. C'était Edward bon sang, je n'avais absolument rien à craindre !

-Peine perdu, tu n'es absolument pas effrayant. Mentis-je.

-Ce n'est pas ce qu'exprime les traits de ton visage et le désordre dans les battements de ton coeur. Rétorqua t-il.

-Tu ne fais pas peur, de toute façon tu ne ferais pas de mal à une mouche.

-Je tue régulièrement des animaux Bella. Me rappela t-il.

-Bon OK, je sais. Tu comprends ce que je voulais dire. Tu ne me ferais pas de mal à MOI.

-Pas volontairement c'est sur. Souffla t-il. A moins que...Dit-il en me lançant un regard meurtrier. Je sursautais de surprise et bien que je ne lui avouerais jamais, de peur. Le visage d'Edward reprit une expression plus douce, plus humaine, il souriait franchement.

-Je t'ai fait peur. S'exclama t-il joyeusement. Contrairement à ce que dit Emmett je ne suis pas aussi ramolli par toi que ça.

-Ce n'est pas drôle et tu ne m'a PAS fait peur. Tu m'as surprise c'est tout. Attends un peu comment ça à cause de moi ?

-L'amour adoucit le plus dur et revêche des hommes. Dans mon cas il a dompté l'animal, le monstre en moi. Tu as fais ressortir l'humain Bella, la meilleure partie de mon être. Seulement pour Emmett ce n'est pas celle-ci qui est la plus impressionnante et...amusante de son point de vue.

-Edward je n'ai rien fait. Tu as toujours était une personne, un vampire merveilleux. Que tu le crois ou non.

Pour ne pas qu'il puisse me contredire, j'appuyais avec ma main libre (l'autre toujours dans celle d'Edward bien qu'il ait légèrement dé-serré sa prise, son pouce traçait de petits cercle sur le dos de ma main) sur le bouton du lecteur radio. Aussitôt une musique rythmée par une guitare électrique et une batterie suivit d'un hurlement rauque, tout cela au volume maximum-me perça les tympans. Je reconnus ça comme étant du métal. Je coupais précipitamment la radio. Je ne préférais même pas imaginer l'effet que ce bruit pouvait produire sur les oreilles des vampires à l'ouïe extra fine, pourtant quand je tournais la tête Edward rigolait.

-Les gouts musicaux d'Emmett sont particuliers.

Je pris soins de baisser le volume puis de retirer le CD. J'en pris un au hasard dans le vide poche à ma droite et l'enfonçais dans le lecteur. Cette fois-ci une musique au sonorité plus joyeuse inonda l'habitacle. C'était du zouk, chantait par un homme en français. Je reconnu immédiatement le nom Alice dans la chanson que nous écoutions. Je me tournais vers Edward qui semblait se retenir de pouffer de rire.

-Qu'est ce qu'il y a ? L'interrogeais-je.

-Tu ne comprends rien du tout ?

-Euh...je ne suis pas très doué en langue. Eh ! mais est-ce qu'il vient bien de dire « je sens tes groseilles » ?

Edward laissa libre cour à son émotion et explosa littéralement de rire. Je ne comprenais toujours pas son hilarité et encore moins le sens de cette chanson, bien que je l'avoue ne faisait pas de grands efforts pour.

-Hum oui. Dit-il en tentant de reprendre son sérieux. Mais pas seulement. Écoute bien.

-J'entends...Dis-je en me concentrant pour décrypter ces paroles, l'accent et la rapidité avec laquelle le chanteur les disaient n'arranger pas ma compréhension. Euh...« mains, ça glisse, Francky, lit... excitant, orgasme. Eh mais c'est quoi cette chanson ? M'écriais-je.

-C'est un souk français des années 90. Cet artiste est plutôt réputé pour ses chansons très explicites, crues. M'informa Edward tel un professeur à son élève.

-Je vois ça. Dis-je mi-amusée, mi gênée.

-Il n'y que Emmett pour écouter des chansons aussi vulgaires. Il a du le découvrir au cours de l'un de ses voyages en France avec Rosalie.

-Ça a l'air de bien t'amuser en tout cas. Remarquais-je.

-C'est que tu ne te rendais compte de rien alors que moi je comprenais chaque mot et c'était assez...particulier d'écouter les paroles, surtout en ta présence. Et puis l'expression de ton visage quand tu as compris. Rigola t-il.

-Je sais, j'ai une tête hilarante. Marmonnais-je en changeant une fois de plus de CD.

Je regardais désormais attentivement les pochettes de CD, voulant éviter de nouvelles surprises. Sur l'une d'elle était écrit « Dracula » du groupe Linkin Park. Je rigolais à ce clin d'œil humoristique à leur nature. Je vis également Bob Marley avec « Smoke two joints ». Sacré Emmett. Je trouvais un CD gravé et l'insérer. Des notes de guitare retentirent puis la voix soufflait d'un homme. Edward entama la chanson au même moment, il avait l'air de la connaître.

-I should never think. What's in your heart. What's in our home. So I won't...

Je fermais les yeux et écoutais sa voix. Je doutais fort que ce CD appartienne à Emmett, il devait être à Rosalie. Seule touche de douceur dans cette voiture.

-You'll learn to hate me. But still call me baby. Oh love. So call me by my name. And save your soul. Save your soul. Before your to far gone. Before nothing can be done.

Edward continuait de chanter de sa voix velouté qui me paressait tellement plus belle que celle du chanteur. Mais bon j'étais de parti pris.

-I'll try to decide when. She'll lie in the end. I ain't got no fight in me. In this whole damn world. So hold off. She should hold off. It's the one thing that I've known.

J'étais stupéfaite pas les paroles de la chanson. Elles correspondaient tellement à Edward, à moi, notre histoire ou plus précisément son début. Je rouvris les yeux. Edward me regardait amoureusement et semblait partager mon avis.

-Once I put my coat on. I coming out in this all wrong. She standing outside holding me. Saying oh please. I'm in love. I'm in love.

Il était si beau. J'avais envie de lui sauter au cou et de l'embrasser fiévreusement. Je détournais les yeux. Je ne me contrôlais plus décidément! Une jolie chanson, un regard doux et je fondais. Je fixais mon regard sur nos doigts entrelaçaient pour me maitriser. Fichu hormone humaine !

-Girl save your soul. Go on save your soul. Before it's to far gone. And before nothing can be done.

Quand je levais la tête Edward m'observait toujours, je lui indiquais d'un signe de tête de regarder la route. Il leva les yeux au ciel.

-Cause without got it all. So hold on. Without me you got it all. So hold on. Without me you got it all. Without me you got it all. So hold me you got it all. Without me you got it all. So hold on.

La musique s'arrêta pour enchainer sur une autre, que je n'écoutais pas vraiment.

-J'ai adoré ! M'exclamais-je. Je ne savais pas que tu savais chanter, en même tant cite moi rien qu'une seule chose que tu es incapable de faire ? Dis-je en ne m'attendant pas vraiment à une réponse.

-Permettre à ton cœur de battre indéfiniment...Murmura t-il.

Je le fixais. Visiblement bien qu'il accepte, avec même parfois une certaine joie ma transformation, le sentiment de me priver de ma vie, pire de me tuer, demeurait toujours en lui. Bien qu'il sache que mon cœur ne pouvait battre indéfiniment il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir pour faire cesser ses battements si tôt. Que je le fasse pour lui, à ma plus grande incompréhension, rendait la chose encore plus impardonnable de son point de vue. Cependant il ne pouvait nier que m'offrir l'immortalité été nécessaire à la survie de notre amour, à sa survie et la mienne par conséquent.

-De qui est-ce ? Questionnais-je voulant ramener la discussion sur un terrain plus léger.

-Robert Pattinson.

-Il est fabuleux. Commentais-je toujours sous le charme de ses paroles.

Edward fit la moue. Je souris, enlevais ma main de la sienne, tirais un maximum sur les sangles qui me ceinturaient et lui déposais un baiser sur sa joue. Il tourna la tête trop prestement pour moi et crocheta sans me faire mal mes cheveux pour coller mes lèvres contre les siennes. Je me détachais à la force de toute ma volonté et à regret de lui.

-La route !Lui rappelais-je, encore.

-Je maitrise. Dit-il en m'embrassant de nouveau.

-Sois prudent ! Haletais-je

Il souffla, se gara en vitesse sur la bas coté, faisant crisser les pneus. Il détacha d'une mains les sangles qui me maintenaient et de l'autre m'attira contres lui. Mon impatient d'amoureux me positionna à califourchon sur lui et m'embrassa fiévreusement. Tout ça en un battement de sils. J'en étais encore confuse quand ses baisers s'enflammèrent, stoppant toutes mes fonctions cérébrales. Il s'arrêta me voyant me trémousser.

-Qu'y a t-il ?

-C'est dur.

Il fit les gros yeux, surpris et gêné Je réagis face à mon mauvais choix de mot, je tournais au rouge pivoine et précisais.

-Le frein à main, il est contre mon genoux, je suis mal positionné.

-Oh. Se contenta t-il de répondre.

Il sourit malicieusement, et tira sur une manette à la gauche de son siège. Aussitôt celui-ci descendit brutalement. Sacrément pratique la voiture ! Je songeais que cela avait pu être un critère d'achat pour Emmett et stoppais immédiatement mes réflexions ne voulant pas que mon imaginaire fasse défiler des images mettant en scène l'imposant vampire et sa femme dans le même style de situation que la notre. Images pour our le moins perturbantes.

J'étais donc désormais à moitié allongée sur lui, les jambes de chaque coté de son corps mais au moins il n'y avait plus de frein à main. Je tirais timidement sur ma robe qui était (trop) remontée à cause de la position. Edward passa ses mains sur mes cuisses puis sous ma robe (la faisant re-remonter au passage) pour me caresser le dos. Apparemment avoir une tenue descente n'était pas au programme. Il appuya doucement sur mon dos, faisant descendre mon buste vers le sien. Il voulut m'embrasser, je m'éloignais le plus possible que la pression qu'il exerçait sur le haut de mon corps me le permit. Autant dire peu car instinctivement en me sentant reculer il avait affirmer sa pression et par conséquent son maintien. Il me regarda surpris et il y avait de quoi, à moins d'un cataclysme rien au monde ne me ferait lâcher ses lèvres enfin jusqu'à que je découvre plus encore le restant de son corps et m'y accroche désespérément par n'importe quelle situation.

-Vengeance vengeance. Chantonnais-je.

-Mais pourquoi ? S'étonna t-il.

-Notre... première fois, tu m'as torturé !

Il me fixait quelque seconde, se remémorant surement ce magnifique moment. Il sembla se souvenir des quelques minutes où il avait mis à rude épreuve ma patience et mon désir. Un irrésistible sourire en coin apparut sur ses lèvres.

-Je suis plus fort que toi...

-Tu n'oserais pas user de ta force.

-Crois-tu ?

-Oui !

-Pas si je suis certain que tu le désires mais que tu essais seulement de me punir, en te punissant par la même occasion d'ailleurs.

Je lui tirais la langue ne cherchant pas à réfuter la vérité, il claqua des dents devant celle-ci, comme si il aller me la croquer.

-Eh...

Je n'eus pas le temps de finir de me plaindre ou de protester qu'il prenait sauvagement possession de mes lèvres. Ses mains caressaient tout mon corps comme s'il voulait en mémoriser chaque détail. Oubliant complètement ma « punition » je me laissais aller. Je léchais sa lèvre supérieur puis quittais ses lèvres pour embrasser son cou. Je passais doucement ma langue sur celui-ci. Edward « ronronna ». Sa peau était excise. Mon ange des enfers (Note de l'auteur : je sais pas pourquoi ça me fait rire, c'est le genre de cliché des bouquins cucul la praline XP) remonta vivement mon visage vers le sien et m'embrassa langoureusement. Je passais mes mains sous sa chemise quand une sonnerie de téléphone nous stoppa, enfin moi car Edward semblait ne point s'en soucier. Il embrassait mon cou tout en caressant mes cuisses. Il récupéra avec empressement mes lèvres. La sonnerie prit fin. Je pensais vite à autre chose. Mon esprit bouillonnait, ou étais-ce mon corps ? Les deux à la fois je dirais. Puis une seconde sonnerie se fit entendre, brisant ce moment. J'identifiais sans problème le son de cet appareil pourtant il me paressait étranger. Dans la bulle empli d'amour et de passion dans laquelle Edward et moi nous trouvions rien d'autre n'existait à part nos corps brulants de désir, nos lèvres se cherchant avec frénésies et nos peaux se caressant avidement. Je pus nettement imaginer le son que fit cette bulle en explosant, me propulsant contre mon gré en dehors, me faisant revenir brutalement à la réalité. Fichu technologie !

-Edward ton portable...

-On s'en fiche. Dit-il en descendant la fermeture de ma robe.

Tellement tentant...seulement il me restait encore un peu de raison et de maitrise de moi même.

-Ça ne peut-être que ta famille, et si c'était important ?

-Chut.

Il posa sa main sur ma nuque et plaqua ses lèvres conte les miennes. Le portable entama une nouvelle sonnerie. Edward chercha à taton l'objet tout en m'embrassant. J'ouvris les yeux pour voir ce qu'il faisait et vis une petit tas de poussière et de débris s'échapper de sa main droite. Apparemment il ne désirait pas être dérangé. Je m'en réjouis intérieurement. Il fit glisser ma robe le long de mes épaules. Je frissonnais au passage de ses doigts sur ma peau. Soudain un nouveau appel se fit entendre. Je me relevais légèrement et regardais étonner les restes du portable. Il n'était plus en état de fonctionner. Edward grogna et se releva également. Il ouvrit la boite à gant et en sorti un second téléphone. Je le regardais étonnée.

-En cas d'urgence. Précisa t-il.

Il décrocha et prononça un « Allo » sec et froid.

-...

-Qu'est-ce que tu veux ? Demanda t-il durement.

Il souffla et me passa le téléphone.

-Il veut te parler.

Je collais le portable à mon oreille étonnée que l'on veuille s'adresser à moi.

-J'avais dit pas de cochonnerie dans ma voiture ! Brailla une voix.

-Emmett ? Quoi ? Mais Non ! On ne...Mais comment ? Dis-je rapidement en hachant mes mots.

-Alice.

-Passe la moi. Dis-je d'une voix rageuse.

-Bella, tu voulais me parler ? Dit-elle innocemment.

-Depuis quand confis-tu tes visions ultra personnel à EMMETT ! Criais-je.

-Depuis qu'il m'a promis d'agrandir mon dressing ! Répondit-elle d'une voix enfantine.

-Alice tu es...

-Vous êtes vraiment de sales dépravés !

Emmett avait repris la communication.

-Toi tu ne perds rien pour attendre.

-Oh ! Quelle tigresse. Je suis sur qu'Eddy chéri adore ça!

Je serais la mâchoire et fermais les yeux pour me calmer.

-Va en enfer ! Crachais-je.

-Tu y seras avant moi. La luxure fait parti des 7 pêchés capitaux tu sais.

Edward pris l'appareil de mes mains.

-Fou nous la paix où je t'y enverrais moi même ! Dit-il en raccrochant.

Il éteignit l'appareil et le flanqua sans ménagement dans la boite à gants. Un lourd silence s'installa. Un Klaxon provenant de l'extérieur me fit violemment sursauter. Nous étions sur le bord d'une route, peu fréquentée mais tout de même, une voiture venait de me Klaxonner. D'après ce que j'en avais vu un homme. Edward grogna. Je cachais ma poitrine à moitié découverte honteuse de mettre laisser aller dans un lieu si peu approprié. Le temps de mes « réflexion » Edward m'avait vivement rabaissé sur son torse et il avait roulé au dessus de moi. Tellement vite dans un si petit espace que j'en étais encore plus étonnée. Ses bras étaient de pars et d'autre de mon buste alors que son dos était vouté comme si il désirait me cacher du reste du monde. Je ris face à sa mine sévère.

-Je crois que je vais profiter de ce moment pour aller me changer.

-Oui avant que ne passe encore l'un de ces hommes. Dit-il mauvais.

-Ou que la police ne vienne frapper à la vitre pour exhibitionnisme.

-Surement pas ! Aucun autre homme que moi ne verra ce superbe corps aujourd'hui !

-Seulement aujourd'hui ? Rigolais-je.

-Tu m'a très bien compris ! Grogna t-il.

Je ris et l'embrassais doucement. Edward remonta son siège, je fis de même avec ma robe. Je me dégageais de lui et allais tant bien que mal sur la banquette arrière où se trouvait mon sac. Je sortis ce qui me venait sous la main. Edward était tendu. Il mit le contact et démarra. J'enlevais ma robe. Je vis mon amour me jeter un coup d'œil dans le rétroviseur.

-Edward !

-Désolé. Dit-il pas du tout repentant.

J'enfilais difficilement le short blanc et le chemisier à cause de l'espace restreint. Je me chaussais de basket fine en toile noire, fermais la ceinture noire présente autour de ma taille, raccord avec les chaussures exiges. Alice m'avait concoctait cette tenue noire et blanche très jolie mais assez salissante pour un camping me dis-je adepte des habits fonctionnels et couvrant d'avantage mes formes. Je repassais sur le devant de la voiture et me rattachais laborieusement.

-Il fait aussi chaud que cela ? Demandais-je en désignant mon court short et mon fin chemisier également blanc. Vraiment pas le genre de chose qu'il était envisageable de mettre à Forks, à Phœnix sans aucun problème. Le dressing de mon lutin favoris n'avait définitivement pas besoin d'être agrandi, elle possédait des habits pour tout temps, toutes circonstances.

-Plutôt. Alice veut vraiment que nous ayons un accident de voiture. Dit-il en fixant étrangement mes jambes.

-Pourquoi ? M'étonnais-je.

-Elle expose de la plus jolie façon ton corps, comment veux-tu que je me concentre sur la route ?

Je ne répondis pas mais souris. Je lui tapais sur le bras pour lui rappeler de conduire en regardant la route. Vraiment incorrigible. Il s'exécuta et posa sa main gelée sur ma cuisse. Il roulait vite comme toujours mais je me rassurais en me disant que la vitesse avait l'avantage de nous faire arriver plus tôt et ainsi de découvrir rapidement ce fameux endroit. Nous avions quitter Forks depuis un moment déjà. Nous étions passé à une vitesse folle à travers la pluie qui frappait violemment le par brise et le vent soufflant sur la voiture. Peu de panneaux indiquaient notre direction, les paysages étaient aussi verdoyant que ceux de Forks seul des montagnes au loin m'indiquait que nous étions bien en d'autres lieux. Je posais ma tête contre la vitre fraiche malgré le beau temps et fermais les yeux, évitant ainsi de surveiller le conteur de vitesse. Nous roulions très très vite je le savais. Inutile de m'inquiéter d'avantage en regardant les chiffres du cadran. Camper aurait pu faire parti de ma liste, c'était une véritable épreuve pour moi mais en compagnie d'Edward cela pouvait facilement se transformer en rêve. Seulement si aucun faiseur de trouble ne venait nous déranger. Je rouvris les yeux et soufflais commençant sérieusement à m'impatienter.

-On arrive dans combien de temps ?

-Très peu de temps. Heureusement car le soleil percera bientôt les nuages.

-Ça fait trois heures que tu me dis ça. Et où nous allons personne ne pourra te voir miroiter au soleil ?

-En réalité quatre. Où je t'emmène, nous serons comme seuls au monde. Sourit-il.

-C'est encore pire, 4 heures de route ! Dis-je en regardant le chemin de terre que l'on empruntait. Je n'ai même pas vu le temps passer...Marmonnais-je en captant enfin ses dernières paroles, « comme seuls au monde ».

C'était fa-bu-leux. Que demander de plus, rien que lui et moi...

Je sautais violemment sur mon siège quelque fois lorsque nous passions sur de grosses racines ou des branches d'arbres tombé au sol. Par moment je décollais carrément de mon siège. Les feuillages claquaient contre le par brise et me faisaient sursauté quand elle frappait à ma vitre. Puis le sentier devint plus praticable en s'enfonçant d'avantage dans les profondeurs de la forêt.

-Ferme les yeux. Dit Edward en stoppant la voiture.

-Pourquoi faire ? Eh! Protestais-je quand ayant fait le tour de la voiture il plaça sa main devant mes yeux.

Edward accrocha un bandeau autour de ma tête, instinctivement je posais mes mains dessus mais mon kidnappeur me les retira vivement. Il détacha ma ceinture, m'attrapa par la taille et me fit descendre de le Jeep en me maintenant contre son torse. Doucement mes pieds touchèrent le sol enfin c'est ce que je croyais être le sol jusqu'à que sur quoi j'étais en appuis se mette en mouvement. Je ris en comprenant que j'étais sur ses pieds, il me faisait avancer en m'entrainant dans sa marche. Ma jambe se leva plus haut pour enjamber quelque chose, légèrement déséquilibré je tombais vers l'avant. Edward re-plaqua rapidement mon dos contre son torse.

-Essaierais-tu de me faire faux bond ?

Je ne lui répondis pas, je m'étirais le cou au maximum pour embrasser le sien. Une main me collant toujours contre lui et l'autre posais sur ma mâchoire, il releva mon visage vers le sien. Les lèvres d'Edward se posèrent sur les miennes légères comme un papillon puis se firent plus présentes. Il me retourna presque brusquement vers lui, mes pieds désormais à terre. Il maintenait mon visage en coupe alors que mes mains parcouraient son torse. Nous laisser aller devenaient de plus en plus fréquent et intense. Je crois sérieusement qu'Edward avait confiance en lui, en ses gestes et sa nature suite à notre première et pour le moment (seulement pour encore très peu de temps, je l'espérais de tout cœur) unique fois. J'avais toujours le bandeau sur les yeux quand il se détacha de moi.

-Tu n'essaierais pas de profiter de ma cécité par hasard ?

-Suis-je si laid que te rendre aveugle me soit nécessaire afin de t'embrasser ?

-N'importe quoi ! Bon je peux retirer ce truc ?

Je n'attendis pas sa réponse et abaissais le bout de tissu. J'ouvris les yeux et vis...Edward. Je souris immensément, lui, leva les yeux au ciel. Décidément son expression faciale préférée.

-Ce n'est pas moi la surprise. Retourne toi. Sourit-il.

-Tu me conviens parfaitement. Dis-je en m'accrochant à son cou.

Il embrassa fugacement mon front et décrocha mes bras. Je me retournais et ouvris la bouche de béatitude. Devant moi se trouvait un lieu magnifique. Nous étions entouré de végétation. Face à moi, au loin, les montagnes où quelque résidu de neige y demeurait encore. L'air était chaud et j'étais curieuse de savoir si la paisible eau turquoise l'était tout autant.

-C'est...Balbutiais-je en avançant et trébuchant sur une des branches jonchant le sol.

Edward me remis en équilibre en m'attrapant par le coude.

-A en tomber à la renverse. Se moqua t-il.

Je lui tirais la langue et surveiller par deux fois là où je mettais les pieds en me dirigeant vers l'étendu bleu. Je caressais la surface de l'eau du bout des doigts. Elle était à une température assez douce, pas incroyablement chaude mais suffisamment pour une bonne baignade.

-Où sommes nous ? Interrogeais-je Edward sans pour autant me détourner de l'eau.

-Tu as devant toi une partie, la plus reculée, du Lac Tahoe.

-En Californie ! En moins de 5h tu as réussi à nous faire traverser un État et une partie de celui-ci ? M'exclamais-je en me retournant vivement face à lui.

Instinctivement j'eus un mouvement de recule. Il se trouvait accroupi face à moi, beaucoup plus près que je ne le pensais. Et cette distance fut anéantie quand il tendit son bras pour m'empêcher de basculer en arrière, dans l'eau.

-Je ne me soucis guère des limites de vitesse. Sourit-il.

-J'avais cru m'en apercevoir. Soufflais-je obnubilée par son regard mordoré.

J'approchais doucement mon visage vers le sien, ses lèvres étaient à porté de ma bouche quand il se recula prestement.

-On va se baigner ? Me demanda t-il joyeusement, visiblement amusé.

Je me laissais bruyamment tomber sur les fesses en soufflant, déçue et vexée qu'il est esquivé mon baiser.

-Je n'ai pas vu de maillot de bain dans mon sac.

-Passe toi s'en. Dit-il tout naturellement.

-Et je vais y allez nu aussi. Répliquais-je.

Edward me regarda fixement, un sourire malicieux accroché au visage.

-Si tu crois ça, tu te mets le doigt dans l'œil ! Dis-je en me relevant pour m'éloigner de lui.

-Ton corps n'est plus un mystère pour moi Bella. Susurra t-il d'une voix sensuelle, trop sensuelle !

Je rougis et avançais dos à lui pour qu'il ne s'en aperçoive pas.

-Si tu le dis!

-Oh oui...ça j'en suis sur et certain. Rigola t-il. Allez viens.

-Cours toujours. Lui dis-je en affichant un immense sourire.

-C'est toi qui l'aura voulu. Dit-il en se dirigeant vers moi.

-Oh non non non !

Ça n'allait pas recommencer. Une course contre lui m'avait amplement suffis. J'avais du user de stratagème pour réussir à gagner et encore Edward et son frère m'avait largement laissé ma chance, pour ne pas dire laisser gagner.

-Tu ne me laisse pas le choix.

-Et tu va faire quoi ? M'attraper, me déshabiller et me jeter à l'eau ?

Il se stoppa, se gratta le menton mimant la réflexion.

-Oui. Répondit-il simplement en reprenant sa marche vers moi. Mais peut-être que j'oublierais en chemin la partie « te jeter à l'eau ».

-Je vais crier. Le prévins-je.

-Personne ne t'entendra.

-Si tu fais ça je...

-Tu quoi ? M'interrogea t-il son ton laissant largement comprendre qu'il ne craignait pas ma vengeance.

-Je...je...tu dors à la belle étoile !

Faible avertissement je le conçois quand la personne en question ne dors pas, ne souffre pas du froid etc..Excusez mon manque de répondant mais comprenez moi, imaginez un adonis marchant dans votre direction dans le seul but de partager un bain avec vous (occasion des plus alléchante de voir son sublime corps et on ne peut plus agréable quant à la température de l'eau). Pourtant, vous, stupide humaine refusez car vexée qu'il ait échappé à votre baiser quelque instant auparavant alors que dans le cas inverse vous lui auriez rendu avec ferveur, vous décidez de vous la jouer tête de mule. Comment trouver une menace imaginative dans de tels circonstances et surtout qui pourrait arrêter un vampire à la force herculéenne ? Et oui vous en arrivé au même point que moi, on ne peut pas ! Je dois également avouer que j'adorais nos petites chamailleries. Parfois je m'emportais vraiment mais Edward était si craquant quand il essayait de me convaincre et souvent les situations tellement stupides et hors du commun pour toute personne normal que cela m'amusaient intérieurement. Et puis il fallait bien prouver à ce bellâtre que je n'étais pas à genoux face à lui, soumise à sa volonté et en extase devant sa personne. C'était le cas mais je préférais qu'il s'en rendre compte le moins possible, question d'orgueil.

-Tu oserais m'exclure ?

-Absolument.

-Très bien. Je ne monterais pas la tente alors.

Le goujat ! Il m'obligeait à dormir dehors. S'il croyait m'avoir comme ça.

-Très bien je le ferais moi même.

-J'ai hâte de voir ça. Dit-il en s'asseyant sur une roche.

Heureusement qu'il était censé me protéger des danger du camping. J'avais pourtant bien préciser ne pas faire ami-ami avec les piquets et autres... Au final je me retrouvais à devoir monter moi même la tente. Ais-je besoin de préciser que je ne l'avais jamais fait ? Cela vous étonne ? Ça ne devrait pas. Je n'aime pas le camping (sauf quand il s'agit de dormir dans un espace confiné avec Edward bien sur) car ma maladresse pourrait causer ma perte de mille et une façon. De plus dans un cas purement hypothétique où je serais sortie en Arizona là-bas les tentes ne sont pas nécessaires même non recommandable vu la chaleur. Alors que le sable fournit un matelas relativement confortable. Ensuite dormir dehors à Forks ! Je ne le souhaiterais même pas à mon pire ennemi. Une fois pour des raisons bien particulière je m'étais retrouvée à camper dans la neige. A cause de cette satané Victoria et son armée de nouveaux nés. Résultat j'étais frigorifiée malgré ma couche de vêtements et Edward ne pouvait m'approcher de peur de me transformer pour le coup en véritable glaçon. Hallelujah Jacob était venu à la rescousse en bon chauffage humain (et ami bien sur) qu'il est.

-Les clefs du coffre. Ordonnais-je en tendant la main.

Edward se contenta de hausser les épaules. Je regardais bêtement autour de moi. Il n'avait pu les poser nul part, elles étaient alors forcément dans ses poches. J'avançais vers lui et attendais la main tendu qu'il me les donnent. Il ne bougea pas d'un pouce.

-Toi qu'en tu t'y mets. Marmonnais-je.

Je m'abaissais et plongeais ma main dans la poche gauche de sa veste puis la droite. Aucune trace de clef. Je fronçais les sourcils et l'interrogeais du regard. Il se contenta de se lever, un grand sourire étirant ses sublimes lèvres. J'étais forcée de constater qu'il aimait beaucoup se moquer de moi, de mes faibles facultés d'humaines et de mes réactions on ne peut plus étranges même pour ma part. Pour lui j'étais imprévisible de bien des façons et je crois que cela le divertissait beaucoup.

-Tu veux jouer à ça. OK! Un fouille dans les règles.

-Je reconnais bien là la fille du shérif. Rit-il.

-Écarte les jambes, lève un peu les bras. Dis-je fermement, essayant de ne pas me laisser déstabiliser par lui et surtout par son corps que je m'apprêtais à toucher.

Je lui retirais (avec son aide) sa veste au préalable fouillée. Je passais mes mains sur ses épaules, longeant ses bras ferme et musclés. Profitant du contact de sa peau froide, dure et pourtant si douce sous mes doigts. Je le vis fermer les yeux. Profiteur ! J'avoue que je profitais moi aussi légèrement de la situation, il était fort peu probable qu'il soit parvenu à dissimuler un trousseau de clefs en dessous son t-shirt pourtant, je traçais soigneusement les contours de son torse en descendant jusqu'en bas de ses jambes. Puis je fis le tour de lui pour m'attaquer à son dos en laissant glisser mes mains rapidement, car embarrassée, sur ses fesses.

-Tu te fais plaisir ?

C'était plutôt lui qui semblait prendre énormément de plaisir à me faire agir à sa guise. Il était flagrant qu'il se retenait difficilement d'exploser de rire.

-Pas du tout. Mentis-je. Je vérifiais juste que tu ne les avais pas misent dans tes poches arrières.

-Et ce n'est pas le cas.

-Non. Je me remettais face à lui. Mais où sont-elle alors ? Elles sont forcément sur toi.

-Peut-être.

-Mais j'ai pourtant tout vérifier.

-Edward ! M'impatientais-je.

-Calme toi.

-Où alors ? Je n'ai pas que ça à faire !

Je ne savais pas combien de temps me serait nécessaire au montage de cette fichu tente. Il me fit un signe du pousse m'indiquant ce qui se trouvait derrière lui. C'est à dire rien à part le lac. C'était justement l'étendu d'eau qu'il m'indiquait !

-Tu n'as pas osé !

-Elles se trouvent approximativement entre cette pierre là bas et celle-ci. M'informa t-il.

-Edward va tout de suite chercher ces clés avant quelle ne soit gobé par un poisson.

-Ah non c'est toi qui y ira.

-Et si je me noie ? Tentais-je.

-Je serais là pour te repêcher et te faire du bouche à bouche.

-C'est complètement stupide. Tu peux les perdre ou les abimer.

-Si tu y va tout de suite elles ne risque rien, ce ne sont pas des clefs d'ouverture centralisé. Donc pas de pile. Aucun dommage possible. A moins que tu ne les laisse rouiller...

Si je prenais une pierre pour briser la vitre arrière de la Jeep. Emmett m'en voudrait certainement, je ne manquerais surement pas de me couper...Ou de m'assommer si la pierre rebondit contre la vitre. Mauvaise idée. Et si je n'allais pas chercher ses clefs combien avais-je de chance qu'Edward le face. Peu, avant demain en tout cas, le moment venu de partir et j'aurais passé une nuit à même le sol et sans nourriture vu que tout été enfermer dans le coffre. Autrement dit je n'avais pas vraiment le choix. Je soufflais très bruyamment et retirais mes chaussures. Je me dirigeais vers l'eau. J'avançais prudemment les premiers mètre de peur de marcher sur une roche tranchante ou que le monstre du LochNess m'attaque après avoir décidé d'emménager ici.

L'eau était douce sur mes cuisses et mes pieds s'enfonçaient dans le sable rocailleux. Cela faisait longtemps, à vrai dire depuis mon emménagement à Forks, que je ne m'étais plus baigner. Je tournais la tête à la recherche d'Edward. Il se trouvait dans l'ombre des arbres à m'observait avec une étrange concentration, accaparé par chacun de mes mouvements. Je m'enfonçais jusqu'à ce que l'eau m'arrive au niveau des hanches. Je fermais les yeux, le soleil transperçait les nuages et ses rayons irradiés sur ma peau. Point numéro 9 de ma liste, profiter de la chaleur du soleil, réalisé. Je penchais la tête en arrière m'offrant complètement à cette astre si lumineux et savourais...

Je rouvris les yeux et cherchais du regard l'endroit où, d'après Edward, les clefs devaient se trouver.

-Tu voulais que l'on se baigne et au final je me retrouve seule dans l'eau, à la pêche. Marmonnais-je en sachant qu'il m'entendrait.

Puis je pris une profonde inspiration et plongeais mon corps au complet dans l'eau turquoise. Fort heureusement l'eau étant celle d'un lac, elle n'était pas salée. J'y avais goutée, au sens propre et figuré du terme, une fois et cela m'avait suffis. Je pouvais donc ouvrir les yeux en toute liberté. Je ne m'inquiétais pas du temps que je restais sous l'eau, je me souvenais assez bien de la sensation que l'on éprouvait avant de sombrer pour pouvoir l'éviter et puis Edward devait me surveiller attentivement de là où il était. Je ressentais le manque d'air mais je décidais d'abréger cette chasse au trésor sous marine le plus vite possible et ne perdais donc pas de temps en remontant à la surface. Je vis une forme métallique assez indistincte et nageais vers elle. Je m'accrochais à une pierre pour rester dans les profondeurs et reconnu les clefs. Je tendis la main pour les attrapais quand brusquement une forme blanchâtre me frôla en passant à toute vitesse devant moi. Edward se fichait vraiment de moi. Il m'obligeait a aller dans l'eau sous prétexte de récupérer les clefs, vu qu'il ne comptait pas le faire, pour ensuite me rejoindre quelques secondes plus tard. J'attrapais les clefs et exerçais une pression avec mes pieds pour remonter vivement à la surface. J'avalais goulument une grande goulée d'air. En avançant vers le bord, les clefs serraient dans mon poing, je remettais mes cheveux en place en les secouant pour évacuer le plus possible d'eau mais je me retrouvais en définitive avec une crinière brune. Edward était proche du bord de l'eau mais toujours dans l'ombre, il fixait l'eau avec appréhension. Émotion vite dissipé à ma remontée à la surface remplacée par tout autre chose au fur et à mesure que je sortais de l'eau. C'est alors que je remarquais qu'il portait tout ses vêtements et qu'il était parfaitement sec.

-Tu n'étais pas dans l'eau ? Le questionnais-je des trémolos dans la voix.

-Bien sur que non. Pourquoi ?

Je ne lui répondit pas et me tournais vers l'eau essayant de maitriser les battements de mon cœur et l'angoisse qui montait en moi. Edward n'était pas dans l'eau, ne cessais-je de me répéter. Cela signifié donc que quelqu'un d'autre y était, dans une zone si reculée et avec mes « ennuis » actuesl, il n'y avait pas quinze milles solutions. Le Vampire était ici.

-Bella ?

-Uhm uhm. Marmonnais-je en me retournant.

Edward me fixait de façon presque intimidante vu son insistance. Mes vêtements pesaient lourds et collaient désagréablement à ma peau. Je baissais les yeux pour prendre conscience de mon état.

-C'est pas vrai. Grommelais-je.

Étant précédemment habillée en noir Alice m'avait fait mettre des sous-vêtements rouges. C'était un des nouveaux ensemble que nous avions acheté ensemble, un peu trop sexy et voyant à mon goût mais je ne pensais pas que quelqu'un d'autre que moi les verrait aujourd'hui. Mes espoirs à ce sujet furent alors déçu quand je vis que mon short et mon chemisier blanc qui sec les dissimuler parfaitement, une fois trempés, ce n'était plus du tout le cas.

-Arrête de me regarder comme ça !

-Et comment est-ce que je te regarde ?

-Comme...comme-ci tu allait me sauter dessus.

-Tu n'es pas bien loin de la vérité. Murmura t-il.

-Mike Newton sort de ce corps ! Le taquinais-je.

-Ne me compare pas à lui ! S'insurgea t-il. Tu n'imagine même pas à quoi il peut penser.

-A des choses tellement plus différentes de ce que à quoi tu penses en ce moment ?

Edward fit la moue et fronça les sourcils.

-Je le savais ! Clamais-je hilare. Gentleman mon œil !

-Je n'y suis pour rien.

-Parce que c'est de ma faute ?

-Bien sur. Tu t'es vu ?

-Quoi ? Demandais-je innocemment. Je ne suis que mouillée.

-Elle n'est que mouillée. Marmonna Edward en levant levant les yeux au ciel. N'importe quel homme humain ou non d'ailleurs penserait aux mêmes choses que moi en te voyant. Seulement il aurait tout intérêt à ne pas le faire en ma présence.

-N'importe quoi. En tous cas maintenant tu es content ? Je me suis mise à l'eau.

Et j'ai eu la frayeur de ma vie en réalisant que ce n'était pas toi qui m'y avait accompagné. Eus-je envie de compléter.

-Oui presque. Enlève moi ces habits pendant que je fais de même et là nous nous baignerons vraiment.

-Je n'enlève rien du tout je t'ai déjà dit.

Et le fait de me savoir, une fois de plus, surveiller ne me donner pas le moins d'une monde de retourner dans l'eau. Une idée sema la panique en moi, et s'il décidait d'attaquer alors que nous étions seul et donc vulnérable ici ?

-Ces bouts de tissu son complètement inutile maintenant. Dit Edward me coupant dans mes funestes réflexions.

Je ne répondis pas. Il avait raison. Il ne verrait rien de plus si j'enlevais mon short et mon chemisier. De plus rien qu'il n'ait jamais vu. Je souris timidement à cette idée. Ce qui finit de me décider fut Edward enlevant son T-shirt tout en quittant l'ombre des arbres. Au mon Dieu quel spectacle ! Cela me paressais un éternité la dernière fois que j'avais vu son torse luire au soleil. Et il semblait qu'il ne comptait pas qu'afficher le haut de son corps. Je le regardais bouche bée. Un moment mes yeux restèrent fixés sur son haut à présent échoué au sol avant que je ne réalise que le plus palpitant du spectacle se déroulait un peu plus haut. Edward défaisait sa ceinture. Je m'aperçus qu'il s'était déjà débarrassé de ses chaussures et qu'il était pieds nus. Son jean atterrit en bas de ses chevilles. Je crus que j'allais défaillir devant son corps en entier brillant tel un diamant. Il releva la tête et me sourit. Des éclats de lumières ricochèrent sur ses dents.

-La vue te plait ?

-Frimeur...Dis-je en refermant ma bouche.

Je regardais rapidement autour de nous. Je ne voyais rien mais cela ne signifiait pas qu'il n'y avait personne.

-Nous sommes seuls, rassure toi. Dit Edward, ce méprenant à moitié sur mes craintes.

S'il savait...Il s'approcha de moi. Je fis mine de me protéger les yeux face à sa « luminosité ». Il tendit son index vers ma poitrine, je crus un instant qu'il allait, pour une raison qui m'échappait, me pousser. Seulement il ne fit que le poser au dessus de mon premier bouton de chemisier puis il le fit glisser d'un coup net entre mes seins jusqu'à mon nombril. Je le regardais interloqué quand je me rendis compte qu'en faisait ceci il avait arraché toute ma lignée de bouton.

-J'ai compris. Déshabille toi femme, c'est un ordre ! Alice va te faire la peau. Ajoutais-je après l'avoir retirer.

J'enlevais également mon short.

-Elle comprendra. Je pense même qu'elle avait tout prévu. Dit-il en indiquant mes sous-vêtements.

Je soufflais bruyamment. Alice Alice Alice. Edward et moi nous dirigeâmes vers l'eau, il plongea. La surface de l'eau fut à peine perturbée. Je surveillais les alentours mais ne fut pas rassurer par l'absence de signe de vie de quelconque créature. Edward se trouvait toujours dans l'eau, je ne le voyais pas et commençais à m'inquiéter pour lui. Non pas qu'il se noie bien entendu mais que le vampire l'ait attendu pour l'attaquer par surprise. Je scrutais avec appréhensions la surface de l'eau. Tout semblait si paisible...

Étant comme toujours impuissante je n'eus d'autre possibilité que celle de me mettre de nouveau à l'eau. Je nageais jusqu'à ne plus du tout avoir pieds. Toujours rien. Soudain quelque chose de froid agrippa ma cheville. J'eus juste le temps de prendre une profonde inspiration avant d'être tirée vers le fond. Je me débattais comme un beau diable mais rien n'y fit, la prise était de fer.