26. Maman, je t'aime
Mouahahhahahaha Je ne pensais pas que la fin du dernier chapitre vous fasse tant réagir. Si il faut faire ce genre de fin pour avoir quelques reviews… non je plaisante. Vous allez voir, z'allez pô être déçus par la suite.
Voila. N'empêche je suis rassurée, j'ai eu trois chtites reviews… Marki bcp à estella, louise et kitties!!!vous pouvez pas savoir comment ça fait chaud au cœur alors je vous remercie énormément.
Malicia regardait les flammes danser dans la cheminée. Elle était assise sur un fauteuil et regardait d'un air triste le bois se transformer en braise et en cendre. Une grosse couverture polaire enroulait son corps, ses jambes repliés sous elle, elle tripotait nerveusement ses doigts. Il était une heure du matin, et elle n'avait eu aucune nouvelle d'Ingrid. La jeune fille avait été emportée d'urgence à Ste Mangouste. Malicia avait insisté pour l'y accompagner, mais les aurors avaient refusés et le directeur n'avait donné l'autorisation de sortie qu'à Nathamael, Rodéric et Sirius.
La jeune fille enfouie son nez dans la couverture. Elle avait froid, très froid. Elle ne s'était jamais sentie aussi mal. Ewan était resté avec elle toute la fin de journée et la soirée, mais épuisé, il s'était endormi sur un des canapés. Drevan avait voulu lui tenir compagnie, mais souhaitant être seule, Malicia lui avait fait comprendre qu'elle n'avait pas besoin de lui.
Alors que son regard se perdait dans le rouge et jaune des flammes, une brise légère vint lui caresser le visage. Malicia frissonna au contact de l'air froid. Elle se leva brutalement lorsqu'elle entendit un souffle lui parvenir aux oreilles. Une plainte très faible, mais effrayante.
- Il y a quelqu'un ?
La jeune fille tourna sur elle-même à la recherche de l'étrange murmure qui devenait de plus en plus présent. Des voix chantonnaient une étrange langue, des plaintes de douleurs lui brisaient le cœur, des gens murmuraient.
- Qui est là ? Demanda t-elle plus fort.
Un courant d'air envahit la pièce, les bougies et lumières s'éteignirent et le feu de la cheminée disparut dans un noir total. Seuls les quelques rayons de la lune éclairaient la pièce. Malicia voulut réveiller Ewan, mais alors que sa main se penchait vers son ami, une étrange lueur qui venait du milieu de la pièce lui fit changer d'avis. Face à elle se trouvait trois silhouettes qui émanaient une faible lumière blanche. Les mêmes silhouettes qu'elle avait aperçues chez les Weasley avant que ses marques ne s'imprègnent complètement à son avant bras.
Les murmures et les plaintes s'arrêtèrent, le silence en devenait menaçant. Tous trois la regardaient sans qu'aucune émotion ne se révèle sur leur visage. Ils avaient l'air si paisibles...
- Qui êtes-vous ? Demanda Malicia en s'avançant lentement.
Mais elle n'eu pas le temps d'avoir de réponse. Les silhouettes disparurent en une fraction de seconde et les bougies et le feu de la cheminée s'allumèrent instantanément.
Le tableau d'entrée tourna sur lui-même pour faire apparaître un Rodéric et une Nathamael épuisés. Le jeune homme était aussi blanc qu'un mort, et la sorcière avait de grosses cernes qui lui encadraient les yeux.
A leur entrée, Ewan qui s'était réveillé et Malicia se jetèrent sur eux. Nathamael fondit en larme dans les bras de son petit ami et Rodéric enlaça sa meilleure amie à la recherche de réconfort ?
- Alors ? demanda inquiète Malicia en levant la tête vers le grand brun.
- ...
- Alors ! Insista la jeune fille.
- Elle est tombée dans un sommeil profond, marmonna Nathamael après avoir ravalé ses sanglots.
- Elle va se réveiller ? Demanda Ewan les yeux grand ouverts de frayeur.
- On ne pense pas non, répondit Rodéric sur un ton froid.
- Pourquoi ? Demanda le jeune homme horrifié.
- …
- Pourquoi ?
- Elle s'éteint petit à petit, répondit Nathamael d'une voix très rauque.
- Non ! C'est impossible ! S'étrangla Ewan.
Malicia s'éloigna de Rodéric et regarda ses amis comme si ils étaient des anges de la mort.
- Non ! Souffla la jeune ladislava. Non !
- Personne ne sait ce qu'elle a. Le médicomage a dit que ça venait d'elle. Ils ne savent pas comment elle a pu développer une maladie comme ça. Son âme se laisse mourir.
- Non ! Répéta Malicia les sourcils froncés et les larmes commençants à ruisseler sur son visage.
- Ils disent que elle ne tiendra pas plus de deux jours… S'étrangla Nathamael.
- NON ! Hurla Malicia ! C'est impossible ! RODERIC tu peux pas laisser dire ça !
- On ne peut rien faire ! S'énerva le sorcier.
- SI !!! Il y a forcément une solution ! Si elle se laisse mourir, c'est qu'il y a une raison !
- Mais je n'en sais rien moi !
- Tu es son petit copain ! Le mec de sa vie ! Tu dois forcément savoir !
- Et tu es sa meilleure amie Malicia, fit remarquer Nathamael en posant sa main sur l'épaule de son amie. Calme toi, Rodéric ne peut rien faire et nous non plus.
La ladislava plaqua ses mains contre son visage et pleura en laissant échapper des gémissements de douleurs. Rodéric prit la main de son amie et la conduit vers le canapé. Il y jeta un sort pour le déplier et en faire un grand lit. Il assit Malicia contre un des rebords, lui étendit les jambes et alla s'installer à côté. Silencieusement, Ewan et Nathamael vinrent s'asseoir à côté et tous se serrèrent les uns les autres sous une grosse couverture pour affronter la nuit.
Cette nuit là, ils partagèrent leur douleur dans un long silence parfois interrompu par des gémissements ou des sanglots. Epuisés, ils finirent par s'endormir les uns contre les autres. Aucun d'entre eux n'avait la force de dormir seul et avaient besoin de présence et de réconfort.
Cette nuit là, Caprice, Léoncius, Irwin et Just étaient allés dormir dans un hôtel juste à côté de l'hôpital. Ginny et Casper Kloves restèrent assis autour du lit de leur fille aux cheveux de feu qui dormait et se laissait aller vers un autre monde. Un peu plus loin dans la même pièce, Sirius tenait dans ses bras la petite Cyrian qui dormait à points fermés. Il regardait calmement sa sœur jumelle s'éteindre. Refusant de la quitter des yeux, il ne pouvait pas dormir. De toutes façons, même si il avait essayé, il n'y serait pas arrivé.
Le lendemain, l'état de santé d'Ingrid ne s'améliora pas. Elle ne se réveillait pas et restait endormie. Sa respiration était de plus en plus lente, son sang circulait mal. Elle transpirait énormément, et son corps était brûlant de fièvre.
Sirius était resté toute la matinée à son chevet et ne l'avait pas quitté des yeux. Son regard était perdu sur le visage de sa sœur jumelle qui fronçait de temps en temps les sourcils.
- Sirius ?
Le jeune homme leva un regard embrumé vers sa mère. Ginny Kloves se tenait droite devant son fils, habillée d'un jean bleu et d'un gros pull noir. Ses yeux étaient rougis par la fatigue et ses pleurs. Des mèches rousses s'échappaient de sa tresse faite rapidement le matin même et allaient s'éparpiller autour de sa nuque.
- Sirius, mon amour, tu devrais aller te reposer. Tu n'as pas dormit de la nuit.
- Je vais bien maman. Je veux rester avec elle jusqu'à ce qu'elle se réveille.
- Mon bébé, tu sais, il n'y a aucune chance qu'elle ouvre les yeux de nouveau, annonça Ginny d'une voie étouffée par les sanglots.
- Bien sur que si ! Elle est forte !! Et puis, elle ne peut pas me laisser derrière elle comme ça. Ingrid n'est pas si égoïste.
- Si… Sirius ! S'exclama la femme, les joues inondées de larmes. Ta sœur va nous abandonner, les médicommages l'ont dit ! Arrête de te faire du mal !
- Et toi ne sois pas si défaitiste ! S'énerva le jeune sorcier. C'est toi qui l'abandonnes. Je crois en elle, je sais qu'elle se réveillera !
- ELLE EST ENTRAIN DE MOURIR !! Hurla Ginny à bout de souffle.
Ses poings s'étaient refermés sur son jean. La sorcière ferma les yeux et se laissa tomber à genoux face à ses deux enfants aînés.
- Ma petite fille est entrain de mourir Sirius ! Sanglota-t-elle. Je souffre… Je souffre autant que toi ! Ne me dis pas des choses aussi horribles. Je donnerais ma vie pour que ta sœur se réveille.
Sirius s'assit près de sa mère et l'enlaça pour lui porter réconfort. Une mère était entrain de perdre son enfant. Son cœur devait exploser en morceau. Et lui… lui, il perdait son double, son deuxième soit. Le jeune garçon caressa les cheveux emmêlés de Ginny en fredonnant une douce mélodie de chuchotements.
- Pardon maman.
- Je ne veux pas te voir souffrir. Tu restes près de ta sœur, tu la voies s'éteindre. Je ne veux pas que tu te fasses du mal.
- Mais maman, je ne peux pas la laisser comme ça !
- Je sais mon chéri, mais…
- Non ! Non, je ne veux pas. Je resterais ici.
- Sirius ! Supplia sa mère.
- Non !
Je resterais ici. Je resterais ici jusqu'à ce que… Jusqu'à
ce qu'elle se réveille.
Ginny releva la tête et
fixa son fils droit dans les yeux. Il était si courageux, si
fier ! Son cœur meurtrit se serra un peu plus fort. Elle
l'aimait tant. Et elle le comprenait. Lui ne baisserait jamais les
bras. Il avait confiance en sa sœur. Il resterait avec elle jusqu'à
ce que le destin ait fait un choix. Il était comme son défunt
père. Oh si Harry avait put être là ! Il
aurait tout fait pour le soutenir et aurait trouvé une
solution pour sauver sa petite fille.
- Je suis si fière de toi mon étoile ! Tu me redonnes du courage. Tu ressembles tant à… à Harry !
- Une fois, tu m'as dit, à moi et à Ingrid, que papa était dans notre cœur et que si on avait du chagrin, on pouvait lui parlait librement. Il nous écoutait de là haut. Il est en moi, en nous. Papa va aider Ingrid à s'en sortir.
Ginny secouée par le mélange d'émotions qui lui envahissaient le cœur ne réussit qu'à bouger vivement la tête de haut en bas pour acquiescer. Elle prit une longue inspiration et se leva lentement, aidée de son fils aîné.
- Sirius, je veux que tu ailles te reposer. Casper est allé promener les enfants dehors, la chambre d'hôtel est libre. Va dormir.
- Non !
- S'il te plaît Sirius !
- Maman, je ne veux pas la laisser seule ! Et même si je vais à l'hôtel, je n'arriverais jamais à m'endormir ! Je veux rester, je te l'ai dit !
- Mais il faut que tu penses à autre chose, va au moins t'aérer l'esprit…
Sirius ne répondit rien. Il ne savait plus trop quoi penser. Respirer quelques minutes l'air frais pourrait l'aider à être plus présent vers Ingrid. Il avait besoin de se reposer. Mais est-ce que sa mère avait bien compris qu'il refusait de laisser tomber Ingrid ?
- Ecoute, ma petite étoile. Voilà ce qu'on va faire.
Sirius lança un regard plein d'espoir vers sa mère.
- Tu vas aller à Poudlard, tu vas aller chercher quelques affaires et tu en profiteras pour respirer un peu. Ron et Hermione doivent venir nous rejoindre dans l'après-midi. Tu rentreras avec eux.
- Oui, mais…
- Laisse moi finir ! En attendant, je resterais avec Ingrid et je veillerais sur elle. Comme ça, elle ne sera pas seule.
- Merci maman, répondit Sirius émut aux larmes. Je t'aime…
Sirius ne se le fit pas répéter deux fois. Il arriva à Près-au-Lard en porteloin et se dirigea d'un pas pressé vers l'école de sorcellerie de Grande-Bretagne. Il ne croisa aucun élève, tous étaient en cours et les couloirs étaient calmes. Arrivé dans sa maison, il se dirigea vers le dortoir des filles et entra dans la chambre des septièmes années.
La pièce était vide. Les lits étaient faits à la perfection, tout était rangé, une chambre trop parfaite. Sirius s'avança mal à l'aise vers le lit de sa sœur. Il caressa délicatement la couverture. Une odeur de fruits rouges lui chatouilla les narines. L'odeur d'Ingrid. Une odeur sucrée et douce. Le jeune sorcier se dirigea alors vers l'armoire, l'ouvrit et y sortit un petit sac. Dedans, il y enfouit une brosse à cheveux, une peluche et deux cadres photo qui étaient installés sur la table de chevet. Comme ça, il pourrait familiariser la chambre d'hôpital où dormait Ingrid.
Le jeune Potter ne perdit pas plus de temps dans la chambre, il se dirigea vers la sienne et enfouit dans un autre sac des vêtements de rechanges pour pouvoir passer quelques jours au chevet de sa jumelle. Sirius sortit de la maison des Gryffondor d'un pas pressé. Ingrid lui manquait déjà. Mais alors qu'il allait prendre les escaliers qui descendaient à l'entrée du château, une voie retentie derrière lui.
- ELLE A DISPARUT.
- BORDEL JE CROYAIS QUE C'ETAIT VOTRE BOULOT DE LA SURVEILLER !!
- Bien, une fois que vous avez fini de mélanger la langue de bœuf avec la potion de refroidissement, vous pouvez y ajouter le reste des ingrédients dans l'ordre que je vous ai donné.
Tous les élèves de septième année qui avaient suivis les cours de potions se mirent à la tâche dans une synchronisation parfaite.
- Monsieur Gordean, vous seriez bien aimable de suivre un peu plus sérieusement ce cours de potion ! Ce n'est pas ainsi que s'effectue un mélange ! Un mélange ne doit pas être uniquement un ajout d'ingrédients et un touillage rapide avec une cuillère en bois, c'est bien plus délicat que cela. Il faut tout d'abord…
- Malicia ça va ? demanda Nathamael.
La jeune Ladislava n'écoutait plus le professeur depuis un bon moment. Le menton posé sur une main, la brunette avait la tête tournée vers la plus proche fenêtre et regardait dans le vague.
- Je suis vraiment inquiète, répondit la jeune fille.
- Oui, moi aussi.
- Nathamael, je voudrais vraiment pouvoir aller voir comment elle va.
- Ca ne servirait à rien ! Et tu le sais ! En plus, tu ne peux pas sortir de l'école. Tu n'en as pas l'autorisation…
- Parce que tu crois sérieusement qu'il me faut la permission ? Je sais très bien comment m'en aller sans me faire voir !
- Ca ne servirait à rien !
- SI ! Ca me rassurerait. En plus Si…
Malicia s'arrêta net. Son regard devint sombre et elle baissa la tête. Nathamael posa sa main sur son bras pour l'inciter à continuer.
- Sirius doit vraiment se sentir seul là bas. Il a besoin de réconfort. Ca doit être vraiment dur pour lui.
- Malicia, je ne suis pas sûr que ta présence l'apaiserait, murmura mal à l'aise Nathamael.
- Je sais. Il me déteste.
- NON ! S'exclama la jeune Weasley. Bien sur que non !
- MESDEMOISELLES ! Pourriez vous s'il vous plaît vous concentrer sur ce que je dis ?
- Excusez-nous, marmonna Nathamael.
La sorcière se retourna vers son amie et chuchota plus discrètement.
- Il ne te déteste pas, mais tu lui as fait vraiment du mal ! Comprends bien qu'il n'a vraiment pas la tête à vouloir arranger tout ça avec toi. Sirius avait peur de tomber amoureux. C'est un mec vraiment super. Et si tu avais été un peu plus sensé et bien il aurait eu tord de penser que les couples ce n'était que n'importe quoi. Maintenant, il se referme sur l'idée qu'il avait autrefois. Il ne voulait pas souffrir. Mais il s'est trop ouvert à toi et toi… tu l'as fuit. Tu l'as fait souffrir !
- Je… Je sais.
- Malicia ! Il va vraiment falloir que tu arrêtes de te monter la tête toute seule et de fuir. Affronte les choses en face. Au départ, tu avais déjà du mal à croire que quelqu'un pouvait s'intéresser à toi ! Mais aujourd'hui, tu es persuadée que tu ne mérites pas autant d'attention uniquement parce que tu es différente !
- Je ne suis pas si différente que ça ! S'énerva la Ladislava. Et puis je ne me monte pas la tête…
- Arrête ! Tu recommences ! TU es différente, et ça ne change rien.
Excédée, Malicia coupa vivement les ailes de chauves souris avant de les balancer dans le chaudron sous le regard noir du professeur.
- Pourquoi tu me dis tout ça ?
- J'en ai marre de te voir tout le temps entrain de penser qu'à toi ! Tu ne te rends même pas compte que tu fais souffrir ton entourage !
- Miss Weasley ! Je vous demande de vous taire ! Rugit Mestivoï, alors qu'il énumérait calmement les différentes étapes de dispersion d'organes de rats.
- Nathamael, calme toi, marmonna Ewan. Ne passe pas tes nerfs sur Malicia comme ça !
- J'essaye juste de lui faire comprendre qu'elle devrait arrêter d'être aussi égoïste !
- MISS WEASLEY !
- OH ! C'est bon ! S'écria Nathamael en jetant un regard glacial au professeur.
L'Homme lui lança un regard furieux plein de mépris et se dirigea vers elle sous le regard intrigué des autres élèves de la classe.
- Je vous veux ce soir dans mon bureau, et on verra si vous serez toujours aussi bavarde…
La jeune fille baissa la tête sous la menace du professeur et continua sa potion dans un silence pesant tout en lançant des regards vers Malicia.
- Je suis désolée, je suis entrain de m'enflammer.
- Ce n'est pas grave, marmonna sa voisine de table.
- Si, pardon. Je… J'ai les nerfs à fleur de peau et… et je veux juste que tu comprennes qu'il faut que tu te réveilles.
- Mais je suis réveillée ! Gronda Malicia toujours sous l'effet de la colère.
La jeune Ladislava avait du mal à encaisser les mots de son amie. Elle avait beau se pardonner, Malicia savait qu'elle avait raison et c'est ce qu'il l'énervait le plus.
- D'ailleurs, je vais te le prouver. Ce cours m'ennui !
Ewan, Rodéric et Nathamael regardèrent leur amie avec surprise. La jeune fille ouvrit son sac de cours et en sortit un petit flacon où dedans baignaient des poils de lapins dans un liquide violet. Dans un pop sonore, la Ladislava ouvrit la bouteille et versa tout son contenu dans la marmite.
En deux secondes, une fumée violette et dense envahie la salle. Une odeur d'œuf pourri inonda la pièce sous les cris affolés des élèves. Tous se réfugièrent dans le couloir. Nathamael n'avait même pas eu le temps de demander des explications à son amie. La fumée était si compacte qu'elle l'avait perdue de vue. Elle avait juste eu le temps la voir partir en courant vers la fenêtre la plus proche, disparaissant derrière l'énorme nuage violet.
Une fois tous els élèves dehors, le professeur ferma violement la porte de la salle de classe et se retourna vers les élèves apeurés et se bouchant encore le nez face à l'odeur infecte.
- QUI A FAIT CA ??
Il n'eu aucune réponse. Les élèves, bien trop occupés à fuir le couloir pour s'éloigner de l'odeur n'avaient en aucun cas été impressionnés par ce cri de colère.
- Qui a fait ça ? Répéta le professeur.
Nathamael qui avait enfouit son nez dans l'épaule d'Ewan ne sut vraiment se qui se passait en elle. Son regard devint flou et sans réfléchir, elle tourna la tête vers le professeur. Il avait l'air calme et pourtant, son regard était pénétrant et pétrifiant. Tous les élèves eurent la même réaction. Les filles qui criaient de mécontentements se turent et regardèrent impressionnées Mestivoï. Les étudiants qui partaient en courant pour se réfugier s'arrêtèrent net et dans une lenteur envoûtante, ils se retournèrent et posèrent toute leur attention sur l'homme à carrure impressionnante.
Rodéric qui ne comprenait pas cet attrait soudain envers son professeur lança un regard mal assuré vers Ewan qui cherchait du regard quelqu'un.
- Où est Malicia ? Chuchota-t-il.
- QUOI ?
Ils se retournèrent vers Drevan qui tout à coup avait l'air très inquiet.
- Malicia ? Où est-elle ?
- J'en sais rien moi ! Grommela Ewan sous la défensive.
- On est pas là à surveiller tous ses faits et gestes ! Ajouta Rodéric.
- MILA ! Tu devais la surveiller de près !
- Mais je… Répondit la blondinette tout à coup mal à l'aise.
- TU NE SERS VRAIMENT A RIEN ! S'emporta Drevan.
Tous le regardèrent avec effroi. Nathamael ne l'avait jamais vu comme ça. Lui qui d'habitude gardait son calme et était si joyeux. Là, son aura était oppressante et sombre. Slimane qui était juste à côté de lui, recula de trois pas, effrayée.
- Mestivoï, suis moi ! Ordonna le jeune homme.
Et tous deux disparurent à l'angle d'un couloir, suivis de Mila qui leur courait après. Nathamael lança un regard interrogateur à Rodéric qui ne lui répondit que par un froncement de nez. L'odeur d'œuf pourrie était insupportable et tous les élèves revinrent à la raison et fuirent les lieux en se bouchant le nez.
Malicia avait préparé cette potion la veille même. La Ladislava avait suivit le manège des aurors. Elle se doutait qu'ils faisaient attention à elle. Et le fait qu'elle soit une ladislava devait y être pour beaucoup. Sûrement que le ministère avait tout fait pour garder un œil sur elle. Après tout, elle était la cause de l'attaque de Voldemort à l'école des sorciers d'Angleterre. Ne pouvant pas aller voir Ingrid sans autorisation, la sorcière avait tout préparé et attendait avec impatience l'occasion de verser sa potion. Ainsi, elle pourrait fuir et s'occuper de son amie. Après tout, il leur faudrait un petit moment avant de voir sa disparition. Ce n'est pas comme si elle était le centre du monde. Ce n'était qu'une élève comme une autre. Pourquoi un professeur de potion imbue de lui-même ferait attention à son absence ?
Sirius se précipita en bas des escaliers pour se faufiler dans un coin sombre afin de mieux observer la scène. Une dizaine de sorciers descendaient en trombe les escaliers et s'éparpillaient un peu partout, la plupart, se dirigeant dehors. Le jeune Potter aperçut alors son camarade de classe.
- Je ne comprends pas comment c'est possible ! Grognait-il alors qu'il descendait, accompagné du directeur et de Mila. Elle était encore en classe avec nous avant que ça n'arrive.
- Ne t'inquiète pas Drevan, je suis sûre qu'elle n'est pas loin.
- Tais toi ! C'est à cause de toi si elle a réussit à s'enfuir !! Rugit le jeune homme.
- Non ! J'y suis pour rien !
- Tu devais garder un œil sur elle ! Et elle a disparut !
- Mais comment voulais-tu qu'à un moment pareil j'essaye de voir ce qu'elle fasse ? je préférais m'enfuir comme tous les élèves pour fuir l'odeur…
- A chaque fois c'est la même chose, tu ne fais ton travail qu'à moitié ! Même la nuit quand elle se lève tu roupilles…
- Je…
- heureusement que je fais assez attention à ses faits et gestes et que ces intensions sont assez clair dans son esprit.
- Allons Drevan, coupa le directeur. Ne vous en prenez pas à votre cousine ainsi. Elle est fidèle et sûre. Un peu feignante et rêveuse certes. Mais là n'est pas la question. Nous devons à tout pris nous assurer qu'Elle soit en sécurité. Si elle s'éloigne du château, cela risque de lui coûter cher.
Drevan grogna pour seule réponse tout en avançant ver les Grandes Portes. D'un geste, il les fit s'ouvrir brutalement. Un vent glacial se faufila dans la pièce et fit frissonner Sirius qui se recroquevilla contre le mur. Ce sorcier était vraiment impressionnant. Trop impressionnant. De plus, il en voulait à Malicia. Mais où était cette idiote ?
Le jeune homme blond se tourna vers sa cousine et le directeur. Son air était trop fier pour un simple élève de Poudlard.
- Allez vérifier le village d'à côté, si elle n'est pas là, il y a de fortes chances qu'elle se soit réfugiée vers Ingrid Potter.
- Bien mon prince, répondit le directeur en inclinant respectueusement la tête.
L'homme se tourna vers la porte et en une ondulation des épaules, fit apparaître deux magnifiques ailes jaune pâle qui se déployèrent de son dos. Mila à côté fit de même. Ses ailes étaient violet pastel. Sirius resta subjugué par la beauté de la jeune fille. Alors que elle s'apprêtait à sortir, Drevan posa un main amicale sur son épaule droite.
- Mila ?
- Oui Drevan ?
- Ne me déçois pas.
- Je ferais tout ce qui est en mon possible.
Et avec une petite révérence, la jeune fille s'éloigna du jeune homme et d'un battement d'aile s'envola avec le directeur, disparaissant derrière la forêt interdite.
Drevan resta statique sur le porche de l'entrée. Un frisson lui parcoura le corps et il décida de rentrer. Il ferma une porte, puis la seconde. D'un mouvement de main, les chandelles s'allumèrent. Le garçon se retourna alors et fit face à Sirius qui n'était plus caché par aucune ombre.
- Alors Sirius Potter, vous ne devriez pas être au chevet de votre sœur ou bien elle a déjà succombé ?
- Qui es-tu ? Murmura Sirius qui se décrocha du mur et s'avança menaçant vers le blond.
Celui-ci ne bougea pas, ni ne cilla. Il eu un sourire mauvais et baissa légèrement la tête pour se présenter fièrement.
- Je me nomme Drevan, fils de Dudko et Kasi. Prince des Ladislaves.
TADAMMMM On arrive enfin a un chapitre intéressant. A partir de là, tout devrait aller très vite. Je ne sais pas encore combien de chapitres exacts sont prévus. Je ne sais pas trop si je dois encore ajouter de nouveaux éléments. J'aimerais faire un chtit sondage :
Qui aimerait que Harry apparaisse ?
Vous aimeriez que je finisse cette fic bientôt (c'est-à-dire dans deux ou trois ou quatre chapitres) ?
JOYEUX NOEL A TOUS ET BONNE ANNEEEEEEE
