PDV Jacob
J'attendais, j'étais à l'affût de la moindre information pouvant m'informer sur la suite des évènements. Je savais que Billy était campé devant le téléphone, inquiet pour son ami et pour le traité qu'il pensait que j'avais rompu. Ce fut finalement un discret coup frappé à la porte qui me sorti de mes réflexions. Je ne m'étais pas rendu compte que la nuit était tombé. J'entrouvrais la porte de ma chambre et fronçais le nez face à la puanteur qui avait assaillit ma maison. Non, ce n'était pas Sam, c'était sans aucun doute possible le traite à sa race, Seth. Il puait aussi fort que ses nouveaux amis suceurs de sang.
- Alors, qu'est ce qu'il s'est passé ? Demanda Billy.
- Charlie est bien allé chez les Cullen, mais Carlisle est su bien géré l'affaire et le calmer. Tout est arrangé, mais le mariage va être reporté.
Comment ça, tout est arrangé ? Non, rien n'était arrangé, Bella était encore chez ses monstres, et je n'avais même pas réussi à empêcher cette parodie de mariage. Charlie était mon dernier espoir de régler ça en douceur. Il fallait que je trouve un autre moyen et vite, bien que ce nouveau délai me laissait un peu de répit, il ne fallait pas que je tarde, avec tout leur fric il pourrait s'arranger pour organiser l'évènement en quelques jours.
- Je peux le voir ? Demanda Seth.
Je savais très bien qui était le « le », je retournais donc rapidement dans ma chambre et m'allongeas sur mon lit l'air de rien. La porte s'ouvrit et laissa entrer un Seth puant encore plus dans cet espace confiné.
- Tu aurais au moins pu prendre une douche, tu vas faire empester ma chambre.
- T'es qu'un pauvre con Jacob. Quand je pense que je t'admirais et je te respectais. Tu es pathétique.
- Moi, pathétique ? Tu t'es pas regardé, un loups qui pu la sangsue, tu es une honte pour ta race.
- Je n'ai pas honte de mon imprégné, mais toi, tu devrais avoir honte de t'abaisser à manigancer et utiliser l'ami de ton père pour essayer d'avoir une fille qui ne t'aime pas.
- Bella m'aime.
- Ah oui ! Première nouvelle. Tout le monde sait que Bella aime Edward, tu le sais toi aussi, mais tu es trop fière pour l'accepter. Tu sembles oublier que nous partageons nos pensées sous notre forme de loup. Bella ne t'es pas destiné, elle n'est pas ton imprégné et tu le sais aussi bien que moi. Tout ce temps que tu as passé avec elle, tu as bien vu qu'elle ne l'oubliera jamais, qu'elle ne pourra jamais t'aimer comme elle l'aime. Si tu aimais vraiment Bella tu la laisserais tranquille.
- Jamais.
- Eh bien, je te plain.
PDV Lili
J'attendais Emmett, je voulais que nous discutions de ce qu'il s'était passé. Je ne m'étais jamais posé de question sur sa condition. Je ne lui avais jamais posé de question. Je mettais juste contenté de profiter de l'instant présent, sans jamais me poser de question. Je ne nous voyais pas vraiment comme un couple, mais plutôt comme deux adultes consentants et qui s'amusaient bien au lit. Mais la vérité est que j'espérais secrètement que pour lui ce n'étais pas le cas, qu'un jour nous aurons notre grande discussion et qu'il me demanderait… me proposerait… je n'sais pas…que nous formerions un vrai couple et que (même si je trouvais ça un peu flippant et démodé) qu'il ferait comme son frère et m'inviterait à vivre avec eux, dans leur superbe maison avec toutes ces jolies voitures et tout le tralala. Mais Emmett restait Emmett, drôle et croquant la vie à pleine dent sans se prendre la tête.
Il m'avait finalement appelé trois heures après le drame et s'était confondu en excuse, c'était plutôt bizarre de l'entendre s'excuser avec ses « je suis vraiment désolé bébé…j'aurais du faire plus attention…je ne t'ai pas trop effrayé…je ne veux pas que tu ais peur de moi…je ne veux pas te perdre…je ne sais pas ce que je ferrais sans toi…je t'aime ». Moi qui voulais connaître ses sentiments à mon égard, j'étais servi. Il a marqué ensuite un temps d'arrêt, et j'ai compris qu'il attendait que je lui dise la même chose alors je me suis exécuté. Puis il m'a demandé en cherchant ses mots (ce qui était plutôt drôle) combien de temps durait ma…mauvaise période. Il m'avait dit qu'il valait mieux qu'il reste loin de moi durant cette mauvaise période, il m'a dit qu'il allait chasser. Je n'ais bien sûr pas osé lui demander ce qu'il chassait, mais je ne m'inquiétais pas trop parce que je savais qu'il n'était pas comme Dracula, il ne tuait les humains, mais je n'arrivais pas visualiser sa chasse.
Trois jours, trois jours que je n'avais pas vu Emmett. Bien que nous nous soyons appelé tous les jours, et même plusieurs fois par jour, j'avais envi de le voir, de le toucher…qu'il me touche, de le sentir en moi. C'était franchement déstabilisant, j'avais passé un an sans mec et ça ne m'avait pas manqué du tout mais, trois jours sans Emmett et je me sentais devenir folle, comme si j'étais une dopé en manque. Et pourtant je m'étais toujours débrouillé pour ne pas toucher à la drogue, et croyez moi c'était un vrai chalenge étant donné le milieu dans lequel je bossais. Parce que, franchement, se déhancher presqu'à poil dans une salle pleine à craquer de mec excité qui s'imaginent entrain de vous sauter, ça demande un certain courage. La plupart des filles prenait un truc pour se booster. Enfin bref, Emmett était comme une drogue pour moi, rien que de penser à la dernière nuit que nous avons passé ensemble…ma culotte était si trempée que j'avais l'impression que mes règles étaient revenu. Il fallait que je me calme, une douche froide me permettra peut-être d'y arriver. Alors que je me dirigeais vers la salle de bain, mon portable se mit à sonner. C'était justement mon apollon aux dents longues (bien que ses dents ne soient pas si longues que ça. En fait, elles étaient normales, ça m'avait un peu déçu qu'il n'est pas de longue canine comme dans les films d'horreurs. Oups, je m'égare à nouveau…)
- Allo !
« Salut bébé ».
- Salut toi, où t'es ?
« Pas loin…hum…tu vas mieux…enfin, je veux dire…t'es…hum, tu sais… »
- Oui, c'est bon, tu peux revenir.
Pas la peine de le torturer plus longtemps n'est ce pas. Il avait tellement de mal à parler de ça.
« Ouf, je suis en bas, je monte »
- Ok, je t'at…
Je n'ai même pas eu le temps de finir ma phrase que déjà il toquait à la porte.
- Tu as fait vite.
- Tu me manquais trop. Je suis désolé…désolé…désolé. A-t-il murmuré contre mes lèvres.
Mais déjà je ne l'écoutais plus. Mes jambes étaient enroulées autour de sa taille et ma jupe relevée. Je peux vous dire que lui aussi était content de me voir, à moins que ce soit une lampe électrique que je sentais dans son pantalon. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ma culotte gisait en lambeau sur le parquet parfaitement ciré, et il pénétra sans préliminaire. Heureusement que ma petite rêverie m'avait en quelque sorte préparé, parce qu'il était d'une voracité presque animale, il tremblait et avait du mal à se contrôler. Je ne sais pas à quel moment il s'est débarrassé de son pantalon et de son boxer et franchement, je m'en foutais. J'étais tellement excité, que j'ai joui vite, trop vite. Heureusement qu'il était doué pour l'endurance, car j'en voulais encore. J'ai brièvement repris mes esprits quand il s'est retiré, et je me suis aperçu que j'étais face au canapé, il est passé derrière moi et m'a à nouveau pénétré. Je n'ai pas pu retenir un cri devant la force et la brutalité de son geste. J'avais l'impression de me faire défoncer par un…en fait, je ne trouvais même pas de comparaison, je sais juste que j'avais mal, très mal, je pensais même qu'il allait finir par me broyer les os.
- Doucement. Réussis-je à dire entre mes dents.
- Je…ne peux…pas…ça fait…trop…longtemps…t'es si …serré…si chaude…pardon bébé…je ferais…doucement…la prochaine…fois…oh bébé !
Je serrais donc les dents et attendais, au bout d'un moment, mon corps s'était habitué à sa présence et je commençais à prendre mon pied, mais alors là, un pied d'enfer. Je ne suis pas une adepte du sado masochisme mais j'avoue que ce n'était pas si mal, passé le choc du début. J'ai eu le plus gros orgasme de ma vie et je n'ai pas pu m'empêcher d'hurler le prénom de mon apollon, qui ma suivi après un dernier coup de rein. Nous nous sommes ensuite effondrés sur le canapé en nage (moi bien sûr).
- Waouh !
- Comme tu dis. C'est tout ce que j'ai pu dire avant de m'endormir comme une masse
N'étant pas un vampire, je me suis réveillé couverte de bleu et je marchais comme une fille qui s'était taper un black (enfin, si ce qu'on dit est vrai à propos des blacks).
Puis la vie a repris son cours, nous avons fait du shopping et il m'a emmené mangé au resto une fois, en grimaçant devant les plats posés devant moi, et en jetant des coups d'œil pas très discrets sur sa monstre (pas très romantique l'ambiance, mais au moins il avait fait l'effort de m'y emmener), nous avons fait un petit inventaire de ce qui avait été cassé dans l'appart (et je peux vous dire qu'il y en avait, en passant par les coussins éventrés, les chaises, le plan de travail de la cuisine, sans parler de la salle de bain, ni de la chambre principale) pour les faire remplacer, nous ne voulions pas subir la colère d'Alice même j'étais sûr qu'elle savait déjà dans quel état étai son appart. Et nous sommes rentrés à Forks pour assister au mariage d'Edward et Bella.
Forks était vraiment petit, un bled paumé au milieu de nulle part, mais les Cullen avaient quand même réussit à dénicher une superbe maison dans ce trou. La maison était silencieuse, apparemment les autres Cullen n'étaient pas là parce que même s'il était 8h du mat je savais qu'ils ne dormaient jamais. Peut-être qu'ils étaient tout simplement trop silencieux pour mes oreilles d'humaine, je n'sais pas. Emmett est sorti du taxi et me tenait la portière quand tout à coup, il s'est figé, la tête tourné vers une fenêtre du premier. J'ai cru un moment qu'il y avait un problème, avant de voir son visage s'éclairer un sourire sur ses lèvres. Puis, il est entré dans la maison en me laissant en plan dans le taxi avec les bagages encore dans le coffre, et le taxi pas payé. J'ai entendu un « Crac », « boom » assourdissant et j'ai tout de suite compris que l'Emmett blagueur était de retour. Puis j'ai entendu un cri (surement Bella) et un grognement (Edward), et Emmett crier « Alléluia Eddy, t'es un homme maintenant », et « sors d'ici immédiatement » puis, « attend, il faut que je prenne une photo », « non » (encore Bella), « Emmett ! ». Et ensuite tout un tas de juron et de bruit bizarre. Heureusement que je n'avais pas dépensé un sou en France, le chauffeur a sorti les valises du coffre et les a déposé sur le perron, je l'ai laissé un bon pourboire pour le remercier. Puis je me suis assise sur les marches à attendre la suite.
