26.

— Je ne savais pas où aller… sanglota Hermione quand la porte à laquelle elle avait frappé s'ouvrit.

— Tu as bien fait de venir chez nous, la rassura immédiatement Tonks. Entre vite.

La jeune femme resserra sa prise autour de son bébé, qu'elle tenait contre elle, dissimulé sous son manteau pour le protéger du froid et passa devant l'autre qui l'accompagna dans le salon où, affalé dans un fauteuil, Lupin leva les yeux au-dessus de son journal pour voir qui était entré.

— Je vous présente Godric, mon fils, fit la Gryffondor en le dévoilant à leur vue.

Les deux sorciers échangèrent un regard entendu, signe qu'ils pensaient à la même chose.

— On va prévenir qu'on n'assistera pas à la réunion de l'Ordre, ce soir, firent-ils d'une seule voix.

— Non ! S'il vous plaît, ne faites surtout pas ça. Il risquerait de comprendre que je suis avec vous !

— Qui ça ? demanda paisiblement Tonks.

— Le père.

— Qui est-ce ? l'interrogea à son tour Lupin, sur le même ton calme.

— Snape.

Elle avait baissé les yeux dans son aveu, craignant malgré tout leur réaction.

— Bon, Dora, voilà ce qu'on va faire : je vais y aller tout seul et je dirai… que tu es souffrante.

— D'accord. Comme ça, je pourrais rester avec Hermione sans que ça n'éveille ses soupçons.

Ils s'embrassèrent rapidement et son ancien professeur déposa un tout aussi bref baiser sur le front de la Gryffondor avant de partir au square Grimmaurd par la cheminée.

— Avec son physique, je n'aurais jamais pensé que Snape puisse avoir un petit bout aussi craquant, pensa tout haut l'Auror qui ne réalisa son indélicatesse que trop tard. Oh désolée, je ne voulais pas te vexer ! bafouilla-t-elle précipitamment, ses cheveux virant au même rouge que ses joues.

— C'est pas grave, je t'assure. J'ai eu des mots cent fois plus durs envers lui…

— Il est tard, tu devrais te coucher. Tu nous raconteras tout demain.

Lorsqu'elle se réveilla sur le canapé de ses amis le matin suivant, son premier réflexe fût de chercher son fils du regard. Elle le trouva dans les bras de Remus, en train de jouer avec le col de sa chemise alors que le sorcier le berçait en marchant dans le salon. Elle se redressait en position assise quand Tonks vint s'installer à côté d'elle avec à la main, une tasse de thé qu'elle lui tendit.

— Tout le monde s'est plaint d'avoir mal à la tête en fin de réunion, annonça l'ancien professeur. Je crois bien que ton papa a sondé les esprits des membres de l'Ordre pour vous trouver, ta maman et toi, dit-il au bébé qui émit alors une série de gargouillements. Mais ça n'a pas marché sur tonton Remus parce que la pleine lune approche et que ça rend son esprit insondable…

— Tu sais, Hermione, tu ne vas pas pouvoir le fuir éternellement… fit Tonks avec circonspection.

— Non. Mais J'ai encore besoin de temps pour accuser le coup, dit-elle avant de tout leur raconter.


Note de Sevy4eveR : Aaaah la la, Hermione est aussi bornée que Severus quand elle s'y met. Tout ce suspens c'est vraiment pas bon pour ma petite santé ^^ Je suis pressée de voir ce que tu nous réserve pour la suite.

*** Sevy4eveR Touch ***

- Je vous présente Godric, mon fils, fit la jeune femme en le dévoilant à leur vue. (Dans le genre direct... on fait difficilement mieux ^^)

- Avec son physique, je n'aurais jamais pensé que Snape puisse avoir un petit bout aussi craquant, pensa tout haut l'Auror qui ne réalisa son indélicatesse que trop tard. (Elle est pas gênée, elle !*air vraiment en colère* AVADA KEDA... bon, ok, je reconnais que c'est un peu radical, mais on ne critique pas mon petit Severus XD)

- Oh désolée, je ne voulais pas te vexer ! (Trop tard ! )bafouilla-t-elle précipitamment, ses cheveux virant au même rouge que ses joues.