Yo les chatons !
La révélation du meurtre de John par notre cher Barnes semble en avoir surprises plus d'une, bien qu'à présent cela paraisse évident =)
Quelques-une d'entre vous ont reconnu la scène du film dans laquelle Natasha raconte à Steve sa rencontre avec le soldat de l'hiver, dans laquelle ce dernier tire une balle à travers le corps de la jeune femme afin d'atteindre l'ingénieur. Et oui, j'aime quand les événements se relient !
MMSSR : Pour Vermis, tu vas avoir ta réponse ci-dessous =)
Anna shell : merci pour tant d'enthousiasme, j'espère que le film t'a plu !
mimi70 : l'insomnie, quelle plaie ! Il se pourrait que tu ais vu juste ;)
Andrea : Il y aura 28 chapitres et un épilogue ! Mais si tu aimes mon style d'écriture, je reviendrai avec d'autres fictions prochainement =)
Bee : N'ais pas peur !
MissJedusor-Disngirl : Merci, et oh combien ton analyse de Barnes est juste ;)
Miluzine96 : oui, j'aime prendre les petits détails des films et des histoires et les réutiliser à ma sauce =)
Mirlana : Merci ! Oui, tu as tout bien compris =) et pour les dialogues en allemand, ils ne sont pas très importants (ce sont des ordres pour la plupart)
Hinata des bois : et pourtant non, rien n'est truqué haha !
Rose-Eliade : oh mais je ne veux pas votre mort, quelle idée ! que ferais-je sans vous, mes fidèles lectrices ?! ;)
LetsHaveAFondue : Barnes est-il amoureux d'Eva, et Eva de Barnes ? Telle est la question !
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Miluzine96 avait remporté une question lord du concours :
question : Les deux fanfictions que tu as écrites ont pour personnage principal un OC, c'est ce que tu préfères faire ou tu envisages d'écrire quelque chose dont le personnage principal serait déjà connu (dans ta prochaine fic par exemple) ?
réponse : très bonne question ! J'aime écrire des intrigues en parallèle de celles des univers originels. Avec un OC je me sens beaucoup plus libre dans l'écriture, je peux tout inventer et relier cet OC à l'histoire principale. Pour ma prochaine fiction, il s'agira également de plusieurs OC, j'en profite d'ailleurs pour passer un message : je suis à la recherche d'une bêta pour ce prochain projet. Ceci dit, je n'exclus pas du tout le fait d'écrire prochainement sur un personnage déjà connu !
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La gagnante de la semaine dernière était Hinata !
question : Je vais me répéter encore une fois, mais tu sais à quel point j'aime le personnage de Loki dans les Avengers et dans Thor et je voudrais savoir si un jour, comme ça, si tu t'ennuies, tu pensais écrire un fiction sur lui? Je me dis qu'une fiction sur Loki, avec ton talent, ça serait juste magnifique.
réponse : J'avais pour projet il y a quelques années d'écrire une histoire sur Loki ! Mais à dire vrai, il y en a déjà tellement, et je me suis un peu lassée de ce personnage... Je n'ai pas l'envie ni l'inspiration pour me lancer dans ce projet dans l'immédiat, mais qui sait, j'avais dit que je n'écrirai plus sur la Terre du Milieu, et pourtant j'y reviens très prochainement ! Donc pour Loki, un jour peut-être ;)
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Cette semaine, la gagnante est... LetsHaveAFondue !
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Bonne lecture à tous =)
Ludivico Einaudi - Eyes clodes : watch?v=pjA7HcfsyKQ&list=PL60F5FEEA323596B8&index=96
Chapitre 25 : Seule.
Je suis recroquevillée sur ma couchette depuis des heures, et tente de faire abstraction de la douleur se propageant dans tout mon bras. Cette douleur est une véritable torture. J'ai mal à en mourir, et pourtant je ne meurs pas. Je suis livrée à moi-même, à ma peur et à ma solitude. Allongée face au mur, je compte les petits carreaux de carrelage blanc qui le recouvre. Une bouteille d'eau vide traine à côté de moi. Je tente d'ignorer la couche de saleté qui me recouvre. J'ai beaucoup pleuré, mais à présent mes yeux sont secs, mon corps semble vider. Les larmes séchées sur mes joues tiraillent ma peau. La porte finit par s'ouvrir, mais je ne bouge pas.
- Reprenons là où nous en étions.
C'est la jeune femme. Je me retourne péniblement et lui fais face. Comme la première fois, elle a ramené une chaise métallique et s'installe devant ma couchette. Son corps est droit et son regard stricte. Je m'efforce de me redresser, mais chaque mouvement m'arrache un gémissement de douleur. Je ramène vivement mon bras blessé contre moi. Mes yeux s'égarent vers la cellule que j'ai déjà passé en détail pendant mes longues heures d'enfermement. Les murs sont entièrement recouvert de carrelages blancs qui rendent la pièce plus lumineuse. Hormis la couchette, il y a un lavabo et des toilettes.
- Comment avez-vous trouvé l'emplacement de cette base ?
Encore cette question. Le sang tambourine dans mon bras. J'ai du mal à rester concentrée tant la douleur est forte. Je donnerais tout pour de la morphine. Comme si elle avait lu mes pensées, l'agent sors de sa poche une seringue remplie. Elle s'assure que je la vois bien avant de la poser en évidence sur ses genoux. Comprenant rapidement son chantage, mes défenses tombent et je commence à répondre à ses questions. Ma langue se délie, plus rien ne la retient. Il y a encore quelques heures, je n'aurais pas parler pour protéger Barnes. Mais à présent il n'existe plus pour moi. A présent, je suis seule.
L'interrogatoire dure longtemps. J'ai l'impression de me répéter souvent. Le cambriolage de la maison de mon père, le vol en avion, Londres, le ferry, le manoir de Lehmann... L'agent m'interroge sur le déroulement des événements depuis Washington, mais je ne me souviens plus de tout. La douleur anesthésie en partie mon esprit et je mélange certains détails. Bientôt, je ne peux même plus parler. Mon visage se pare d'une grimace de souffrance alors que je me recroqueville sur mon bras. J'entends la chaise grincer. Une main froide saisit mon bras brulant. J'aperçois l'aiguille de la seringue et manque de tourner de l'œil lorsqu'elle s'enfonce dans mon bras violacé.
La porte se referme et je suis seule à nouveau. La morphine ne fait pas effet tout de suite et j'endure encore la douleur pendant plusieurs minutes avant qu'enfin elle ne commence enfin à diminuer.
Mes heures sont rythmées par la visite de différents agents, qui viennent pour mes questionner encore, pour mes piqures de morphine, ou pour mes plateaux repas. Être enfermée ainsi après des jours de cavale est étrange. J'ai l'impression d'étouffer. Dans un moment de folie, j'ai jeté mon corps contre les murs, j'ai frappé le carrelage de mon poing valide, j'ai hurlé à plein poumons. Mais rien n'a changé. A présent, je reste prostrée sur ma couchette, attendant que le temps s'écoule. Je repasse le fil de ma vie dans ma tête, les derniers événements, la vidéo de l'assassinat de John. Et des moments plus joyeux également, comme ceux de mon enfance, lorsque tout était plus simple.
J'ai le sentiment de vivre éveillée dans le rêve de quelqu'un d'autre. Et je ne souhaite plus, de toutes mes forces, que dormir. Que tout soit paisible et silencieux, que je meure et que j'oublie. Ma seule consolation dans cette attente interminable est la mort imminente qu'HYDRA a prévu pour moi. Vais-je souffrir ? A rester enfermée ainsi des heures, voire même des jours, j'ai presque l'impression qu'ils m'ont oublié. Je vais peut-être mourir ici, dans cette cellule éblouissante, loin du reste du monde.
- Arrête tes conneries Eva.
Je me redresse brusquement sur la couchette. John est là, appuyé négligemment contre le mur blanc. Il n'a pas changé depuis la dernière fois que je l'ai vu. A présent que j'ai presque atteint son âge, nous nous ressemblons encore plus. Les mêmes traits fins, les mêmes yeux bleus, le même sourire. Sauf que le mien m'a quitté depuis longtemps.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis passé vous voir ton p'tit ami et toi, dit-il en m'envoyant un sourire en coin.
- Ce n'est pas mon petit ami. Il t'a tué, tu as oublié ?
John m'ignore et fait le tour de la cellule. Il aperçoit les plateaux repas auxquels je n'ai pas touché. Son visage devient sérieux tout à coup. J'entends alors le bruit magnétique du verrou, et mes yeux se braquent par réflexe sur la porte.
- Eva, il faut que tu te battes, sinon je serai mort pour rien, me chuchote John depuis l'autre coin de la pièce.
Un agent entre. Ce n'est pas la jeune femme, mais un homme armé au visage fermé. Lorsque je regarde à nouveau dans la direction de mon frère, il s'est volatilisé.
- Levez-vous.
Je ne bouge pas. Maintenant que j'ai tout balancé, on va surement se débarrasser de moi. L'agent m'empoigne et je me retrouve à nouveau escortée par deux gorilles à travers les dédales de couloirs. Cette base est un véritable labyrinthe. A présent que la mort tant attendue paraît si proche, mon instinct de survie semble reprendre le dessus. Mes jambes tremblent tellement que les deux hommes sont obligés de me porter jusqu'à un ascenseur. L'atmosphère est électrique dans la cabine. Mes yeux cherchent partout une échappatoire. Malheureusement, les deux agents me tiennent fermement, et l'objectif d'une caméra de sécurité reste braquée sur nous. Même si je parvenais à me libérer, il y a peu de chance pour que j'arrive à me retrouver dans cette base alambiquée.
Lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrent à nouveau, je reste bouche-bée. Nous pénétrons dans un couloir richement décoré. Le béton des murs et du sol a laissé place à une moquette moelleuse et à des murs bordeaux recouverts de portraits et de photographies. Les deux agents me tirent en dehors de la cabine et nous traversons le couloir. Mes yeux s'attardent sur les murs. Les portraits représentent tous des hommes se tenant fièrement devant l'objectif et arborant leurs plus belles décorations militaire ainsi que le brassard d'HYDRA. La vue de l'un d'eux me coupe la respiration, son crâne est entièrement rouge, comme si la peau de son visage avait été arrachée. Je n'ai pas le temps de l'observer en détail. Face à moi, l'un des deux agents ouvre un double porte et je suis conduite dans un vaste bureau.
Mes yeux sont immédiatement attirée par l'immense baie vitrée ouvrant sur les paysages montagneux de la Forêt Noire. C'est étrange de revoir enfin l'extérieur après toutes ces heures d'enfermement. Le soleil est déjà bas dans le ciel et une lumière orangée recouvre les cimes des arbres.
- Mademoiselle Pierce, m'interrompt alors une voix grave. Asseyez-vous.
Je regarde enfin Vermis. Son bras me désigne l'un des sièges disposés autour d'une immense table de réunion en bois sombre. J'obéis docilement. Le fauteuil n'est pas très confortable, son dossier m'oblige à me tenir droite, en alerte. Vermis, les mains dans son dos, entame alors les cent pas.
- J'ai eu vent de votre récente collaboration durant les interrogatoires.
Je reste silencieuse. Vermis commence à me donner le tournis à marcher devant moi.
- Si je vous ai convoquée, c'est pour vous faire part d'une proposition.
Vermis sait à présent qu'il a toute mon attention.
- Étant donnés les derniers événements de Washington, notre organisation s'est vue compromise au sein du SHIELD. Nous n'avons aujourd'hui plus accès ni leurs ressources informatiques ni à leurs ressources financières.
- Je croyais que le SHIELD n'existait plus.
- Son démantèlement n'était qu'une ruse médiatique à l'égard des politiques. Le SHIELD existe toujours mais tous nos agents sont démasqués. Il nous faut donc quelqu'un qu'ils croiront, quelqu'un qui ne représente aucune menace à première vue afin d'infiltrer leurs rangs.
Vermis attrape alors un dossier sur un grand bureau situé à quelques mètres. Il s'approche ensuite d'un pas décidé dans ma direction et laisse tomber le dossier sur la table dans un bruit sourd, juste sous mes yeux. Je l'ouvre d'une main tremblante et découvre des photographies en noir et blanc. Il y en a une dizaine et chacune d'elles représente l'agent Hill et moi même en train de discuter dans un cimetière. C'était le jour de l'enterrement de mon père.
- Vous avez déjà des contacts avec Maria Hill, annonce alors Vermis.
- Je refuse, dis-je en refermant brutalement le dossier avant de le repousser le plus loin de moi possible.
- Ce n'était pas une proposition mademoiselle Pierce.
Le ton de sa voix me fait frémir. Il est toujours calme, mais je sens peser la menace. L'atmosphère devient lourde et électrique.
- Vous pouvez choisir de coopérer, ou alors d'agir sous la contrainte. Votre ami a lui opté pour la seconde solution.
Le visage de Barnes se forme alors dans mon esprit. Je n'avais pas pensé à lui depuis longtemps. Je le revois tout à coup, attaché dans sa cellule, la peur se lisant dans son regard azur.
- Vous l'avez torturé ? Dis-je en déglutissant bruyamment.
- Savez-vous qui a mis au point les premières techniques de déprogrammation ?
- De... déprogrammation ?
- La faculté de reconditionner le libre arbitre d'un individu par la modification cognitive du cortex cérébral. Ou aussi appelée plus vulgairement lavage de cerveau.
Je regarde Vermis d'un air méfiant. Il a évincé ma question, me faisant craindre le pire pour Barnes. Vermis s'est arrêté en plein mouvement et à présent, ses yeux sont plantés sur moi, attendant une réponse de ma part. Ses pupilles me scannent, tels deux lasers invisibles.
- Les soviétiques ? Dis-je après quelques secondes de réflexion.
- La CIA, m'indique Vermis avant de reprendre sa marche. Pendant la guerre froide, votre propre gouvernement a développé des techniques de persuasion faisant volontiers appel à la violence et à l'avilissement de l'homme. Les patients étaient soumis à des chocs psychiatriques et physiques extrêmes.
- C'est ce que vous lui avez fait ?
- Nous avons mis au point de nouvelles techniques plus performantes à base d'électrochocs et de sommeil prolongé grâce aux méthodes héritées des soviétiques et des occidentaux, poursuit Vermis. Nos résultats sont aujourd'hui infaillibles. Approchez.
Je lève vivement les yeux, ne comprenant pas l'indication de Vermis. Le visage de ce dernier est tourné vers un coin de la pièce plongé dans l'ombre. Ce n'est pas à moi qu'il s'est adressé. J'entends alors des bruissements de vêtements. Une silhouette apparaît devant l'immense baie vitrée, à contre jour dans les rayons du soleil déclinant. Mais je n'ai pas besoin de plus de lumière. Une grande stature, des cheveux longs, des épaules larges... Mon corps se lève sans que je n'en ai conscience. Mes jambes me guident vers le nouvel arrivant alors que mon esprit s'était juré de le haïr.
- Barnes ?!
Aucune réaction. Je contourne la table de réunion et dépasse Vermis avant de m'arrêter à quelques mètres de Barnes. Celui-ci se tient immobile et droit. Il ne semble plus blessé et son visage est incliné vers le sol.
- Je crains qu'il ne réponde plus à ce nom, déclare Vermis en me rejoignant.
Barnes relève la tête à l'approche de Vermis. C'est alors que je croise son regard. Son visage, son attitude ne me sont pas inconnus, mais ses yeux... Ses yeux bleus semblent vides et se contentent de me balayer rapidement avant de se poser sur Vermis. Il est différent.
- C'est moi, Eva, dis-je alors d'une voix tremblante pour tenter d'attirer son attention.
Pendant une seconde, je crois encore naïvement pouvoir le ramener à moi. Je crois que le passé va ressurgir, en une seule lourde vague qui l'assommerait. L'étourdissement me gagne. Ce doit être à cause de sa présence inattendue devant moi. Je crispe mes mains l'une contre l'autre pour m'empêcher de trembler ou de pleurer, mais le désespoir m'envahit.
Barnes ne me reconnaît pas. D'ailleurs ce n'est pas à lui que j'ai à faire actuellement. Barnes est loin.
- Comme je vous l'ai dit précédemment, m'indique alors Vermis en me faisant sursauter, vous pouvez choisir de coopérer ou bien d'agir sous la contrainte.
La peur doit se lire sur mon visage, à l'idée de devenir comme Barnes. Je n'ai pas le choix, plus maintenant. Je n'ai pas besoin de parler pour que Vermis comprenne ma décision. Un sourire satisfait étire ses lèvres tandis qu'il m'indique de retourner m'assoir.
- Bien, nous reprendrons cette discussion dans un court moment. Mais j'ai une autre affaire à traiter d'urgences.
Je repose délicatement mon bras bandé sur le plateau massif de la table. Trois coups secs sont alors portés sur la double porte.
- Gehen Sie hinein! S'exclame Vermis avant qu'un des vantail ne s'ouvre.
Je reconnais aussitôt Lehmann, qui pénètre dans le vaste bureau. Il a abandonné son costume sur mesure et porte à présent le même uniforme vert sombre que tous les agents de la base, si ce n'est qu'il arbore de nombreuses décorations sur la poitrine. Son visage est encore parsemé d'hématomes violacées infligés par Barnes.
- Hail HYDRA ! Salue-t-il Vermis.
- Hail HYDRA, lui répond ce dernier.
Après ce court protocole, les yeux de Lehmann se posent sur moi et une lueur de surprise les traverse de me découvrir ici.
- Was macht sie da ? Demande-t-il alors à Vermis.
Les deux hommes continuent de discuter en allemand. Je concentre mon attention sur Barnes, toujours debout au milieu de la pièce. Il m'ignore totalement.
L'ampleur de ma solitude me saute alors aux yeux. Si, malgré ma colère, j'avais inconsciemment compter sur Barnes pour échapper à cette horreur, tout mon espoir est désormais vain. Il me paraissait tellement invincible, mais le voilà à présent réduit à l'état de robot obéissant. Je réalise alors mon erreur. Ce n'est pas Barnes qui a tué John, c'est ce soldat sans âme ni conscience debout à quelques mètres de moi. Vermis a voulu m'aveugler et je me suis jetée dans son piège bêtement. Je suis plus seule que jamais. Et malgré ces récentes découvertes, je donnerai n'importe quoi pour que Barnes revienne auprès de moi.
- Poursuivons en anglais, dit alors Vermis en me tirant de ma contemplation. Il semblerait Lehmann, que mademoiselle Pierce ait retrouvé notre trace à cause de vos transactions bancaires.
Ses yeux perçants se braquent vers moi et je me contente d'acquiescer faiblement. Lehmann bafouille quelques mots mais Vermis reprend sa discussion :
- HYDRA ne peut pas prendre le risque de se compromettre. Aux vues des récentes restrictions budgétaires liées à la chute du SHIELD, j'ai décidé de fermer votre service.
- C'est une plaisanterie ! Intervient Lehmann.
- Vous n'êtes donc officiellement plus d'aucune utilité ici, poursuit Vermis imperturbable.
- Quoi ? Mais vous ne pouvez pas...
Lehmann tente encore d'intervenir, mais Vermis adresse un signe de tête à Barnes. Ce dernier, plus rapide que jamais, dégaine son pistolet. J'ai un mouvement de recul mais les pattes de ma chaise restent bloquées dans la moquette épaisse. En voyant ma réaction horrifiée, Lehmann commence à se retourner. Mais Barnes est plus rapide. Un coup de feu retentit. Je me protège le visage. J'entends Lehmann s'effondrer dans un hoquet écœurant.
Lorsque j'ose enfin écarter mes bras, je découvre la scène sanglante. Je vois d'abord les éclaboussures de sang rougeoyant étalées sur la table. Et puis j'aperçois la silhouette immobile de Lehmann allongée sur la moquette. Son crâne est déformé sur l'arrière, du sang sombre s'en échappe et inonde le sol clair. Je tente de crier. Mais il ne sort pas un son de ma gorge. Sous le choc, mes cordes vocales ne fonctionnent pas.
Vermis se tient droit, imperturbable. Seul un monstre peut donner l'ordre d'abattre quelqu'un si froidement. Paniquée, je parviens enfin à reculer ma chaise et me laisse glisser jusqu'au sol. Je rampe alors difficilement vers l'opposé de la pièce. Un rire tonitruant résonne alors contre les murs sombres. Je m'arrête en plein mouvement.
- Mademoiselle Pierce, relevez-vous avant que je ne vous réserve le même sort qu'a cet idiot.
Terrifiée, je me relève difficilement en prenant soin de ne pas m'appuyer sur mon bras blessé que la douleur a commencé à réveiller. A peine suis-je debout qu'un léger tremblement secoue la pièce, rapidement suivi par un bruit sourd et étouffé. Les yeux de Vermis s'écarquillent. Le grondement continue de longues secondes, faisant même trembler le mobilier. Il attaque mes orteils et se propage dans le reste de mon corps. Les lampes se mettent à grésiller.
C'est une explosion !
Le tremblement finit par cesser et un silence surnaturel s'installe pendant un instant. Puis la sirène hurlante se met en marche. Les événements semblent se répéter sans que cette fois Barnes et moi en soyons à l'origine. Le visage de Vermis se pare d'un masque de colère.
- Überwachen Sie sie ! S'exclame-t-il à l'adresse de Barnes juste avant de quitter la pièce en courant.
La porte claque et je me retrouve soudain seule avec lui.
Fin du chapitre.
Encore une petite chose, cette histoire a dépassé les 10 000 vues alors merci à tous ! Merci pour vos reviews, votre enthousiasme, merci aux followers de plus en plus nombreux !
Bonne semaine ;)
