- Le coin des reviews -
yuki-604 : Pour répondre à ta question, ta gentille review était la première et j'espère pas la dernière !
J'espère que ce chapitre vous plaira, bonne lecture !
[II] Chapitre 10 : Numéro 3
~ Projet All For One ~ 2
CD 001 : Prémices
9 avril ? 14 h : 30
Lieu : Ancien labo.
(Le visage calme et grave du Docteur Todoroki apparut soudain, debout, le caisson à sa droite.)
- Un, deux, test ! Docteur Todoroki, à l'appareil. Nous sommes le neuf avril, quelques heures après avoir ramené Numéro trois dans le laboratoire. Ces enregistrements suivront pas à pas les avancés des suites du projet All For One. Je ne vais pas trop en dire pour le moment, restons prudent.
(Après une longue inspiration, il poursuivit.)
- Numéro trois, connu sous le nom civil de Todoroki Shōto sera le principal sujet de cette suite d'étude. Il est actuellement enfermé dans une chambre aménagée où il attends de nouvelles instructions. Le sujet ne montre aucun signe de résistance, obéissant, à la limite de la résignation. Plusieurs caméras ont été disposées un peu partout dans le laboratoire pour pouvoir l'observer. Les réactions après les cessions d'expériences dans le caisson sont particulièrement attendues. Nous commencerons dès demain. Fin de la vidéo.
Shōto ouvrit les yeux. Il crut que sa tête allait exploser. Tout tournait autour de lui. Ses paupières se fermèrent, sa bouche émit un gémissement silencieux, tandis que sa main vint toucher son front. Il était brûlant.
Il se souvenait d'être rentré dans le caisson, puis le trou noir, comme avant... Son cauchemar recommençait mais tout semblait différent cette fois. Quelque chose de diffus l'envahissait sans qu'il puisse l'identifié.
Comme tirer par des fils invisible, il se redressa. Malgré sa migraine, il sentait avoir envie de faire quelque chose, il devait faire quelque chose... De quoi s'agissait-il ?
Son corps se mit à bouger, sans qu'il puisse l'empêcher. Il marcha lentement, se tenant aux murs, les yeux de nouveau fermés pour éviter d'être pris dans la danse qui semblait avoir pris possession de toute la pièce.
Tâtonnante, sa main saisit le dos de la chaise miteuse, élément de son bureau. Il la tira et s'installa devant le meuble rectangulaire, où un paquet de feuille et un stylo l'attendaient déjà.
Lentement, il ouvrit les yeux, inspira, expira plusieurs fois, avant de prendre le petit objet et de former les lettres sur le papier, dans une écriture que la douleur rendait bancale.
"Deku".
En se relisant, il comprit. Ses yeux vairons s'agrandirent sous la réalisation de cette chose qui commençait à pousser à l'intérieur de lui.
La panique de perdre celui qu'il aimait et pour qui il était revenu dans cet horrible endroit...
[*]
24 août ?
Je ne comprends pas le but de toutes ces expériences. Tous les jours, j'ai cette douleur qui m'envahit tout le corps, la sensation qu'il brûle de l'intérieur, c'est horrible, j'ai si mal... La seule chose qui me fait tenir est l'idée que tu te trouves en sécurité quelque part, loin de toute cette folie...
Je ne regretterai jamais d'être revenu.
[*]
Un soir d'orage, le bruit du tonnerre couvrait celui que faisait la tête de Shōto, allant à la rencontre du mur contre son lit.
Sa tête explosait de l'intérieur. La pensée de Deku ne le calmait pas cette fois.
Il voulait mourir, comme avant...
[*]
28 décembre ?
Quelque chose ne va pas. Je commence à avoir des trous de mémoire, j'ai du mal à me rappeler de ce que j'ai fait la veille. J'ai peur de finir par tout oublier et toi avec. Je ne veux pas. Il y a encore des choses que je veux découvrir à tes côtés. Ce jour-là j'aurai aimé te suivre et retourner à cette vie pleine de douceur que j'avais à peine eu le temps d'effleurer avec vous...
Je ne veux pas oublier Katchan non plus... Il s'est passé tellement de choses, ce que vous m'avez donné est si précieux...
J'ai peur...
[*]
En se regardant dans la glace, ce jour-là, Shōto remarqua que la racine de ses cheveux commençait à noircir...
~ Projet All For One ~ 2
CD 002 : Avancement
9 avril ? 15 h.
Lieu : Ancien labo.
- Un an plus tard, les données récoltés grâce à Numéro 3 ont permis de mettre en évidence plusieurs choses, résonna la voix du Docteur. Nous avons notamment noté une certaine agressivité chez le sujet en plus de ses changements physique. L'étude suit son cours et continue de progresser normalement. Fin de la vidéo.
[*]
~ Tu n'as pas envie d'être libre ? ~
C'est précisément ce qu'il voulait.
~ Laisse-toi aller... ~
La voix doucereuse était un leurre.
Il savait ce qu'il se passerait s'il l'écoutait. Il en était hors de question. Peu importe que son apparence change, qu'il se sentait à nouveau différent après toutes ces années d'apprentissage par rapport à ses anciennes particularités physiques. Il le ferait de nouveau, ce n'était pas un problème.
Il s'accrochait encore et il s'accrocherait jusqu'au bout, avec cette frayeur qui l'accompagnait au quotidien.
Il ne voulait pas oublier.
Il ne voulait pas les effacer.
22 décembre ?
Tu te souviens, Deku ? C'est ce jour-là que nous sommes allés faire les magasins pour essayer de trouver vos cadeaux. Je n'ai rien oublier de cette journée, même si d'autres moments m'échappent. Je me souviens encore de ce que tu portais, les sourires complices que tu m'as adressés en faisant ce petit tour de lèche-vitrines... Tu as toujours l'écharpe ? Je paris que Katchan l'a jetée, lui... Il doit m'en vouloir d'être resté ici...
C'est noël dans quelques jours... Je n'ai pas eu l'occasion de te dire que celui que nous avons passé tous les trois fut le plus beau de ma vie... J'espère le pouvoir, un jour...
J'ai l'impression que mon crâne va se fendre en deux...
[*]
~ Tu as lutter pendant si longtemps, mon pauvre... Regarde-toi, tu es pathétique, recroquevillé en boule sur le sol, les larmes qui se mêlent à ta transpiration... J'ai honte pour toi... ~
- La... Ferme... Articula-t-il.
~ Laisse-moi être toi... Abandonne. Tu sais que ça ne sert à rien de t'accrocher... Quoi, tu espères encore voir ces deux imbéciles ? C'est mignon... Tu es désespérant. Quand je pense à comment tu étais au début, si froid et insensible... Quelque part, ça m'émeut, tu sais... ~
- Tu es juste... qu'une sale voix dans ma tête...
Il claquait tellement fort des dents qu'il avait l'impression que toute sa dentition pouvait s'effondrer sous la pression.
~ Erreur ! Je suis toi, tu es moi. On ne fait en réalité qu'une seule et même personne. Si tu n'avais pas rencontrer ce Deku, tout ce serait bien passé, tu ne souffrirais pas. C'est lui qui a éveillé cette sensiblerie en toi. Tu as bien essayé de lutter au début mais... Tu as craqué. Sérieusement, qu'est-ce que tu lui trouves... ? ~
- Il me traite... en être... humain.
Un rire moqueur fit écho dans sa tête, son visage violemment déformé par la brûlure qu'il provoquait.
~ Qu'est-ce que je disais ?! Sensiblerie à deux balles. Tu l'aimes c'est ça ? Pitié, épargne-moi ça, tu veux. Je connais déjà tout le film, j'étais là, tu te rappelles ? Je suis toi. Je vois tout ce que tu vois, je ressens tout ce que tu ressens. ~
- Alors, tu... es cette deuxième personnalité ?
Un claquement de langue résonna.
~ Si seulement c'était aussi simple... Sauf que non. Tu connais le Doc', il aime la complication... Tu comprends toujours pas, hein ? Laisse tomber, de toute façon, au train où tu vas, t'en as plus pour longtemps... ~
La bave aux lèvres causée par la brûlure envahissant une partie de son corps, il parvint à prononcer, les dents serrées :
- Je me battrai contre toi...
Un soupir.
~ C'est peine perdu, vu que c'est contre toi, que tu te bats. Pour me faire disparaître, tu devras mourir. ~
Il aurait tellement voulu...
~ Dis voir... Ton Deku, là... Qui te dit qu'il ne t'as pas oublié, hein ? Si ça se trouve, il en a plus rien à foutre de toi... ~
- LA FERME !
Il grimaça plus encore en entendant rire de nouveau.
~ Oh ! J'ai touché une corde sensible, hein ? J'ai mieux ! Imagine : Tes deux anciens colocataires qui baisent comme des lapins ensemble ! Leurs corps suants, les gémissements qui deviennent des cris et cette chaleur, ouh... J'en ai des frissons !
- TA GUEULE ! vociféra-t-il.
Il oublia la douleur, se leva et se regarda dans la glace. Ses cheveux fins devenaient épais et de plus en plus noir.
Il brisa du poing le miroir dans un accès de rage.
Tandis qu'il regardait son sang, les morceaux de verres pleuvoir sur le sol, le rire envahissait à l'infini l'ensemble de sa boite crânienne...
[*]
Un cri puissant s'éleva dans l'immense salle.
Les épaules de Shōto se relevaient et s'abaissaient au rythme de sa respiration effrénée, ses mains refermant un couteau ensanglanté qu'il avait réussi à prendre, en sortant du caisson, un peu plus tôt.
A la limite de l'indifférence, Shigaraki regardait la scène se dérouler devant lui, se passant la langue sur les lèvres.
Portant la main du côté de sa plaie béante, le Docteur Enji Todoroki retint un autre cri, regardait l'assaillant, l'œil empli de rage.
- Arrête de m'appeler Numéro trois ! Mon nom est Shōto !
L'œil exorbité par la douleur, le scientifique lâcha un soupir.
- C'est fini pour aujourd'hui. Tu peux disposer.
Le couteau alla à la rencontre du sol rougie dans un bruit métallique qui se réparti en une vibration funeste, sonnant la fin de cette scène d'épouvante dans ce film où ils étaient obligés de tenir les rôles principaux...
[*]
?
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
[*]
Il lui souriait, ses yeux vert émeraude l'entourant de cette douceur caractérisée. Bien qu'il essayait, il n'arrivait pas à le lui rendre, son visage restant impassible à cette démonstration d'affection.
- Où sommes-nous ? demanda-t-il avec froideur.
Non. Je n'aurai pas dû lui demander de cette façon. Sois plus doux.
- Où sommes-nous ? répéta-t-il sur le même ton.
L'adolescent assis près de lui haussa les épaules.
- Je ne sais pas. C'est toi qui m'as amené ici.
Le parc, où nous avons été avec maman, une fois.
- Qui es-tu ?
Tu sais qui il est. Une personne très importante à tes yeux.
- Tu m'as déjà oublié ? se vexa l'adolescent, visiblement blessé.
Non ! Comment je pourrais ?
Il sentit le désespoir l'étreindre. Il voulait crier, hurler le prénom de cette personne mais cela lui était impossible. Ni son corps, ni son cerveau voulaient lui obéir.
- Ce n'est pas grave... l'apaisa finalement le garçon en dessinant ce sourire sur son visage tacheté, ça m'arrive aussi, d'oublier des choses importantes...
NON ! Tu es...
Le bras du garçon s'éleva, entreprit un mouvement lent vers la tête de l'autre. Un vent léger agita leurs chevelures et les herbes de cet endroit où ils étaient seuls mais ensemble. Effrayé à l'idée de ce contact qui s'avançait vers lui, il eut un mouvement de recul.
- Ne crains rien, le rassura l'autre, je ne veux pas te faire de mal.
Je le sais...
- Ne me touche pas.
Touche-moi.
Il repoussa sa main.
- Tu veux vraiment m'oublier ?
Je ne veux pas !
- Tu l'as oublié, lui... Mon tour devait venir, j'imagine... se résigna-t-il, avec un soupir de fatalité.
De qui parles-tu ? Je ne vois que toi, ici.
- Oublies-moi, si tu as trop mal... Je t'ai retrouvé une fois déjà. Je te retrouverai encore.
Il commença alors à s'effacer, inexorablement...
- Je te promets de te retrouver...
A l'intérieur de lui, il hurlait. Il ne voulait pas le voir s'en aller. Pourtant, il n'esquissa pas un mouvement pour le retenir, son image disparaissant de plus en plus...
Il souriait, toujours.
Quand la dernière racine de ses cheveux s'évanouit, le ciel bleu se recouvrit de nuage cotonneux. La température baissa d'un coup et la neige commença de tomber à gros flocons autour de lui, sur lui, le recouvrant bientôt entièrement.
Il ne sentait rien. Les yeux vides, il se laissa ensevelir.
Il ouvrit les yeux, se précipitant à son bureau, sa main tenant le stylo qui resta suspendu en l'air, dans l'attente.
Rien ne lui vint.
Il finit par le reposer et se remit au lit.
~ Projet All For One ~ 2
CD 003 : Prototype
9 avril ? 15 h 30.
Lieu : Ancien labo.
(Le visage en partie recouvert d'un bandage, le Docteur Todoroki apparut devant la caméra)
- Nous sommes le neuf avril, deux ans après. Bien que la production des SCM est censé avoir cessé pour le maintient et la réussite du projet All For One, ceux-ci semblent toujours en circulation. Nous ignorons actuellement la personne qui les fabrique mais il paraît évident qu'elle ignore tout en rapport avec ledit projet. Le but de cet individu reste encore à déterminer. Pour le moment, je ne veux explorer quoique ce soit de ce côté-là. J'ai le sentiment que les réponses viendront d'elles-mêmes. Soyons patients.
(Poussant un soupir de fatigue, il enchaîna.)
- La partie deux du projet avance. Nous serons bientôt en mesure de fournir les résultats attendus. Fin de la vidéo.
[*]
Les murs noircis par le feutre, Shōto repassait encore et toujours par-dessus, accroupi devant, il écrivait sans cesse :
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
[*]
~ Abandonne. Tu ne sais même plus pourquoi tu résistes. ~
En effet, il avait oublié. En revanche, il savait qu'il devait continuer.
~ Shōto... Tu avais raison depuis le début. Il n'y a jamais eu une autre personnalité en toi. Celui qui t'a dit ça fait erreur sur toute la ligne. Tout ça, c'est toi. Uniquement toi. Mais faisons un marché, je suis de bonne humeur. Si tu me laisses prendre le contrôle, nous ferons comme si. Je m'appellerai autrement, je ferai en sorte que tu ne ressembles plus physiquement à celui que tu es ou crois être... ~
Une part de lui le souhaitait. Il était tellement fatigué, après-tout...
~ Tu as toujours été mauvais, dans le fond... ~
Non.
Trois voix lointaines en lui murmuraient que c'était faux, il n'était pas un monstre.
~ Ça ne change rien... J'arrive bientôt et quand ce sera le cas, tu seras pour ainsi dire mort. ~
[*]
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
Je m'appelle Shōto.
[*]
~ Regarde-toi... Tu ne ressembles plus trop à celui que tu étais auparavant... Tes cheveux, tes yeux... Abandonne. ~
[*]
JE M'APPELLE SHOTO.
JE M'APPELLE SHOTO.
JE M'APPELLE SHOTO.
JE M'APPELLE SHOTO.
[*]
- Tu es fatigué, mon bébé ? Tu as le droit de dormir tu sais...
L'enfant secoua vigoureusement la tête.
- Je ne veux pas oublier.
Sa mère lui jeta un regard interrogatif.
- Qu'est-ce que tu ne veux pas oublier ?
- Toi... Et aussi...
Il ne se souvenait plus.
- Tu ne crois pas que tu as le droit de te reposer ? Tu ne dors même plus la nuit.
- Parce que chaque fois que je le fais, j'ai l'impression de perdre quelque chose d'important en me réveillant, maman.
C'était bizarre en dedans lui. Il avait l'apparence de cet enfant qu'il connaissait bien mais les mots qui filaient entre ses lèvres étaient des pensées et des paroles d'adolescent aux abois...
- Je ne veux pas oublier... Celui qui m'a tant donné. J'ai son nom sur le bout de la langue mais je m'en rappelle plus... Et quand j'ai l'impression de pouvoir me souvenir de lui, dans mes rêves, je l'oublie en ouvrant les yeux.
C'était trop étrange. Il s'agissait néanmoins quelqu'un qu'il chérissait plus que tout, ça, il en était persuadé.
- Dors, l'intima-t-elle en douceur. Ton lit est prêt. Tu as le droit de dormir, tu es humain.
- Mais...
Elle prit affectueusement sa main et l'entraîna dans sa chambre. Elle s'assit sur le lit, s'allongea avec ce petit être dans ses bras, puis, le berça avec tendresse.
Malgré lui, il sentit ses paupières commencer à devenir lourdes...
- Maman... chuchota-t-il d'une voix ensommeillée, tu seras encore là à mon réveil ?
- Où veux-tu que j'aille ? dit-elle en riant, si je ne suis pas là, qui va s'occuper de toi ? Je ne t'abandonnerai jamais.
- Et lui ? Tu crois que je m'en souviendrai ?
Elle lui tapota affectueusement le dos.
- J'espère, répondit-elle, tu as l'air de l'aimer beaucoup...
- C'est vrai, affirma-t-il, comme tu es avec moi, je me rappellerai peut-être...
Elle baissa la tête vers lui en souriant.
Il avait l'impression de nager dans son odeur sucrée. Rasséréné, il s'autorisa à fermer les yeux...
[*]
SHO... TO
SHO... TO
SHO... TO
SHO... TO
[*]
~ Abandonne ! ~
~ Abandonne ! ~
~ Abandonne ! ~
~ ABANDONNE ! ~
[*]
- Le labo est en train de brûler ! Hurla la voix de Shigaraki, tremblante sous l'émotion.
Le Docteur Todoroki zooma sur un des écrans qui donnait vu sur la chambre de son sujet.
Il frémit légèrement et devint livide.
- Rassemble toutes nos données ! Ordonna la voix forte du créateur, je m'occupe d'aller le chercher !
Il courut vers la chambre du cobaye, là où l'incendie s'était déclenché. Usant toutes ses forces, il parvint à enfoncer la porte.
- Regarde un peu, papa ! Accueillit numéro trois, la voix changée, hurlant, pour recouvrir le bruit du brasier, c'est joli, non ? J'ai pensé que je devais tout brûler pour fêter mon arrivée.
Plaçant son bras à hauteur de sa bouche, Enji ne put retenir une quinte de toux et parvint avec difficulté à crier :
- C'est toi qui a fait ça ?!
- Oui ! répondit l'autre, les yeux brillants de fierté. Aujourd'hui est un grand jour, je suis dans le monde des vivants ! Après-tout, je me dois d'honorer une promesse faîte à Shōto, s'il me laissait sa place, de faire comme si je n'étais pas lui. Qu'est-ce que tu en penses, c'est plutôt un bon début non ?
- Tu es fou !
- T'as rien vu encore...
Il s'avança vers les flammes, puis...
Fin de la vidéo.
