Auteure de Scintilla : GothicTemptress
Traductrice de la version française : Milk40
Les personnages de la saga Twilight appartiennent à Stephenie Meyer.
Merci de me suivre dans cette aventure, et bonne lecture.
« Les plus belles choses dans le monde ne peuvent pas être vues ni même touchées. Elles doivent être senties avec le cœur. » Helen Keller
Chapitre 26 : L'air violet foncé (Deep Violet Air)
Esmée accueillit Bella et Charlie à leur porte à Sea-Tac à bras ouverts et avec son sourire chaleureux.
« Bienvenue à la maison, Mme la diplômée de Stanford ! »
Bella l'étreignit très fort. Esmée lui avait manqué presque autant qu'Edward. Presque.
Esmée recula et toucha l'épaule de Charlie.
« Charlie, comment a été le voyage ? »
Le sourire de Charlie s'élargit.
« C'était certainement quelque chose à voir. »
Esmée émit un petit rire en répondant.
« J'imagine ! Stanford ! »
Ils regardèrent Bella marcher devant eux ; la jeune femme belle et gracieuse faisait tourner les têtes alors qu'ils se dirigeaient vers le carrousel à bagages.
Esmée sourit avec fierté en se retournant pour regarder Charlie.
« Je suis sûre que Renée vous souriait à tous les deux. »
Charlie la regarda à son tour tandis qu'ils continuaient de marcher.
« J'ai senti sa présence quand Bella a reçu son diplôme… Esmée… Elle… Renée était là, j'en suis sûr. »
Esmée pouvait voir les larmes qu'il avait retenues s'accumuler dans ses yeux. Il les essuya avant de rejoindre Bella alors qu'elle attrapait leurs bagages sur le tapis roulant.
oo
Esmée se gara dans leur allée, des flocons de neiges légers flottant dans la brise froide.
« On dirait que nous pourrions avoir un Noël blanc après tout. Rentrons vos affaires. Charlie, aucune plante n'est morte sous mes soins, je tiens à ce que tu le saches. »
La voix de Charlie était teintée de doute.
« Esmée, pourquoi ai-je le sentiment que tu as dû sortir et m'acheter de nouvelles plantes ? »
Bella joignit son rire à celui de Charlie et d'Esmée après qu'il ait taquiné la gardienne de leur maison. Esmée était connue pour tuer les plantes. Elle n'avait pas de chance avec celles-ci, peu importe combien elle les arrosait. Elle était célèbre pour ses pouces qui n'étaient pas verts du tout.
Bella saisit sa valise dans le coffre et monta les marches du perron. Quand la porte s'ouvrit, ses sens furent submergés par le doux parfum des roses.
Le salon en était rempli, plusieurs nuances de violet égayant la pièce. La douce voix d'Esmée interrompit les pensées qui se bousculaient dans la tête de Bella.
« Il voulait être ici pour cette occasion, Bella, mais c'était impossible. Il a pensé que ceci serait un geste approprié. »
Bella sourit et acquiesça avec ravissement.
« Elles sont magnifiques ! »
Charlie laissa tomber ses sacs à la vue devant lui.
« On dirait que Barney a explosé ici. »
Esmée et Bella éclatèrent de rire alors que Charlie contemplait le salon, en état de choc.
« Viens, Bella. Allons les mettre à l'étage, où elles resteront appréciées. »
Elles s'emparèrent chacune de deux vases et firent quelques voyages jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de roses en vue.
« Esmée, sais-tu comment je pourrais les faire sécher convenablement ? J'aimerais préserver les pétales. Peut-être que je pourrais faire un pot-pourri ? »
« Alice sait comment faire. Profites-en pendant quelques jours, et je lui demanderai quand elle viendra en ville vendredi. »
Esmée regarda Charlie, qui s'était installé confortablement dans son fauteuil préféré, une bière froide dans la main.
« Nous allons te voir la veille de Noël, n'est-ce pas Charlie ? »
« Vous pouvez compter là-dessus. Je vais devoir échapper à ce parfum dans ma maison. Mais je dois l'admettre, ton garçon est un romantique. »
Elle hocha la tête en réponse, le sourire sur son visage s'élargissant.
« On se revoit dans quelques jours, Bella ! »
Bella était debout en haut de l'escalier.
« Merci Esmée ! On se voit au réveillon de Noël ! »
ooo
24 décembre 2010
Alice entra dans le vestibule de sa mère, tendant un grand contenant cylindrique à Bella.
« Alice, qu'est-ce que c'est ? »
« C'est une grosse canette de gel de silice pour tes fleurs. Maman a dit que tu voulais les conserver ? Les instructions sont à l'arrière de la canette. J'ai entendu dire qu'elles sont tout simplement magnifiques. »
« Elles l'étaient. Alice, j'ai tellement hâte de le voir. Il ne reste que treize jours ! »
« Pendant que j'y pense… »
Bella suivit Alice vers l'arbre de Noël dans le grand salon des Cullen, la regardant se pencher pour ramasser un cadeau. Alice lui tendit une petite boîte enveloppée dans un papier au motif d'une rare complexité.
« C'est presque trop joli pour ruiner l'emballage. »
« Ouvre-le, Bella. Je peux te donner tout le rouleau de papier d'emballage si tu le veux. »
Bella glissa un doigt le long de l'intérieur du papier, le bord accrochant le bout de son doigt, qu'elle mit immédiatement dans sa bouche.
« Bon Dieu, Edward va me tuer s'il sait que tu t'es fait mal en ouvrant son cadeau. Plus de coupures avec le papier. Déchire-le ! »
Bella suivit son conseil, incapable d'attendre plus longtemps après avoir appris que le cadeau était d'Edward. Elle souleva le couvercle de la boîte et regarda à l'intérieur.
« Spa La Nouvelle Lune à Seattle ? »
« Toi et moi, Bébé. Deux nuits et trois jours à se faire dorloter. Nous partons le 27 ! Il y a une enveloppe en dessous. »
Bella souleva le certificat cadeau et vit la lettre, écrite par Edward de sa calligraphie si parfaitement exquise.
In the deep violet air,
Not a leaf is stirred
There is no sound heard,
But afar, the rare
Trilled voice of a bird.
Is the wood's dim heart,
And the fragrant pine,
Incense, and a shrine
Of her coming ? Apart,
I wait for a sign.
What the sudden hush said,
She will hear, and forsake,
Swift, for my sake,
Her green, grassy bed :
She will hear and awake !
She will harken and glide,
From her place of deep rest,
Dove-eyed, with the breast
Of a dove, to my side
The pines bow their crest.
Mon souhait de Noël pour ma chère Bella,
Prends ce temps pour profiter de ce que tu as accompli. Fais-toi dorloter. Détends-toi. Prépare-toi à planer à mes côtés. Ernest Dowson n'était pas aussi chanceux que moi, car il n'a jamais été béni par la beauté parfaite qu'a été ta première envolée au royaume de la volupté. Dieu merci cela n'a été que pour mes yeux. L'air violet s'écoule de ton souffle alors que tu me nourris avec un nouveau but qui m'est propre. Maintenant j'enjoins à mon étincelle, pour mon bien, de vite venir me retrouver. J'attendrai.
Tout mon amour,
Edward
Bella s'enfonça dans le canapé, sa poitrine se soulevant avec chaque apport de vie dans ses mots, respirant à même la signification de ceux-ci alors que les pensées accéléraient son pouls.
Les paroles d'Alice interrompirent les sensations agréables qui la submergeaient.
« Regarde-moi cette couleur sur tes joues, elle est même en train de descendre dans ton cou. Il doit vraiment avoir été à la hauteur. Jasper me fait cet effet-là avec ses lettres, maintenant comme par le passé. J'ai la même réaction, et dans ce temps-là je lui saute dessus comme une nymphomane. »
« Alice ! »
« Eh bien, c'est vrai, Bella. Ce qui est chiant pour toi c'est qu'il ne soit pas là pour profiter de ça. »
Bella eut l'air offensée par l'effronterie d'Alice. Alice montra sa rougeur du doigt comme s'il s'agissait d'une autre personne dans la pièce.
« Ne joue pas les timides avec moi, fillette. Je sais qu'il s'est passé quelque chose à L.A. »
« Pas ça, Alice. »
« Eh bien, le spa sera l'endroit parfait pour te préparer pour ça parce que… »
Alice indiqua à nouveau la rougeur de Bella, ses dents parfaitement blanches bien en vue sous son sourire.
« … Ça signifie tellement plus. Tu vas épouser mon frère, tu sais. »
« Il te l'a dit ? Quand lui as-tu parlé ? »
« Après qu'il t'ait appelée, en août. Nous sommes tous au courant. Charlie l'a même su avant nous. »
« QUOI ? »
« Shhhh. Du calme. Edward a raison. Tu as vraiment besoin de te faire dorloter. Tu as certainement besoin d'un massage. Edward a demandé la permission de t'épouser à ton père après L.A. Il l'a appelé alors qu'il était à bord de l'avion qui partait pour l'Indonésie. »
Sous le choc, Bella éleva la voix.
« Et personne ne m'a dit ça parce que…? »
Alice sourit en poursuivant.
« Était-ce important ? Tu as dit oui. Charlie a dit oui. »
« J'ai dit oui, en effet. »
Bella se retourna et vit son père souriant s'approcher d'elle avec une bière dans la main.
« Papa, tu ne m'as rien dit. »
« Et tu ne m'as rien dit. J'ai supposé que tu m'en parlerais lorsque tu serais prête, et je ne voulais pas te distraire de tes études, Bella. Il a obtenu ton approbation et ma bénédiction. Il est à l'autre bout de la planète et ce n'était pas quelque chose qui était… pressant, alors pourquoi dire quoi que ce soit ? Je pensais que d'en parler pourrait te bouleverser, en raison de votre séparation. »
Bella sourcilla en commençant à s'inquiéter à propos d'autre chose.
« Papa, as-tu… as-tu entendu notre conversation avant qu'Alice ne me dise qu'Edward avait discuté avec toi ? »
Il sourit à l'expression soucieuse sur le visage de sa fille. Il réalisa qu'il avait probablement manqué une discussion très intéressante et décida de s'amuser quand même un peu à ses dépens.
« Aurais-je dû ? Ai-je raté quelque chose que je devrais savoir ? »
Alice et Bella secouèrent la tête à l'unisson. Elles avaient toutes les deux l'air terriblement coupables, la sueur visible sur leur front.
Charlie sourit en réponse et continua.
« Non, je viens juste d'entrer dans le salon. »
Alice et Bella laissèrent échapper un énorme soupir, et Charlie rit de les voir tellement soulagées.
Probablement quelque chose que je ne veux pas savoir.
« Je pense que c'est le temps des hors d'œuvres, Chef. Allez, Bella, commençons cette fête. »
Alice s'empara du bras de Charlie tandis que Bella leur emboîtait le pas, serrant la lettre d'Edward près de sa poitrine, sa rougeur réapparaissant en songeant au contenu de celle-ci.
Prépare-toi à planer, en effet. Elle était impatiente de planer avec lui.
Edward cite un extrait de Chanson Sans Paroles, un poème d'Ernest Dowson. Je n'ai pas trouvé la traduction de ce poème, et je manquais de temps pour le traduire moi-même (traduire de la poésie est plus exigeant, d'une certaine manière, que traduire de la prose). Je m'en excuse.
On se retrouve en juillet.
Milk
