Hello les mordus, alors voilà la suite avec deux chapitres de suite (vous pouvez dire merci à Salamendera).
Encore merci à tous pour vos messages privés comme publiques et un Big Up à ''LDHTDWPD'' pour son message qui m'a particulièrement touché. Pour ceux inscrits j'essayerais au maximum de répondre par la messagerie du site plutôt que sur les chapitres pour les autre pas de soucis je ferais comme d'habitude donc allez y n'hésitez pas lâchez des com'... comment ça je quémande à outrance? Non du tout, j'aime qu'on me dise à quel point mon esprit est tordu c'est tout...
Voilà sinon on m'a fait remarquer que la page facebook de Siri était pas très pratique pour ceux qui n'ont pas de comptes, donc je suis entrain de tout déménager sur un skyblog (doux souvenir de mes années collèges) le profil c'est ''siri-andersen'', c'est encore en construction mais j'y posterais des photos et infos en liens avec l'histoire. Hésitez pas si vous avez des questions, remarques etc...
Bon allez, j'arrête mon blabla. Bonne lecture.
PUNKS ARE NOT DEAD
Aux premières lueurs du jour, j'avais décidé de mettre les voiles.
J'avais passé la nuit à scruter la prison à la recherche du moindre indice ou information, mais tout ce que je pouvais voir était le va et viens macabre de ces types qui avait duré plusieurs heures le tout entrecoupé par des éclats d'euphorie et des rixes inexplicables, entre certains de nos ennemis, qui prenaient vite fin quand un grand mec chauve le leur intimait l'ordre.
Je n'avais aperçus aucunes traces de survivants qui auraient été fait prisonnier mais peut-être était-ce mieux ainsi, vu le traitement que pouvaient réserver des personnes de ce genre de nos jour, en particulier pour les femmes et les enfants, il était préférable de ne pas survivre à ce chaos.
Le ciel se teintait des couleurs rougeoyante d'une nouvelle aube et je me surpris à penser à Siri, je craignais pour son sort plus que je n'aurais pu l'imaginer, en peu de temps elle avait su s'imposer au sein de la communauté et plus particulièrement dans notre groupe restreint. Sa présence aussi agaçante qu'elle puisse être me semblait désormais indissociable de notre quotidien.
La simple idée qu'elle ait pu subir la violence de ces hommes me révulsait, elle semblait à l'aise face aux rôdeurs mais nous avait bien révélé qu'elle n'avait jamais eue à tuer de vivants.
Je poussais un soupir las en commençant à suivre la piste la plus importante que j'avais repérer la veille, un groupe de quatre personnes à priori.
Je n'étais pas d'un naturel très optimiste mais je pensais sincèrement que ceux que je considérais désormais comme ma famille avaient réussi à s'en sortir, peut-être pas tous, mais étant donné tout ce par quoi nous étions passé, je gardais bon espoir de les revoir un jour.
La première piste que j'avais suivi ne m'avais pas menée bien loin, à quelques kilomètres à peine dans la forêt j'avais trouvé des traces de luttes et de fuite, ceux qui étaient passé par là avaient dû rencontrer des petits groupes de rôdeurs, et de ce que je pouvais en voir ils n'avaient pas survécus.
Les quelques autre pistes que j'avais repérés finissaient de la même façon où étaient trop brouillées. Étant donné le remue-ménage qu'il y avait eu à la prison, les bois avaient été envahis par les morts les transformant en vaste piège.
Ma seule chance encore était de rejoindre le point de ralliement à West Wind, cette petite bourgade n'avait rien de spécial qui puisse attirer les vivants et se trouvait assez isolée ce qui la rendait assez sûr le temps que tout le monde puisse se retrouver là-bas, de plus la grande ville de LaGrange, plus au Sud, n'était pas trop loin permettant d'éventuel ravitaillement si nécessaire.
Le seul point inquiétant était que si je ne trouvais pas de véhicules il allait me falloir plusieurs jours avant d'y arriver. De toute façon je n'avais pas trop le choix je verrais ça en chemin.
Remontant mon arbalète sur mon épaule, je fixais le soleil maintenant à son zénith, il me fallait rejoindre au plus vite une petite ville dans l'espoir de trouver une voiture, je repris donc mon chemin vers le Sud en décidant de longer la route en restant à couvert.
Une heure plus tard j'arrivais à Haralson, ce petit village ne devait pas être bien glorieux avant l'apocalypse, quelques vielles maisons étaient dispersées le long de la petite route qui devait être l'avenue principale, un fast food délabré était accolé à une petite station-service dont les murs en taule rouillée menaçaient de s'effondrer. Ce trou paumé ne devait servir que de point d'étape pour les routiers qui traversaient l'état.
A première vue il n'y avait aucuns véhicules dans les environs. Je tournais vivement la tête en entendant un bruit métallique à ma gauche, j'eus à peine le temps de voir s'enfuir le chat noir qui venait de renverser une poubelle que trois geeks sortirent de derrière une maison.
-Portent malheur ces saloperies. Marmonnais-je en pointant mon arbalète sur le premier mort qui s'avançait mollement vers moi.
Aucuns de ces trouduc n'avaient l'air de première jeunesse pensais je en voyant leurs membres désarticulés pendre sans bouger.
Je baissais mon arme avant d'attraper mon couteau à ma ceinture et d'aller calmement aux devants des loques qui venaient vers moi. Je n'eus même pas à faire d'efforts pour les planter, dommage j'aurais bien eu besoin de me défouler, retirant ma lame du troisième crâne je me relevais avisant la grange qui se trouvait plus loin dans un champ entouré par tout un tas de saloperies, sans doute l'œuvre d'un brocanteur, ces derniers pullulaient dans l'état et il n'était pas rare qu'ils aient de vielles carcasses de voitures qu'ils restauraient, j'allais tenter ma chance là-bas.
À mesure que je me rapprochais, je constatais qu'il y avait eu du passage récemment, les herbes hautes étaient plaquées au sol à cause des pas de ce qui semblait être trois personnes. Ce ne pouvait être les rôdeurs, il y avait quelques traînés de sang frais qui n'avait rien à voir avec le liquide noir et putride que ces limaces laissaient dans leur sillage.
Je me rapprochais discrètement, profitant du bric-à-brac environnant pour dissimuler ma présence.
Alors que j'étais presque arrivé, j'entendis une voix féminine visiblement énervée.
-Hors de question ! Fais comme tu veux mais moi je retourne le chercher !
J'haussais les sourcils surpris, j'avais reconnu la voix de Sasha et rien que cela fit naître un sentiment puissant en moi. Je me hâtais vers les portes et tapais trois coups légers avant d'appeler Sasha à voix basse.
Il y eu un blanc avant que je l'entende appeler mon nom surprise.
Après quelques secondes, le temps de déverrouiller la porte, je me tendais alors que je me retrouvais dans les bras de la jeune femme sans avoir le temps de protester. Levant mes yeux je vis Rick avancer vers moi visiblement heureux bien que son visage ne porte les traces d'une trop grande inquiétude.
-Daryl... Dieu merci, comment nous as-tu retrouvés ? Me dit-il en me faisant une brève accolade.
-Le hasard je me rendais au point de ralliement quand je suis arrivé ici, j'ai quitté la prison ce matin...
Je vis la mine de mon ami se rembrunir à la mention de la prison.
-Rick je ne suis arrivé là-bas qu'hier soir, qu'est ce qui s'est passé bordel !
Je le vis ouvrir la bouche prêt à me répondre quand il fut interrompus par une voix qui venait de l'étage derrière lui.
-Seigneur... Daryl c'est bien toi ?
Je levais la tête pour voir Carole descendre les escaliers en boitant. Sans attendre je me précipitais à sa rencontre pour lui venir en aide. Un bandage sanglant enserrait sa cuisse.
Arriver à ses côtés elle me prit doucement dans ses bras à son tour, je me figeais brièvement avant de me détendre et de poser une main dans son dos, Carol faisait partie des rares personnes que je pouvais laisser entrer en contact avec moi sans avoir envie de l'envoyer bouler dans la seconde, et intérieurement je remerciais le ciel qu'elle soit toujours vivante.
Je la sentis passer une main dans mes cheveux avant de se détacher de moi, l'accompagnant jusqu'aux autres, je l'aidais à s'installer dans un vieux fauteuil défoncé près d'eux.
Elle hochât la tête reconnaissante avant que Rick ne reprenne la parole.
-Ça s'est passé dans la nuit, il y a deux jours, personnes n'a compris, la plupart des habitant étaient morts quand on est arrivé dans la prison attiré par des coups de feu, Carol et moi étions de garde et on a rien vu à l'extérieur.
-Moi s'est Ty qui m'a réveillée, j'étais complètement assommée comme si on m'avait droguée où un truc dans le genre, c'était le chaos autour de nous, on à tenter de rejoindre l'armurerie mais les portes avaient été barricadées. On avait aucunes défenses... Murmurât-elle les larmes aux yeux.
Je restais pensif un instant avant de parler.
-Je crois que ça fait un moment qu'ils sont dans les murs, ils connaissaient les lieux et ont dû nous observer pour mieux préparer leur attaque.
- Comment peuvent-ils connaître la prison, c'est impossible. Intervint Carol.
Je secouais la tête avant de leur révéler les découvertes faites lors de mon excursion dans la forêt.
-Ça expliquerait bien des choses. Souffla Rick.
-Oui le centre psychiatrique avait l'air récent, certains prisonniers ont dû être transférés là-bas peu de temps avant l'épidémie. Ils devaient connaître des passages par des sous-sols où je ne sais quoi, et ça explique aussi pourquoi ce bâtiment n'était pas indiqué, il venait juste d'ouvrir. Complétais-je.
-C'est là, c'est là qu'on doit aller Rick, tu vois je te l'avais dit ! S'exclama soudain Sasha.
Je levais un regard surpris vers elle avant qu'elle ne reprenne.
-Lorsqu'on fuyais avec Ty, on est tombés sur Caleb vers l'infirmerie il avait été fait prisonnier et j'ai clairement entendu un de ces types dire qu'il fallait ''ramener le doc' à la maison'', quand il nous ont vu, ils nous ont tout de suite attaqués, on a tenté de fuir mais Ty il a... ils l'ont touché avec un fusil à tranquillisant, j'avais pas d'armes, j'étais seule, je pouvais rien faire... je l'ai abandonné... Finit-elle dans un murmure brisé. Elle se repris avant de relever la tête.
On doit aller les chercher, ils sont encore vivant j'en suis sure !
Je me mordais le coin du pouce lançant un bref regard vers Rick qui gardait un visage sombre.
-J'ai passé toute la nuit à les observer Sasha, et ils n'avaient pas l'air de faire de prisonniers. Dis-je en lui épargnant les détails.
Sinon est ce que vous savez si d'autres ont pu s'échapper ? Demandais je anxieux.
-Michonne et Carl sont partis avec ta moto et depuis la forêt on a pu voir une voiture passer aussi, j'ai cru voir Beth dedans mais je suis pas certaine, c'était vraiment le chaos. M'informa Carol.
C'était un mince réconfort de savoir que Carl était sauf, de plus avec Michonne il ne risquait rien. Si le p'tit venait à disparaître, je n'étais pas sûr que Rick s'en remette cette fois.
-Daryl, il faut que tu me conduises à ce centre, je dois retrouver mon frère tu comprends... J'irais seule s'il le faut mais indique moi le chemin. Supplia Sasha en attrapant ma main.
Je comprenais bien évidemment, s'il s'était agi de Merle j'aurais fait de même. Mais dans les circonstances actuelles s'était bien trop risqué.
-Je n'ai pas pu trop m'approcher du centre mais il avait l'air autant sécurisé que la prison et là on ne connaît pas le terrain. Si vraiment tu veux t'y rendre, il va nous falloir un plan et... du renfort. Dis-je en fixant le shérif qui acquiesça.
-Daryl à raison, il vaut mieux suivre le plan et rejoindre West Wind ensuite nous pourrons élaborer une stratégie pour sauver ceux qui sont encore là-bas.
Sasha fronça les sourcils, se mordillant la lèvre, elle resta songeuse quelques minutes avant d'approuver.
-Il faut qu'on se dépêche de reprendre la route alors.
-J'étais venu jusqu'ici pour trouver une bagnole, il doit bien y avoir quelque chose d'utile au milieu de tout se foutoir. Dis-je en désignant l'espace autour.
-Y a une impala 67 au fond de la grange, j'ai commencé à la retaper le temps que Carole se remette de sa blessure, mais j'ai toujours pas trouvé de batterie, toutes celles qui sont dans les carcasses sont mortes et il n'y en avait pas à la station. Me dit Rick.
-On a qu'à fouiller les maisons, doit bien y avoir un péquenaud du coin qui en gardait en réserve.
Rick attrapa une longue barre en métal avant de me faire signe de le suivre, Sasha restait avec Carol au cas où il y aurait un problème.
Nostalgique je me rappelais que la dernière fois que j'avais cherché une batterie pour une voiture, j'avais la belette collée aux basques qui m'annonçais fièrement qu'elle était capable de changer l'essuie-glace arrière sur les Toyota... Je souris amer à ce souvenir, l'espoir qu'elle s'en soit sortie s'amenuisait doucement, et quand bien même les chances qu'elle puisse rejoindre le point de ralliement étaient nulles, avec son sens de l'orientation elle allait se retrouver à prendre la direction du Nord au lieu du Sud et allait atterrir au Canada.
Je poussais un soupir sous le regard interrogatif de mon voisin.
La seule chose à faire était de continuer à avancer quoi qu'il arrive.
La route jusqu'à West Wind se fit sans encombre, ayant déjà préparé le terrain pour le cas où il nous aurait fallu fuir, nous savions quelles routes évités nous épargnant les détours inutiles gagnant ainsi un temps précieux. L'impala nous avait menés à destination sans faillir malgré quelques signes inquiétant, j'avais dû adapter la batterie qui n'était pas faite pour ce modèle de voiture.
À mesure que nous avancions, le nombre de rôdeurs augmentait légèrement nous indiquant que l'on se rapprochait d'une grande ville.
LaGrange était une ville d'environ trente mille habitants, proche de la frontière de l'Alabama, nous devrions sûrement y faire un tour pour s'équiper, mais pour l'heure il nous fallait trouver la maison de West Wind qui avait été choisi pour se retrouver.
Je passais par l'extérieure de la petite ville, évitant son centre, pour me retrouver vers le côté proche du lac qui bordait le Nord de la bourgade.
Il y avait très peu de résidences mais elles étaient toutes immenses, elles devaient servir autrefois aux plus fortunés de la grande ville pour passer leurs week-end au calme au bord du lac.
À la vue de la maison qui allait nous accueillir j'entendis Rick pousser un soupir de soulagement.
Garer devant, il y avait deux voitures ainsi que ma moto. Le p'tit et Michonne devaient être là.
En parlant du loup, alors que je stoppais la voiture j'avais brièvement aperçu Carl à la fenêtre de l'étage qui devait monter la garde.
Lorsque nous sommes entrés à l'intérieur se fut un maelstrom d'embrassades et de questions qui nous accueillit. J'avais laissé, impassible, planer mon regard sur la petite assemblée qui s'agitait autour de nous. Je baissais les yeux soupirant légèrement en me rendant compte que malgré tout ce que j'avais pensé, je m'attendais à voir une tignasse rousse parmi le groupe. À ma droite Carol posa sa main sur mon épaule la pressant légèrement avant de me laisser pour prendre part aux conversations que je n'écoutais que d'une oreille.
J'avais compris que Hershel, ses filles, Glenn et la p'tite dur à cuire avait fuis ensemble la prison, tandis que la deuxième voiture dehors venait du frère et de la sœur qui restait un peu à l'écart des autres, ils avaient l'air bien jeunes, pas plus de vingt ans à vue d'œil. Glenn chuchota qu'au cours de leurs fuite ils avaient perdu leur père qui avait été mordu dans la prison, il avait tenu jusqu'à ce que ses enfants soit en sécurité à l'extérieure puis s'était jeté d'un pont pour éviter de leur laisser la corvée de l'achever.
Je grognais doucement en voyant la sœur s'effondrer en pleurs dans les bras de son frère.
Bientôt chacun relata aux autres le souvenir de cette terrible nuit et ce qu'ils avaient pu apprendre et les plans qu'il fallait mettre en place. Mais pour l'heure nous allions attendre encore quelques jours pour permettre à d'éventuel survivants de nous rejoindre, il nous fraudait aussi mener un raid en ville pour se fournir en armes et nourriture.
Le lendemain à la première heure, Rick, Michonne, Glenn, Sasha et moi nous étions réunis pour préparer le ravitaillement, nous avions pris quelques armes qui avaient été stockées dans la maison laissant le reste aux autres pour se défendre en cas de besoin.
Rick, Michonne, et Sasha montaient à bord du pick up tandis que je prenais l'impala avec Glenn. Je craignais un peu que la mécanique nous lâche en route mais il valait mieux que ceux restés à la maison aient une voiture fonctionnelle en plus de la moto.
De toute façon il n'y avait que pour une demi-heure de route pour arriver à LaGrange, elle tiendrait bien jusque-là, quitte à changer de véhicule une fois sur place.
Malgré l'apocalypse, il régnait dans cette ville comme une atmosphère passéiste, le soleil qui tapait sur les vielles briques rouge des bâtiments historique typique du Sud donnait un air de calme apparent, on aurait presque pu s'attendre à voir un vieux barbu se balancer dans son rocking chair sur le porche d'une des maisons coloniales.
Après avoir garé les véhicules à l'abri, nous nous sommes dirigés vers le centre-ville nos sacs sur le dos. La ville étant immense, nous avions décidés de rester groupé autant que possible, les rôdeurs erraient, presque statiques, complètement abrutis par les rayons du soleil.
Nous avancions doucement, plantant nos lames dans les crânes des geeks solitaires en silence, prenant des chemins détournés lorsque nous apercevions des groupes plus imposant.
Lorsque nous passions devant les plus petites échoppes de quartier nous faisions systématiquement un tour dedans réussissant à récolter quelques conserves et biscuits ayant échappé au pillage dans les étagères les plus basses, derrière le comptoir nous avons dégoté une carabine ainsi que deux revolvers, les munitions en revanche nous manquaient cruellement.
Alors que nous approchions de l'hôtel de ville, nous nous arrêtions un instant pour observer les environs.
Le bâtiment d'un étage en briques ocre était entouré par les vestiges d'un camp militaire, derrière les quatre colonnes de la façade, les fenêtres avaient été barricadées. L'ensemble de la structure était protégée par un périmètre de barbelés, posés à quelques centimètres du sol, qui faisait tout le tour du bâtiment. Quelques geeks s'étaient pris les pieds dedans pour finir par tomber embrochés sur les panneaux couverts de pièces de métal tranchant situés derrière.
Près de la porte, au pied d'une colonne, le corps décharné d'un soldat gisait immobile. Il tenait encore dans sa main l'arme dont il s'était visiblement servit pour s'exploser la cervelle au vu de la traînée brunâtre sur la colonne blanche dans son dos.
-On a pas touché à son arme. Remarqua Rick en chuchotant.
Peut-être que personne n'a pénétré le bâtiment, il doit y avoir des armes à l'intérieur.
Je hochais la tête d'accord.
-Ok bon avec Daryl on part en éclaireur jusqu'à la porte, si c'est bon on vous fait signe pour que vous nous rejoignez. Indiqua le shérif.
Pliant les genoux, je traversais le croisement sur les pas de Rick, regardant des deux côtés j'avançais silencieusement l'arbalète prête à tirer.
Arrivé aux barbelés je sortais mon couteau pour achever les quelques corps pris au piège qui avaient commencés à s'agiter à notre approche.
Levant bien les jambes je fis attention en passant par-dessus les rangs consécutifs de fils métallique.
À la porte Rick donna quelques coups pour attirer les rôdeurs qui se trouvaient à l'intérieur, quelques secondes plus tard un gars en costard déchiqueté et un militaire auquel il manquait un bras se pressaient à notre rencontre. J'achevais le premier d'un carreau en plein tête tandis que Rick plantait le second avant de faire signe aux autres de nous rejoindre.
Dans le hall de l'hôtel de ville des cantines militaires s'entassaient près des marches. Les murs portaient la trace de nombreux impact de balles alors qu'un immense lustre de verre était explosé au sol. Quelques corps de civils comme de militaires gisaient immobiles un peu partout répandant une odeur âcre exacerbé par la chaleur.
Nous avions convenu de faire le ménage au rez-de-chaussée avant de s'occuper de l'étage pour être tranquille le temps de fouiller les malles et le bâtiment.
Ce fut vite fait, les quelques rôdeurs encore présent étant en trop piteux état pour être une réelle menace pour nous. Rick, Sasha et Glenn étaient restés en bas pour s'occuper des cantines tandis que j'explorais l'étage avec Michonne.
Je fouillais un bureau qui, en considérant l'immense carte étalée sur une table et les liasses de documents éparpillés autour, avait apparemment servit de lieu pour élaborer diverses stratégies. Après avoir ouvert tous les placards et tiroirs de la pièce, je me décidais à aller jeter un œil à la fenêtre pour vérifier qu'il n'y avait toujours pas de danger au dehors.
Scrutant l'horizon entre deux des planches qui barraient la fenêtre, je plissais les yeux en voyant vaguement des masses informes au loin avancer dans notre direction. J'appelais Michonne avant de descendre pour prévenir les autres.
Je me postais dans l'entrée pour tenter de distinguer ce qui nous fonçait dessus, je voyais bien une vingtaine de morts en troupe mais ce qui m'intriguait s'était les deux masses blanche un peu plus en avant.
J'écarquillais les yeux en me rendant compte que s'était deux gonzesses en robes de mariées entourées par trois hommes qui tentaient de fuir la petite horde. Un autre détail me fit tiquer, ils avaient tous les cheveux colorés dans une multitude de couleurs toute plus flashy les unes que les autres.
Mon cœur rata un battement, je rêvais c'était pas possible, l'une des deux nanas avait une crinière rousse qui se dégradait dans des teintes de rose fuchsia pétant et de violet.
Nan j'hallucinais pas, une belette, les jupes relevées jusqu'en haut des cuisses révélant ses jambes chaussés de rangers, courrait vers moi une bouteille à la main.
Perdue dans sa course, je n'étais même pas certain qu'elle se soit rendu compte de notre présence.
-Bordel de merde, s'est quoi tout ce merdier ! M'exclamais-je en armant mon arbalète.
