Voilà plus d'une heure que Lexa et Octavia chevauchaient à travers les forêts du territoire des Trikru. Le Commander aimait arpenter ces endroits, c'étaient ceux de son enfance. C'est ici qu'elle avait apprit à traquer, chasser et survivre. La faune et la flore étaient abondant, on croisait souvent du gros gibier. Si Lexa appréciait la balade, Octavia en revanche semblait l'apprécier très moyennement.
- Tout va bien, Octavia ?
- Oui, oui, mentit la jeune femme.
- Tu sembles pourtant nerveuse, inquiète... ce sont les animaux ?
- Oui, c'est ça..., continua de mentir Octavia.
- Ou c'est la personne qui nous suis ?
- Quelqu'un nous suis ? J'en étais sûre !
- Oui, il nous suis depuis Polis probablement, mais je n'ai détecté sa présence que dernièrement, il est doué..., ou devrais je dire, elle est douée !
- C'est une femme ?
- Oui, j'en suis presque certaine ! Une idée sur qui cela pourrait être ?
- Euh comment le saurais je ? Dit Octavia surprise.
- Tu es mon second, c'est toi qui me l'as rappelé dernièrement, en tant que tel, tu es sensée connaître les danger qui me menacent !
- Qui te dit qu'elle est dangereuse ?
- Elle fait tout pour rester dans l'ombre, elle observe et attend le bon moment pour attaquer. Si elle n'était pas belliqueuse, si elle traversait la forêt comme nous, elle serait probablement venu vers nous !
- Pas évident et pourquoi serait elle là pour toi ? Dit Octavia mal à l'aise.
- Et bien, peut être parce que j'ai beaucoup d'ennemis... en as tu ?
- Oui, forcement...
- Autant que moi ?
- Je ne sais pas..., hésita Octavia.
- Moi, je suis certaine que non !
Lexa regarda Octavia.
- Ne serais tu pas entrain de me cacher quelque chose ?
- Eh bien...
- Je le savais, cette fille est là pour moi, n'est ce pas ?
- Depuis quelques jours, il y a une rumeur qui circule..., commença Octavia.
- Me concernant ?
- Euh... oui...
- Et tu n'as pas cru bon m'en parler !
- C'est que je pensais que ce n'était qu'une rumeur...
- Et que disait cette rumeur ?
- D'après Arthus...
- Arthus est venu te prévenir et tu ne m'as rien dit ? Ni sur sa visite, ni sur ce qu'il voulait me dire ! Octavia, il va falloir faire quelques mises au poing ! Bon et que t'a t-il dit ?
- Qu'un tueur était en ville pour te tuer, pour venger la mort de Roan...
- Et bien manifestement, ce n'était pas une rumeur ! Et maintenant, il va falloir gérer un tueur, dans ces forêts ! Cela aurait été plus simple, si tu m'avais dit ça à Polis !
- Je suis désolée...
- C'est trop tard pour l'être, maintenant, gardons l'œil, faisons en sorte de ne jamais être à découvert et tachons d'arriver le plus vite possible à Arkadia.
Les deux jeunes femmes continuèrent leur chevauchée, l'esprit en alerte et les yeux aux aguets. Lexa faisait en sorte de se protéger avec les arbres et Octavia couvrait ses arrières, malgré cela, elle se savait vulnérable. Elle connaissait ses bois, mieux que quiconque, et savait combien il était aisé de se cacher, se camoufler. Le seul avantage, qu'elles avaient, c'était que cette escapade, n'avait pas été planifié et donc que la tueuse n'avait pas pu élaborer un plan à l'avance. Cela l'avait obligé à agir dans l'urgence, et surtout à trouver l'opportunité pour attaquer, sans avoir eut le temps d'y réfléchir. Elle serait donc dans l'obligation de frapper dès qu'elle en aurait la possibilité, il restait donc à Lexa et Octavia d'éviter de lui donner cette opportunité. Plus facile a dire qu'à faire !
Lorsque Clarke arriva en haut de la pente, elle surplombait une bonne partie de la forêt. C'est de là qu'elle aperçue deux cavaliers. Elle n'avait pas récupéré cent pour cent de son acuité visuelle, mais elle distinguait bien deux chevaux, cependant, elle n'aurait su dire si les personnes étaient des hommes ou des femmes, ni de quel clan, elles étaient. Prudente, elle attendit, qu'elles se rapprochent pour mieux les distinguer. D'un coup, elle sentit les battements de son cœur s'accélérer, elle avait du mal à croire ce qu'elle voyait. Un instant, elle pensa que ses yeux lui jouaient un tour. L'une des personne qui arrivait vers elle, était Lexa ! C'était impensable ! Une menace de mort pesait sur elle et elle était là, à se promener dans la forêt ! Bien sur, Octavia l'accompagnait mais tout de même ! Et comme pour confirmer, la dangerosité de la situation, Clarke, donc les capacités auditives n'avaient pas diminué, entendit un froissement de feuilles sur sa droite. Son regard se tourna aussitôt vers le bruit. Elle espérait que ce fut un animal quelconque qui furetait, mais il n'en était rien. Elle distingua une silhouette encapuchonnée, un arc à la main, c'était le tueur ! Son rythme cardiaque s'accéléra davantage, cette fois, ce n'était plus du, à la joie de voir Lexa, mais plutôt la peur qu'elle se fasse tué. Lexa et Octavia, n'avait manifestement pas la moindre idée, de la menace qui pesait sur le Commander.
Clarke prit donc quelques minutes pour réfléchir, à comment elle devait gérer la situation. Deux choix s'offrait à elle. Dans la première, Clarke pouvait courir jusqu'au tueur, mais la course n'était pas son fort, il l'entendrait probablement arriver et aurait, dix fois le temps de tuer Lexa. La deuxième consistait, à se diriger tranquillement vers les cavalières, la rapidité ne ferait que donner des soupçons au tueur, et comme de rien, se positionner entre Lexa et la trajectoire de la flèche et l'empêcher d'avoir la guerrière dans sa ligne de mire. La deuxième solution était un poil plus risquée, mais elle lui sembla plus approprié.
Sans plus réfléchir, elle attrapa les rênes de son cheval, mit pied à terre, et le cœur battant, elle descendit la colline vers Lexa. Elle s'obligea à ne pas regarder dans la direction de la position du tueur, et s'interdit d'accélérer le pas, même si son cœur lui criait le contraire. Lexa n'était qu'à une centaine de mètres d'elle, mais la distance lui paraissait bien plus importante.
Lorsque Lexa l'aperçu enfin, leur regard se croisèrent. La guerrière arrêta son cheval, et en descendit. Malheureusement, comme une bonne cavalière, elle était descendu du coté gauche de l'animal, elle avait à présent son dos offert au tueur. Clarke s'en rendit compte, n'écoutant plus sa raison, elle se mit à courir. Elle entendit le bruit de la flèche glissant du carquois, puis celui du tube en bois frottant contre l'arc et enfin le bruit caractéristique d'une corde qu'on lâche, suivit du sifflement de la pointe fendant l'air, Lexa n'était qu'à quelques mètres. Comme elle l'avait prévu, Clarke se trouva entre Lexa et le tueur, sur la trajectoire du projectile.
Lorsque la flèche pénétra le corps de Clarke, la jeune femme était face à Lexa. La force de l'impact la propulsa en avant dans les bras de la guerrière. Cette dernière comprit de suite ce qui s'était passé. Lorsqu'elle entraîna Clarke derrière le cheval, une autre flèche sifflait déjà et vint se planter dans la selle de l'animal.
- Octavia, trouve la moi ! Hurla Lexa qui installa Clarke à l'abri d'un gros rocher.
Octavia partie en courant vers l'origine des tires.
Lexa avait couché Clarke sur le coté à même le sol. Malgré la vitesse du projectile, il n'avait pas traversé le corps de la jeune femme. Lexa caressa doucement le visage de Clarke, écartant les mèches de cheveux qui cachaient ses yeux.
- Oh, Clarke, pourquoi ? Pourquoi as tu fait cela ?
- Je ne pouvais pas...pas... la laisser te tuer !
- Cela fait deux fois que tu me sauves la vie, et à chaque fois tu mets ta vie en danger pour moi !
- C'est ce que font... les gens... lorsqu'il aime quelqu'un, dit Clarke en esquissant un sourire.
- Quoi ? Mais je croyais...
- Je t'aime Lexa... Je n'ai jamais..., jamais cessé de t'aimer..., je me suis juste... laissée envahir... par la colère... je suis désolée, dit Clarke une larme coulant du coin de son œil.
- Chuuuutt, calme toi..., nous discuterons de tout cela plus tard, pour l'instant, je veux que tu te battes pour ta survit d'accord ?
- Cela se présente mal, Lexa... J'ai beaucoup de mal à... respirer, la flèche... On est... loin d'Ar... d'Akadia, je... je n'arriverai... jamais... Jamais jusqu'à là-bas, alors laisse moi te... dire... te dire... ce que je...
- Non, non, non, Clarke, je ne veux rien entendre maintenant ! Tu me diras ça, lorsque tu ira mieux...
- Je n'irai... pas mieux... Lexa, mais ce n'est... pas grave, l'important... c'est que... que tu sois sauve..., et... et... le bébé... aussi..., réussi à dire Clarke donc la poitrine se soulevait avec peine.
Lexa ne fit rien pour retenir ses larmes. Elle attrapa le visage de Clarke dans ses mains.
- Je ne veux pas vivre sans toi, tu m'entends ! Je t'interdis de me laisser ! Tu vas me faire le plaisir de te battre ! Cria Lexa
- Ça ne sert à rien..., la blessure...
- Tu n'en sais rien... !
Octavia revient à ce moment. Elle présentait quelques blessures superficielles mais semblait satisfaite.
- C'est fini, elle ne fera plus de mal à personne... C'était bien Azgeda ! Dit elle avec un air de dégoût.
- Parfait...
- Il va falloir les faire payer pour cela !
- Oui, sans aucun doute..., mais pour l'instant, il faut prendre soin de Clarke !
- Et que veux tu que l'on fasse ? On est trop loin de Polis et de Arkadia !
- Vas chercher Abby !
- Lexa même si je l'a ramène temps voulu, ce qui n'est déjà pas évident, ne m'en veut pas Clarke, mais tu as vraiment une sale tête, elle ne va pas la soigner, au milieu de la forêt !
- S'il le faut, je pense que pour sa fille, Abby serait capable de tout !
- J'ai une meilleur idée, qui lui donnera peut être une meilleur chance...
- Je t'écoute...
- Nous ne sommes pas très loin de l'échoppe de Niylah. Arthus m'a dit qu'il avait l'intention de la reprendre... Tu l'emmènes là-bas, comme ça, il pourra lui donner les premiers soins et moi je vais chercher Abby... Qu'en penses tu ?
Lexa ne mit que quelques secondes à réfléchir, le temps était précieux pour Clarke, mais il s'agissait de prendre toutefois la bonne décision.
- Entendu, on fait comme ça..., je te conjure de faire le plus rapidement possible, Octavia...
- Je ferai aussi vite que je peux ! Assura Octavia en montant sur son cheval.
Lexa la regarda s'éloigner. Elle se pencha sur Clarke, elle était à peine consciente.
- Clarke, il va falloir te lever et marcher, jusqu'à l'échoppe de Niylah...
- Niylah, n'est plus, murmura Clarke.
- Je sais, mais Arthus devrait s'y trouver !
- Arthus...?
- Oui, Arthus... Ce garçon qui t'as tenu compagnie pendant des jours..., dit Lexa faussement jalouse, pour essayer de détendre l'atmosphère.
- Arthus ? Mais ce n'est qu'un enfant ! Dit Clarke en se levant péniblement.
- Un enfant ? J'ai vu la façon dont il te regardait...
- Non, Lexa, je t'assure ! Dit Clarke commençant à croire à la jalousie de Lexa.
- Je sais bien, mon amour, je te taquine..., dit Lexa en déposant un baiser sur la bouche de Clarke, tout en passant un bras sous le sien, pour l'aider à marcher.
Malgré son esprit un peu embrumé, par la douleur, par le manque d'oxygène, Clarke nota les mots «mon amour» de Lexa, ainsi que le baiser. Ce geste fut si doux, si soudain, qu'elle eut l'impression, pendant une seconde, de l'avoir rêvé. Elle n'aurait peut être pas l'occasion de vivre avec Lexa, le grand amour, mais au moins, elle pouvait partir heureuse, sachant que la guerrière, l'aimait toujours.
Elle s'appuya sur Lexa et commença à marcher. Elles n'étaient qu'à quelques kilomètres de l'échoppe, mais le trajet, fut long et pénible. Clarke, avait de plus en plus de mal à respirer, et Lexa, la trouvait de plus en plus pâle, seules ses lèvres prenaient un teint bleuté. L'effort que lui demandait la marche, surtout sur un terrain accidenté transformait l'exercice en torture, pourtant, Clarke avançait. Lorsqu'elles aperçurent enfin l'établissement, Clarke sut que c'était la fin de son calvaire.
Lexa ouvrit la porte sans même frapper, elle trouva Arthus, perché sur une caisse, en train de poser des articles sur une étagère. A peine vit il les deux jeunes femmes, il comprit que, la situation était grave.
- On va la déposer dans le lit..., qu'est ce qui s'est passé ? Demanda Arthus en soutenant Clarke de l'autre coté.
- Un tueur...
- J'en étais sûr ! Je le savais, ce n'était pas une rumeur ! Mais..., ce tueur... avait été engagé pour toi ?
- Oui, mais Clarke s'est interposée et...
- Elle a prit la flèche qui t'était destinée ?
- Oui, c'est ça !
- Ah Clarke, je te reconnais bien là... Mais pourquoi l'as tu amené ici ? Je ne vais pas pouvoir faire grand chose ! Dit Arthus, inquiet en voyant le type de blessure.
- Octavia est partie chercher sa mère, elle est médecin, en attendant, il faut la garder en vie.
- La garder en vie ? Vue la couleur de ses lèvres, elle respire très mal, et vue celle de sa peau, elle doit avoir une hémorragie quelque part, si sa mère, n'arrive pas bientôt...
- Non, non, non, Arthus, je ne veux pas entendre ça... Si on lui enlève la flèche, elle respirera peut être mieux ?
- Enlever la flèche ? C'est hors de question ! La dernière fois que j'ai fait ça, Niylah est morte !
- Cela ne veux pas dire que cela arrivera à Clarke et ce n'était qu'une suggestion..., dit Lexa désespérée.
- Arthus a raison..., murmura Clarke.
Lexa se pencha doucement sur la jeune femme.
- Clarke que doit on faire ?
- Attendre que ma mère arrive...
- Mais la flèche ?
- Si vous essayez de l'enlever, vous pourrez faire plus de mal que de bien...
- Mais Clarke, tu es en train de mourir !
- Tu sais, il y a un peuple autrefois, qui disait lorsque l'un d'entre eux mourait pour une noble cause : «C'est un bon jour pour mourir»... Lexa, aujourd'hui est peut être pour moi, un bon jour pour mourir... La paix est instaurée, tu as reprit ta place..., la vie va reprendre son cours. Te sauver la vie, était peut être ma destiné, ma vie n'aura pas été vaine..., dit Clarke dont le visage devenait de plus en plus gris à présent.
- La destiné n'existe pas ! Notre vie nous appartient, elle est ce que nous en faisons ! Et je veux faire ma vie avec toi Clarke !
- Est ce une demande officielle ? Dit Clarke en se forçant à sourire.
- Ce n'est pas une demande, c'est un ordre ! Je t'ordonne de vivre !
- Tu sais que je rêverai de t'obéir, mais je suis si fatiguée..., dit Clarke en fermant les yeux.
- Non, non, il ne faut pas qu'elle s'endorme ! Dit Arthus paniqué.
Lexa caressa le visage de Clarke.
- Il ne faut pas dormir, pas maintenant, ton combat n'est pas terminé, il faut te battre.
La porte de la chambre s'ouvrit violemment et Abby rentra dans la pièce comme un furie.
Lexa se poussa pour laisser le docteur s'asseoir aux cotés de sa fille.
Elle déchira la chemise de Clarke et inspecta la plaie.
- Vous avez bien fait de ne pas enlever la flèche..., bon, je vais m'occuper d'elle... J'ai pris avec moi, ce dont j'avais besoin mais il me faudrait en plus, des linges propre et de l'eau, si possible qui aura bouilli.
Arthus quitta la pièce pour préparer ce dont Abby avait besoin, laissant les femmes entre elles.
- Vous allez la sauver n'est ce pas ? Demanda Lexa très inquiète.
Abby regarda la guerrière, elle avait l'air si jeune, si fragile et le docteur, se rendit compte qu'elle ne l'avait jamais vu si vulnérable. Elle caressa la joue de la jeune femme.
Lexa fut surprise par ce geste de tendresse, car à part Costia et Clarke personne ne se permettait de se comporter ainsi avec elle. Elle avait quelques souvenirs de sa mère et en cette circonstance, Abby le lui rappelait un peu.
- Lexa, n'ayez crainte, c'est ma fille, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la sauver !
Le docteur fit installer Clarke sur une table pour être à meilleur hauteur, elle cassa l'empennage et d'un coup sec elle enfonça la flèche, dont la pointe ressortie par l'abdomen de la jeune femme. Abby fut rapide mais la douleur fut fulgurante, Clarke hurla et perdit connaissance. Lexa se rua vers elle, mais Abby la retint.
- Tout va bien Lexa, elle s'est juste évanouie et c'est mieux comme ça. J'ai un anesthésiant, mais je ne sais pas si il sera efficace assez longtemps, alors si elle est inconsciente, ce n'est pas plus mal. Maintenant, comme je m'en doutais, je dois enlever sa rate, la flèche est passée au travers, elle fait une hémorragie. Il lui aurait fallu une transfusion...
- Prenez de mon sang ! Dit spontanément Arthus.
- C'est gentil mon garçon, mais, Clarke est une Nightblood à présent...
- Alors prenez le mien, dit doucement Lexa.
- Je ne peux pas, cela serait trop de risque pour le bébé !
- Vous pouvez en prendre un peu...
- Une poche pas plus !
- Entendu !
- Je vais m'occuper de ça Abby, dit Arthus.
Lexa et le garçon passèrent dans la pièce d'à coté. Il installa confortablement Lexa, lui posa une aiguille munie d'un tube relié à une poche souple.
- Cela va prendre une bonne demi heure, lorsque le niveau aura atteint le trait, vous pourrez arrêter le prélèvement en utilisant cette pince, je vais voir si le docteur a besoin de moi, dit Arthus en tendant l'instrument à Lexa.
Au bout d'une heure, Abby avait réussi, a faire l'ablation de la rate de Clarke et ainsi stopper l'hémorragie. La jeune femme était très pâle et son pouls était filant, sa vie ne tenait qu'à un fils. Malgré le succès de l'opération, Abby était très inquiète.
- Je vais la transfuser avec le sang de Lexa, cela lui donnera un peu plus de chance.
Arthus parti dans l'autre pièce.
- Abby ! Cria t-il.
Le docteur accouru dans la pièce et découvrit Lexa évanouie, l'aiguille toujours dans le bras, la poche était pleine, il devait y avoir presque un litre soit plus du double de ce qui était prévue.
- C'est pas vrai ! Merde ! Lexa ! Dit Abby en tapant sur les joues de la guerrière, qui fini par reprendre conscience.
- Que c'est il passé ?
- Ce qui c'est passé, c'est que vous n'avez pas écouté ou suivi les instructions que Arthus vous avez donné ! Lexa c'est beaucoup de sang ! C'est dangereux pour vous et surtout pour le bébé ! Je vous l'avais dit ! Cria Abby en colère.
- Abby ne soyez pas en colère... J'ai bien réfléchie... Si je dois choisir entre Clarke et le bébé... eh bien, je choisie Clarke..., dit doucement Lexa, une larme coulant sur sa joue.
- Oh seigneur ! Lexa..., je ne vous ai pas demandé de faire ce choix !
- Non, je le sais, vous n'auriez pu me demander de faire ce choix, alors je l'ai fais... donnez ce sang à Clarke, sauvez lui la vie.
Abby regarda Lexa, si un jour elle avait douté de l'amour que cette dernière portait à sa fille, à présent, elle n'avait plus aucun doute, rien n'empêcherait ces deux là de s'aimer.
Abby attrapa la poche de sang noir et transfusa sa fille.
Ensuite, avec Arthus, elle installa de nouveau Clarke, dans le lit et surtout aida Lexa à s'allonger dans le lit à coté d'elle, aussitôt la guerrière, mit la main de la blonde dans la sienne.
Elles étaient aussi pâle, l'une que l'autre, et leur santé était préoccupante mais au moins, elles étaient réunies.
- Je vais restée pour les veiller cette nuit, si vous voulez, dit Arthus.
- Merci jeune homme, si il y a le moindre soucis, pour l'une ou l'autre, n'hésites pas à me réveiller ! Si rien de grave ne se passe cette nuit, alors, je pense, qu'elles seront tirées d'affaire.
