Après un séjour de quelques jours à Fried, l'escorte de Fanélia reprit la route. Sur sa propre monture, Hitomi tentait de maintenir le même rythme que ses compagnons, les yeux cernés suite à sa nuit de cauchemars, hantée par la présence de ce fameux Feru. Elle n'avait pas ennuyé son amant avec ses cauchemars, bien qu'il lui ait demandé à plusieurs reprises pourquoi elle semblait si fatiguée.
Les généraux chevauchaient doucement, sur le qui-vive, craignant de la voir s'endormir en selle. Elle ne faisait que tomber de cheval lors du voyage d'aller et cela inquiétait l'escorte. Ils se dirigeaient vers Fanélia bien que Van ait tenté d'obliger Hitomi à aller à Pallas où Merle était pour les affaires des hommes-animaux. La jeune femme avait refusé, jugeant insensée l'inquiétude de son amant.
-Je ne me ferai pas tuer par ces quelques prétentieux voyons, ils ont bien trop peur de ton courroux ! Disait-elle en riant quand il parlait des dangers du palais.
Alors qu'ils se reposaient , à mi chemin de la frontière, étant sur la route depuis quelques heures déjà, ils entendirent tous un bruit sourd.
Il levèrent les yeux, leurs mains portées à leurs ceintures, Van s'était placé aux côtés de Hitomi, levant les yeux vers le ciel.
Ils furent tous étonnés de voir surgir du toit feuillu des arbres un vaisseau d'Astria.
- Qu'ont-ils, fit Hitomi, en écho à ce que pensaient ses compagnons de route.
- Besoin de nous sans doute, Pallas est à l'opposé de Fanélia, commenta Van .
- Il faut déplacer les montures pour qu'ils puissent se poser, notifia le général Kaze en saisissant par la bride deux montures et en les tirant vers les sous-bois. Hitomi saisit les rennes de sa monture, tentant à son tour de l'emmener à couvert. La rosse était trop excitée de voir un vaisseau pour obéir, la jeune femme peina à se faire obéir et manqua de se manger un coups de sabot dans les côtes.
La vaisseau se posa sans douceur, avec un bruit assourdissant. Hitomi, près de Van, voyait la passerelle descendre et se poser sur la pelouse avec un bruit mât. Elle lança un regard interrogatif à son amant qui haussa les épaules et s'avança.
Debout à l'entrée du vaisseau, Drden leur souriait.
- Que se passe-t-il, Dryden, fit Van qui avait une main sur les épaules de Hitomi.
- Nous avons un problème que seule Hitomi peut régler.
- Pourtant je ne suis...
- Viens vite ! Il la tira vers les dédales de couloirs de métal, Van les suivant, sourcils froncés. Les Généraux les avaient suivis à bords, en bons gardes du corps.
Dryden arriva finalement à destination. Hitomi crut reconnaître une bibliothèque mais elle n'était pas sure vue le chaos qui régnait.
Elle demanda :
- Dryden, quel est le problème ?
- J'ai trouvé un ouvrage plus que fascinant ! Or il est dans une langue de la Lune des Illusions ! Tu pourrais y jeter un coups d'oeil ?
- Mais Dryden... Je ne parle pas toutes les langues de la Terre, il y en a trop. Je ne parle que le japonais, le chinois, l'anglais, l'espagnol, le français, le néerlandais...
- Lis ça !
Il lui tendit un ouvrage. Elle fut ravie de reconnaître les même lettre que l'alphabet français et anglais ou même néerlandais. Elle remercia le ciel d'avoir eut la présence d'esprit de parfaire sa connaissance des langues pour son journalisme et dit :
- Dryden, c'est du français. Le vocabulaire est vieux, certes mais je peux comprendre.
- Magnifique !
Van, bras croisés, attendait, un mince sourire aux lèvres, amusé de voir que son ami, malgré sa position de roi, se perdait toujours dans ses ouvrages.
- Van ! Van ! Mon ami ! Je dois te dire ! Je te l'enlève !
- Pardon ?
- Hitomi doit m'aider à transcrire ce livre ! Je l'invite donc à rester un temps à Pallas.
- Tu penses vraiment que...
- Oh là là. Bon, je la ramènerai d'ici trois petites semaines, ça va ?
- Petites ?
- Ou alors restes avec elle un petit temps avant de rejoindre Fanélia ! Le Conseil ne t'en tiendra pas rigueur, il tremble de peur !
- Dryden...
- Ou alors laisses la moi ! Mais ne te plains pas si tous les nobles lui font la cour !
- Je resterai donc quelques jours à Pallas, décida soudain Van d'un ton sombre.
Hitomi sourit d'un air contrit et dit en se trémoussant :
- Je ne voudrai pas te retenir alors que tu as à faire...
- Je n'ai rien à faire qui nécessite mon retour immédiat, sourit-il, amusé de la voir si gênée.
- Eh bien allons annoncer cela à tes hommes, Van, s'enthousiasma Dryden en le prenant par le bras.
- Je vais commencer à lire cela, je te noterai ce que je retiendrai d'important, fit Hitomi en souriant, allant s'installer derrière un pupitre.
Finalement, après une lecture rapide de la préface qui ne possédait pas un vocabulaire assez poussé pour la gêner, elle fut déçue de découvrir un essai assez célèbre qu'elle avait déjà lu à plusieurs reprises. Elle se demandait comment il avait pût arriver là et surtout pourquoi Dryden le trouvait intéressant.
Tout au long du voyage jusque Pallas, elle relut les passages qui lui étaient flous et dont elle ne se souvenait pas bien. Elle écrivit ,dans un carnet que le roi d'Astria lui avait donné, les idées principales de l'auteur. Après tout, l'ouvrage est pertinent pour qui aime la philosophie. Il reste un amas de mots insensés pour tout idiot.
Hitomi, aimant et l'auteur et l'ouvrage, prit plaisir à le résumer sans entacher la magnificence du texte. Lorsque le vaisseau arrive à la capitale si animée, Hitomi se jura d'achever son texte le lendemain, le soleil se perdant déjà à l'ouest.
Le couple royal fut ravi de recevoir Van et Hitomi, même si Dryden trouvait navrant qu'il n'ait pas pût profiter de l'absence de Van pour voir si tant de jeunes nobles tenteraient de faire la cour à leur amie. Mylerna n'en doutait pas, ravie que Van n'ait pas laissé seule son amante.
Dryden annonça donc pendant leur repas qu'un bal serait organisé. Hitomi, amusée, lui rappela qu'elle devait achever la traduction du livre. Il rit que cela pouvait attendre, ce qui étonna la terrienne.
Ainsi donc, emportés par la vivacité de la capitale, les soldats eurent vite trouvé un terrain de jeu intéressant, profitant des guymelefs à disposition pour s'entraîner vue que à Fanélia ils ne pouvaient les utiliser qu'une fois par semaine, par peur d'inquiéter le peuple.
Hitomi, curieuse, lasse de faire du tir à l'arc alors que Van parlait politique enfermé dans un bureau avec quelques hommes d'armes, se mit à porter de l'intérêt à ces engins.
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Hey hey ! Longue semaine, mais voici, après les supplications d'une certaine personne... Un nouveau chapitre ! Et d'autres suivront, c'est juste que je ne trouve pas le temps de publier ^^""" Lâchez des avis ! Lâchez des critiques, méchante, ou pas, ou cinglantes... Bref, un fucking advice !