Chapitre 26 : Joyeux Noël...

Le matin de Noël, j'étais allée me recueillir sur la tombe de ma mère en compagnie de Drago.

- Roséus, murmurai-je en pointant ma baguette sur la stèle.

Un bouquet de roses rouges se matérialisa et je dis en souriant :

- Joyeux noël... maman.

- Joyeux noël, madame, dit Drago à mes côtés.

Je lui lançai un regard surpris. Et le voyant me sourire en me prenant la main, je souris à mon tour.

- Je suis contente d'avoir pu rentrer ici pour les vacances, continuai-je en me retournant vers la tombe. Ce n'était pas gagné au début... mais j'ai fini par m'attacher à cette famille. J'ai d'abord eu du mal avec Milana. Mais je sais qu'elle s'inquiète pour moi. Peut-être plus que Robert. Malheureusement, j'ai l'impression qu'elle s'imagine que je lui en veux pour m'avoir enfermée ici tout l'été et pour m'avoir transmis le don à travers toi. C'est idiot, n'est-ce pas ? Mais j'ai encore du mal à parler avec elle aussi librement qu'avec Robert. Et ça ne facilite pas les choses. Quand à Line... elle m'inquiète. Elle a vraiment l'air épuisée. Passer ses nuits dehors... moi qui pensais qu'elle irait tout de suite rejoindre son cher mari. Le pauvre Thomas doit se sentir délaissé. Comment ce qui se cache dans le bois pourrait être plus important que lui ? Mais bon... passons. J'ai autre chose à te dire. La dernière fois que je suis venue te voir, je me suis plainte de l'injustice que j'avais subi en étant fiancée au plus horrible des Serpentard.

Je vis Drago lever les sourcils à côté de moi.

- Mais... continuai-je avec un petit sourire. Qui aurait pensé que j'en tomberais amoureuse ? De ce vaniteux, égoïste et insupportable Malefoy...

- Hé, dit Drago. Je suis juste à côté de toi.

- Tu le vois ? demandai-je en le pointant du doigt. Il se prend pour un dieu vivant. Et ça me tue d'avouer qu'il a raison. Tout semble parfait chez lui. Contrairement à moi... Je me demande comment il arrive à supporter mes caprices.

- Ce n'est pas un caprice, dit-il en sachant pertinemment de quoi je parlais. Votre fille à seulement été bien élevée. Il faudrait remercier les Granger. Ou je n'aurais jamais pu prétendre à sa première nuit.

- Ne parle pas de ça devant ma mère, murmurai-je faussement gênée.

- C'est toi qui a commencé. Bref, je vous remercie de l'avoir mise au monde. Je suis peut-être un horrible Serpentard, mais je prendrai soin d'elle, faites-moi confiance.

Il déposa un baiser sur ma main qu'il tenait dans la sienne. Je frissonnai et il me demanda :

- Heureuse ?

- J'ai froid, répondis-je en rougissant.

- Elle ne sait pas mentir, dit-il en souriant vers la stèle.

- Ça suffit, on rentre. Au revoir, maman.

Nous retrouvâmes nos amis dans le hall et à mon grand soulagement, je vis aussi le sourire de Line. Mais c'était compréhensible, elle était dans les bras de Thomas.

- Bonjour, Thomas ! dis-je en allant aussitôt lui faire la bise.

- Bonjour, Hermione, dit-il avec le sourire. Je suis heureux de te revoir.

- J'espérais bien que vous viendriez pour noël, dis-je rassurée de voir Line revenue à un état normal.

- Ne me dis pas que tu as encore des vues sur mon mari, dit Line faussement soupçonneuse.

- Qu'est-ce que tu racontes ? soupirai-je.

- C'est quoi cette histoire ? demanda aussitôt Drago.

- C'est rien, répondis-je.

- Tu avais des vues sur lui ?

- Pas du tout ! C'était un malentendu... dis-je gênée.

- Elle croyait que Thomas était son fiancé, dit Line avec amusement. Si tu l'avais vue rougir !

- C'était de ta faute ! m'exclamai-je. Tu aurais dû le présenter tout de suite !

- Alors il te plait ? insista Drago.

- Mais non ! Enfin... vous êtes très bien, Thomas. Mais... oh ! Vous êtes fatigants !

Ils rirent tous de me voir aussi embarrassée. Bien que Drago garda un air inquisiteur envers Thomas.

- Ne le regarde pas comme ça, dis-je tout bas en lui attrapant le bras. Il n'y est pour rien.

- Alors tu avoues qu'il ne te laisse pas indifférente ?

- Mais non ! dis-je désespérée.

- Attention, Hermione. Je ne plaisante pas avec ce genre de choses.

- Qu'est-ce que je dois te dire pour te convaincre ?

- Une idée ? dit-il avec petit sourire.

- Pas devant tout le monde... dis-je gênée.

Il se pencha vers moi en tendant l'oreille.

- Je t'écoute, murmura-t-il.

Je lui murmurai à l'oreille les trois mots qu'il désirait entendre et il se redressa avec le sourire.

- Haaa... soupirai-je. "Je vais devoir faire attention à ne pas le rendre jaloux..."

Nous passâmes la journée dans le salon, discutant joyeusement et mettant en place le sapin de Noël.

- Tu m'aides à mettre la guirlande, Pansy ? demandai-je en lui en tendant un bout.

Elle fixa quelques seconde la guirlande sans bouger et je crus qu'elle allait m'envoyer balader. Mais finalement, elle la prit et fit le tour du sapin avec moi. J'en fus très heureuse et je levai même le pouce en direction de Drago. Peut-être arriverais-je un jour à bien m'entendre avec la jeune fille. Du moment qu'elle ne m'ignorait pas et qu'elle acceptait de partager mes occupations, j'avais bon espoir !

- Ce sapin est magnifique ! dit Ginny en accrochant les boules de Noël. Où l'avez-vous trouvé ? Il ne viens tout de même pas... du bois ?

- Je suis allé le couper moi-même ! dit malicieusement Robert.

- Nous l'avons acheté à Dover, intervint Milana pour couper court aux mensonges illusoires de son mari.

- Mila ! se plaignit-il. C'était plus drôle qu'ils pensent que j'aie fait le bûcheron spécialement pour ce soir.

- Toi ? Le bûcheron ? On en reparlera le jour où tu couperas toi-même le bois pour le feu de la cheminée.

- C'est vrai que papa n'est pas très doué pour les tâches manuelles, dit Line en riant. Il serait perdu dans le monde Moldu.

- On a une baguette, se défendit Robert. Autant s'en servir.

- On a surtout une merveilleuse elfe de maison. C'est Senny qui a choisi le sapin.

- Tu as le coup d'oeil, Senny, dis-je en souriant à l'elfe.

- Merci, maîtresse, dit-elle contente.

- Tu veux mettre l'ange au sommet du sapin ? demandai-je en agitant l'ange magique qui battait des ailes entre mes doigts.

- C'est à vous de le faire, maîtresse, dit l'elfe en rougissant. C'est trop d'honneur pour moi.

- Honneur ? dis-je surprise. Ce n'est qu'un ange. Tiens.

Je le lui mis entre les mains et l'encourageait à le déposer là haut. L'elfe monta timidement sur l'escabeau, et mit l'ange en place.

- Tu vois ? Ce n'était pas si difficile. Maintenant, il est parfait.

- Il est l'heure, Senny, dit soudain Robert en montrant la pendule qui indiquait 20h55.

- Oh ! Tout de suite, maitre ! dit l'elfe en disparaissant.

- L'heure pour quoi ? demandai-je perplexe.

- Pour recevoir ton cadeaux de noël, dit Robert avec un sourire mystérieux.

- Mais... il n'est pas minuit...

- Ton cadeau est très spécial.

- Qu'est-ce que...?

Nous entendîmes soudain le bruit caractéristique du transplanage de l'elfe qui semblait être réapparue dans le hall. Toujours perplexe sur ce qu'avait dit Robert, j'allai ouvrir la porte du salon pour voir ce qu'avait ramené Senny. Mais la question n'était pas : qu'est-ce qu'elle avait ramené ? Mais qui ? Mes amis avaient dû se rendre compte que je m'étais soudainement figée, silencieuse. Aussi, Ginny demanda :

- Hermione ?

Je me mis brusquement à fondre en larmes, les épaules secouées par de violents sanglots.

- Hermione ! s'inquiéta Drago en tendant la main pour me saisir l'épaule.

Mais il n'avait pas eu le temps de m'atteindre que je me précipitais déjà vers les deux personnes se tenant aux côtés de Senny. Leur tombant dans les bras, nous nous mîmes tous les trois à pleurer bruyamment. Ils étaient là ! Ceux que je voulais voir le plus au monde ! Les Granger...! Mes parents...

- Vous êtes là... dis-je en les serrant un peu plus contre moi. Vous êtes là...!

- Ma chérie... pleura ma mère.

- Je pensais que je ne vous reverrais plus jamais ! Vous m'avez tellement manqué !

- Toi aussi, Hermione, murmura mon père. Toi aussi...

- Je suis si contente ! Papa... maman...

- Je suis rassurée de voir que tu vas bien, dit ma mère en me caressant tendrement les cheveux. On s'est tellement inquiétés.

- Je vais bien.

- Vous êtes heureuse, maîtresse ? demanda Senny en souriant.

- Oui... tout est parfait, maintenant. Merci...

Je m'étais retournée vers les Rosens. Robert et Milana me souriaient.

- De tout mon coeur... merci.

- C'était naturel, Hermione, dit Robert. Noël se fête en famille. Bienvenue au manoir Rosens. Nous nous sommes déjà rencontrés... il y a longtemps.

- Je m'en souviens, dit Mr Granger. Votre petite-fille a été le plus beau cadeaux de Noël que nous ayons reçu.

Je fus surprise d'appendre la date à laquelle les Granger m'avaient recueillie. C'était aussi la date de la mort de ma mère... un soir de Noël. Étions-nous en train de fêter le réveillon avec mon véritable père ? Avions-nous été attaqués en pleine fête ? Ma mère avait-elle été obligée de fuir seule dans la neige pendant que mon père tentait de retenir les Mangemorts ? Ou mon père avait-il trahi ma mère ? "Ça expliquerait pourquoi il ne s'est pas montré par la suite..." Je fus tirée de mes idées sombres par la voix de Robert :

- Julia a été avisée de vous la confier. Merci d'avoir pris soin d'Hermione jusqu'ici.

Lui et Milana avaient incliné la tête en signe de remerciement, et les Granger se sentirent gênés.

- Je... je vous en prie, dit Mr Granger.

- Venez, les invita Milana. Le dîner est déjà servi.

Assise entre mes parents, nous partageâmes un repas comme nul autre pareil. C'était le dîner le plus heureux de toute ma vie. Je discutai des derniers mois passés, leur présentai mes amis et... avec un léger embarras... mon fiancé.

- Alors, c'est lui... murmura ma mère avec surprise en fixant Drago.

Elle semblait le trouver à son goût car je remarquai que ses joues étaient légèrement rosies quand il lui présenta ses hommages. Quant à mon père... il l'observa d'un œil inquisiteur, cherchant en Drago le moindre défaut. Mais il ne dut pas en trouver car il lui serra la main avec amabilité. Et j'en fus rassurée !

- Puis-je vous demander quel métier vous exercez ? demanda Robert avec curiosité. Pour ma part, je travaille au département de la justice magique.

- Vous êtes juge ? dit ma mère impressionnée.

- En effet.

- Eh bien, nous ne sommes que d'humbles dentistes, répondit Mr Ganger en souriant.

- Dentistes ?

- Ils soignent les dents des gens, souffla Harry qui était le plus proche de mes grands-parents.

- Ça semble fascinant ! Vous faites ça sans baguette ?

- À l'évidence... dit mon père.

- Tu vois qu'il y a des tonnes de choses qu'on peut très bien faire sans baguette, dit Line avec un petit sourire.

- Désolé de ne pas être doué de mes dix doigts... marmonna son père.

Nous éclatâmes de rire, et le dîner se poursuivit dans la bonne humeur. J'étais heureuse de voir que Line n'était plus braquée contre son père. Je les avais toujours vus comme une famille soudée... et les disputes ne leur allaient vraiment pas ! Et pour mettre tout le monde dans de bonnes dispositions, Robert semblait avoir commandé plusieurs caisses d'hydromel, car il coula à flot toute la soirée. "On est prêts pour se retrouver dans le même état que le soir de notre arrivée..." A la fin du repas, nous nous rassemblâmes au pied du sapin, attendant que sonnent les 12 coups de minuit. Je remarquai soudainement que ma tante avait mystérieusement disparu et je demandai à Thomas :

- Où est passée Line ?

- Ne me le demande pas... soupira-t-il.

J'eus ma réponse quand les portes du salon s'ouvrirent brusquement sur Line qui s'exclama :

- Oh oh oh ! J'espère que vous avez été sages !

Vous l'aurez compris, ma tante était apparue déguisée en mère Noël !

- Non... murmurai-je en fixant son déguisement avec des yeux ronds.

- Et si... marmonna Thomas. Elle me fait le coup tous les ans.

- Comme si ça ne te plaisait pas, dit Line avec un sourire malicieux.

Elle portait un grand sac en toile sur son épaule et le déposa au pied du sapin.

- Tu as récupéré tous nos cadeaux ? demandai-je surprise en apercevant plusieurs emballages.

- Presque, dit-elle en me lançant un coup d'oeil entendu.

Elle avait dû fouiller les chambres, mais n'avait pas trouvé celui que je destinais à Drago. Et pour cause, l'écrin se trouvait dans ma poche en permanence. D'ailleurs, je stressai outre mesure à l'idée de lui offrir mon cadeau. "Je ne pourrai jamais le faire devant tout le monde. Je ne sais même pas s'il va m'offrir quelque chose !"

- Tenez ! s'exclama soudain Line en m'enfonçant un bonnet de Noël sur la tête.

Elle en distribua un à chaque fille et réussit même par je ne sais quel miracle à en faire porter un à sa mère. Pansy avait mis le sien avec une légère gêne mais elle l'avait mis quand même et je vis Blaize lui murmurer un compliment qui la fit légèrement rougir. Par contre, Ginny ne s'était pas faite prier. Ma mère et moi, échangeâmes un sourire au souvenir de nos propres fêtes de Noël. Nous aussi avions l'habitude de porter de tels bonnets pour le réveillon. Line sembla comblée de me voir si heureuse et elle me serra dans ses bras.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda soudain Ginny en pointant le plafond du doigt.

- Du gui bien sûr ! s'exclama joyeusement Line.

- Pourquoi ça bouge ? demanda Ron en jetant un regard circonspect au gui.

En effet, le gui était en train de les survoler, faisant de grands cercles autour d'eux.

- C'est simple, expliqua malicieusement Line. Quand il s'arrête au dessus de vous, vous devez vous embrasser.

- Quoi ? demanda-t-il en jetant un coup d'œil à Harry et Robert assis à ses côtés.

- Il s'arrête de façon aléatoire, alors bonne chance à tous !

- Eh ! Comment ça, bonne chance ? se plaignit le rouquin. "C'est moi qui suis dans la pire des positions !"

- Ne fais pas d'histoires, Ron, le réprimanda sa soeur.

- Tu dis ça parce qu'Harry est ton petit ami ! Je ne veux l'embrasser ni lui, ni le grand-père d'Hermione !

Je ris sous cape en imaginant Ron embrassant Robert. Quoique le voir embrasser Harry aurait été tout aussi comique.

- Hum... dit Line en réfléchissant. Je suppose que Ron est dispensé de jeu du gui.

Je vis Ron soupirer de soulagement, mais je fus plutôt surprise que Pansy n'ait pas râlé. Je compris vite pourquoi en m'apercevant qu'elle était assise entre Blaize et Drago. "Elle n'a pas encore totalement lâché l'affaire..." Avant que minuit sonne, le gui s'était arrêté deux fois. Au dessus de mes parents et au dessus de moi... cette satanée branche de gui était légèrement décalée sur ma droite ! C'est à dire... du côté de Thomas. Quand je vis le regard meurtrier de Drago, je crus qu'il allait mettre le feu au gui et au mari de Line par la même occasion. Aussi, m'étais-je rapidement penchée sur mon fiancé et l'avais-je embrassé avant que quelqu'un ne m'encourage à embrasser Thomas. J'étais très embarrassée de l'avoir fait devant mes parents, mais je crois que nous étions tous un peu trop euphoriques à cause de l'hydromel qui continuait de nous être servi. Drago passa son bras autour de ma taille et lança un regard menaçant à Thomas qui semblait gêné.

- Arrête, murmurai-je. Il n'a rien demandé.

- Qu'est-ce qu'il fiche assis à côté de toi ? répliqua Drago en me resserrant un peu plus contre lui. Il l'a fait exprès ? Ou tu l'as fait exprès ?

- Je l'aurais embrassé lui si ça avait été le cas, espèce d'idiot !

- Hum... dit-il comme s'il n'était pas convaincu.

Il me fit passer de l'autre côté pour que je sois encadrée par lui et Pansy, qui en passant semblait complètement dépitée. "Il aura l'air malin si le gui s'arrête au dessus de lui et Thomas..." pensai-je en riant intérieurement. Soudain, les 12 coups sonnèrent et nous nous souhaitâmes tous un joyeux Noël. Puis nous déballâmes nos cadeaux sous les éclats de rire. Mes amis furent ravis et Robert pleura presque quand je lui offris la cravate.

- Hermione...

- Joyeux Noël, grand-père, dis-je en souriant.

Il me fixa un instant en silence, serrant la cravate dans ses mains. Il semblait être en train d'essayer de déterminer si ce qu'il avait entendu n'était pas le fruit de son imagination. Mais il sembla être sûr du contraire quand il me sauta dessus en criant :

- Ma petite-fille !

Nous tombâmes lourdement au sol sous les rires de l'assistance.

- Tu m'écrases, dis-je en riant.

- Grand-père portera cette cravate tous les jours pour le travail ! C'est promis. Je dirai à tout le monde qui me l'a offerte.

- Ce n'est qu'une cravate, dis-je en ayant enfin réussi à me redresser.

- C'est la plus belle cravate du monde ! dit-il en essuyant une larme de joie. Tu ne pouvais pas me rendre plus heureux.

Je savais que sa joie extrême n'avait rien à voir avec la cravate, mais plutôt avec la phrase que je lui avais offerte avec. Line m'offrit un bisou sur la joue pour me remercier du foulard. Et je vis du coin de l'œil Milana toucher délicatement le châle que je lui avait acheté comme si c'était un tissu très précieux. Elle le mit d'ailleurs aussitôt sur ses épaules, un petit sourire aux lèvres. Quand nos regards se croisèrent elle me fit un signe de tête pour me remercier.

- Oh non... se plaignit Ron. Maman a recommencé !

Il tenta de cacher honteux le pull violet orné d'un grand R jaune tricoté par Mrs Weasley et qui semblait trop grand et trop large même pour lui. On aurait presque dit une robe remarquai-je en riant. Ginny le força malgré tout à le mettre, lui faisant la morale sur le fait que tous les cadeaux étaient précieux et spécialement ceux venant de nos parents.

- Merci, Hermione, me dit Blaize en tenant devant lui porte clé qui annonçait à la cantonade : minuit vient de sonner !

- Ce n'est rien.

- Remercie-la aussi, Pansy, dit Blaize à la jeune fille qui observait avec attention la pince à cheveux fleurie.

- Merci... murmura-t-elle sans en décrocher son regard.

Le jeune homme sourit et la lui prit des mains. Elle protesta mais se rendit vite compte qu'il avait seulement l'intention de la lui mettre dans les cheveux. Alors qu'il manipulait délicatement ses mèches, je vis Pansy rougir et la pince prit une couleur rosée.

- Hum... marmonna Ginny en tenant la notice dans ses mains. Rose... gêne et contentement !

Pansy tenta de lui arracher la notice des mains mais elle échoua et la Serpentard se mit à courir derrière la Gryffondor à travers toute la pièce sous les éclats de rire.

- Senny ? dis-je en voyant l'elfe nous observer un peu en retrait.

- Oui, maîtresse ?

- Joyeux Noël, dis-je en lui tendant un paquet.

- Q... quoi ? dit-elle gênée. P... pour moi ?

- Bien sûr, dis-je en souriant et l'obligeant à prendre le cadeaux. Je sais bien que si cette fête s'est aussi bien passée, c'est grâce à toi. Et puis... sans toi mes parents n'auraient pas pu venir. Merci infiniment, Senny.

- Maîtresse... dit-elle au bord des larmes.

- Ouvre-le.

Les mains tremblantes, l'elfe déchira le papier cadeaux. Mais elle lâcha le paquet comme si il l'avait brûlé en apercevant son contenu.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je perplexe.

- Un... un tablier...

- Oui. Il ne te plait pas ?

- C'est un vêtement... dit-elle gênée.

- Oh, je vois. Mais ce sont Robert et Milana tes vrais maîtres. Tu peux donc accepter mon cadeau.

- Mais...

- Tu ne le trouves pas mignon ? demandai-je en ramassant le tablier.

- Il est très beau mais... dit-elle en lançant un regard à ses maîtres.

Robert hocha la tête pour l'encourager à prendre mon cadeau et Senny agrippa le vêtement en le serrant fort contre elle.

- Merci, maîtresse ! pleura-t-elle.

- Ne recommence pas à pleurer, je t'en prie, dis-je à nouveau gênée face à ses larmes intarissables.

- Oui, maîtresse, dit-elle en s'essuyant le visage avec son ancien tablier.

Je l'aidai à passer le nouveau et Robert s'exclama joyeusement :

- Trinquons ! Où est l'hydromel ?

- Tu n'en as pas déjà bu suffisamment ? soupira sa femme. On trinque depuis plusieurs heures déjà.

- Ce n'est pas pareil ! Je veux porter un vrai toast ! N'est-ce pas, Mr Granger ?

- Bien sûr... répondit mon père gêné d'être mêlé à ce débat entre les époux Rosens.

- Tu veux bien aller nous en racheter rapidement, Senny ? demanda Robert.

- Oui, maître ! s'exclama-t-elle en disparaissant immédiatement.

Attendant que Senny revienne, nous nous rassîmes pour comparer nos cadeaux. Je vis Harry soupirer d'aise avec son écharpe chauffante autour du cou. Et Ron venait déjà de défier Thomas dans une partie d'échec. Il avait trouvé un adversaire à sa taille. Pansy observait une superbe brosse à cheveux en argent qu'elle faisait tourner entre ses doigts. Je compris tout de suite qu'il s'agissait du cadeaux de Blaize et je vis d'ailleurs celui-ci sourire en posant près de lui un certain mug. "Elle l'a vraiment acheté !" pensai-je en pouffant de rire. Soudain, Ginny s'exclama :

- Oh ! Le gui !

En effet, la branche de gui venait de s'immobiliser... au dessus des deux Serpentards. Il n'y avait aucune confusion possible et Pansy ne pouvait pas espérer recevoir un baiser de Drago. Mais quand elle croisa le regard de Blaize, la jeune fille devint rouge tomate. Le rose de sa pince à cheveux s'intensifia. Et cela ne s'arrangea pas quand Line s'exclama :

- Allez ! On s'embrasse !

- P... pas question... marmonna la jeune fille en détournant le regard.

- Oh... ce n'est qu'un petit baiser. C'est obligatoire, sinon tu auras un gage. Et ça pourrait être pire, crois-moi.

- Tu peux lui faire confiance là dessus, dit Thomas avec un regard désolé pour Pansy.

- Pire comment ? demanda-t-elle tout de même.

- Eh bien, j'ai d'autres costumes de mère Noël sexy sous la main, dit Line en lui faisant un clin d'oeil coquin.

Je vis Pansy serrer les poings. Elle semblait prise au piège d'un cruel dilemme. Mais elle sembla juger que le gage de Line était beaucoup plus embarrassant, car elle se retourna vivement vers Blaize et pressa ses lèvres sur les siennes. Ça n'avait duré qu'une seconde, mais ce fut suffisant pour que le jeune homme se fige comme une statue de sel. Il fixait la jeune fille qui n'osait pas le regarder en face, le visage en feu et sa pince à cheveux devenue rouge sang.

- Rouge... murmura Ginny. Passion dévorante !

Les yeux de Pansy se posèrent sur elle et la pince prit une couleur noire profonde.

- Noir... murmura à nouveau Ginny en cherchant dans la notice.

- Pas besoin de lire la notice pour savoir à quoi correspond cette couleur, lui fit remarquer Harry. À ta place, je courrais pour ma vie.

- Ça y est ! s'exclama la rousse en l'ignorant. Une effroyable colère !

Pansy fut sur pieds d'un bond et leur course reprit sous les éclats de rires. Line était carrément pliée en deux.

- Tu sais... fit-elle remarquer à Pansy qui venait de réussir à attraper Ginny en lui donnant des coups sur la tête avec sa brosse à cheveux Je n'ai jamais dit que tu étais obligée de l'embrasser sur la bouche. La joue aurait suffit.

Pansy se figea immédiatement, tournant des yeux exorbités vers Line.

- Vous vous fichez de moi ? demanda-t-elle d'une voix blanche alors que sa pince devenait jaune canari.

- La honte de sa vie... marmonna Ginny en jetant un oeil à la notice.

Nos rires redoublèrent alors que Pansy se déchainait sur la Gryffondor. Mais dans l'hilarité générale, je remarquai que Drago me fixait intensément, les bras croisés. Une question semblait lui brûler les lèvres. "Il se demande sûrement où est mon cadeau pour lui... mais je serais en droit de lui poser la même question ! Je n'arrive pas à croire qu'il ne m'ait rien offert..." J'évitai donc son regard intentionnellement. Fixer trop longtemps ses prunelles grises m'aurait immanquablement conduite à lui céder et je lui aurais offert mes caducées même s'il ne m'offrait rien en retour. "Mais pas question ! Je les lui offrirai, mais il va mariner autant que moi !"

- Senny en met du temps pour revenir, remarqua soudain Robert. Tous les magasins devraient être ouverts pourtant.

Nous entendîmes alors le bruit caractéristique du transplanage de l'elfe dans le hall.

- Ah ! J'ai parlé trop vite.

Mais nous fûmes surpris de voir que l'elfe n'entrait pas dans le salon.

- Senny ? appelai-je en me dirigeant vers la porte, Robert et Milana sur mes talons.

Nous mîmes un pied dans le hall puis nous nous figeâmes. Senny était bien là. Seulement elle était loin d'être seule.


*Pan !* oneshot... I'm owned ! XD ou je le serai bientôt puisque vous allez me tuer lol (nouvelle séance de torture ? xD)

Réponse aux reviews :

Djat : tu es toujours là à cette heure ? (environ 3h du mat lol) moi aussi en même temps xD. mais oui il va offrir quelque chose ;) j'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre. La course poursuite entre Pansy et Ginny particulièrement mdr.

Fraulein Takoor : bonne idée le gui hein ? lol. contente de t'avoir pliée en deux xD

Aurelie Malfoy : mais qui ça peut être ? xD à demain pour le savoir ;) merci et biz !

Lila de Jarjayes : ouf ! merci de me pardonner ;) à demain ^^

Jude O'Malley : t'en fait pas, Senny ne va ni mourir ni se faire renvoyer ;) a+

London123 : et oui, il fallait aller dire joyeux noël à Julia ^^ Drago voit vraiment Thomas comme un rival maintenant xD bien tenté mais la réponse demain ;)

mione010 : merci beaucoup ^^

Ashtana3 : drago est dégouté mdr. Oh tu veux dire le vrai père d'Hermione (une seconde je me suis dit : mais les granger sont déjà là... lol) je sais que ça vous intrigue, et il y a un indice très subtile sur lui dans le chapitre 4 (oui, ce chapitre ne sert pas à rien mdr) Je vous laisse vous creuser les méninges ;)

Geuh : merci ma chère ;)

Dramione : merci ;) à demain

kooki : Désolée mais je crois que si...

Drago-n'aime-que-moi : j'adore le pseudo xD merci de suivre ma fic ;) oui elle a acheté le mug ! la petite coquine mdr

or elise : je savais que tu dirais ça... alors cette fois c'est le ventre ? xD

GiselleLevy : c'est justement ce qui va se passer qui va faire sauter le cran de sécurité d'Hermione lol. (oui ça me dit quelque chose... je sais plus quel chewing-gum c'était xD)

mumz3l-Neskouiik-Bura : pardon :$

lena-malefoy : elle l'a appelé grand-père ! maintenant il faut qu'elle l'appelle papi ! xD c'est des personnes habillées en noir... ( ce que tu dis n'a aucun sens... Ah bon ? j'étais sûre que vous comprendriez xD)

Kissa : ne tue pas Drago il a un cadeau ;) sacrifie des mangemorts si tu veux (ça aidera Hermione) mais pas en mon nom... c'est trop flippant ! xD

virginie01 : oui, elle devait revoir ses parents. c'est noël quand même ! lol. a+

Looklook : ok, merci d'avoir pris le temps de me mettre un com aujourd'hui ;)

Istehar : c'était le chapitre joyeux ! (sauf la fin bien sûr qui jette un froid) drago se devait d'aller saluer sa belle-mère ^^ avec Line thomas est bien immergé dans le monde sorcier. Il maîtrise xD Bien sûr que les rosens sont conscients que les Granger resteront toujours les parents d'Hermione :) je crois que c'était le plus beau jour de la vie de Robert quand elle l'a appelé Grand-père lol. et oui le châle si précieux qui finira taché de sang... mais pas pour longtemps ^^ pour le tablier j'ai hésité au début puis je me suis dit : allez c'est mila et bébert les vrais maîtres. ça va passer xD je les embête tout le temps pendant les fête mdr pourquoi ? je sais pas lol. le gui et la pince c'était pour mettre l'ambiance xD merci, bisous