Chap38

Un jour…une pièce…

House était toujours convaincu que faire parler les filles ne servait à rien d'autre qu'à les faire souffrir et pleurer… et il se sentait inapte à les consoler.

Suite du PV d'audition de Lisa Cuddy

Cuddy:«Je ne voulais pas vraiment aller dîner avec Édouard Gere.

Il me poursuit depuis des années, il est le fils d'un de nos plus importants donateurs mais j'ai toujours réussi à repousser ses avances. Ce soir là j'étais épuisée, je l'ai poliment rabroué en lui proposant de s'associer à la party que nous devions donner en l'honneur de l'anniversaire du Département de HOUSE et c'est là qu'il a commencé à se montrer menaçant…

Smith:«physiquement?

Cuddy:«non, absolument pas , il est bien trop habile pour cela. Non, tout était sous entendu. Aujourd'hui encore si vous nous confrontiez, il pourrait nier avoir exercé toute forme de chantage à mon encontre.

Il m'a juste fait comprendre qu'un membre du personnel était sur le point de révéler au Conseil de Direction que le Dr House et moi-même avions passé la nuit ensemble dans le cadre de l'hôpital et que nous entretenions une liaison.

Smith:»c'était vrai?

Cuddy:»oui et non. Quand House a été hospitalisé à la suite de sa seconde attaque, il a déclenché peu de temps avant sa sortie une réaction virale que nous avons pris pour infection nosocomiale.

J'étais désespérée, inquiète…en fait il s'agissait juste d'une gastro entérite mais …je suis restée à ses côtés cette nuit là et il est possible qu'un membre du personnel de nuit nous ait entrevu…

Smith:»la belle affaire!

Cuddy:»vous ne comprenez pas! House est un de mes employés; le conseil des Directeurs est vieux jeu et cherche depuis des années à virer un Docteur qui les injurie et ne respecte rien ni personne.

J'ai toujours réussi à faire front jusque là mais avoir une liaison au grand jour avec House m'enlevait toute objectivité et toute légitimité à le maintenir à son poste.

Il fallait éviter à tout prix que la rumeur ne se propage…Ma seule erreur a été de penser que je pouvais gérer Édouard Gere.

Smith:«votre liaison a-t-elle commencé dès le premier soir?

Cuddy:«je l'ignore mais je ne crois pas.

Il m'a emmenée dans un resto très côté de la ville , j'ai à peine touché mon assiette parce que j'étais épuisée et mal à l'aise.

Il a décidé que puisque je n'avais rien mangé, il me devait un second repas.

Il est revenu le lendemain soir, chez moi, avec un panier repas et du champagne.

Je me souviens de la première coupe…au petit matin, quand je me suis réveillée; il était dans mon lit endormi et nous étions nus.

J'ai cru que j'avais trop bu, j'avais mal à la tête.

Les jours suivants, le mal de tête est devenu permanant, j'avais de troubles de la vision, des vertiges et des amnésies passagères.

Je me suis sentie très insécurisée, House était au repos sur mon ordre et je ne voulais pas le solliciter…je me suis appuyée sur Gere pensant que peut être, il était temps que je m'investisse dans une relation adulte.

Mais chaque matin me réveiller dans ses bras me donnait la nausée.

La seule relation physique dont je me souvienne date d'il y a deux jours.

Après le petit déjeuner, il m'a contrainte à des relations sexuelles .

Il a ensuite juré qu'il s'agissait d'un jeu un peu pervers et qu'il était convaincu que j'étais consentante.

Il s'en est excusé.

Une fois encore j'étais mal à l'aise mais je l'ai cru.

Smith:«vous ne vous souvenez de rien d'autre?

Cuddy:«non…tout est flou…je crois que House est venu un soir à la maison; il semblait en colère….et puis il a disparu…

Le lendemain, il reprenait le travail, j'en étais heureuse et on s'est à nouveau disputés; j'ignore pourquoi…

Ce soir là grâce à Wilson j'ai réussi à échapper à Gere et à rentrer seule…et puis il y a eu l'accident.

Smith:»grâce à Wilson?

Cuddy: «oui sans trop le savoir il a empêché Gere de monter avec moi en voiture et j'ai pu prétexter un malaise pour m'enfuir.

Smith: «au cours de vos soirées , avez vous abordé de nouveau le problème de votre liaison avec House, vous a t il proposé son aide concrètement dans ce sens pour faire face au comité Directeur?

Cuddy:«non. Je me suis souvent demandée si je n'avais pas imaginé cette conversation, si ce n'était pas un prétexte pour céder…par lâcheté.

Smith:«Dr Cuddy…perversité et intelligence vont souvent de pair. Ne doutez pas de vous ou il aurait complètement gagné.

Après un long silence entrecoupé de larmes, Cuddy reprit:«Smith, ne dites rien à House .Il ne doit pas savoir.

Smith:»vous avez peur de lui?

Cuddy:«non, j'ai peur pour lui ».