Chapitre 26. "Thérapie"
Blaine ne savait pas combien de ce centre il pouvait prendre en plus. S'être réveillé tous les matins dans cette affreuse chambre blanche commençait à l'atteindre. Oui, il s'était peut-être fait du mal avant son arrivée ici, mais pas une fois ne s'était-il en fait senti fou. Une semaine dans cet endroit et il avait l'impression d'être conduit lentement dans la folie. Ça n'aidait pas que l'infirmière qui agissait comme le réveil personnel des patients était près des yeux brillants et les cheveux ébourriffés chaque matin sans faute.
Puisque les patients se douchaient ou prenaient tous un bain le soir, ils n'avaient pas à faire grand-chose d'autre que s'habiller avant d'être forcé à manger ensemble dans la salle à manger. Blaine soupira tandis qu'il voyait une paire propre de vêtements assignés pour les patients de la clinique l'attendant sur la chaise à côté de la porte : un haut d'hopital bleu ciel avec les lettres ISCC suivis par une croie rouge dessous cousus sur le côté supérieur gauche et une paire de pantalon de la même couleur pour aller avec. Pour Blaine, ils semblaient et avaient l'air de pyjamas d'hôpital glorifiés qu'on demandait qu'ils portent toute la journée sauf pour dormir et pour ça, ils avaient même des pyjamas assignés. Non seulement, il devait adhérer à un livre de règles d'hôpital strictes, mais il n'avait aussi même pas la liberté de s'habiller comme il le souhaitait. Depuis quand est-ce que être ''mentalement malade" coûtait même la plus basique des libertés ?
Dès que Blaine fut habillé dans l'uniforme tristement terne, il suivit la routine qu'on lui avait appris. Il toqua à la porte, signifiant qu'il était prêt et attendit que le surveillant vienne et déverouille la porte. Quand ils avaient en fait la permission d'être dans leurs chambres, ils étaient enfermés dedans comme si c'était une sorte d'asile mental. Blaine savait que c'était parce qu'ils ne pouvaient risquer que quiconque fassent le mur même s'ils avaient un surveillant dans le couloir à toute heure en cas d'urgence. Il y avait de nombreuses divisions différentes dans l'hôpital, pas juste celle dans laquelle était Blaine. Il y avait tout depuis les patients de l'aile suicide, aux patients de l'aile criminielle qui souffraient en fait de maladies mentales sévères. Même si certaines sections n'étaient pas à aussi haut risque que les autres, ils devaient traiter tout le monde pareil, comme le disait la politique de l'hôpital.
Une fois qu'il fut libre, il fut guidé avec quelques autres vers la salle à manger où il fut alors forcé de manger le petit-déjeuner avec le reste des patients dans un silence complet juste comme il l'avait fait les jours précédents. Comme d'habitude, la nourriture était déjà là en train de l'attendre quand il prit son siège assigné. Il baissa les yeux et grimaça aux contenus de son bol : des flocons d'avoir pour la deuxième fois depuis qu'il était là. Blaine aimait en fait bien les flocons d'avoine, mais cette substance bizarre qu'ils essayaient de faire passer était incroyablement fade et sans goût. Honnêtement, comment diable est-ce qu'on rate les flocons d'avoine ?
Son groupe de salle à manger assigné n'était pas du genre bavard tandis qu'ils s'asseyaient et commençait le ciment grumeleux dans leurs propres bols. Il était sûr qu'ils se sentaient juste aussi pas à leur place que lui. Au ISCC, ils encourageaient l'amitié, mais pour Blaine, ça ne semblait pas le meilleur endroit pour se faire des amis ce n'est pas qu'il ne le permettrait pas mais il n'allait certainement pas essayer de changer la routine pour découvrir ce que lui et eux avaient en commun. C'était clair comme le jour qu'ils n'avaient rien en commun ils étaient probablement suicidaire et il était loin de ça. Ça n'aidait pas que son groupe pour déjeuner soit tous nouveaux, juste comme lui-même. Ils avaient tous été ensemble dans la camionnette qui les avait amené ici et ils traversaient la même période d'ajustement que lui. Personne n'avait un bon discours ''ça devient plus facile", donc le silence était une bonne alternative.
Après le petit-déjeuner, Blaine devait être envoyé immédiatement à sa première session de thérapie avec Dr. K. C'était bien de dire qu'il redoutait les sessions de thérapie par-dessus tout. De toutes les choses qu'il devait faire ici, voire le médecin était la chose qu'il voulait faire en dernier lieu parce qu'il savait qu'essayer de convaincre un professionnel médical qu'il n'était pas suicidaire serait une longue tentative et probablement impossible. Pour une quelconque raison, peut-être à cause de la simplicité, les docteurs prenaient l'auto-mutilation et la mettait dans la même catégorie que les pensées et tendances suicidaires. S'ils ne le faisaient pas, Blaine était sûr qu'il ne serait pas coincé dans cette maison pour les fous.
Dès qu'il se fut forcé à avaler la fin de la glue, l'infirmière Leila fut à ses côtés pour le guider vers le bureau du Dr. K. Blaine se leva à contrecoeur, recevant quelques regards sympathiques du groupe à sa table, et la suivit hors de la salle à manger. Dès qu'ils furent passés devant le bureau d'entrée, Blaine jeta un regard aux portes d'entrée. Ce serait facile, il pourrait juste s'éloigner de l'infirmière Leila et courir vers la liberté. Bon, il serait probablement attrappé avant d'être allé très loin il devait y avoir en fait des gardes quelque part autour de cet endroit. C'était une institution plutôt large ils ne pouvaient juste pas laisser les portes d'entrée non-gardées dans un endroit comme ça.
Donc, ils continuèrent, avançant le long du couloir qu'il avait traversé quand il était arrivé.
« Vous devez apprendre à adhérer à toutes les règles durant votre séjour à l'Institut de Santé Comportementale de Columbus, » déclarait l'infirmière tandis qu'elle guidait Blaine et trois autres patients malheureux dans le couloir principal de la prison. ''Elle doit probablement s'occupper de guider les détenus à leurs cellules,'' pensa amèrement Blaine tandis qu'il suivait.
« Nous n'en avons pas trop, mais puisque vous êtes des patients sans traumatismes sévères, vous résiderez dans une unité moins stricte. Cette unité est pour ceux qui possèdent des tendances et des désirs suicidaires. »
Des désirs suicidaires ? Blaine pensait que ce serait approprié d'être placé dans cette unité s'il possédait vraiment un désir suicidaire. Où était l'unité pour ''Désirs de contrôle et impression qu'il mérite juste un petit peu de douleur ? »
Blaine ne voulait pas mourir. S'il le voulait, il savait quelle veine couper. Il restait exprès loin de ces veines quand il s'auto-mutilait. Il ne pouvait pas... il refusait de laisser Kurt seul comme ça. S'il ne voulait pas mettre fin à ses jours, alors pourquoi était-il même ici ? Oui, il se coupait, mais tout comme la moitié de la population adolescente d'Amérique... est-ce que ce n'était pas un pays libre ? Tout ce qu'il voulait était une chose et ils lui avaient pris.
« … l'heure du coucher est à précisément 21h chaque soir. »
Blaine faisait semblant d'écouter poliment tandis qu'ils avançaient, sa voix était aussi grinçante et odieuse qu'irritante. Il pouvait voir qu'elle tenait un air de supériorité donnée à elle-même au-dessus d'eux ; elle criait pratiquement, ''Je n'ai pas à être sous une surveillance anti-suicide, donc ça me rend meilleur que vous''.
Aussi, qui diable va se coucher à 21h ? Les vieux ? Il avait dix-sept ans, aucun adolescent normal allait se coucher aussi tôt – mais être dans cet institut, ça ne faisait pas de lui un adolescent normal, n'est-ce pas ?
« Le petit-déjeuner est servi rapidement à 7h. Après, on vous donnera votre dose matinale de médicaments prèscrits par le Dr. K c'est le médecin spécialisé pour cette unité particulière. Après le petit-déjeuner, vous aurez du temps libre dans le salon- »
« Excusez-moi, mademoiselle ? » demanda la fille marchant à côté de Blaine. C'était la fille qui avait été dans la camionnette quand Blaine avait été pris. Les deux autres garçons se tenant avec eux avaient aussi été avec eux.
« Oui, euh... Jillian ? » répondit l'infirmière, vérifiant son dossier pour le nom de la fille.
« Après le petit-déjeuner, est-ce que nous avons le droit d'aller juste dans nos chambres si nous le voulons ? » demanda-t-elle avec la tête baissée.
L'infirmière ne sembla pas trop contente de la question.
« Non. Vous n'aurez pas le droit d'être seuls dans vos chambres dans la journée sauf pour dormir. Les chambres sont faites pour dormir, rien d'autre. Vous êtes ici pour surmonter votre désir de quitter ce monde. Nous croyons que si vous avez de copieuses intéractions avec d'autres patients, vous trouverez le désir d'aimer ce monde et de rester dedans. Maintenant pouvons-nois voir le reste des règles ? »
Jillian hocha la tête, qui resta baissée vers le carrelage blanc brillant.
Blaine devait admettre que, pour une fille, Jillian était très jolie. Ses cheveux était d'un brun sombre qui avait l'air d'avoir le potentiel de tenir beaucoup de volume, mais à la place, ils étaient lisses et sans vie sur ses épaules. Sa peau était d'un blanc crèmeux et ses yeux étaient d'un bleu océan profond. Le cœur de Blaine se serra à combien la fille lui rappelait Kurt. Un Kurt bien plus sans-vie et apparemmen suicidaire, mais quand même ses traits ressemblaient à ceux de Kurt plus que ce que Blaine aurait souhaité. Il se demandait si l'un de ces patients était là au mauvais endroit comme lui. Avaient-ils été envoyés ici parce qu'ils étaient mal nommé en tant que suicidaire ?
Ils avaient enfin rejoint le salon où une autre infirmière, l'infirmière Leila comme elle se présenta rapidement en attendant les nouveaux arrivants. Elle était l'infirmière en chef qui était en charge de leur unité et de les surveiller. L'unité dans laquelle ils resteraient était apparemment restreinte aux âges 13-18. Donc, dans leur tête, ça pouvait présenter des tonnes de problèmes : des hormones adolescentes mélangés avec des médicaments et des ''problèmes mentaux,'' ouais, Blaine pouvait voir pourquoi ils pouvaient être un peu strict dans cette aile.
« Donc, je vous que nous nous sentions tous comme une famille durant votre séjour à ISCC. Je ne peux pas faire de suppositions, mais je trouve souvant que les individus placés sous nos soins viennent d'endroits où le sentiment de solitude et le manque de compagnie étaient une constante dans leurs vies. Je vous promets que ce ne sera jamais un problème ici. Vous aurez de nombreuses opportunités pour interragir avec les autres patients de votre aile. Mon assistante, l'infirmière Emily, » Elle fit un geste vers l'infirmière qui les avait amené ici. « Sera disponible à toute heure si vous avez besoin de quelqu'un à qui parler.
Votre médecin, le Dr. K est un homme merveilleux et je suis sûr que vous tous et lui allez devenir aussi de très amis durant votre séjour. Vous aurez tous des sessions de thérapie avec lui 3 jours par semaine et quand vous ne serez pas en thérapie, nous avons fait en sorte que vos lycées nous transmettent gentiment votre travail scolaire pour que vous ne soyez pas derrière dans vos études. Nous avons un tuteur merveilleux que vous rencontrerez demain, elle s'appellle Madame Lyons. »
La tête de Blaine tournait de toutes ces nouvelles informations. On s'attendait à ce qu'il supporte toutes ces règles strictes et ces régulations et devait interagir avec des gens qu'il connaissait à peine. Si sa famille voulait le torturer, est-ce qu'il n'avait pas pu trouver une façon plus saine ? Il resta debout et écouta l'infirmière parler encore et encore des règles qu'ils devaient suivre. Pendant ce temps, il commençait à se familiariser avec la salle de vie dans laquelle il serait forcé de passer la plupart de son temps libre.
La pièce était énorme, c'était sûr. Il y avait de nombreuses tables circulaires dans la large pièce qui semblaient accommoder au moins quatre individus. Dans le coin droit au fond de la pièce, il y avait un large canapé luxueux devant un écran plat étonnament cher. Cet hôpital lui rappelait une version plus large et plus affluente de celui du film '' Une vie volée''.
Il écouta les quelques dernières règles restantes et sentit un mal de tête augmenter graduellement de toutes ces informations étant jetées sur lui. Voyyons voir : il devait être réveillé à 6:30 du matin, couché à 21h, n'avait pas le droit d'être dans sa chambre sans surveillance, devait prendre des médicaments prescrits par un médecin, assister à une thérapie, être forcé de faire le travail de Dalton sans pouvoir être en fait dans son école bien-aimée, et s'il ne suivait pas ces règles, il y avait pratiquement un classeur rempli des différents types de conséquences pour leurs actions, dépendant de leur genre de mauvais comportement. Et ses parents étaient sûrs que ce n'était pas une prison quand ils l'avaient cherchée ?
Il allait détester cet endroit. Il n'y avait aucune possibilité qu'il trouve un genre de réconfort ici. Il le savait.
Blaine suivit l'infirmière Leila vers la large porte en chêne du bureau du Dr. K et toqua gentiment.
« Tu vas adorer le Dr. K, Blaine il est réellement un homme merveilleux. Il a une grande perspicacité envers les gens que je n'ai jamais rencontré avant avec aucun autre médecin. Tu n'as pas entendu ça de moi ! » taquina-t-elle, posant une main sur son épaule.
« Tu pourrais penser que je dis juste ça, mais je suis honnête, ici. Tu vas trouver que le Dr. K est quelqu'un qui va en fait écouter plutôt que faire semblant. Donc, passe une bonne session et nous re verrons au déjeuner ! » assura-t-elle avant de partir rapidement pour revenir aux autres patients.
Blaine se tint seul à attendre que ce médecin ouvre la porte et lui consacrer ses nombreux mots de sagesse comme ''combien de choses Blaine avait à vivre'' et ''le suicide est égoïste'' et ainsi de suite. Ces mots aideraient s'il était réellement suicidaire ! C'était une telle perte astronomique de temps et d'argent. La porte s'ouvrit rapidement pour révéler un homme semblant plutôt fatigué habillé d'un costume gris. Donc pas de veste blanche de laboratoire alors, hein ? Il avait de légères cernes sous les yeux, probablement du manque de sommeil et de l'âge, mais il pouvait aussi voir des rides de rire au coin des yeux de l'homme, ce qui devait dire qu'il devait avoir une joie particulière d'une certaine sorte. S'occuper d'un tas d'adolescents suicidaires ne l'était probablement pas. Il y avait quelque chose dans les traits du médecin qui retenait un sens de familiarité, mais Blaine n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.
« Tu dois être... » Il vérifia son fichier. « M. Anderson. »
« Blaine, » corrigea immédiatement Blaine. ''M. Anderson'' était son père, pas lui.
« Eh bien, Blaine, c'est bien de te rencontrer, je suis le Dr. K, ou Paul. Ce que tu sens le mieux. » se présenta l'homme, tendant la main, que Blaine prit. Blaine détestait peut-être toute la situation, mais il se rappelait quand même de ses mannières. L'homme regardait Blaine de la même façon pendant un moment, comme s'il essayait de le placer ailleurs.
« Heureux de vous rencontrer, Dr. K, » répondit Blaine et il s'assit dans le siège que le Dr. K lui proposait devant le large bureau en bois.
« Eh bien, Blaine, c'est à la fois une joie et une tristesse de rencontrer un nouveau visage à ISCC, » déclara le Dr. K, s'asseyant derrière le bureau. Il fouilla dans certains papiers de son dossier et continua de converser.
« Anderson... pour une quelconque raison, ce nom me rappelle quelque chose. Tu n'es pas relié à la famille Anderson ici à Columbus à tout hasard ? Je connais bien Greg un super bon chirurgien. »
« Non, monsieur. Toute ma famille est à Westerville. »
« Oh, je vois, » dit le Dr. K tandis qu'il semblait essayait de mettre de côté là où il pensait qu'il pouvait connaître Blaine. « Alors, un beau jeune homme comme toi est probablement un bon aimant à fille à la maison, hmm ? »
Blaine gigota inconfortablement, il n'avait pas envie de faire son coming-out avec cet homme, mais il était fier de qui il était, donc il marmonna, « J'ai un petit-ami. »
« Oh, » Dr. K hocha la tête , ne semblant pas étonné. « Comment est-il, si je peux demander ? »
Blaine était curieux de savoir pourquoi le Dr. K ne se précipitait pas immédiatement dans le sujet de ses tendances suicidaires supposées, mais s'il avait l'opportunité de parler à Kurt, il n'abandonnerait pas ça.
« C'est l'être humain le plus merveilleux que j'ai jamais rencontré. C'est la personne la plus altruiste, gentille et compatissante que je connais. Sans lui, j'ai l'impression d'être... incomplet, je suppose ? Vous savez, comme ils disent que quand on rencontre quelqu'un, il devient votre autre moitié ? »
Le Dr. K hocha la tête en réponse.
« Eh bien, c'est exactement qui Kurt est. Il est honnêtement la meilleure chose qui me soit jamais arrivé et j'aimerai pouvoir trouver plus de mots, mais Kurt défit les mots. Tous les langages humains n'ont pas la capacité de le décrire. En toute honnêteté, je veux juste faire tout ce qu'il faut pour sortir d'ici et lui revenir. »
Dr. K hocha encore la tête, cette fois avec un léger sourire. « Nous allons devoir travailler pour te faire arrivé là, alors. Il semble que tu as quelqu'un de bien qui t'attend à la maison. »
Blaine hocha simplement la tête et devint vraiment intéressé pas ses mains qui étaient croisées fermement sur ses genoux.
« Alors Blaine, je suppose que nous devrions nous mettre au vrai sujet ici. Qu'est-ce qui t'a ammené exactement à ISCC ? »
Oh mon Dieu, et voilà. C'était la partie que Blaine avait redoutée le plus depuis son arrivée ici : devoir convaincre cet homme qu'il n'était pas suicidaire et que sa présence ici était une erreur. Avant qu'il ne puisse trouver une réponse concrète, on toqua à la porte.
« Est-ce que tu peux m'excuser pendant un moment, Blaine ? » demanda le Dr. K avec un regard d'excuse tandis qu'il allait vers la porte pour s'occuper de l'interruption.
C'était une infirmière d'une autre unité qui avait besoin de lui au bureau principal, donc il demanda à Blaine de penser à sa question et dit qu'il serait de retour dans quelques minutes. Dès que la porte fut fermée, Blaine se leva et commença à marcher autour de la pièce. Il éait toujours très agité et hyperactif même aux meilleurs moments, et il ne pouvait pas rester assis immobile pendant trop longtemps, surtout quand il était nerveux.
Après avoir fait le tour de la pièce plusieurs fois, il se retrouva de l'autre côté du bureau du Dr. K et son œil tomba sur les papiers qu'il avait laissé : le dossier de Blaine. Il jeta un regard nerveux vers la porte. S'il était surpris en train de lire son dossier, il pouvait déjà se réserver un rendez-vous avec ce classeur plein de conséquences en cas de mauvais comportement. Il était très curieux de savoir ce qu'ils avaient à dire sur sa ''condition'' cependant. La curiosité gagna finalement et bien que Blaine garde une oreille pour écouter les sons derrière la porte, il commença à lire.
Fichier médical d'un patient de l'Institut de Santé Comportementale de Colombus
Nom : Blaine Everett Anderson
Âge : 17 ans
Ville natale : Westerville, en Ohio
Lycée : Dalton Academy
Classe : Terminale
A surveiller au ISCC :
- Thérapeute
- Mandat du tribunal
- Application de la loi
- Parents ou Gardien
- Auto-admission
Evaluation : a été découvert en train de s'auto-mutiler par un ami dans la salle de bain de chez cet ami. L'auto-mutilation a été réalisée en appliquant une lame de rasoir sur la partie intérieure du bras et faisant des incisions d centimètres. Il semble y avoir des cicatrices et des entailles datant de jours précédents inconnus. Les incidents, vu les lacérations, auraient pû commencer il y a un mois.
Traitement : le patient sera pris dans l'institut et tenu sous une surveillance suicide de 2 mois à l'Institut de Santé Comportementale de Columbus. Des sessions de thérapie, des médicaments quotidiens doivent être prescrits par les professionnels assignés de l'ISCC.
Date de libération : pas de date prévue.
Docteur assigné :
Ce fut là que tout changea. Blaine sentit son estomac se serrer, le choc fit lâcher ses genoux et l'envoya s'effondrer par terre. Était-ce même possible ? Comment est-ce que ça pouvait même être permis ? Est-ce que personne ne faisait de recherche ici ? Comment avaient-ils pu laisser ça arriver ? Il savait pourquoi l'homme semblait familier maintenant comment il ne l'avait pas découvert au début, il ne saurait jamais.
La porte s'ouvrit au milieu de l'attaque de panique de Blaine pour révéler encore une fois le médecin en question. Blaine regarda le médecin en horreur absolue tandis que l'autre homme clignait des yeux de surprise tandis qu'il analysait la situation.
« Blaine, tout va bien ? » demanda-t-il tandis qu'il s'approchait pour s'occuper de son patient au sol.
« Non, Dr. Karofsky tout ne va pas bien. »
Dr. K, Dr. Karofsky, Dr. Paul Karofsky... le père de Dave était son médecin.
« Blaine, fiston, tu dois te calmer, » tenta de dire le Dr. Karofsky par-dessus l'hyperventilation plutôt bruyante de Blaine.
« NON ! Je ne vais PAS me calmer ! » cria Blaine.
« Blaine, s'il te plait. Pourquoi est-ce que tu es si bouleversé, est-ce que tu peux me parler, s'il te plait ? »
« Tout est de sa faute ! »
Le Dr. Karofsky regarda Blaine avec une honnête confusion et s'agenouilla à côté de lui. « Qui, Blaine ? »
« Dave ! Tout est de sa faute ! Votre fils est la raison pour laquelle je suis coincé dans cet horrible endroit ! »
