Disclaimer :

JK : 7 ; Lasiurys : 0

Merci à EHP – Wikipedia – Google. Damocles : désolée.

Titre du chapitre : "Whisper", Evanescence ("N'éteins pas la lumière")

Merci à Groumd, Snapinou, Lyane de Rivesen, alexcmoa, ptitemel, Mephitis, Eileen19(x2), Pau Eihm, gabrielle, Luscinia, Alexandrine, Bergere, cixy, Ilda, jones17, élyon(x2), Pauline, zinzinette, Mikishine, Anthales, Océane, et justabook(x15) pour vos reviews ! Merci à mes Dalton, à mes lectrices, et à mes lecteurs !

alexcmoa : Merci pour ta review ! Hermione sort de sa passivité dans des circonstances particulières… Voilà qui devrait t'en dire plus sur les "camarades" !

Eileen19 : Merci pour ta review ! C'est vrai que Minerva aurait pu lui dire, mais bon… ça n'aurait probablement rien changé de toute façon, et était-ce vraiment la place de Minerva ? Concernant Hermione, c'est vrai qu'elle peut sembler naïve, mais en réalité, ce n'est pas exactement ça... Enfin, les prochains chapitres continueront à éclairer certains points !

Alexandrine : Merci pour ta review et le compliment !

élyon : Merci pour tes reviews ! J'imagine que Dumbledore doit être peint avec ses bonbons, donc qu'il peut en donner aux autres tableaux ! Et oui, Hermione marque un point !

Pauline : Merci pour ta review ! Oui, j'ai corrigé -___- L'âge, sans doute ? Non ? Vraiment pas ? Aaaaah, le bisou! Justement, c'est pour ce chapitre! Non, en fait, c'était une blague^^

Océane : Merci pour ta review ! Je ne sais pas si elle décide de se souvenir ou pas… Oui, à la fin, il ne me sert plus, et on peut tout à fait envisager un complot de la part de Minerva…

Pour ceux qui se demanderaient à l'issue de ce chapitre : oui, c'est la suite du chapitre d'hier, non, je ne me suis pas plantée de chapitre ! Oui, j'ai une explication ! Non, elle n'est pas pour tout de suite^^


--Chapitre 26 : Don't turn out the light.

- "Bien, Miss Granger, que savez-vous du Stasis ?"

- "C'est un sortilège qui laisse les potions dans l'état, professeur. Mais on ne peut pas l'utiliser sur toutes les potions."

- "Un sortilège dur à maîtriser, parce qu'il donne un équilibre, où rien ne doit évoluer malgré les aléas du climat, ou du temps. Si on l'utilise avec une potion trop volatile, l'équilibre est impossible à maintenir, et le sortilège n'est pas effectif. Par contraste, si le Stasis est rompu, la potion connaît la crise. On ne peut pas prévoir ses réactions. Un sorcier puissant peut invoquer un Stasis sur des potions moins basiques. Il convient néanmoins d'étudier préalablement la situation et de ne pas donner une inflexion trop enthousiasme ou trop faible au sortilège. Un équilibre dans le lancement même du sort s'impose."

Il attendit qu'elle intègre les informations, puis il poursuivit.

- "Vous avez là plusieurs potions. Vous allez lancer un Stasis sur chacune d'elle, en adaptant la puissance de votre sortilège en fonction de la potion. J'ai placé un écran protecteur autour de chaque chaudron, de sorte que vous ne soyez pas atteinte par les projections d'une possible explosion."

Il lui corrigeait la voix parfois, lui demandant de donner une inflexion plus dominatrice, ou au contraire plus douce, selon la potion.

- "Entrez dans la potion, et séduisez la ou dominer la selon ses composants, Miss Granger. Caressez la ou frappez-la. Vous êtes dans la potion, vous savez quelle tonalité prendre."

Sa voix la caressait. Elle avait presque l'impression de rêver. C'était plus facile d'entrer dans une potion quand on était à moitié endormie. Il suffisait de regarder le liquide, et de plonger son regard dedans, de regarder au centre…

Elle sursauta. Il avait arrêté de parler, et elle ne se sentait plus dans cette bulle, en train de flotter, cette bulle ou elle pouvait rentrer dans des potions et sentir leur caractère.

- "Essayez toute seule, Granger", dit-il de sa voix normale.

Elle essaya. En se concentrant, elle pouvait apercevoir le début de ce qu'elle avait vu tout à l'heure. Ce n'était pas suffisant pour lui, même si cela lui permettait de lancer des Stasis corrects. Pas une potion n'explosa.

Et pourtant, elle se sentait déçue, parce qu'il n'était pas satisfait. Il voulait qu'elle soit parfaite.


- "Courrez, Miss Granger ! Ce n'est pas une légère bruine qui doit vous empêcher d'avancer !"

Elle le voyait à peine, à travers les rideaux d'eau.

Elle n'avait jamais vu un temps pareil en plein été.


Il transplana avec elle au Chemin de Traverse. Il racheta une autre de ses fioles, celle qui contenait du poison. Elle avait envie de se précipiter sur l'apothicaire, de lui arracher le flacon, et de le fracasser sur le sol.

Au lieu de cela, elle regarda son Maître l'empocher, sans un mot.

Ils étaient au milieu du Chemin de Traverse quand il se retourna, la força à se baisser ; le jet de lumière rouge passa à dix centimètres au-dessus de sa tête.

Elle sortit précipitamment sa baguette, celle de son Maître était déjà sortie.

- "Restez derrière moi, Granger", siffla-t-il dangereusement en déviant un des sorts. "C'est moi qu'ils visent, pas vous."

Elle l'ignora et réussit à toucher l'un des attaquants ; c'était des sorciers, qui avaient des grandes capuches blanches pour dissimuler leurs visages. Après ça, ils –probablement les sorciers qui cherchaient à le tuer, et cette pensée renforça sa colère– commencèrent à la viser aussi.

Il vit du coin de l'œil un jet bleu, la saisit par les avant bras et lui fit faire un demi-tour, de sorte que le sort l'atteignit lui, dans le dos.

Il ouvrit la bouche, comme surpris. "Osty" articula-t-il.

"Non !!" cria Hermione. L'elfe, apparu du manoir, la saisit par la manche et claqua des doigts. "Non !!!."

Elle voyait ses yeux noirs la fixer, et elle se retrouva dans la salle à manger.

- "N'essayez pas de transplaner, Miss. Maître Severus a du interdire à Miss de quitter le manoir", dit tristement Osty.

Elle frappa ses poings sur la table.

- "C'est ma faute", dit-elle. "Si je l'avais écouté, il ne se serait pas cru obligé d'avoir à me défendre."

Il ne pouvait pas être mort, il ne pouvait pas… il lui avait promis…


Severus voyait flou.

« Vas-y, mon garçon », disait la voix qui ressemblait à celle de Dumbledore. « Montre-leur. »

Il avança, chancelant. Il distinguait la foule. Des lâches, pensa-t-il. Des lâches, qui restaient là à contempler sa mort sans seulement lever le petit doigt, contents qu'ils étaient de le voir mourir.

« Maître… ne me quittez pas… »

« Ne vous inquiétez pas, Miss Granger. Je ne mourrais pas avant d'avoir complété votre apprentissage. »

Il y avait des ombres, dans sa tête. De lui et de son apprentie, qui parlaient. Il la voyait, dans cette forêt, venir le chercher.

Il voyait Dumbledore.

Il brandit sa baguette sur les capuches blanches qu'il pouvait deviner. Ils étaient cinq, d'après ce qu'il voyait.

Il avait été touché par un sort bleu, donc il ne pouvait pas être mort. C'était simplement un sort qui donnait l'effet d'un coup de marteau. Du sang, songea-t-il, et l'envie de s'évanouir.

Son corps ne tiendrait pas, il le savait. Mais son mental tiendrait, coûte que coûte. Il se concentra. La foule et les Capuches Blanches virent Severus Snape laisser retomber son bras, fermer les yeux, et ils pensèrent que tout était fini. Et soudainement, les Capuches Blanches prirent la fuite. Personne ne comprit pourquoi.

Severus Snape inspira, et rouvrit les paupières. Du sang coulait au coin de ses lèvres et de ses narines.

Personne ne s'interposa lorsqu'il poussa la foule de côté, chancelant. Il s'adossa au mur, pris une grande inspiration, et transplana.

Sur le Chemin de Traverse, un silence de mort.


Hermione tenta de ne pas pleurer de soulagement en le voyant. Elle l'assit sur une chaise, lui fit basculer la tête en arrière et se pincer le nez.

Elle alla faire une potion de régénération sanguine et une potion de vitalité. Il prit les deux sans vérifier.

Lorsqu'elle eut fini de le soigner, il sortit un mouchoir en tissu de sa poche, et s'essuya le visage.

- "Retournez au travail, Granger", dit-il d'une voix éteinte. "Et ne vous avisez jamais plus de me désobéir lors d'un combat."

Parfois, elle faisait un rêve. Elle était dans une forêt, et elle savait qu'il l'aimait.