Chapitre 26 :

Le 15 aout, 18h30

Merde.

Flashback :

- Oh non, certainement pas, gronda Severus.

Sa patience était sur le point d'atteindre son maximum. S'il devait expliquer pourquoi sa rage s'était réveillée juste au moment où Harry avait prononcé ces mots, il devrait avouer que c'est tout simplement parce qu'il détestait être vaincu. Où même presque vaincu. Mais pour le moment, il utilisa l'incantation qui saurait aider le garçon à guérir.

- Légilimens.

La pierre apparut immédiatement, aussi impénétrable qu'avant, et Severus se souvint d'un exercice dans un des livres qu'il avait donné à lire à Harry sur les façons de bloquer la légilimencie. Mais si Potter l'utilisait comme bouclier pour toutes ses émotions, ce n'était pas sain. Et cela aggravait même la situation. De plus, ses pires souvenirs étaient supposés être dans la Pensine maintenant. Alors quel mal pouvait-il encore y avoir maintenant ?

Avec cette question à l'esprit, Severus attaqua.

Harry envoya tout ce qu'il avait pour protéger le mur de pierre. Rogue était énervé, il pouvait le sentir, mais il ne pouvait pas le laisser continuer à l'atteindre. La pierre le protégeait, elle l'aidait à aller plus loin, à respirer et à rester conscient. Sans cela… Quoi qu'il en soit, il ne pouvait simplement pas laisser Rogue passer.

- Dégagez, cracha-t-il entre ses dents, dégagez d'ici.

Mais Rogue ne l'écoutait pas, et il s'attaqua à la pierre comme s'il était armé d'un marteau-piqueur, coupant au niveau le plus haut pour exposer de nouvelles fissures, de nouvelles faiblesses.

Harry pouvait sentir la détermination de Rogue, mais il avait rejeté la peur et cela lui donnait une nouvelle force. Il renforça la pierre avec chaque respiration, créant de plus en plus de couches, trop vite pour que Rogue puisse l'en empêcher. Mais il ne pouvait pas voir toutes les fissures que créait Severus, et en manqua une dans sa hâte.

Rogue, quoi qu'il en soit, y arriva. En un instant, il parcourut la seule faiblesse dans l'armure d'Harry, et dans sa rage, son irritation, il n'eut aucune défense pour se protéger du flot de souvenirs qui l'écrasa. Harry le sentit essayer de se retirer, mais il était trop tard maintenant. Il était coincé ici. Sous la pierre.

Le carrousel tournait lentement sur lui-même, et les Inferis, montés sur leurs griffons et leurs dragons se moquaient des enfants, avec leurs chairs mortes, leurs yeux vides et le Seigneur des Ténèbres, sous son apparence plus jeune, Tom Jedusor, se tenait devant eux, en souriant.

- Tu es à moi, murmura-t-il, pour toujours.

Mais maintenant, ils étaient dans cette prison dont ils se souvenaient si bien, Nott était là, et il les regardait en ricanant. Harry l'appelait « traitre », et son monde devenait ravagé par la douleur et le gargouillis de sang qu'il entendit dans sa gorge était le son le plus effrayant qu'il ait jamais entendu jusqu'à ce qu'il se retrouve aveugle et hurlant, en train de se tordre de douleur sur le sol, sous l'emprise de leurs sorts.

Combien de temps ? Des heures peut-être. Il n'y avait rien d'autre que l'agonie du doloris, mais quand il arrêta de combattre le sort, il découvrit qu'il parvenait mieux à le supporter. Il savait qu'au moment seulement où il arrêterait de combattre, au moment où il ne donnerait plus d'importance à tout ça, alors il pourrait retrouver ses esprits. « Laisse-toi aller », murmura une voix froide, comme si elle lisait dans ses pensées. « Tout ira mieux, tu n'auras plus à avoir mal ».

L'offre était tentante, mais il la repoussa, secouant la tête avec véhémence. « Jamais », cracha-t-il entre ses dents. Il devait respirer par le nez, d'une respiration sifflante, pleine de morve, de sang et de larmes, parce que sa bouche était occupée à hurler quand il n'arrivait pas à maintenir sa mâchoire fermée. « Jamais ! ».

« Ne dis jamais, jamais, Harry » Ricane la voix de Bellatrix, avant qu'elle ne lance un autre sort cuisant, tandis qu'augmentait l'agonie du Doloris. Il planta ses talons sur le sol, alors que son dos se tordait dangereusement, ses doigts brisés tentaient de s'accrocher à quelque chose, quoi que ce soit qui puisse le maintenir. Mais il était aveugle, et seul, et sous leur emprise totale.

Elle riait tandis que sa peau se détachait de son corps, elle riait face à sa panique et quand avec ses mains il tentait de rattraper sa peau, elle riait quand quelqu'un d'autre lui attrapait une mèche de cheveux et plaquait son visage contre le sien. Puis une langue passa sur sa joue, son sang et ses larmes. Des mots étaient murmurés à son oreille, comme ceux d'un être aimé, « Tu as si bon goût Harry », et soudain, il se sentait malade, violement malade, et les rires fusaient encore…

Avec une force née du désespoir, Severus se libéra enfin des souvenirs du garçon, se libéra de ce sol froid et rugueux et tomba à genoux, luttant pour respirer, sur le sol de son salon. Après un long moment, il fut capable de discerner les alentours, et son regard s'arrêta sur Harry, qui était recroquevillé en se balançant légèrement, les yeux résolument fermés.

Merde.

Severus caressa l'arrête de son nez et prit de longues respirations. Bien. Il avait vraiment foiré sur ce coup-ci. A quoi pouvait-il bien penser ? Forcer le passage sur ces souvenirs-là ! Il venait certainement de foutre en l'air de longues semaines de travail.

Est-ce que ce mur était vraiment la seule chose qui avait empêché Harry de craquer ? Avec des souvenirs pareils, il n'était pas étonnant que le garçon ait voulu les cacher. Mais ce n'était pas sain, et ils devraient s'occuper de ça. Bien qu'il ait d'abord voulu s'en occuper doucement, maintenant ce n'était plus possible.

Toujours sur ses genoux, il s'approcha d'Harry jusqu'à ce qu'il puisse presque, mais sans le faire, toucher ses épaules.

- Harry, dit-il doucement, ouvre les yeux s'il te plait.

Un tremblement parcouru le garçon, mais il n'eut aucune autre réaction. Reprenant alors une expression et un ton autoritaire, il essaya une différente tactique.

- Potter, il est temps de se lever maintenant. Assez de cette paresse.

Le balancement s'apaisa et les épaules du garçon se raidirent.

Prenant cela comme un bon signe, Severus continua.

- On a encore du travail à faire, et il est hors de question que tu te relâche comme ça.

Harry hocha doucement la tête, et ouvrit finalement les yeux.

- Je suis désolé, oncle Vernon, murmura-t-il d'une respiration saccadée, désolé.

Ses mains tâtonnèrent le sol, dans une tentative de se remettre debout.

- Les mauvaises herbes ? Demanda-t-il. Ou repeindre le garage ? Je suis désolé, j'ai oublié…

Choqué, Severus ne répondit pas du tout. Qu'est-ce que c'était que ça ? Le regard d'Harry était plongé dans le vide quand il se tourna vers lui, et Severus se releva rapidement avant d'attraper Harry et de le remettre également sur pieds.

Le bras du garçon se leva pour l'arrêter, comme par automatisme.

- Désolé oncle Vernon, je… Je me souviens. C'était le jardin, n'est-ce pas ? S'il te plait oncle Vernon, je suis désolé…

- Harry, essaya Severus en essayant de garder sa voix calme malgré son propre stress. Je ne suis pas ton oncle.

La confusion sur le visage du garçon aurait pu être drôle, dans d'autres circonstances. Maintenant, cependant, c'était vraiment troublant.

- Viens ici et assieds-toi.

Il fut heureux de voir que le garçon se leva immédiatement, un sentiment qui s'évapora rapidement quand Harry alla se recroqueviller dans un coin un instant plus tard. Il entoura ses genoux de ses bras et posa sa tête sur ses genoux. Son corps entier était tendu, même ses doigts qui s'entrechoquaient.

Severus le regarda pendant plusieurs minutes. Harry avait remplacé un moyen d'oublier par un autre, et celui-ci était intenable. Surtout, il refusait d'être assimilé, peu importe les capacités délirantes de cet enfant blessé, à ce moldu qui l'avait enfermé dans un placard et l'avait affamé. Alors…

En quelques pas, il était de nouveau accroupi près du garçon.

- Harry, dit-il en utilisant le ton froid et autoritaire qui semblait marcher. Regarde-moi. C'est le professeur Rogue.

Harry releva la tête.

- Si tu me le disais simplement, oncle Vernon, je pourrais faire le travail. S'il te plait, je le ferais bien, je te le promets.

- Je ne suis pas ton oncle, répéta Severus. Tu es dans mes quartiers, à Poudlard, et tu n'as pas été à Privet Drive depuis longtemps. Écoute-moi.

- Je t'ai entendu, insista Harry. Mais je ne sais toujours pas…

- Je ne t'ai donné aucun travail.

Severus attrapa les épaules du garçon et plongea son regard dans ses yeux.

La réaction fut immédiate. Le visage d'Harry devint terrifié et il tenta de s'écarter, mais le mur –et la poigne de Severus – l'en empêchèrent.

- Non ! S'il te plait. Je serai bon, mon oncle, je suis désolé ! Je n'ai pas voulu gonfler comme ça ta sœur. Dudley va bien tu sais. Les détraqueurs ne l'ont pas eu. S'il te plait ne me –

- Potter ! S'écria Severus. Tu n'es pas à Privet Drive. Et je ne suis pas ton oncle Vernon ! Regarde-moi. Regarde-moi !

- Non, non, non.

Harry secoua la tête. Ses mains frappèrent faiblement Severus, et leur tremblement augmenta, comme s'il était à nouveau sous le Doloris.

- Ne me touche pas, s'il te plait, s'il te plait ne me touche pas. J'abandonne, je jure, d'accord ? J'abandonne, je suis désolé, je t'appellerai maître. S'il te plait, ne me…

Il devint soudainement très calme, pendant un moment qui parut durer une éternité.

Puis il hurla.

Severus le lâcha par automatisme, comme si c'était ses propres mains qui le brulaient, mais il ne bougea pas de sa position. Il s'empara rapidement d'un torchon à vaisselle et en enroula les mains d'Harry, après les avoir dégagées du visage du garçon qui griffait ses propres yeux. Refermant la serviette autour des maigres doigts du garçon, qui commença immédiatement à la tordre frénétiquement plutôt que de se faire du mal, sa voix se transforma en un murmure plus doux de toute façon, même s'il criait, le garçon n'entendrait certainement rien d'autres que ses propres hurlements.

- Harry, c'est un très beau jour. Ensoleillé. Le soleil est chaud sur ton visage. Tu peux sentir comme c'est chaud ? Tu… Tu es face à l'océan, le sable est balloté par l'eau entre tes orteils. Tu peux voir des oiseaux voler au-dessus de ta tête, si tu tournes ton visage vers le soleil. C'est beau, et calme et tu es en sécurité ici…

Combien de temps répéta-t-il ces mots, il ne saurait le dire, mais il continua même quand Harry eu arrêté de crier après s'être brisé la voix, même après qu'il se soit laissé tomber, tremblant contre le mur, serrant toujours la serviette férocement entre ses mains.

Severus était assis sur ses talons, répétant toujours les mêmes mots doux, en essayant de trouver ce qu'il pourrait faire d'autre quand Harry parla pour la première fois.

- ça ne l'est pas.

Sa voix était dure.

- Ce n'est pas quoi ? Demanda Rogue fatigué.

- Ce n'est pas beau. Il fait froid, et il y a de la pierre humide et ça fait mal.

Severus prit une longue et douloureuse respiration.

- Dis-moi ce qui fait mal, Harry.

Des larmes s'écoulèrent sur le visage du garçon, mais il ne sembla pas les remarquer. Ses yeux étaient brillants, et Severus n'aurait pu dire s'il était encore plongé dans son souvenir.

- Ce qu'ils font. Ce qu'ils ont fait. Bel…

Il avala sa salive.

- Bellatrix, elle se moque de moi.

- Oui.

- Et je l'ai entendu, ses autres sorts. Il y a tellement de sang.

La serviette eut droit à quelques autres contorsions et les larmes continuèrent à couler. Harry avala de nouveau sa salive difficilement, puis il laissa retomber sa tête contre le mur, la détournant.

- Et Lucius… Il…

- Dis-moi Harry. C'est bon, tu peux me le dire.

- Mon Dieu, c'est dégoutant. Je suis si dégoutant. Comment a-t-il pu…

Harry secoua la tête, fermant les yeux avec force, et Severus fut presque sûr qu'il avait besoin d'être invité de nouveau à révéler la suite, quand il murmura :

- Il m'a violé. Il aimait le sang. Il pensait que c'était… Que ça avait un bon goût, et il m'a violé.

Severus acquiesça.

- Oui, c'est ce qu'il a fait. Je suis désolé.

- Je sais, admit Harry.

Sa voix était encore plus calme, comme perdue.

- Je savais que vous étiez là, et j'ai essayé…

- Tu as essayé de me cacher ta douleur, acheva Severus pour lui, quand il lui sembla qu'il ne pourrait pas continuer. Mais tu n'as plus à faire ça. Je suis là pour toi, et tu peux me le dire quand tu as mal, ou quand tu as besoin d'aide.

Il s'arrêta.

- Comme maintenant.

Harry rouvrit les yeux et ramena la serviette à son visage pour essuyer ses larmes. Il n'avait toujours pas levé les yeux vers Severus, pas vraiment.

- Je suis désolé. Je n'ai jamais voulu que vous voyiez ça. Ces… Choses qu'ils m'ont faites…

- Ne fais pas ça !

- Hein ?

La rage de Severus monta en lui, et c'est seulement parce qu'il savait que s'il affichait vraiment sa colère, Harry aurait peur, qu'il garda sa voix aussi calme qu'auparavant.

- Ne t'excuse pas pour ce qu'ils ont fait. Jamais. Pas une seule chose de ce qui s'est passé dans cet endroit n'était de ta faute, et je ne veux pas que tu penses le contraire.

- Et pour Nott ?

Severus se retint de râler.

- Nott à très mal réagit à une raillerie. Il a failli te tuer, et il t'a mutilé. Et ce n'était pas de ta faute également. Si tu n'avais pas été là-bas –

- Je serais mort dans mon lit.

L'idée sembla amuser Harry et il plaqua une main contre sa bouche pour empêcher un rire de s'échapper.

- Ca n'aurait pas été génial ?

Harry rit de nouveau, mais les larmes recommencèrent à tomber sur ses joues.

- Dis-moi à quoi tu penses, dit Severus.

En hochant la tête, Harry préféra changer de conversation.

- Il était vraiment bizarre, vous ne pensez pas.

- Hum ?

- V-Voldemort. Quand il venait… Me parler et tout ça. Je pensais que c'était pour s'assurer que je me remettais sur pieds, mais ce n'était pas ça, n'est-ce pas ?

- Non, je ne crois pas.

Une série d'expression passa sur le visage d'Harry, et Severus ne parvint pas à toutes les identifier.

- Je pense qu'il voulait te convaincre, par je ne sais quel moyen, de le rejoindre, rejoindre sa cause.

- Eh bien…

Harry serra la mâchoire et chassa du dos de sa main les quelques larmes qu'il restait sur ses joues.

- Il est a été plutôt nul à ça.

- Oui, accorda Severus. Depuis qu'il a retrouvé un corps il est un peu…

- Fou ?

Il lança à Harry un bref sourire.

- Fou, oui, mais je pensais spécifiquement que depuis son retour il a tendance à s'enfermer dans une idée et à oublier tout le reste, jusqu'à ce que quelque chose ne vienne le déstabiliser. Là, il se trouve une nouvelle idée et il s'y raccroche pour un temps. Alors, il pensait qu'il pouvait te détourner, mais quand on l'a déjoué, trahi en quelque sorte, il s'est débarrassé de cette idée et s'est déterminé à te briser à la place.

- Ce qu'il pourrait réellement faire.

- Tu penses ça ? Demanda Severus.

- Me briser ?

Harry se tourna enfin vers lui, les sourcils froncés au-dessus de ses yeux rougis par les larmes.

- Bah, oui.

- Non, lui dit Severus.

Il réalisa soudain que c'était probablement la conversation la plus importante qu'ils allaient avoir de tout l'été. Il réalisa également que ce qu'il allait dire était l'absolu vérité, et qu'ils avaient tous les deux besoin de le croire.

- Tu n'es pas brisé. Blessé oui. Ravagé par la douleur, absolument. Mais rien de tout cela n'est irréparable. Tu es toujours ici…

Il pointa un doigt vers la poitrine d'Harry, vers son cœur. Puis vers sa tête.

- Et là. Tu as toujours un sens de l'humour, même s'il est bizarre et tu peux rire, et tu peux toujours apprécier de voler sur ce fichu balai qui t'appartient. Tu lis pour le plaisir, et tu as l'intention de revoir tes amis. Tu manges, certes, pas assez à mon gout, mais tu le fais, et tu fais toujours attention à te laver, et à t'habiller chaque jour. Alors l'espoir n'est pas perdu.

Les yeux d'Harry contenait tellement de peur, mélangé avec de l'espoir, et cette peur fut la seule chose qui retint Severus de ne pas l'attirer tout contre de lui et de faire partir toute cette douleur. Mais il savait que le garçon ne le remercierait pas pour ça.

- Oui, ton rétablissement continuera d'être dur. Oui, il te faudra encore te battre. Mais détrompe toi Harry, tu en es parfaitement capable. Je te le promets.

Avec des hochements de tête saccadés, Harry murmura :

- D'accord.

- Et nous travaillerons sur un meilleur bouclier pour l'occlumencie que ce mur.

- Maintenant que vous l'avez brisé en mille morceaux vous voulez dire.

Severus lui lança un regard, et fut ravi de voir un fin sourire au coin de ses lèvres.

- En effet, répondit-il gentiment.

Il lança ensuite un regard circulaire au salon.

- Sortons d'ici. Je pense que nous avons tous deux besoin d'un changement de décor.

- Où allons-nous ? Demanda Harry.

- Dehors, où peut-être qu'on pourrait diner dans la grande salle ce soir ?

Severus retint presque son souffle en attendant une réponse.

- Est-ce que… Est-ce que Remus est encore là ?

- Je crois que oui.

Il retint son impulsivité et ne sortit aucune raillerie.

- Aimerais-tu le voir ?

- Je… Je ne sais pas.

- Pourquoi est-ce que tu n'irais pas te laver le temps d'y réfléchir ?

Severus se leva et tendit sa main, à nouveau, et cette fois, Harry la regarda longuement et la prit, acceptant l'aide offerte. Severus aurait pu l'applaudir.

- D'accord.

Harry commença à s'avancer vers sa chambre, mais s'arrêta en arrivant à la porte.

- Professeur ?

- Oui, Harry ?

- Merci.

Severus soupira, et voulu lui dire que sa gratitude était inutile, que n'importe qui avec un minimum de savoir-vivre aurait fait la même chose, mais Harry semblait apprécier ses gentillesses, et en en plus, il savait mieux que quiconque qu'Harry n'était pas habitué à de telles choses.

- De rien, dit-il à la place.

Et il attendit qu'Harry se remette, encore.

Fin du flashback

Le 15 aout, 18h30

Merde.

Ça craint vraiment. J'ai peur et je suis fatigué et je déteste à peu près tout, surtout moi. Mais le professeur, il ne me laisse jamais seul. Je crois que je peux vraiment lui faire confiance.

J'espère que Remus est encore là.