2 mai 1998 : Bataille de Poudlard
16 juin 1998 : Retour de Tunisie
Période couverte par le chapitre : du 9 Octobre 1998 au 25 décembre 1998
Harry profita du week-end pour réaliser la sélection de son équipe de Quidditch. Le premier match aurait lieu un peu avant les vacances de Noël, et il était grand temps pour lui de sélectionner les membres de son équipe. Pour sa dernière année à Poudlard, il tenait absolument à gagner la coupe. Fort de son expérience, il commença par faire sortir tous les élèves qui n'étaient pas de sa maison, puis fit sortir les première année de Gryffondor et, enfin, fit faire un tour de balai à tous les autres pour vérifier qu'ils savaient réellement voler. Ces trois phases de sélection permirent d'éliminer pas moins de 30 élèves.
- Bien. On va commencer par un exercice simple qui va me permettre de tester les poursuiveurs et les gardiens. Une petite séance de tir au but.
Pour le plus grand bonheur d'Harry, Ginny et Demelza s'étaient donné le mot pour faire passer des auditions atroces à Cormac Mc Lagen qui, trois jours auparavant, était venu demandé à Harry pourquoi il lui faisait passer des essais alors qu'ils savaient tous les deux qu'il était le meilleur. Luna lui avait alors dit que c'était sans doute parce que la dernière fois, il avait failli le tuer, et qu'elle aussi aurait quelque doute à son sujet. Il était alors reparti plutôt boudeur, blessé dans son amour propre. Après près de deux heures passées sur le terrain, Harry désigna son équipe. Ginny et Demelza conservaient leur place dans l'équipe et Dean était titularisé officiellement. Il reprit également les mêmes batteurs : Ritchie Coote et Jimmy Peakes. Quant au gardien, il avait recruté un élève de troisième année, fin, habile et rapide, du nom de Agustin Bushbye. Il avait également recruté deux élèves supplémentaires qui assurerait le rôle de remplaçant, au cas où. Harry avait subi tellement de déconvenues dans sa vie, qu'il préférait être prudent.
La première séance d'entraînement de l'équipe se déroula pour le mieux. Il existait une bonne entente entre les joueurs et Harry pensait pouvoir développer un bon jeu collectif qui leur permettrait de remporter la coupe. C'est d'ailleurs de cette manière qu'il avait commencé son discours de capitaine : en rappelant à ses joueurs que puisque c'était sa dernière année à la tête de l'équipe et à Poudlard, il voulait gagner le trophée.
- Depuis qu'Olivier Dubois est parti, Gryffondor n'a plus jamais perdu la coupe. J'attends de vous que vous fassiez le maximum pour que cette année encore ce soit toujours le cas. A part Agustin, nous avons tous déjà joué ensemble et cela nous donne une longueur d'avance sur les autres équipes. Mais nous allons travailler dur pour creuser cette avance.
Comme tous les capitaines de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, Harry se révélait être parfois un tantinet despotique. Il imposa quatre séances d'entraînement par semaine, desquelles les joueurs sortaient complètement épuisés mais personne n'eut l'idée de se plaindre de ce traitement. Ils se rendaient sur le terrain quatre fois par semaine et volaient par tous les temps : vent, pluie, neige et parfois, soleil. Cet entraînement intensif de Quidditch et le tutorat furent d'un grand secours à Harry, qui parvint à échapper à plusieurs invitations au club de Slug. Il fut néanmoins contraint d'y aller une fois dans le trimestre pour ne pas froisser définitivement son professeur. A sa plus grande surprise, il passa une soirée plutôt agréable, la présence de Neville et Ginny en étant très certainement la cause. Ce dernier se voyait désormais inviter à ces soirées depuis qu'il s'était opposé publiquement à Voldemort et qu'il avait tranché la tête du serpent.
Lorsque arriva enfin le premier match, l'équipe de Quidditch de Gryffondor était prête, ce qui n'empêcha pas l'existence d'une certaine tension chez les joueurs, surtout chez Agustin qui jouait son premier match.
- Tu ne dois pas trop te mettre la pression, le rassura Harry. Ne fais pas attention à ce qui se passe autour de toi, fais juste ce que tu fais de mieux : jouer au Quidditch.
- Comment s'est passé ton premier match ?
- J'ai faillé m'étouffer en avalant le vif d'or
- C'est une blague ?
- Non.
Lorsqu'ils pénétrèrent sur le terrain, Harry vit que ses parents et Sirius avaient fait le déplacement pour venir les voir jouer. Ils se tenaient dans la tribune de Gryffondor aux côtés de Neville et Luna.
- Et voici l'équipe de Gryffondor. Bushbye, Coote, Peakes, Thomas, Robins, Weasley et Potter. C'est une équipe qui se connaît plutôt bien puisque tous on déjà joué il y a deux ans à l'exception de leur gardien, expliqua Justin Flich-Fletchley qui avait, pour le plus grand bonheur de la directrice, accepté de commenter les matchs
Lorsqu'ils se stabilisèrent Harry donna ses dernières consignes et encouragea une dernière fois ses joueurs. Les Serdaigle se mirent à leur tour en place et Madame Bibine donna enfin le coup d'envoi. Très vite, Ginny s'empara du souaffle, pour le passer presque aussitôt à Demelza, qui à son tour le repassa à Dean pour éviter qu'un cognard lui fasse sauter des mains. Celui-ci évita un autre joueur puis fit une passe à Ginny, qui s'était démarquée et…
- 10 à 0 pour Gryffondor.
Pour le moment Harry n'avait pas eu grand-chose à faire. Le vif d'or ne semblait pas vouloir se montrer et l'attrapeur adverse attendait sans doute qu'Harry fasse le travail à sa place. Il avait calquait sa trajectoire sur la sienne et ne semblait pas vouloir le lâcher. Il regarda Demelza marquer un but, faisant passer le score de 40 à 0 en faveur de Gryffondor, avant de tenter quelque chose pour se débarrasser du Serdaigle. Il descendit brusquement en piquet et fondit vers le sol à toute vitesse. Sa feinte fonctionna. L'attrapeur de Serdaigle lança à sa poursuite, de toute la vitesse de son balai. Mais, arrivé à 1 mètre du sol, Harry remonta en chandelle et regarda son adversaire s'écraser lourdement sur le sol.
- Bien joué Harry, lui lança Ginny en passant près de lui pour récupérer le souaffle que lui lançait Demelza.
Elle récupéra la balle et s'élança avec un air décidé sur le visage. Elle évita tous les obstacles qui se présentaient devant elle, se présenta devant les buts, prête à tirer mais feinta, passa la balle à Dean, qui marqua.
- 70 à 10 pour Gryffondor
C'est alors qu'Harry vit un point scintillant au pied du poteau de gauche des buts de Serdaigle. Il descendit alors à toute vitesse vers son point, fit une roulade du paresseux pour éviter un cognard, et referma enfin sa main sur la petite balle dorée. C'était trop facile, il n'avait même pas eu d'adverse pour l'empêcher d'agir. Le pauvre Tom Atcock n'avait pas du reprendre ses esprits après sa chute.
- Harry Potter vient d'attraper le vif d'or. Gryffondor l'emporte ! 220 à 10 !
La foule en liesse envahit alors le terrain tandis que les joueurs de Gryffondor, toujours dans les airs, se tenaient les uns aux autres pour fêter leur victoire. Ils finirent pas redescendre sur la pelouse et chacun voulut les étreindre. Harry se retrouva rapidement dans les bras de sa mère.
- C'était un très beau match mon chéri. Je trouve que tu as vraiment bien joué.
- Merci maman, je suis content que nous ayons gagné
- J'ai eu l'impression de revoir ton père il y a 20 ans !
-On devrait faire des matchs intergénérationnels : les jeunes contre les parents.
- C'est une bonne idée. Après l'AD, tu devrais proposer çà à Minerva.
- C'était une plaisanterie
- Non , c'est une bonne idée, trancha Lily.
Ils retrouvèrent James et Sirius quelques mètres plus loin ils étaient en train de féliciter Ginny pour son match.
- Harry, tu as magnifiquement bien volé. Ce pauvre Tom Atcock n'a pas compris ce qui lui arrivait, s'exclama son père avec un sourire heureux.
- C'est vrai que ta feinte de Wronski était parfaite, lui assura Sirius.
- Le reste de l'équipe a aussi fait un très bon match. Je suis content. A nous de gagner les deux suivants maintenant.
- Tu peux y compter, on va faire du pâté de Serpentard, répliqua rageusement Ginny.
Sirius ne resta que quelques instants avec son filleul. La plupart des sorciers de son département étaient pris par la préparation de procès de Mangemorts et ils croulaient tous sous le travail. En attendant que ces procès soient passés, c'est lui qui s'occupait du fonctionnement courant du service et de la mise en place des nouvelles réformes pénales. Il n'avait pas voulu s'impliquer dans le procès des Mangemorts, jugeant à bon escient, qu'il ne pouvait guère faire un travail objectif au regard de son histoire personnelle. Il se contentait donc de décharger ses collègues en plus du travail qui lui avait été confié.
Harry profita néanmoins de ses parents un peu plus longtemps. Ils lui expliquèrent qu'ils étaient absolument débordés eux aussi. James travaillait sur de nombreux crimes qui avaient été commis pendant la guerre et dont personne ne s'était occupé : les Aurors étant trop occupés à chasser les partisans de l'Ordre. Quant à Lily, elle travaillait activement sur divers projets au cabinet de Kingsley. Et, le soir, ils travaillaient encore tous les deux sur la campagne électorale de Kingsley.
- Les sondages sont plutôt bons pour nous, lui expliqua James.
- Hermione dit pourtant qu'il ne faut pas que nous relâchions nos efforts, précisa Lily. Et, elle compte t'écrire pour te demander un service.
- Je ne ferai pas l'animal de foire parce que Hermione a décidé que ce serait une bonne chose de m'exhiber pour avoir des voix supplémentaires, rétorqua aussitôt Harry sur la défensive.
- Nous lui avons dit que ça ne te plairait pas, lui assura James, mais elle n'a pas voulu nous écouter. Elle a dit que tu pouvais bien te sacrifier pour Kingsley et que s'il perdait les élections, personne ne mettrait en place les réformes nécessaires, et que tu serais un Auror obligé d'appliquer des lois injustes et immorales.
- Elle a dit combien de fois ?
- Elle a dit qu'il faudrait que tu ailles sur le chemin de traverse, à Pré au Lard, à Ste Mangouste et qu'une visite au ministère pour rencontrer Kingsley, dans un cadre officier, ne serait pas de trop, dit Lily.
- Super ! Ok, j'accepte mais tu lui dis qu'elle me doit une boîte de Chocogrenouille !
Ils profitèrent ensuite du temps restant pour évoquer la réhabilitation de la maison familiale. Ses parents lui apprirent que les travaux avaient bien avancé et qu'ils pensaient pouvoir y emménager définitivement pour le mois de février. Ils parlèrent également de Ron et Hermione.
- Elle fait un boulot fantastique au service du ministre mais elle a demandé à Kingsley, de lui donner un poste au bureau de contrôle des créatures magiques, après les élections. Elle lui répète que c'est ce qui la motive vraiment, lui expliqua Lily.
- Et Ron fait un tabac au magasin. Georges s'est remis à la création et Ron gère tout le fonctionnement du magasin pour décharger son frère.
- C'est quelqu'un de très loyal et de terriblement désintéressé, dit Harry. Etre mon meilleur ami n'est pas toujours simple mais il m'a toujours soutenu. Comme Hermione d'ailleurs.
Lorsqu'il laissa ses parents à l'entrée du château, Harry repartit vers sa salle commune où la fête battait son plein. Seamus, Neville et Parvati, qui connaissaient plutôt bien le passage pour la tête de Sanglier était allé faire le plein chez Albertfoth. Des applaudissements, des sifflets et des dizaines d'élèves scandant son nom retentirent lorsqu'il pénétra dans la grande salle. Alors Harry vit Ginny courir vers lui et se jeter dans ses bras, comme elle l'avait fait 2 ans plus tôt dans cette même salle, et il l'embrassa, comme il l'avait fait également il y a deux ans.
- On prend les mêmes et on recommence, se moqua Dean en passant près d'eux
- Avec les 12 enfants d'Harry, ils vont pouvoir monter une équipe, renchérit Neville.
Ginny se contenta de leur tirer la langue et s'enfonça un peu plus dans la foule avec Harry, qui attrapa une bièreaubeurre et fit la fête avec les autres. Beaucoup d'élèves oublièrent d'aller dîner ce soir là, et c'est le professeur Steadworthy qui mit fin à la petite fête vers 23heures.
- Je suis très heureux que Gryffondor ait gagné mais il est temps pour tout le monde de rejoindre son dortoir et d'arrêter enfin ce capharnaüm, dit-il en prenant un air sévère qui n'arriva pas à masquer son petit sourire joueur.
Les élèves prirent alors la direction des dortoirs sous l'œil attentif de leur professeur de défense.
- Potter, puisque en tant que capitaine de l'équipe vous êtes responsable de cette petite sauterie, vous prendrez soin de me nettoyer tout çà et de faire disparaître les traces les plus évidentes. Il serait dommage qu'un elfe aille tout rapporter à la directrice, n'est ce pas ?
- Je m'y mets de suite professeur, répondit malicieusement l'élève.
- Parfait.
Avec l'aide de ses camarades, Harry entreprit alors de nettoyer la salle commune, du moins de faire disparaître les bouteilles venant de chez Alberforth. Lorsque les traces de l'infraction furent effacées, ils prirent enfin une nuit de repos bien mérité.
Le lendemain, il reçut la lettre d'Hermione dont sa mère lui avait parlé. Elle lui avait écrit près de 3 rouleaux de parchemin. Elle avait commencé par parler de sa vie personnelle, de Ron avec qui tout avait l'air de bien se passer, de ses relations un peu difficile avec ses parents chez qui elle était retournée vivre et qui ne comprenaient pas vraiment comment elle avait pu leur infliger çà. Elle lui expliqua ensuite, dans le détail, son travail et énuméra un à un les points forts et les failles de la candidature de Kingsley.
« Après une guerre civile comme celle que nous venons de vivre, il serait inconcevable de ne pas prendre en compte le côté conservateur d'une grande partie de la population. Et Fudge n'arrête pas de mentionner à quel point les réformes qu'ambitionnent de mettre en place Kingsley vont mettre en péril l'existence même des sorciers. Il se sert pour cela des mesures exceptionnelles qu'a prises Kingsley ces derniers mois, comme une réforme accélérée de la procédure pénale assurant un procès contradictoire aux Mangemorts avec présence obligatoire d'un avocat. Il dit que notre optimisme débordant ne cadre pas avec la réalité des faits et que notre politique laxiste va seulement permettre à des individus dangereux de s'en tirer à bon compte pour venir martyriser d'autres familles de sorciers, qui ont déjà bien soufferts de la guerre. Il ajoute ensuite que notre projet de loi sur l'amélioration des conditions de vie des elfes et autres créatures magiques est un scandale que nous voulons seulement spolier les sorciers de leurs droits et de leur patrimoine que nous ne respectons pas les traditions et méprisons des siècles de coutume au nom de nos grands idéaux.
Le problème c'est que des centaines de sorciers pensent qu'il a raison. Que nous sommes bien trop modernes et qu'il faut faire revenir les choses comme elles étaient avant ! Ils n'ont toujours pas appris du passé. Ils veulent continuer leur petite vie, en faisant comme si Voldemort n'avait été qu'un accident. Ile ne comprennent pas que c'est allé beaucoup plus loin que çà, que Voldemort n'était pas qu'un mage noir qui terrorisait la population, que c'était aussi un leader politique qui a su rassembler des centaines de fidèles, que des gens pensaient qu'il avait raison. Ils ne comprennent pas que si nous ne renforçons pas nos liens, que nous n'agissons pas pour modifier la société, un autre cinglé du même type pourrait revenir au pouvoir. Les gens sont fous Harry !
Il faut absolument que nous gagnions cette élection. L'avenir de la société sorcière est en jeu. Si nous ne faisons pas les réformes nécessaires, mais délicates, maintenant avec l'énergie liée à la fin de la guerre, nous ne les ferons jamais plus. C'est pour çà qu'il faut absolument que tu aides Kingsley dans sa campagne. J'ai proposé à son comité de campagne plusieurs sorties avec toi dans les grands lieux fréquentés. Tu dois absolument lui donner un coup de main Harry tu serais un atout incontestable et je sais que Fudge entend bien avoir un entretien avec toi lorsque tu rentreras de Poudlard. Je sais qu'il en a parlé avec tes parents dans les couloirs du ministère mais que ta mère s'est opposée formellement à ce qu'il te rencontre ou te dérange à Poudlard en prétextant que tu étais là pour apprendre, pas pour faire de la politique. Mais attends toi à ce qu'il te contacte chez toi ».
- Tu es toujours en train de lire la lettre d'Hermione, demanda Ginny
- Oui, elle m'en a écrit 3 rouleaux de parchemin
- Du grand Hermione !
- Elle veut que je participe à des sorties avec Kingsley pour promouvoir sa campagne.
- Elle n'a pas tout à fait tort
- Je sais. J'ai accepté mais je n'ai vraiment pas envie qu'on m'exhibe. En plus, je risque de devoir rencontrer Fudge également. Il a demandé à mes parents pour s'entretenir avec moi dès que possible.
- Après avoir répété pendant des mois, dans le journal le plus lu d'Angleterre, que tu étais un menteur paranoïaque qui ne cherchait qu'à attirer l'attention et créer une panique dans le monde sorcier ? Après avoir essayé de te faire renvoyer de Poudlard ?
- Au fait, ça te dirait d'aller à Pré au Lard avec moi samedi prochain, changea-t-il de sujet ?
- Bien sûr idiot !
Cette première sortir à Pré au Lard fut la bienvenue. Elle permit aux élèves de faire leurs courses de Noël et de pouvoir souffler un peu avant de retourner dans leurs devoirs. Après avoir écumer les magasins pendant des heures pour faire leurs achats de Noel, Ginny et Harry retrouvèrent leurs amis devant la boutique de farces et attrapes. Ils décidèrent d'aller se réchauffer autour d'une bonne bièreaubeurre aux Trois balais.
- Vous ne voulez pas rendre visite à Alberforth, s'étonna Harry qui savait que ses amis fugitifs avaient tissé des liens avec le vieil hermite.
- Tu rigoles, on ne va jamais savoir rentrer si on va là-bas. Tu ne connais pas encore Alberfoth. La bièreaubeurre, il ne fait pas, chez lui c'est directement le Whisky pur feu ou l'hydromel, lui expliqua Seamus. Il nous en fournit quand on a une victoire de Quidditch à fêter mais si on va boire un verre dans son bar, il va refuser.
- Finalement va pour les trois balais.
Leur idée d'échapper à Alberforth pour ne pas subir les foudres de la directrice s'il rentrait dans un état jugé peu convenable pour des jeunes gens encore à l'école semblait être plutôt bonne. Malheureusement, lorsque Harry pénétra aux Trois balais et qu'il vit que l'ancien ministre de la Magie y était, pour l'apostropher hors de Poudlard probablement, il regretta amèrement de ne pas être allé chez Alberforth.
- Il ne manquait plus que lui, grogna Harry.
- Tu crois qu'il t'a vu, dit aussitôt Ginny.
Plusieurs sorciers qui avaient reconnu Harry, se levèrent de leur emplacement pour venir le saluer.
- Maintenant oui.
- Tu veux que j'essaie d'appeler tes parents ?
- Oui, nous sommes samedi après midi ils sont sûrement avec Hermione.
Ginny s'éclipsa rapidement vers les toilettes pour s'isoler. James avait eu une très bonne idée d'offrir ce miroir de communication à Harry. En attendant que sa petite amie revienne, il s'était découvert une nouvelle passion pour les poignées de mains et les relations publiques. Il essaya de faire durer les choses au maximum, et s'intéressa à toutes les personnes qui se présentaient à lui. Ayant compris qu'il y avait un problème, Seamus, Neville, Dean et Parvati faisaient barrage entre lui et Fudge. Lorsqu'elle revint dans la salle, elle lui fit signe qu'elle avait réussi à joindre les joindre.
- Hermione a dit que tu devais lui répondre aimablement en lui rappelant calmement toutes ses conneries mais que tu devais essayer de le retarder un peu.
- Pourquoi ?
- Le temps que Lee Jordan arrive
- Sacrée Hermione !
- Ta mère est folle de rage. Si j'étais Fudge, j'éviterai de la rencontrer pendant les dix prochaines années.
Un quart d'heures plus tard, Harry vit Lee Jordan entrer aux trois balais, ses dreadlocks si reconnaissables planquées sous un grand chapeau. Harry prit çà pour le top départ du plan d'Hermione et alla rejoindre ses amis à leur table, au milieu du pub. Mme Rosmerta vint rapidement prendre leur commande et leur expliqua à quel point elle était fière de recevoir Harry dans son établissement et qu'elle leur offrait avec bon cœur leurs consommations.
- Vous nous avez tous sauvés M. Potter, et vous aussi jeunes gens. C'est le moins que je puisse faire.
- Merci Rosmerta, la remercièrent ensemble les six gryffondors.
Les discussions allaient bon train lorsque l'ancien Ministre de la magie se leva à son tour pour venir saluer Harry.
- Harry mon garçon, je suis très heureux de te voir.
- M. Fudge, lui répondit Harry dans un bref hochement de tête.
- C'est une bonne chose que le hasard m'ait mis sur ta route. Je comptais te contacter pour prendre de tes nouvelles et discuter un peu avec toi de quelques sujets que j'aimerais défendre devant le Magenmagot, expliqua l'ancien ministre en prenant une chaise pour s'asseoir à côté d'Harry.
- Puisque nous sommes là tous les deux, que puis-je pour vous M. Fudge ?
- Et bien comme tu seras très prochainement en vacances pour deux semaines, j'aimerais que tu passes à mon quartier général de campagne pour venir discuter avec moi de ma réforme pénale. Nous pourrions déjeuner ensemble ensuite au Chaudron Baveur, pour que tu puisses me raconter un peu comment tu vis tous ces nouveaux bouleversements dans ta vie. Le retour inespéré à la vie de tes parents a dû être un très grand choc pour toi. Je me suis inquiété et j'ai voulu prendre de tes nouvelles mais impossible de savoir où tu étais.
- M. Fudge, je vais être très clair. Je n'ai aucune envie de vous apporter mon soutien pour votre campagne électorale.
- Mais Harry, mon garçon, il ne s'agit absolument pas de cela. Je souhaite juste m'assurer que tu vas bien.
- M. Fudge, vous manquez cruellement de constance. Il y a quelques années vous parliez de moi comme d'un adolescent mythomane en manque d'affection qui faisait tout pour qu'on s'intéresse à lui. Et aujourd'hui vous vous souciez de mon bien être ?
- Harry, ce sont des erreurs passées. Maintenant nous essayons de travailler pour l'avenir.
- Vous oubliez bien vite le passé M. Fudge. Vous vous êtes entêté pendant des mois à nier le retour de Voldemort lorsque je suis revenu de ce cimetière avec le corps de Cédric Digorry. Vous m'avez calomnié dans la presse et enlevé une bonne partie des ses prérogatives à Dumbledore. Comme cela n'a pas suffit, vous avez envoyé votre sous secrétaire pour nous surveillez Dumbledore et moi. Cette femme a envoyé des Détraqueurs chez moi et l'un d'eux a bien failli embrasser mon cousin, tout cela pour me faire renvoyer de l'école et me faire taire. Pendant des semaines elle m'a mise en retenue parce que j'affirmais que Voldemort était de retour et que vous ne vouliez rien entendre. J'ai du copier des lignes avec une plume qui se servait de mon sang comme encre jusqu'à ce que le message que je devais copier inlassablement chaque soir s'inscrive en permanence sur ma main ! Et comme si cela ne suffisait pas, elle a utilisé du Véritasérum à plusieurs occasions pour essayer de me faire parler et comme cela ne suffisait pas, elle a eu l'intention d'utiliser un Impardonnable ! Vous vous êtes acharné sur Dumbledore pendant des mois parce que vous aviez simplement peur pour votre place ! Vous n'avez rien fait ! Absolument rien à part mettre des bâtons dans les roues de ce qui voulait lutter !
- Harry, je…
- Je pense que vous voulez gommer le passé un peu trop vite M. Fudge, le coupa séchement Harry. Et je pense que c'est davantage pour éviter que les sorciers se souviennent de vos insuffisances notoires lorsque vous étiez en exercice, que parce que vous voulez reconstruire le futur ! Sur ce, Mr Fudge, je n'ai rien d'autre à vous dire.
- Je ne pensais pas que tu étais si rancunier Harry, essaya de se défendre Fudge.
- Je ne suis pas rancunier Mr Fudge. J'ai affirmé à plusieurs reprises que les Mangemorts devaient bénéficier d'un procès équitable alors qu'ils ont tué plusieurs de mes amis. J'ai parlé du rôle que Severus Rogue a joué pendant des années, du courage exceptionnel dont il a fait preuve, alors que tout Poudlard peut témoigner qu'il ne m'a jamais aimé et qu'il ne manquait jamais une occasion de m'humilier. Je ne suis pas rancunier, je n'aime simplement pas qu'on se serve de moi. Au revoir M. Fudge et bonne chance pour votre campagne.
L'ancien ministre, visiblement en colère, se leva prestement de sa chaise et sortit du pub avec quelques autres sorciers, certainement ses conseillers. Les autres clients du pub, essentiellement des élèves qui avaient subi les foudres de la Grande Inquisitrice et qui avaient assisté à toute la conversation d'Harry avec l'ancien ministre, l'applaudirent à tout rompre pendant un moment.
- Bien joué Harry, lui lança Seamus.
- Tu as été fantastique, renchérit Parvati. Tu as bien fait de lui rappeler toutes les horreurs que nous avons subies avec Ombrage.
D'autres élèves vinrent le féliciter à leur tour, et, enfin, Lee Jordan vint s'attabler avec eux, sans doute pour avoir d'autres commentaires de la part d'Harry.
- Salut à tous !
- Comment vas-tu Lee, demanda Ginny.
- Comme un journaliste débutant qui vient de décrocher un scoop ! Ta venue dans mon émission et celle de Kingsley ont véritablement lancé ma carrière. Du coup, il y a deux semaines, la Gazette m'a proposé un contrat en sus de mes activités à la radio. Et devine qui fera la une demain ?
- Harry Potter, lancèrent les six Gryffondors
- Gagné !
Et effectivement, le lendemain Harry faisait la une de la Gazette.
Avis de tempête à Pré au Lard
Lors de leur sortie estivale à Pré au Lard, les élèves de l'école de sorcellerie Poudlard ont eu la surprise de voir une équipe de l'ancien ministre Cornelius Fudge (1991 à 1996) parcourir le village enneigé. En pleine campagne pour l'élection du ministre de la Magie qui aura lieu après les fêtes de Noël, M. Fudge a profité de cette occasion pour s'entretenir avec l'un des plus illustres élèves de cette institution, Harry Potter.
Selon les parents du jeune sorcier, cela fait plusieurs mois que M. Fudge essaie d'entrer en contact avec leur fils. « Il a écrit à Minerva McGonagall pour qu'elle organise une rencontre avec Harry au château. Même si notre fils est majeur, la directrice a préféré prendre contact avec nous avant de décider. Sa mère et moi nous nous sommes formellement opposés à cette rencontre. Harry n'a pas eu une vie facile et nous souhaitons qu'il puisse au moins passer une année au calme. Il n'a pas regagné Poudlard pour faire de la politique mais pour réussir ses ASPIC » explique James Potter. Mais l'ancien ministre sait jouer sur les mots et c'est à Pré au Lard qu'il a saisi l'occasion d'avoir un petit entretien avec le jeune sorcier, lorsque celui-ci s'est rendu avec ses amis aux trois balais.
Ceux qui, comme moi, purent assister à cette conversation ne furent pas déçus du spectacle. La conversation entre les deux hommes fût assez houleuse et Harry fit des révélations assez choquantes sur les plus proches collaborateurs de Fudge lorsqu'il était en fonction. Faisant mine de prendre des nouvelles du Survivant, M. Fudge a rapidement montré quelles étaient ses motivations en invitant à Harry à venir partager un déjeuner avec lui au Chaudron Baveur après avoir visité son QG de campagne. Le jeune Potter s'est très vite rendu compte des intentions de son interlocuteur et s'est opposé à cette rencontre en expliquant à l'ancien ministre qu'il n'avait nullement l'intention de le soutenir dans sa campagne. M. Fudge s'est alors défendu d'avoir de telles intentions et s'est dit inquiet de l'état d'Harry. Ce fut sans doute la goutte qui fit déborder le chaudron car Harry Potter a un ancien contentieux avec l'ex ministre. Après lui avoir rappelé son manque cruel de constance à son égard, Harry a tenu à rappeler à l'ex ministre, pour qui « ce ne sont que des erreurs du passé », ce que lui et ses plus proches collaborateurs ont pu lui faire subir. Et les révélations sont de taille !
Devant un pub bondé, Harry a expliqué comment Dolores Ombrage, alors sous secétaire de Fudge a décidé d'envoyer des Détraqueurs au domicile de sa tante et de son oncle pour le faire taire définitivement tandis qu'il s'opposait au ministère en affirmant que Voldemort était revenu et que l'un d'eux a bien failli embrasser son cousin. Il a ensuite rappelé à l'ex ministre que ne parvenant pas à les faire taire, lui et Dumbledore, il a décidé d'envoyer cette même femme à Poudlard pour les surveiller. Et quelle surveillance ! Brimé par cette femme parce qu'il osait dire que Voldemort était revenu, Harry a expliqué qu'il avait été contraint d'écrire des lignes avec une plume qui se servait de son sang comme encre et qui inscrivait le message à la fois sur le papier mais aussi dans sa chair jusqu'à ce que la phrase « Je ne dois pas dire de mensonge » soit gravée à vie sur sa main. Comme si cela n'était pas suffisant, l'élève explique ensuite que cette femme a fait usage illégalement de Véritasséreum sur sa personne et qu'en désespoir de cause, elle avait l'intention d'utiliser le sortilège Doloris. L'ex ministre, loin d'essayer de démentir les propos du jeune sorcier a essayé de sauvez la face en qualifiant le Survivant de rancunier. Le jeune Potter, loin d'être déstabilisé, a terminé en rappelant au ministre qu'après avoir perdu plusieurs de ses amis lors de la bataille de Poudlard, il était le premier à affirmer que les Mangemorts devaient bénéficier d'un procès équitable et que pour un élève qui en avait sans doute bavé plus que les autres avec le professeur Rogue, il avait tout fait pour qu'on le réhabilite.
Ces déclarations du jeune Potter ont fait l'unanimité parmi les élèves de Poudlard qui ont, pour beaucoup, connu l'année Ombrage et ses méthodes de barbare. De nombreux élèves sont venus le remercier pour avoir enfin parlé du calvaire qu'ils avaient vécu. Que s'est-il donc passé durant cette année ? Harry a accepté de revenir rapidement sur le déroulement de cette fameuse année. « Quand je suis revenu avec le corps de Cédric cette fameuse soirée, que j'ai dit que Voldemort était de retour, Fudge n'a jamais voulu me croire. Il a fait embrasser Barty Croupton Junior avant qu'il ne témoigne et par la suite, il n'a jamais voulu croire ce que je disais. Il a tout fait pour me discréditer mais cela ne marchait pas aussi bien qu'il l'espérait je pense. Alors Ombrage a décidé d'envoyer ces Détraqueurs chez moi. Lorsque j'ai vu que l'un d'entre eux était prêt à embrasser mon cousin, j'ai lancé un Patronus. Bien évidemment le ministère m'est tombé dessus pour usage illégal de la magie chez un sorcier de premier cycle. Je suis passé en jugement devant tout le Magenmagot réuni, comme si j'étais un criminel ! Fudge avait changé l'heure de ma convocation au dernier moment pour que Dumbledore ne puisse arriver à temps pour assurer ma défense et me faire renvoyer facilement. Manque de chance, Dumbledore est arrivé à l'heure et je n'ai pas été renvoyé. Du coup il a envoyé Dolores Ombrage à Poudlard. J'ai passé des heures et des heures en retenue avec elle. Elle m'a interdit d'aller à Pré au Lard, elle m'a privée de Quidditch mais elle ne m'a jamais enlevée ma détermination. Comme elle refusait de nous enseigner quelque chose, nous avons créé l'AD clandestinement pour apprendre à nous défendre. Un jour, l'une des nôtres nous a trahis et nous nous sommes faits attraper. Dumbledore a alors marché dans le jeu de Fudge et lui a dit ce qu'il voulait entendre, qu'il était en train de créer une armée pour venir le renverser et qu'il m'avait donné la charge de procéder au recrutement. Fudge a alors essayé d'arrêter Dumbledore pour trahison et il a nommé Ombrage directrice. Quelques temps plus tard elle a essayé de faire arrêter Hagrid et le professeur McGonagall fut envoyée à Sainte Mangouste après avoir reçu cinq sorts de stupéfixion en pleine poitrine pour s'être interposée. Un jour, elle m'a surpris la tête dans sa cheminée, la seule qui fonctionnait encore. Comme je n'ai pas voulu lui dire avec qui je communiquais, elle a appelé Rogue pour qu'il lui fournisse du Véritassérum. Celui-ci lui a alors répondu qu'il ne pouvait pas lui en donner car elle avait déjà vidait tout son stock. Alors elle a décidé d'utiliser le Doloris sur moi. C'est Hermione qui l'en a empêchée en lui disant qu'elle allait enfin lui livrer l'arme de Dumbledore. Nous l'avons entraîné en plein cœur de la forêt interdite et elle s'est faite capturer par des Centaures. Nous sommes ensuite partis au Ministère et Voldemort a fini par se montrer. Fudge a été contraint de démissionner. Quant à Ombrage, elle est devenue responsable de la commission des nés moldus sous Voldemort. Cette année a été éprouvante pour tous les élèves et les professeurs. Nous avions l'impression d'être épiés en permanence, nous ne pouvions donner notre avis sur rien, nous ne pouvions rien contester. La moindre incartade et c'était la plume de sang ou le renvoi pour les professeurs. Nous avions tellement peur que nous ne disions rien à personne. Lorsque le professeur McGonagall a été mise au courant du type de punition que le professeur Ombrage dispensait, elle était folle de rage. Si elle ne s'était pas retrouvée à Sainte Mangouste, il y a de fortes chances qu'elle aurait été mise à la porte elle aussi. Dolores Ombrage a fait de la vie d'un grand nombre des étudiants de Poudlard un véritable cauchemard », explique Harry.
Nul doute que cette rencontre entre le candidat Fudge et le Survivant sera sans doute décisive pour l'issue de la campagne électorale visant à désigner le nouveau ministre de la Magie. Les révélations particulièrement graves faites par Harry au sujet de ce qui s'est passé durant cette année 1996 risque d'être lourdes de conséquences pour l'ancien ministre.
Lee Jordan
C'était un bon article il relatait les faits tels qu'ils s'étaient réellement passés. Lee n'avait pas besoin d'en ajouter trois chaudrons pour faire vendre du papier et il s'abstenait toujours de parler de sa vie privée.
- C'est un bon article, commenta Parvati tandis qu'il prenait leur petit déjeuner dans la grande salle. Lee est super !
- Ah alors si Lee est super, se moqua Dean
- J'ai rendez vous avec lui pendant les vacances pour visiter Radio Sorcier. Je vais essayer d'en profiter pour me dégoter un stage.
- On devrait la présenter à Célesta O'Brian, murmura Ginny à l'oreille d'Harry tandis qu'il sortait de la grande salle.
- On lui parlera quand on la verra. Parvati est une bonne copine.
Lorsqu'ils rentrèrent chez eux pour les vacances de Noel, Ginny et Harry furent accueilli à la gare par James, Lily, Arthur et Molly.
- Comment allez vous les enfants, demanda aussitôt Molly en les enlaçant.
- Très bien. Nous sommes heureux de rentrer pour les vacances, répondit Harry.
- Nous rentrons au Terrier. Tout le monde vous attend, dit gaiement Arthur.
Harry, une fois que Molly eut daigné le relâcher alla saluer ses parents. Il eut droit à une seconde accolade maternelle.
- Je suis contente que tu sois rentré pour les vacances. La maison est bien trop vide sans toi.
- Je ne sais pas si ta mère aurait tenu encore une semaine, se moqua un peu James.
Tous leurs amis les attendaient au Terrier. Ils venaient de terminer une réunion relative à la campagne de Kingsley et Molly avaient exigé que tout le monde reste dîner.
- Salut Sirius, dit Harry en allant embrasser son parrain.
- Comment va mon filleul favori ? Je suis désolé d'être parti si vite après ton dernier match. Tu as vraiment volé comme un chef et ton équipe a l'air d'être très bonne.
- Pas grave, papa et maman m'ont expliqué. Comment va Célesta ?
- Euh très bien mais n'en parle à personne pour le moment.
- Mais pourquoi, elle est super ! Tout le monde va l'adorer.
- Je sais mais justement elle est tellement bien que ça me fait peur.
- Tu es amoureux Sirius, conclut Ginny qui avait suivi leur conversation.
- Je ne suis pas amoureux se défendit Sirius. Célesta et moi nous nous entendons bien et puis, elle est sympa et drôle et…
- Tu es amoureux, renchérit Harry. Tu sais Sirius, ces choses là arrivent même aux grandes personnes.
- Mais…
- Il n'y a pas de mais qui tienne Sirius, continua Ginny. Tu es amoureux et puis c'est tout !
- Oh et puis peut être s'énerva un peu Sirius. Comment est ce que je pourrais le savoir, je n'ai jamais été amoureux de ma vie.
- Il y a un début à tout, répondit Harry. Et il faut absolument que tu viennes avec elle au réveillon de Noël jeudi.
- Obligatoire, renchérit Ginny pour couper la parole à Sirius.
Harry mit à profit les quelques jours qui le séparaient de Noël pour remplir ses fonctions de citoyens et soutenir Kingsley dans sa campagne.
- Ta rencontre avec Fudge lui a causé énormément de tord. Même s'il n'était pas au courant, le fait que sa sous-secrétaire t'ait envoyé des Détraqueurs a été très mal perçu, mais peut être moins que le fait qu'il se soit servi de çà pour te faire renvoyer, expliqua Percy.
- Il a perdu plus de 15 points dans les sondages. Ce n'est plus une chute, c'est une dégringolade sans retour, renchérit Hermione. Tu n'auras même pas à aller avec Kingsley à Pré au Lard, le chemin de traverse et Sainte Mangouste suffiront.
- Ca c'est une bonne nouvelle, s'exclama Harry bien contente de gagner un jour de détente supplémentaire.
Dès le mardi, il dut se rendre au Chaudron Baveur pour déjeuner avec Kingsley. Ils discutèrent longtemps du métier d'Auror et de la formation, de la réussite de l'association d'entraide étudiante à Poudlard ou encore de la famille et des amis. Certaines personnes vinrent les saluer pour les remercier de leurs efforts durant la guerre.
- Vous pouvez êtes certain que je voterai pour vous M. le Ministre, dit un vieux sorcier qui marchait avec une canne. Qu'est ce qu'il a fait Fudge a part envoyer une vipère torturer des gosses et emprisonner Dumbledore ? Pendant la guerre, il s'est terré dans un coin en attendant que le petit Harry fasse le boulot. Du courage tiens.
- Je vous remercie de votre soutien monsieur, lui assura Kingsley.
Après leur repas, ils déambulèrent un moment sur le chemin de traverse, allèrent manger une glace chez Florian, s'arrêtèrent dire bonjour à Ollivander, qui leur présenta son nouvel apprenti, et finirent leur tournée aux Sorciers facétieux. C'est là, juste avant de pénétrer dans le magasin qu'ils furent interrompus par la presse en l'occurrence Célesta O'Brian et un autre journaliste de la Gazette.
- Monsieur Potter, voudriez vous répondre à quelques questions pour Radio sorcier, lança Célesta.
- C'est bien parce que c'est vous Miss O'Brian, répondit Harry en souriant.
- Je risque d'être assez directe mais soutenez vous la candidature de M. Shakelbolt pour le poste de ministre de la magie.
- M. Shakelbolt est un très bon ami. Il m'a épaulé durant plusieurs années et je lui en serai éternellement reconnaissant. Nous avons combattu ensemble, nous partageons les mêmes valeurs. Il veut mener des réformes justes, des réformes nécessaires, des réformes qui amélioreront notre société. Alors oui, je soutiens sa candidature.
- N'avez-vous pas l'impression qu'on utilise votre image à des fins politiques.
- Vous savez très bien que les ministres précédents ont essayé d'avoir mes faveurs pour s'assurer de garder leur place. Alors oui, j'ai été utilisé à des fins politiques. Kingsley Shakelbolt n'est pas comme çà et nous entretenons une relation bien différente. C'est un ami proche, un homme qui ne s'est jamais vanté d'être de mes proches pour se faire valoir. Et surtout un homme éminemment respectable et courageux. C'est moi qui aie voulu lui apporter mon soutien parce que je crois qu'il est ce qu'il pouvait arriver de mieux à notre pays. Merci.
Lorsqu'il rentra enfin chez lui, épuisé par cette journée où il avait du serrer des centaines de mains et sourire à s'en décrocher la mâchoire, il était attendu par Hermione pour l'évaluation de ses performances.
- Je ne savais pas que tu t'étais amélioré à ce point en communication, le félicita Hermione.
- Je me suis entraîné avec Parvati et Ginny.
- C'est fantastique. Nous n'avons pas encore gagné mais je pense que c'est très bien parti pour nous. Il faut enfoncer le clou demain à Sainte Mangouste et après tu es libre pour le reste de tes vacances.
Le mercredi, ce fut la visite à Sainte Mangouste. Il discuta avec plusieurs blessés de la bataille de Poudlard qui était venu faire une visite de contrôle. Il fit une visite au service de pédiatrie de l'hôpital ce qui enthousiasma les enfants. Un enfant qui venait de recevoir un ours en peluche de la part de ses parents lui expliqua qu'il l'avait appelé Harry et qu'il voulait être courageux comme lui. Lorsqu'il réussi à s'échapper, il décida d'aller rendre une visite aux parents de Neville à l'étage supérieur. Il avait acheté un petit paquet de bonbons pour les partager avec Franck et Alice dans son souvenir la mère de Neville aimait çà.
- Bonjour madame, bonjour Neville, dit Harry à son ami et sa grand-mère qui se trouvaient également là. J'étais de passage dans l'établissement et je me suis permis de leur amener des bonbons. Je crois me souvenir qu'ils aimaient cela.
- C'est très aimable à vous Potter. Vous êtes un garçon bien éduqué. Neville a de la chance de vous avoir comme ami.
- C'est moi qui ait de la chance d'avoir un ami comme lui, répondit-il en souriant. Je vais vous les laisser, je ne veux pas vous déranger.
- Non reste Harry, dit Neville. Ils aiment voir de nouvelle personne et peu de gens viennent les voir tu sais. A part tes parents, grand-mère et moi, personne ne vient.
- Je ne savais pas que mes parents venaient, avoua Harry.
- Vos parents viennent au moins une fois par semaine, lui dit Mme Londubat. Ces visites leurs font du bien, dit-elle. C'est comme ci par moment, ils retrouvaient un peu de lucidité même si ils ne pourront jamais guérir.
- Je suis vraiment navré, j'aurais tant aimé qu'il en aille autrement.
Harry passa près d'une demie heure avec la famille de Neville. Alice avait l'air ravie qu'il lui apporte des bonbons et lorsqu'il lui donna, elle lui fit un magnifique sourire avant de l'embrasser sur la joue. Il lui avait alors dit qu'il s'appelait Harry et qu'il était très heureux de la rencontrer car elle était sa marraine. Il expliqua alors qu'il était le fils de ses amis James et Lily et qu'il était un bon ami de Neville. Il lui raconta un peu leur vie à Poudlard et lui raconta les exploits de Neville. Elle ne disait rien mais Harry savait qu'elle écoutait. Elle ne comprenait sans doute pas ce qu'il disait mais elle l'écoutait. Lorsqu'il fut temps pour lui de partir, il dit au revoir aux Londubat et se tourna vers la sortie. Alice se leva alors de sa chaise, s'approcha d'Harry, lui glissa un papier dans la main et dit :
Au revoir Harry
Ce fut comme si un miracle venait de se perpétrer sous ses yeux. Harry la remercia doucement puis se retourna vers Neville et sa grand-mère. Des larmes coulaient sur leurs joues.
- J'avais bien dit à ce guérisseur de malheur que la visite de gens extérieurs leurs faisaient du bien, s'exclama Augusta Londubat. Je vais finir par croire que vous faîtes des miracles Potter.
- Je ne sais pas quoi dire. Je…
- Oh Harry, dit son ami avant de l'étreindre. Merci, merci, merci.
Il finit par laisser les Londubat à leur joie, après avoir pris soin de les inviter pour le réveillon de Noël du lendemain. Ils étaient tellement nombreux que deux couverts de plus ne changeraient pas fondamentalement les choses. C'est donc heureux et porteur d'une bonne nouvelle qu'il rentra au Terrier ce soir là.
Le soir du réveillon de Noël, Sirius tint sa promesse et arriva main dans la main avec Célesta O'Brian sous le regard estomaqué de ses meilleurs amis qui les virent arriver par la fenêtre.
- Ah bah celle là je ne m'y attendais pas, souffla Lily
- Pour une surprise, c'est une surprise, renchérit James.
- Elle est très sympa, expliqua Harry. Vraiment.
- Tu étais au courant, demandèrent James et Lily d'une même voix.
- Oui. Ginny et moi les avons surpris ensemble sur le chemin de travers i mois. Nous avions promis à Sirius de garder le secret.
- Enfin, pourquoi ne voulait-il rien dire, lâcha James. C'est idiot.
- Il est amoureux et ça lui fiche une frousse d'enfer, expliqua Harry
- C'est idiot, renchérit Lily.
Les Potter les accueillirent chaleureusement dans leur belle demeure. On avait décidé d'organiser les festivités de Noël là-bas car le Terrier serait trop juste pour accueillit tous les invités. Lorsqu'elle pénétra dans le salon, la pauvre Célesta faillit défaillir, Puis lorsqu'ils rejoignirent les autres dans la grande salle, la pauvre Célesta faillit défaillir. 24 têtes s'étaient tournées vers elle et la dévisageaient.
- Oh Sirius c'est merveilleux, s'exclama alors Molly en s'avançant vers eux !
- Molly, je vous présente Célesta.
- Oh mais vous êtes Célesta O'Brian ! J'adore votre émission. Avec Arthur nous l'écoutons tous les jours. Vous avez été si courageuse…
- Pas autant que vos fils madame, lui répondit Célesta.
Cette soirée de Noël fut fantastique. Ils discutèrent, chantèrent, dansèrent et rirent énormément. Célesta O'Brian s'était vite très bien entendue avec Audrey et Fleur, sans doute parce que elles aussi avaient dû s'intégrer à cette famille hors norme, pour le plus grand bonheur de Sirius. Ce dernier fut un peu chambré par son meilleur ami mais pas trop, James étant vraiment très heureux pour lui. Lorsque minuit sonna, ils s'échangèrent leurs cadeaux. Harry reçut quelques livres de défense et sortilèges, des places pour aller voir un match de Quidditch pendant ses prochaines vacances, des chaussettes, une écharpe, des pulls, un nécessaire d'entretien des balais et des nouvelles lunettes de Quidditch. Ginny l'aida à monter tous ses cadeaux dans sa nouvelle chambre et ils en profitèrent pour s'échanger les leurs. Harry lui avait acheté une belle cape d'hiver et, sur les conseils de sa mère, une jolie boîte à bijoux. Cela sembla lui plaire puisqu'il fût récompensé comme il se doit.
- J'adore les bisous de Noël !
- Parce que tu n'aimes pas les autres, s'offusqua Ginny en souriant
- Si mais les bisous de Noël et d'anniversaire sont encore mieux.
- C'est parce que ça n'arrive qu'une fois par an.
-C'est sans doute cela.
- Je t'aime
Et elle ne lui laissa pas le temps de répondre et l'embrassa d'une manière telle qu'Harry Potter ne l'oublierait sans doute jamais.
Voilà, c'est terminé pour aujourd'hui (je suis navrée d'avoir postulé un samedi soir mais impossible d'accéder au site hier soir). Rendez vous la semaine prochaine : le 27 Septembre pour la suite des aventures de nos sorcier préférés.
Prochain chapitre : Retour à Privet Drive.
Réponse aux reviews :
Janeite : Merci beaucoup pour ta review. J'ai choisi de ramener James et Lily à la vie parce que ce sont deux personnages que j'aime bien. Et puis je n'aime pas les histoires tristes alors j'étais très heureuse de pouvoir rendre ses parents à Harry. Après tout, c'est ce qu'il désirait le plus au monde. Je publie un chapitre par semaine pour avoir une publication régulière, généralement tous les vendredi en fin de journée.
Juju Potter : Merci beaucoup de ta review. Je publie généralement une fois par semaine (souvent le vendredi soir). Je foisonne d'idées ! J'hésite entre plusieurs possibilités pour le mariage entre Harry et Ginny. Mais une chose est certaine, un mariage est prévu dans ma fiction. Il va me falloir faire un choix…
