Voilà un court chapitre, je continuerai mais voilà un petit morceau à se mettre sous la dent.

XOXO Titi2206

-Cullen, t'es vraiment un…

-Non ! Mon avocat pourrait te faire cracher un demi-milliard de dollars juste pour l'insulte que tu t'apprêtes à lancer, me coupe Edward.

-Crois-moi, le plaisir que j'aurai en prononçant ce mot les vaudra !

-Crois-moi, le plaisir que tu aurais avec moi n'aurait pas d'égal, tes mots seraient bien différents, contre-t-il d'un ton séducteur.

Je sens mes joues prêtes à rougir mais je lève les yeux au ciel et ricane :

-Quel mot ? Laisse-moi deviner, ce mot ça serait…Déjà ?

-Stop ! S'écrie Rosalie.

Elle tient ses mains sur ses oreilles depuis le début et je sais qu'elle est prête à exploser :

-On a compris, vous vous détestez, on peut tout de même finir un repas dans le calme pour une fois ? Demande-t-elle épuisée.

Jasper préfère se taire, il continue à manger son steack. J'essaye de manger mais les aliments ne passent plus. Je n'en peux plus, il faut que je le touche :

-Tu sais quoi, j'en ai plus qu'assez de toi Cullen ! J'vous laisse.

Je me lève :

-Non c'est moi qui en aie marre ! Réplique Edward.

Il se lève également et nous partons chacun de notre côté. Je me dirige vers le jardin, notre lieu de rendez-vous et un bras qui surgit des buissons me tire vers un corps plus qu'appétissant. Des lèvres exquises s'écrasent sur les miennes, une main met un délicieux désordre dans mes cheveux et un bassin plein de malice se frotte contre le mien :

-J'avais tellement envie de toi, souffle-t-il.

Nos langues s'entremêlent, ma culotte s'humidifie immédiatement. Je le veux ! Je baisse sa braguette, et en un rien de temps mes pieds quittent le sol et il s'enfonce en moi. Aujourd'hui il est plus sauvage, plus bestial, et je suis en parfaite adéquation avec lui, comme toujours. Nous ne l'avons pas fait depuis hier soir et c'est comme si ça faisait une éternité.

Ce mec aurait surement ma mort, mais pour l'instant, il réussit plutôt à me faire venir en un rien de temps et peut se lâcher également. Nous restons dans les bras de l'autre, haletants un court instant à reprendre nos respirations et il se retire. Je réajuste ma robe et il remet son pantalon. Il met une main derrière mon dos et me colle contre son torse :

-Tu es tellement excitante, souffle-t-il.

Il m'embrasse et j'exalte totalement, tout à coup :

-Surtout quand tu t'énerves contre moi comme toute à l'heure, mmmm…j'ai juste envie de maîtriser la tigresse qui est en toi.

Je rigole :

-Crois-moi, il en faudra beaucoup pour la maîtriser.

-Ah oui ?

Je hoche la tête, un grand sourire aux lèvres :

-Nous verrons cela Swan.

-Quand tu veux Cullen.

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« Je pense que je devrais porter la robe bleue, elle me va mieux, la rouge montre beaucoup trop ma poitrine…Quoi que, je devrais peut-être mettre la rouge finalement.

Rosalie essaie difficilement de choisir la robe qu'elle mettra, je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi, Rose n'est pas ce genre de fille, elle se fiche des frous-frous. Pour elle, le vrai bonheur, c'est une bonne bière sur une magnifique voiture et elle derrière le volant. Le professeur parle frénétiquement de mathématiques, c'est ce qu'on pourrait appeler un passionné.

Cependant, moi je n'écoute aucun des deux, je suis trop absorbée par le don juan du premier rang, et trop énervée par la grande brune qui essaie par tous les moyens de l'amadouer. Nous avons préféré garder notre relation secrète pour l'instant. Nous ne savons pas encore ou elle nous portera, je ne veux pas mêler les autres au petit cocon que nous avons construit tous les deux. On peut même y trouver un petit côté sexy…

Lorsque je le vois lui sourire, je sors de mes gongs. Il se tourne et me jette un coup d'œil, il ne doit pas comprendre pourquoi mes yeux lui envoient tant de rage. A la fin du cours, Rosalie s'échappe pour prendre un rendez-vous chez la coiffeuse. Je passe devant Edward et sa nouvelle amie. Elle s'esclaffe lorsque je passe, je m'arrête et presse mes poings, j'essaie de rester aussi calme que possible :

-Edward ?

Celui-ci se tourne enfin vers moi et attend :

-Je pourrais te parler ?

-En fait, nous étions en pleine discussion, le coupe l'autre.

Elle ne sait vraisemblablement à qui elle s'adresse…Nouvelle ?

Il s'apprête à lui répondre, mais je préfère m'en charger :

-Eh bien, je doute que cette conversation soit de la plus grande importance…

-En fait, elle l'est.

Cette fille commence à m'énerver :

-Edward m'invitait à la soirée de ce soir, fait-elle d'un air fier.

Mes épaules retombent et je me sens trahi, je regarde Edward d'un air triste, ça recommence ! J'avais peur de ce jour ou Edward se lacerait, ce jour ou il redeviendrait l'Edward pathétique et incapable de donner de l'amour. Je préfère le savoir dès maintenant, plutôt que de le retrouver au lit avec elle.

Je ne peux même pas voir la tête que fait celui-ci, mes yeux sont pleins de larmes, je m'échappe pour ne pas craquer. Je savais que ça arriverait. La rage monte en moi, je bouscule chaque personne qui est dans mon passage sans aucune pitié. Je lui en veux, mais celle à qui j'en veux par-dessus tout, c'est moi. Pourquoi je me laisse toujours détruire par ce mec ? Je l'entends crier mon prénom derrière moi, mais je file. J'entre dans les toilettes des filles et y trouve deux filles en train de se maquiller, lorsqu'elle me voit elles sont bouche-bée :

-Sortez ! J'aboie.

Elles ramassent leurs affaires et se hâtent vers la sortie. Je pause mes mains sur le lavabo, regarde les larmes couler sur mes joues et je soupire :

-Bella !

Je tourne la tête vers la porte et vois un Edward complètement désolé :

-Edward, ce sont les toilettes des filles !

Je croyais lui échapper dans cet endroit mais rien ne semble arrêter cet homme. Il ne m'écoute pas, avance vers moi, prend mon visage dans ses mains et essuie mes larmes de ces pouces. J'attends un mot de lui :

-Je suis désolé, souffle-t-il.

Je m'énerve, sors de son emprise :

-Pourquoi ? Ca devait bien arriver un jour. Monsieur Cullen est incapable d'être réellement fidèle. Je me trompe ?

-C'est ce que tu penses, demande-t-il.

J'ai l'air de l'avoir blessé, mais je ne m'arrête pas, je ricane :

-Tu ne veux pas du bonheur, dès que quelqu'un fait attention à toi, est prêt à entrer dans ton cœur, tu fais tout pour le détruire. Tu crois ne pas avoir le droit d'être aimé à cause de ton père, j'ignore pourquoi, j'ai attendu qu'un jour tu me dises peut-être pourquoi, ça n'arrivera surement jamais, mais peu importe, peu importe ce que peut penser de toi ton père, Edward ! Tu mérites d'être aimé ! Alors arrête de toujours tout gâcher.

J'essuie mes larmes qui coulent abondamment, j'ai surement l'air ridicule à ce moment précis mais je ne m'en soucie pas, les mots sortent tous seuls. Je soupire et relâche tous mes muscles tendus jusqu'ici :

-Je te dis ça pour ta nouvelle amie, ne gâche pas tout avec elle.

Prononcer ces mots me fait terriblement mal, mais je veux qu'il comprenne que je ne peux continuer d'être avec lui s'il drague d'autres filles, et s'il la veut elle, je l'accepterai. Il ne parle pas, attrape son sac par terre et s'en va, me laissant là, toute seule, pathétique. Son choix est donc fait…C'est elle, il choisit cette foutue liberté qui le perdra.