Disclaimer : merci à JKR pour avoir créé les personnages

Rating : M, plus que jamais

Chapitre 26

Intermède

Le soir même Harry fit extrêmement attention à ne pas trop boire, et à bien se tenir à table. Severus et Drago dissertèrent encore longuement de l'économie mondiale, et il eut du mal à réprimer un bâillement. Comme la veille il s'absorba dans la comtemplation du splendide bouquet de fleurs, s'interrogeant sur la vie de Brian. Le jeune jardinier brun lui avait paru timide mais sympathique, et Harry s'ennuyait fermement la journée, seul. Il se dit qu'il fallait absolument qu'il se trouve une occupation, soit à chercher une maison, soit un travail, car il n'aimait pas rester inactif, et ne tenait pas à rendre Drago jaloux en passant du temps avec le jardinier.

Au dessert Severus le fixa à nouveau de son regard perçant, et lui demanda :

- Alors, M. Potter, avez-vous réfléchi à votre avenir ? Vous avez eu toute la journée pour cela, je pense.

- Oui, fit Harry d'un ton hésitant.

- Etes–vous prêt à accepter mon offre d'aller travailler sur un de mes chantiers ferroviaires, en Californie ?

Harry regarda Drago, brièvement, et répondit :

- C'est loin la Californie ?

- Mon Dieu, mon garçon, vous êtes donc ignare à ce point–là ?? Après le repas je vous montrerai une carte des Etats-Unis, pour que vous vous rendiez compte des distances. La Californie est à l'autre bout du pays, pour votre gouverne.

- Dans ce cas, je ne pense pas que ça m'intéresse, bafouilla Harry.

- Vraiment ?? Un jeune homme comme vous, vous avez peur des distances ? Vous avez bien traversé l'Atlantique, déjà, non ?

Drago répondit avant qu'Harry ait eu le temps d'ouvrir la bouche :

- J'ai demandé à Harry de me trouver une maison ici, et j'ai un emploi pour lui en vue, par la suite…

- Vraiment ? M. Potter ne m'a pas l'air d'avoir de grandes connaissances en matière d'architecture, pourtant, lâcha ironiquement Severus.

- Peut-être, mais il a d'excellentes compétences pour ce que j'ai en vue, répondit froidement Drago.

Severus se rembrunit, but une gorgée de vin et répondit :

- Et je peux savoir ce que tu as en vue, mon neveu ? Je te rappelle que tu es censé travailler pour moi, et pas avoir une autre activité. En tout cas, pas pendant la journée, ajouta-t-il avec un rictus.

- J'ai bien compris, mon oncle, répondit avec flegme Drago, tandis qu'Harry piquait un fard. Mais je compte ouvrir un haras, pour meubler mes week-ends, et Harry a d'excellentes aptitudes sur ce terrain-là ...

Il coula un regard à Harry pour lui faire comprendre de ne pas réagir, et ce dernier, après être resté quelques instants bouche bée, acquiesça en souriant.

Severus les foudroya du regard et demanda :

- Vous avez donc des compétences en équitation ? Que vous avez acquises où ?

- Chez moi. Nous avions des chevaux, et je m'en suis toujours occupé.

- Pff…s'occuper de chevaux de traits ce n'est pas gérer un haras, mon cher.

- Harry fera parfaitement l'affaire, mon oncle, répliqua Drago sur un ton sans réplique. Et d'ailleurs dès demain il va chercher un bon emplacement pour mon domaine, n'est ce pas ?

- Euh…oui, oui bien sûr.

Ils reprirent leur dîner mais Harry sentit croître l'hostilité de l'oncle envers lui, et se dit qu'il serait bon que leur séjour chez ne se prolonge pas outre mesure.

Après le repas Severus prit un malin plaisir à lui faire découvrir la carte des Etats-Unis, et il insista lourdement sur l'opportunité que pourrait être une carrière dans les chemins de fer pour un nouvel arrivant dans le pays. Drago, qui s'était placé intentionnellement derrière son oncle pendant son laïus, fit un clin d'oeil à Harry suivi de plusieurs grimaces, censées imiter le vieil homme, qui faillirent le faire éclater de rire.

Severus, se doutant de leur manège, se retourna plusieurs fois rapidement pour coincer son neveu, mais n'y réussit pas. Il abrégea sa démonstration et partit se coucher, de fort mauvaise humeur. Harry et Drago restèrent dans la bibliothèque, mais durent supporter la constante présence d'un domestique avec eux, et ne purent s'isoler à aucun moment.

OOOOOooooooooooOOOOOOOOOoooooooooooo

Le lendemain Harry se leva tôt mais ne bougea pas de sa chambre jusqu'à l'heure du petit déjeuner. Il se sentait particulièrement mal à l'aise dans cette grande demeure, et l'attitude des domestiques à son égard accroissait le malaise. En effet, autant au Manoir il avait été transparent pour les Malefoy- à part Drago- et avait réussi à se faire quelques amis parmi ses congénères, autant là il était méprisé par son hôte et ignoré par ses serviteurs, car il ne faisait pas partie de la même classe sociale qu'eux)-à part Brian.

Il s'arrangea pour retrouver Drago en début d'après-midi, dans le jardin, sous la tonnelle. Ils s'assirent sur un banc, côte à côte, heureux de se retrouver un peu seuls, car Severus était sans cesse présent et accaparait son neveu. Il avait enfin réussi à lui échapper, prétextant une grande fatigue et le besoin de s'aérer.

Harry jeta un coup d'œil à droite et à gauche et lui dit :

- Tu me manques. C'est idiot, parce qu'on est dans la même maison, mais tu me manques.

Drago lui sourit :

- Toi aussi, tu sais…

- Surtout la nuit…

- Surtout la nuit, répéta le blond dans un souffle.

Ils se regardèrent, souriants, émus, et Harry ajouta, à voix basse :

- Tu ne crois pas qu'on pourrait se rejoindre, la nuit ??

- Non, je ne crois pas. Je ne tiens pas à avoir d'ennuis avec lui.

- Il ne me plait pas, ton oncle…combien de temps on est obligés de rester ??

- Je ne sais pas encore. Il faut qu'on trouve une maison, maintenant. Et je ne connais pas du tout Philadelphie.

- Si tu veux, je peux commencer à chercher, moi, au lieu de tourner en rond ici. Qu'est ce qu'il te raconte, ton oncle, que tu passes tellement de temps avec lui ?

- Il me parle de ses projets de journal, de sa vision de la vie, du travail bien fait…

Harry fit une grimace, et dit :

- Et tu veux vraiment travailler pour lui ??

- Oui, vraiment. Ce projet me plaît. Et je n'ai pas envie de passer ma vie à ne rien faire, en riche oisif. Mon père a toujours cru que j'étais un incapable, je vais lui prouver le contraire.

- C'est bien…mais ça ne m'arrange pas. C'est quoi cette histoire de haras ?

- Oh, c'est une idée que j'ai eue juste au moment où j'en ai parlé. Ca ne t'intéresse pas ?

- Je ne sais pas…je serai encore ton domestique, alors ??

- Non, c'est pas être domestique à proprement parler. Mais si tu as une autre idée, dis-le moi. Je suis ouvert à toutes les propositions, tu sais…souffla-t-il.

- Même honnêtes ??

- Hum…non, celles là je les aime moins, répondit Drago avec un clin d'œil.

Il faisait déjà chaud, sous la tonnelle, et ils étaient entourés par les fleurs odorantes. Au loin Harry aperçut le jeune jardinier, qui taillait les roses. Il se souvint de la rose de la veille, et sourit.

Drago se retourna, surpris, et remarqua à son tour le jeune jardinier :

- Pourquoi tu le regardes comme ça ?

- Oh…pour rien. On a un peu discuté, hier…

- Vraiment ? fit le blond en fronçant les sourcils.

- Quoi ? Pendant que toi tu refais le monde avec ton oncle…

- ...Toi tu fais ami-ami avec le jardinier, c'est ça ?

- Que veux tu, on a des points communs, sûrement parce qu'on est des domestiques, tous les deux…riposta Harry.

Ils se fixèrent, tendus. Drago détourna la tête, hautain, et fit mine de se relever. Harry le saisit pas le bras et le força à se rasseoir :

- Reste là, ta majesté. Pas de ça avec moi, sinon…

- Sinon ?? Lâche mon bras, Harry, ton ami nous regarde. Il s'appelle comment, au fait ??

- Brian, je crois. Son père était déjà jardinier ici.

- Mais tu le connais très bien, en fait !! Quand t'a-t-il raconté tout ça ??

- Cette nuit, sur l'oreiller...Mais non, je plaisante !! Hier matin, dans le jardin…pendant que tu dormais, j'imagine. Ah non !! tu priais, c'est vrai…tu es un sacré menteur, Drago.

- Dans un monde d'apparence, il faut savoir mentir…et qui te dit que je ne prie pas, vraiment ?

- Je te connais…tu aimes paresser au lit, et je ne t'ai jamais vu prier.

- Méfie-toi des apparences, Harry.

- C'est ça…je te vois mal te lever tôt pour aller travailler !

- Ca dépend comment on me réveille, dit Drago d'un ton taquin.

- Parce que tu comptes sur moi pour te réveiller, en plus !

- Oui…réfléchis, ce serait bon signe : ça voudrait dire qu'on dort ensemble, à nouveau.

- Si tu me prends par les sentiments…tu commences quand ?

- Demain je vais au journal, rencontrer les collaborateurs.

- Et moi ??

- Toi, tu vas nous chercher une maison, si tu veux qu'on parte d'ici…

Le jardinier se rapprochait d'eux, et Harry ne répondit pas. Mais il ne lâchait pas le bras de Drago, discrètement. Il lui murmura :

- Je veux te parler, en privé…Où peut-on aller ?

Le blond vit une flamme impérieuse dans le regard de son amant et se radoucit :

- Je vais faire seller des chevaux. On va faire un tour dans la campagne…Lâche mon bras, maintenant.

Ils se levèrent et se dirigèrent vers l'écurie, sous l'œil déçu du jardinier qui les regarda partir avec mélancolie. Puis il coupa une magnifique rose rouge et l'écrasa contre sa bouche.

oooooooOOOOOOOOooooooooooooOOOOOOOO

Harry se sentit incroyablement libre et heureux de galoper aux côtés de Drago, dans la campagne avoisinante. Ils sortirent rapidement de la ville et empruntèrent au hasard une petite allée ombragée qui les mena à une forêt.

Harry avait l'impression de revivre, enfin, au contact des chevaux et de la nature. Il sentait le vent dans ses cheveux, le soleil lui caressant agréablement la peau, et la croupe musclée du cheval sous lui. Enivré par les sensations, il partit au galop, d'un coup, semant Drago.

Ce dernier donna un léger coup de talon, et son pur sang partit également au galop. Ils chevauchèrent longtemps, chacun essayant de dépasser l'autre, et se regardant en riant, une lueur de défi dans les yeux.

Finalement Drago ralentit, et stoppa son cheval, essoufflé, dans une clairière.

Harry lui dit :

- Alors, tu abandonnes ? J'ai gagné ?

- Ca fait longtemps que tu as gagné, Harry, murmura Drago en descendant de cheval. Et si on se reposait un peu ?

- Déjà ? Je suis pas fatigué, moi…

- J'aime ta robustesse…si tu veux, tu peux continuer et me rejoindre après…je t'attends là.

Harry fit la moue, hésita et sauta à terre :

- Non. Je ne te laisserai pas seul, ici. On ne sait jamais, dans ces contrées lointaines…il y a peut-être des animaux féroces. Ce ne serait pas prudent que je parte, je crois.

- Je crois aussi, répondit Drago avec un petit sourire, en s'étendant sur l'herbe fraiche, au pied d'un arbre.

Harry, satisfait, attacha sa monture à l'arbre et s'allongea à côté du blond, cœur battant.

Il le regarda longuement, appuyé sur un coude, détaillant chaque détail de ce visage qu'il connaissait par cœur : les yeux en amande, les longs cils, la bouche un peu charnue, entrouverte, les joues délicatement roses. Il murmura :

- Tu sais, la première fois que je t'ai vu, j'ai cru que tu étais un ange…

- Moi ?

- Oui…je venais d'arriver. C'était ton anniversaire. Tu étais si beau…

- C'est le costume qui faisait ça. En fait je m'ennuyais horriblement.

- Et tes cheveux brillaient sous l'éclat des bougies…tu étais un ange pour moi…

Drago sourit, ferma les yeux et ne répondit pas. Harry se pencha sur lui et effleura ses lèvres avec délicatesse. Aussitôt le blond soupira et Harry reprit sa bouche, avec plus de fougue. Ils s'embrassèrent longtemps, émus par ce moment de tendresse et par l'évocation de leur rencontre. Petit à petit Harry roula sur Drago, s'étendant sur lui, pour le faire gémir. Il glissa son nez dans son cou et le couvrit de petits baisers.

Puis il passa ses doigts dans les doigts du blond, qui reposaient de chaque côté de sa tête, et commença à bouger doucement les hanches contre lui. Il vit la pupille des yeux gris s'élargir alors que son amant poussait des petits râles à chaque mouvement de bassin.

- J'ai envie de toi, lui murmura-t-il à l'oreille.

- Moi aussi, mais…on peut nous voir, non ?

- Je m'en fiche. J'en ai trop envie, là…

- Shshsh...

- Tu me sens, mon amour ?

- Oui…souffla Drago, la voix altérée.

- Tu sens mon désir pour toi, là ? Tu sens le sang affluer ??

- Oui…

- Tu as envie de moi ?

- Oui…

Harry ne cessait pas ses mouvements de bassin, tout en le couvrant de petits baisers, et il sentait les mains de Drago se refermer sur les siennes. Il aimait cet abandon total, et mourait d'envie de toucher le sexe blond qu'il devinait sous les vêtements. Il reprit, doucement :

- Tu as envie que je te déshabille ?

- Mmmm...Oui…

- Tu as envie que je te caresse ?

- Oui, oui…

- Avec mes mains ?

- Oui…

- Avec ma bouche ?

- Mmmmhh…oui, gémit à nouveau Drago.

Harry dégagea doucement ses doigts, et commença à le déshabiller, entrouvrant les couches de vêtements.

- Ne me déshabille pas complètement, souffla Drago.

- T'inquiète pas, répondit Harry en faisant glisser sa main et ses lèvres sur la chair découverte, entre les vêtements.

Drago avait saisi la tête brune et s'accrochait aux cheveux drus. C'était toujours le même plaisir, jour après jour, d'être désiré et aimé par lui.

Très vite, Harry lécha les tétons durcis du bout de sa langue et descendit jusqu'à son nombril, déboutonnant avec fièvre les boutons du pantalon. Il frotta son nez contre le fin tissu, ce qui fit rire son amant, puis mordilla son pénis, toujours au travers du tissu, et Drago souleva ses hanches, pour se rapprocher de la bouche tant désirée.

Harry fit glisser le caleçon et la virilité de Drago jaillit, frémissante, juste devant lui. Le blond était à la fois inquiet de l'incongruité de la situation et terriblement excité, et il amena les lèvres d'Harry vers son sexe dénudé. Ce dernier fit glisser sa langue avec gourmandise des bourses blondes jusqu'au prépuce, qu'il découvrit doucement. Il fit plusieurs fois ce même parcours, avec lenteur, au grand désespoir du blond qui avait envie d'être entièrement pris dans la bouche experte.

Quand enfin il referma ses lèvres sur la verge et entama une succion vigoureuse, Drago ne put s'empêcher de pousser un cri de surprise et de ravissement.

Sentant qu'il n'était pas loin de venir, le brun lui murmura :

- Je continue ou tu en veux plus ?

- Mmmmhh…j'en veux plus, je crois…répondit Drago d'une voix rauque, déjà vaincu.

- Tu veux quoi ?

- Toi…

- Où ça ?

- En moi…

- Redis-le, dit Harry en regardant le blond rougir.

- Tu exagères, Harry…

- Alors tu n'auras rien, dit Harry en faisant mine de se redresser.

- Attends, fit Drago en le retenant par le cou, attends…J'ai envie de toi en moi…

Harry fit une petite moue déçue, et Drago soupira puis ajouta :

- Je veux sentir ta verge en moi. Profond. Très profond…

- Ouiiii…

- Je veux que tu me défonces…

- Oh oui…gémit Harry en amenant la main de Drago sur son sexe, terriblement tendu.

- Vas-y, baisse mon pantalon, dit-il en se rapprochant et en mordillant les lèvres gonflées du blond, qui libéra à son tour le pénis de son amant des vêtements qui le compressaient, en quelques gestes précis.

Drago le regarda, passa sa langue sur ses lèvres d'un geste provocant, et souffla :

- Mhhhhhh…elle est énorme …Tu es si…gros…Vas y !! Viens, viens…J'en ai tellement envie.

- Attends…je ne veux pas te faire mal, répondit son amant.

- On n'a pas beaucoup de temps. Viens, viens maintenant, je t'en supplie…Prends-moi.

Le brun humidifia sa verge dans la bouche du blond, qui la lécha avec avidité, puis se présenta devant les fesses, qu'il écarta doucement. Avec lenteur, il entama sa lente pénétration dans le fourreau de chair, fou de désir, en regardant Drago perdre tout contrôle sous ses assauts, et gémir de plus en plus bruyamment.

Il intensifia ses coups de rein et vit dans les yeux de son amour toute la passion qu'il avait pour lui, et tout le plaisir qu'il lui donnait. Lui-même devait faire des efforts intenses pour ne pas jouir, merveilleusement enserré qu'il était dans la douce intimité du blond. Il voyait son visage se crisper par moments, puis s'abandonner. C'était le plus beau spectacle qu'on pût concevoir.

Le moment dura, s'intensifiant encore jusqu'à ce que Drago plante ses ongles dans son dos.

- Je te fais mal, mon amour ? murmura Harry, qui transpirait à grosses gouttes et sentait les battements de son cœur comme jamais.

Le blond agita la tête négativement, et gémit :

- Non…Encore…Baise-moi encore…Profond.

Harry sourit brièvement et chuchota :

- Oui, mon amour, oui…Autant que tu veux.

- Encore, encore, encore…

Harry accéléra la cadence et l'intensité, forçant encore et encore l'intimité du blond avec son membre turgescent, lui imprimant un rythme infernal, proche de la souffrance. Il le vit s'abandonner enfin au plaisir, dans un râle, et quand il le sentit jouir contre lui il se libéra en lui à son tour, dans un intense orgasme.

- Je t'aime, lui souffla Drago tandis qu'il essayait de reprendre sa respiration, écrasé sous le corps d'Harry.

- Je t'aime, répondit Harry en l'embrassant.

Ils restèrent quelques minutes immobiles, goutant la douceur de l'après midi et le chant des oiseaux, puis Harry demanda :

- Au fait, tu compte faire quoi avec ton épouse ?

- Pourquoi tu penses à elle maintenant ? Et qu'est ce que tu veux que je fasse ??

- Tu veux qu'elle vienne ici, avec le bébé ??

- Au secours…non, je ne veux pas de ce bébé, et je ne veux pas de Virginia. Je ne veux que toi…

Harry le regarda avec curiosité :

- Mais tu es content, quand même ?

- Content de quoi ? Non, je ne suis pas content. Cet enfant est une erreur, et je n'ai pas l'intention de m'encombrer d'eux.

- Quand même !! C'est ton enfant…

- Si on veut…

Harry passa son doigt le long du visage clair, de la racine des cheveux jusqu'au menton pointu, et dit :

- Il...ou elle…sera adorable, j'en suis sûr. Des cheveux d'or, une peau diaphane, une bouche gourmande…et un caractère de cochon !! fit Harry avec malice.

- Non mais dis-donc ! protesta Drago en essayant de se dégager. Un peu de respect, s'il te plaît…

- En tout cas ton oncle ne va pas lâcher le morceau, à mon avis, et fera tout pour te faire rentrer dans le droit chemin, il me l'a dit…

- Pff !! un droit chemin, je n'en connais qu'un, et il mène uniquement à tes fesses…

- Arrête…tu vas m'exciter à nouveau, on va être obligés de recommencer, dit Harry avec malice.

- Non…il faut rentrer maintenant. C'est l'heure du thé, je pense.

Ils se relevèrent, firent disparaitre la terre et l'herbe accrochés à leurs vêtements et se rhabillèrent.

Ils sautèrent en selle pour rentrer dans la demeure de Severus, et passèrent en riant devant Brian, qui les fixa avec intérêt.

A suivre….

Merci à vous de suivre si nombreux cette histoire sans prétention, et merci en particulier à ceux qui me font le plaisir d'une petite review...