Hello! Me voici finalement avec ce chapitre... où il se passe plusieurs choses... dont une que BEAUCOUP d'entre vous attendent! Ahaha...!

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi. Il contient un personnage que j'apprécie particulièrement dans cette fic!

Bref,

#LeMomentOuJeRaconteMaPassionanteVie: J'espère que vous passez/avez passé de bonnes vacances, que le soleil et le farniente ne vous auront pas grillé la peau et que l'eau de mer n'aura pas noyé tout vos neurones. Moi ça va niquel. Sinon j'ai toujours cette question de Pwp en suspens...: mettre ou pas mettre? (sans mauvais jeux de mots xD). Pour ceux/celles qui ne savent pas (je ne sais plus si je l'ai expliqué précédemment) mais un PWP est un "Plot, What Plot?"= en gros que du cul, de la baise, et du sexe. Et donc ma question est: est-ce que ça vous plairait d'en avoir (pas dans cette fic of course) mais sur mon compte? Qu'en pensez-vous? En lisez-vous? Bref.

RaRs:

Merci à Deyrous50, MiaoiFuki,Wado21, Karoll (koeur) et... Taranis! (Merci encore pour ton énooorme review ça fait zizir.) pour vos reviews! Et pour les deux trois nouveaux à bord (désolé j'ai perdu vos pseudos): BIENVENUE!

Invité mystère: Je suis heureuse que tu apprécies ma fic et la suite la voici!

Enjoy!

Chapitre 25: Stratégies à quatre et plan à trois

- [Le Refuge] -

*POV Général*

Sanji était assis sur une des chaises de la cuisine avec une tasse de café entre les mains. Ce serait mentir que de dire qu'il n'avait pas peur… il allait surement devoir avoir une conversation avec Law et cela ne l'enchantait absolument pas. Déjà parce qu'il était en tort, et en plus parce que… bah Law quoi. Il était assez impressionnant dans le genre et en plus il était encore plus à cran depuis que Zoro avait disparu… Donc il n'était pas du tout serein.

Robin s'amusait discrètement de l'appréhension visible de son colocataire, tout en faisant abstraction pour le moment de ce qu'elle venait de découvrir. Elle savait que Sanji ne comprenait pas tout les tenants et aboutissants de cette affaire, mais le principal était qu'il voulait les aider et qu'il leur serait sûrement utile. Le seul problème était qu'ils n'avaient aucun moyen de localiser Zoro...

D'un coup elle entendit une voiture d'ans l'allée du refuge. Law et son amie étaient là. Et en effet quelques instants plus tard arrivèrent Law et une jeune femme avec des cheveux roses.

Ce genre de jeunes femmes qu'on appelait généralement « un avion de chasse » : un visage de poupée malgré ses quelques piercings, un corps de rêve, gaulée comme une déesse grecque et des cheveux magnifiques. Quelques tatouages s'étaient logés sur ses bras et sa tenue laissait grandement deviner ses formes voluptueuses. On aurait pu croire qu'elle était une sorte de Perona plus évolué.

La Mentali d'Evoli. (1)

Law regardait Sanji dévorer Jewerly des yeux en souriant narquoisement. En effet la jeune femme faisait souvent cet effet là quand on ne la connaissait pas. Même quand on la connaissait en fait.

Mais cette femme avait un caractère proportionnellement inverse à sa beauté.

Et il ne savait pas encore si ce fait la diminuait ou la sublimait.

Un peu des deux sûrement.

« - Bonjour a vous,-initia Robin-, désolé de t'avoir fait revenir si abruptement Law, mais c'est un peu urgent…

- Il n'y a pas de soucis,- il se tourna vers son accompagnante-, Robin je te présente Jewerly, c'est elle qui nous as hébergé avec Zoro quand on n'était pas la, c'est aussi une grande amie d'enfance à Zoro et moi. Jewerly je te présente Robin : la meilleure amie de Zoro et l'ancien bras droit de Crocodile par la même occasion. »

Jewerly siffla son admiration à la brune et lui serra la main :

« - Enchanté !... si un jour on m'avait dit que je rencontrerais la grande Bloody Barbie je ne l'aurais pas cru ! Mais appelez moi Jew', c'est moins snob !

- Enchanté,-la brune rigola doucement-, Et oui me voici en chair et en os. »

Pendant que les deux filles conversaient tranquillement, Sanji qui ne comprenait pas de quoi il était question décida d'aller s'excuser auprès de Law :

« - Law... ?

- Oui Blondy ?,- répondit le brun en levant un sourcil-

- Je… Je voulais m'excuser pour mon comportement de la dernière fois…J'ai été totalement crétin et indélicat de t'agresser comme ça, sans raison valable…

- Je vois… j'accepte tes excuses, mais ne me reparle plus jamais comme ça ou je jure devant dieu que tu finiras noyé dans la piscine !

- Oui oui ! Je réfléchirais un peu plus la prochaine fois !

- «je jure devant dieu » ?-, interrogea la rose d'un air narquois-, depuis quand t'es croyant toi ?

- C'était pour la punch-line Jew, commence pas à niquer toute mes tentatives d'intimidation ! »

La jeune femme éclata de rire puis après avoir déposé un rapide baiser sur la joue du brun, elle attrapa Sanji par le bras pour se diriger vers le salon :

« - Fait pas attention à lui, il aboie beaucoup mais mords pas souvent…

- JEWERLY JE T'ENTENDS !

- Tu vois ?,- puis se tournant vers Robin une fois tous installés-, il n'y a personne d'autre ?

- J'ai convaincu Nami d'aller faire des courses avec Luffy, Chopper et Ussop pour qu'on soit tranquilles. Je préfère vous mettre au courant avant eux…

- Pourquoi ? Tu n'as pas confiance en eux ?

- Sisi,- elle grimaça légèrement-, mais disons que certains d'entre eux sont… un peu impulsifs on va dire… Et si on pouvait avoir une ébauche de plan ou de direction à prendre avant de leur en parler ce serait mieux…

- Certes,- concéda Law-, mais dans ce cas pourquoi Blondy est là ? Et d'ailleurs qu'est-ce que t'as à nous dire de si important ? »

La brune regarda Sanji pour savoir qui expliquerait mais celui-ci lui fit signer d'expliquer. Il n'osait pas vraiment avouer devant Law qu'il avait enquêté sur son meilleur ami parce qu'il était frustré d'être mit de côté.

« - Alors en fait… Sanji est allé voir Perona, une amie à Zoro, qui est aussi Escort-girl à Al-Poll chez Shakky, pour essayer d'en savoir plus sur Zoro et cette affaire de disparition. Malgré le fait que je n'approuve pas à 100% sa démarche, le fait est que sa petite enquête nous a été très utile : d'après Perona, Lucci tenterait de s'allier avec Doflamingo, et pour cela il a décidé de vous donner, toi et Zoro, en « cadeau » au flamant pour s'attirer ses bonnes grâces. Mais le problème était que Zoro était déjà dans le Refuge et que toi t'étais dans le groupe de Corazon. Il a donc décidé de s'introduire dans le Refuge grâces aux relations de Doflamingo et d'enquêter tout simplement sur chacun d'entre nous. Et c'est ce qu'il a fait : il c'est mit en couple avec Zoro, et petit à petit il a monté un dossier sur chaque nouvel arrivant dans la maison. Une fois qu'il a bien eu tout ce qu'il voulait il a juste largué Zoro puis il est aller te montrer les images de Zoro assez compromettantes pour que tu reviennes. Puis pour finir il a juste décidé de donner cette copie du dossier à Zoro. En faisant cela il savait bien qu'il se sacrifierait pour nous, d'autant plus que t'y étais mêlé… Cependant il me, nous, manque une partie de l'histoire : j'ai déjà expliqué à Sanji votre « pssé » avec Doflamingo, mais votre excuse des « petits boulots » ne tient plus du tout la route. Donc ma question est : que faisiez-vous vraiment quand vous étiez à sa merci ? »

Le silence était tombé, pesant, après la tirade de la brune. Chacun avait des pensées différentes : Sanji se demandait, au même titre que la brune, quelle serait la réponse de Law. Ce dernier se demandait s'il devait tout dire. Et Jewerly se demandait comment cette Perona pouvait savoir autant de choses, et surtout comment ils allaient pouvoir sortir Zoro de là.

Se fut le brun qui prit la parole au bout d'un moment :

« -… Oui c'est vrai ce n'étai pas des « petits boulots » qu'on devait faire,-il soupira-, au début il nous a juste demandé, ou ordonné plutôt, de coucher avec lui. D'être en quelque sorte ses putes…

- Mais c'est du viol ! ,-s'écria Sanji-

- Ça peut être considéré comme du viol oui, mais ça Doflamingo s'en fiche royalement : il est au dessus des lois, de la justice et de ce genre de considérations. Ce que le Flamant veut, il l'obtient. C'est aussi simple que cela. Ça ne sert à rien de chercher à essayer de le doubler, de le tromper ou de le fuir. Ça ne marchera jamais : La preuve. Il n'y a qu'en lui donnant ce qu'il veut qu'on peut s'en défaire…

- Et qu'est-ce qu'il veut alors ?,- demanda Robin-, il a déjà couché avec vous ! Et il ne peut décidément pas vous garder Zoro et toi comme amant ad vitam aeternam…

- Non effectivement, ce qu'il veut c'est la mort de Lucci…,- il vit les regards interloqués de Sanji et Robin-, oui, il veut la mort de Lucci et non je ne sais pas pourquoi. Et le petit problème dans l'histoire est que sur le contrat il y avait bien précisé que Lucci devait être tué par nous deux… hors là Zoro à l'heure qu'il est a peut-être déjà tué Lucci. Donc ça veut dire qu'il y a une chance sur deux que ce fameux dossier, dont je ne connaissais pas l'existence entière, se retrouve à la une des journaux… et que lui et moi on finisse à nouveau entre ses griffes, et dans son lit par la même occasion, et jusqu'à notre mort cette fois ci… il nous laissera sûrement pas filer une deuxième fois !

- Et merde… il n'y a pas une toute petite chance que Zoro ne l'ai pas tué à l'heure qu'il est ?

- Il y a une chance,-intervint Jewerly pour la première fois depuis un moment-, je connais Zoro : il ne fait pas vraiment les choses à moitié, surtout quand quelqu'un lui a fait autant de mal que ce Lucci… ça veut dire qu'il va vouloir tuer tout le CP9… et donc il y a une chance sur deux qu'il tue Lucci en dernier au lieu de le tuer en Premier…

- Et pourquoi il le tuerait pas en premier, pour affaiblir le groupe ?,-interrogea Sanji-

- Parce que là, mon chéri, tu réfléchis comme un homme lambda. Alors que là on parle d'un homme en pleine crise de folie, qui a été trahis par l'homme qu'il aimait et qui, en plus, a fait souffrir son meilleur ami. T'inquiète pas que s'il le peut il lui fera bouffer son foie vivant… Donc le meilleur moyen de le faire souffrir c'est de le tuer en dernier et donc qu'il voit tout ses « amis » et groupe se faire buter un par un… »

Law acquiesça à la réplique de la rose et regarda Sanji qui semblait se situer entre la nausée et l'évanouissement. Petite Nature.

« - Donc si on récapitule,- dit Robin-, Doflamingo projette de s'allier soit avec Crocodile, soit avec Lucci. Hors il veut Lucci mort, mais on ne sait pas pourquoi. Pour le tuer il t'a donc « engagé » avec Zoro. Zoro a décidé d'en faire qu'à sa tête, mais si on mise sur son côté sadique et sanguinaire il y a une chance qu'il tue tout le CP9 avant…

- Ouais à peu près c'est ça… ! »

Une idée commençait à germer dans l'esprit de Robin, mais il lui manquait beaucoup d'éléments. Beaucoup trop diraient certains. Une broutille dirait Robin.

Dans les bas-fonds de la société, si on ne savait pas improviser c'était foutu de nous. Aussi simple que ça.

Alors ce n'était concrètement pas quelques informations qui allaient la freiner.

« - J'ai une ébauche de plan… mais pour ça il me faudrait savoir précisément si Lucci et mort ou pas et s'il compte se rendre à la soirée déguisée au Bleu Moon après-demain…

- Quelle soirée déguisée et pourquoi d'ailleurs ?

- Je vais vous expliquer : Si Zoro a bien fait comme l'a dit Jew, je pense qu'il aura finit de tuer tout le CP9 dans pas longtemps, il ne veut pas les laisser s'organiser. De plus le Bleu Moon est LA boîte où aime aller Crocodile et où tout les mafieux, trafiquants et autres joyeusetés du coin vont pour se montrer et/ou négocier avec leurs potentiels alliés. J'ai quitté Crocodile avant la création du Bleu Moon et même avant qu'il ne mette la main su Al-Poll. Drôle de chose qu'est le destin. Cependant je sais qu'il aime se montrer tout de même à des soirées pour affirmer son pouvoir et pour remettre à sa place certains caïds qui voudraient se la jouer un peu trop.

Et s'il compte, comme le dit Perona, s'allier avec Doflamingo il n'y a aucun doute sur le fait qu'ils iront ensemble à cette soirée déguisée…

- Mais que viennent faire Zoro et Lucci dans cette soirée ?

- J'y viens : Il y a fort à parié que si Zoro bute rapidement tout le CP9, Lucci va commencer à s'affoler et à vouloir s'allier avec le Joker le plus rapidement possible. Et donc à vouloir évincer Crocodile définitivement. Le seul problème est qu'il n'y a aucun moment à part quand Crocodile va en soirée où c'est possible : ils ne se côtoient absolument jamais…

- Donc…,- commença lentement Law-, si je suis ton raisonnement… ça voudrait dire que Lucci va tenter de tuer Crocodile à cette soirée déguisée s'il y va !

- Exactement, il y a très peu de chances qu'il y arrive mais il tentera tout de même : il n'aura surement plus rien à perdre…. Tout le CP9 sera décimé et il verra son alliance avec le Joker lui filer entre les doigts. Donc il agira !

- Et il sera imprudent !,- s'exclama Sanji soudainement-, il sera tellement focalisé sur Crocodile et Doflamingo qu'il négligera sûrement Zoro, et Zoro le sait ! Donc s'il ne l'a pas tué avant il le fera sûrement à ce moment là… ! »

Un silence étrange succéda à la déclaration soudaine du blond. Celui-ci voyant l'air perplexe de ses vis-à-vis lâcha un éloquent « Quoi ? » qui sembla les sortir de leur stupéfaction. Un sourire étrange prit place sur les lèvres du brun :

« - C'est qu'il est moins con qu'il en a l'air Blondy !

- Laaaw,- s'exaspéra la rose en levant les yeux au ciel-, oui Sanji c'est surement ce qu'il peut arriver. Mais ce serait trop beau pour être vrais s'il suffisait de placer Law dans cette boîte pour aider Zoro à buter Lucci : Doflamingo veut la mort de Lucci. Mais ce n'est pas tout : il faut que tu comprennes que le Joker est un homme qui veut, et obtient, toujours le beurre, l'argent du beurre, le cul de la crémière et même le cul du mari de la crémière… s'il peut faire en sorte que seulement Zoro tue Lucci il le fera : la preuve en est avec le message qu'il a envoyé à Law. Il ne veut pas qu'il intervienne : car comme ça il a la mort de Lucci ET Zoro et Law sous sa coupe ad vitam aeternam. Donc il faudrait distraire à la fois Doffy pour l'empêcher d'entraver le meurtre de Lucci, surveiller Crocodile pour pas qu'il ne se fasse tuer par mégarde sinon on risque de le payer cher si Doffy rejette la faute sur nous, trouver et faire redescendre sur terre Zoro pour pas qu'il tue Lucci ET Doffy dans une excès de rage, et en plus que Law et lui tuent Lucci…

- C'est impossible à réaliser ! Et on n'est même pas surs que Lucci n'est pas déjà mort !,- s'exclama Sanji-

- Ça mon joli on risque de vite le savoir… Et sache que rien n'est impossible quand t'as un flingue, une grosse poitrine, de la cervelle et des relations. »

Jewerly souriait de toutes ses dents. Elle avait un air un peu trop carnassier sur le visage à son goût. Et Law souriait narquoisement au blond en voyant l'effarement de celui-ci.

Finalement il se tourna vers Robin qui haussa nonchalamment les épaules et qui lui lâcha un « effectivement » assez amusé.

Mais dans quoi c'était-il fourré ?

OoOoOo

Peu après leur conversation Robin s'était isolé dans sa chambre pour mettre en place son ébauche de plan et Jewerly avait décidé d'aller piquer une tête avec Law en attendant le retour du reste de la maisonnée. Sanji quant à lui réfléchissait sur le canapé. Depuis qu'il avait découvert le fameux dossier où il y avait les photos de chacun des habitants de la maison, il n'arrivait pas à se sortir de la tête les images de son propre passé.

Il n'avait pas expressément menti aux autres quand il s'était présenté, il avait juste omit certains détails et en avait camouflé d'autres. Comme eux l'avaient fait.

Il n'avait jamais été le bras droit d'un Mafieux influant, il n'avait jamais eu à voler pour s'en sortir, il n'avait jamais décimé à lui seul un village.

Mais il avait goûté à la drogue. A 15 ans. Un âge beaucoup trop jeune pour se faire des shoots à l'héroïne. Mais il était tombé amoureux. D'Alvida. Une magnifique jeune femme de vingt ans, brune comme la nuit et pâle comme la lune. Elle était devenue le centre de son monde en si peu de temps.

Elle logeait au Baratie pour une durée indéterminée. Il avait pensé qu'elle restait pour lui. Mais il avait apprit après qu'elle restait car ainsi elle pouvait distribuer plus facilement de la drogue à des clients sans se faire pincer.

Elle avait visiblement flashé sur lui pendant une de ses promenades sur le pont. Il ne saura sûrement jamais si c'est vrai ou pas. Le fait est qu'il avait eu directement un coup de foudre pour elle, pour sa beauté envoutante, pour sa gentillesse caressante, pour son attention constante.

Enfin une femme le considérait vraiment.

Malheureusement la seule chose qui égalait la beauté d'Alvida était son égocentrisme.

Elle l'avait invité chez elle. Ils avaient bu et au cours de la soirée elle lui avait fait prendre un rail de coke.

L'extase. L'euphorie. Le bonheur en poudre blanche.

Alors il était revenu le lendemain, et le jour d'après, et encore après. Il était drogué. A la coke et à cette jeune femme qui lui faisait atteindre l'extase si facilement.

Ça aurait pu s'arrêter là.

Mais le mot mesure n'existait pas chez Alvida. Elle ne se rendait pas compte qu'elle était entrain de détruire un gamin de quinze ans. Ou si elle se rendait compte, elle s'en foutait. Les deux menaient à la même chose de toute façon : elle lui fit prendre un shoot d'héroïne pour ses seize ans.

Il découvrit le monde de la jouissance en poudre à un stade supérieur. Une fois aura suffit pour qu'il ne puisse plus faire sans.

Mais Alvida ne le voyait pas de cette façon : il fallait qu'il paye d'une façon où d'une autre.

Cela faisait six mois qu'elle lui fournissait de la coke juste en échange de l'admiration sans bornes et grandissante qu'avait Sanji pour elle. Mais à présent que le blond était définitivement et irrémédiablement dans ses filets, elle voulait le pousser plus loin. Beaucoup plus loin.

Alors Sanji vida une grande partie de ses économies pour pouvoir se prendre son shoot d'héroïne quotidien accompagné de coke pour palier le manque au bout de douze heures. Jusqu'au jour où son patron lui confisqua ses économies et le vira de la cuisine tellement il était devenu invivable et inutile. Il s'inquiétait pour Sanji : il le considérait comme son fils mais il ne savait pas d'où venait l'addiction du blond et comment faire pour l'arrêter.

Mais Sanji n'était pas de cet avis : il en voulait encore. Plus. Toujours plus.

Alors il vendit à Alvida la seule chose qu'il lui restait : son corps.

Elle lui fournissait sa dose d'héroïne et lui lui fournissait sa queue.

Ça dura encore cinq mois à ce rythme, à s'enfoncer toujours plus dans la spirale de la drogue et du la prostitution. Puis un jour, totalement stone, il sentit une haine monter en lui pendant qu'il se faisait chevaucher par la brune. Son esprit déchira le voile de son amour pour Alvida, un an après sa première prise de drogue. Alors il ne lui laissa pas le temps de réagir et, poussé par la drogue et sa colère, il l'a fit dégager de sur lui et la propulsa contre le mur.

Puis il la frappa. Avec haine, sans discernement, sans une once de pitié.

La crâne éclaté elle mourut dans son sang entouré des ses beaux cheveux bruns et les yeux ouverts sur le visage du monstre qu'elle avait crée.

Elle fut retrouvée que le lendemain soir. Dans une énorme flaque de sang avec un Sanji en pleine crise de manque étendu sur le lit aux draps imbibés de rouge.

Tableau macabre d'une relation malsaine entre un gamin paumé et une femme adulée.

Puis il avait du se sevrer. Le plus dur était les cinq premiers jours. A ce moment là il avait toujours eu, jour et nuit, quelqu'un à ses côtés pour le surveiller et l'aider à résister. Puis le manque c'était fait de moins en moins présent. Il restait en latence quelque part dans son esprit. Porte entrouverte d'un plaisir trop connu pour pouvoir être ignoré.

Un mois après la mort d'Alvida il reprit son poste en cuisine sous la surveillance de Zeff.

Deux mois après la mort d'Alvida il reprit son poste en cuisine et de serveur.

Trois mois après la mort d'Alvida il récupéra ses économies et l'argent récupéré dans la cabine de la brune après sa mort.

Quatre mois après la mort d'Alvida il rencontra Erik, dealer de drogue qui voulu lui mettre le grappin dessus aussi. Maudissant sa mauvaise chance il le tua d'une balle dans la tête. De sang froid. Il jeta le corps par-dessus bord. Sans remords.

Cinq mois après la mort d'Alvida il tua un couple qui vendaient une algue qui avait les mêmes propriétés que l'Opium mais qui était moins détectable. Il entra dans la chambre et leur trancha la gorge. Pas d'états d'âme, pas de cadavre, pas d'affaires retrouvées.

Et ça continua ainsi. Il traqua et tua tout les vendeurs ou producteurs de drogues qui croisaient son chemin. Sa dépendance et sa relation avec la brune avaient anéanti tout ce qu'il avait pu être. Ce cocktail avait crée un monstre que la mort d'Alvida n'avait que révéler.

Jusqu'à Shirahoshi.

Jusqu'à ce qu'elle apparaisse, dans toute sa douceur et sa splendeur. Un ange elle était. Pure et aimante. Le contraire d'Alvida. Son exact opposé. Son oxymore.

Grâce à elle il avait un peu oublié son manque quotidien de plaisir psychique, il avait grandement diminué sa guerre contre les dealers de drogue. Et il aimait à nouveau quelqu'un.

Alors il avait prit la mer avec elle. Pour s'éloigner du Baratie qui était devenu, à la fois la représentation de sa passion pour la cuisine, mais aussi la représentation de sa descente aux enfers. Ainsi son foyer n'était plus que sentiments schizophréniques. Alors il s'en était construit un nouveau.

Qui avait lui aussi disparu à nouveau avec la mort de son aimée.

Puis il avait finit par atterrir ici, au Refuge. Et il s'y plaisait malgré tout, avec ces gens étranges au passé si trouble et qui l'avaient accueillit pourtant avec beaucoup de gentillesse.

Il s'y plaisait et ne voulait pas le quitter. Il ne voulait pas perdre à nouveau un foyer. (2)

OoOoOo

Margareth souffla un coup et toqua fermement à la porte devant elle. Elle tremblait un peu et sa manière de se triturer les doigts montraient son stress très présent.

Elle ne savait pas encore comment elle allait gérer la situation, ni comment ça allait se passer. Mais elle n'avait pas le choix. C'était trop dur pour elle.

Ce fut Jewerly qui lui ouvrit la porte, et elle resta pantois face à la beauté de la femme qui lui faisait face. Par contre cette dernière fouillait sa mémoire pour savoir qui était cette blondinette au look niais face à elle. Ça ne correspondait pas du tout au portrait de la sulfureuse rousse que semblait être Nami, ni à la déjantée prostituée qu'était Perona, ni à la jolie jeune femme aux cheveux bleus qu'était Vivi et encore moins au canon brun qui régnait en maître au Rip-Off.

Donc cette blonde ne lui disait foutrement rien. Heureusement cette dernière reprit ses esprit et se présenta d'elle-même :

« - Bonjour, je suis Margareth… la copine de Sanji. Et toi tu es…

- Jewerly, la… l'amie de Law. Enchanté, je vais chercher Sanji ou c'est bon ?

- Non non c'est bon, je peux aller le chercher moi-même ! »

La rose s'écarta du passage et laissa passer la blonde qui partit en quête de son copain. En la suivant elle croisa Law qui lança un regard étrange à la blonde. En notant dans un coin de sa tête de questionner le brun plus tard, elle ne put s'empêcher de se pencher vers lui pour lui chuchoter discrètement :

« - C'est une blague ? Blondy et blondinette ? Ils essayent de faire une copie low-cost de Barbie et Ken ? »

Law pinça les lèvres pour s'empêcher de rire et lança un regard faussement exaspéré à la rose. Cependant son avis n'était pas très loin de celui de son amie.

Pendant ce temps Margareth et Sanji s'étaient trouvés et étaient sortis dehors pour discuter sous la demande de la blonde. Sanji était à miles lieues de sa relation avec elle et n'avait franchement pas envie de la voir en ce moment. Cependant il ne pouvait pas lui dire, elle n'avait rien fait pour mériter un traitement pareil.

Alors il la suivit dehors, derrière la maison, dans la descente qui menait au champ en contre bas. Là ils s'assirent à même le sol et Margareth inspira profondément avant de se tourner vers Sanji.

Elle prit son courage à deux mains et se lança :

« - Sanji… je voulais te parler aujourd'hui car ça fait quelque jours qu'on ne c'est pas vus, que je n'ai presque aucune nouvelle de toi… que tu m'ignores en fait…

- Non, quoi… je…-la blonde leva la main pour l'interrompre-

- Arrête, ça ne sert à rien de t'enfoncer dans des excuses foireuses. Je sais qu'il y a quelque chose qui te préoccupe plus que nécessaire, et que ça a sûrement quelque chose à voir avec Zoro. Depuis que je te connais ça à toujours à avoir avec Zoro de toutes façons…-dit-elle avec amertume-, je… je ne sais pas bien ce que j'espérais avec toi mais ce n'est pas ça : une relation où tu n'es pas là, et même quand t'es là tu n'es pas présent. L'autre jour j'étais heureuse car tu m'avais dit « je t'aime », c'était tôt, soudain et imprévu mais j'étais heureuse. Puis j'ai compris : c'était trop tôt, trop soudain, trop imprévu. Cette déclaration ne m'était pas destiné… elle l'était surement à ta femme défunte ou à Zoro…

- Quoi ? Que vient faire Zoro ici ? Pourquoi je lui dirais je t'aime ?,-s'écria le blond perplexe-

- Sanji… tu parle TOUT le temps de lui, tu t'inquiètes énormément et constamment pour lui, tu réagis étrangement quand il est là, et c'est réciproque d'ailleurs. Vous êtes comme chat et chien dès que vous êtes à moins de trois mètres et l'ambiance entre vous est… électrique.

- Mais non ! Ça n'a rien à voir : il a disparu, heureusement que je m'inquiète ! Et puis…-elle leva à nouveau la main pour l'interrompre-

- Ce n'est certainement pas avec moi que tu dois avoir ce débat, mais avec toi-même. Cependant le résultat reste le même : on ne peut pas continuer. Je ne peux pas continuer. Ça me tue de me dire que toute notre relation est basée sur du déni et du vent, mais je ne supporterais juste pas de me faire quitter pour lui. Je préfère prendre les devants. Alors… notre relation s'arrête là. Ça… ça fait mal putain. Mais, par pitié Sanji, ne refait pas subir ça à une fille à cause d'un déni stupide sur ton homosexualité… Si tu aimes les mecs, vas-y. Au pire tu prendras ton pied et tu ne feras pas de mal à une autre femme… Zoro, j'espère qu'il aura ce que je n'ai pas réussi à avoir. Pour toi, pour lui. »

Sans attendre de réponse elle se releva et partit. Laissant le blond sonné et perdu dans ses pensées. Les paroles de Margareth avaient l'arrière gout amer de la vérité dans sa conscience. Elles résonnaient douloureusement dans sa tête.

Margareth.

Shirahoshi.

Zoro.

Tout ce mélangeait dans sa tête et il se mit à paniquer : peut-être était-il gay après tout ? Et toutes ces femmes avant ? Et Alvida ? Et Shirahoshi ? Et toutes les autres ? Et Zoro dans tout ça ?

Ses pensées tournaient en boucle et il sentit ses mains se mettre à trembler.

Puis une clope apparu dans son champ de vision. Il l'a prit et tira dessus comme une plongeur prendrait une bouffée d'oxygène. Puis il sentit un corps s'assoir à côté de lui ainsi qu'une chevelure rose apparaître à ses côtés. Il ferma brièvement les yeux sous l'image de sa défunte femme et de ses cheveux nacrés.

« - Elle t'a largué ?

- Yep… paraît que je suis gay… Je suis vraiment PD?

- PD je ne sais pas, gay il y a de bonnes chances effectivement…

- Quelle est la différence ?

- D'après moi n'importe quel mangeur hebdomadaire de queues est gay, ou bisexuel. Mais un PD c'est le cliché gay par excellence : efféminé, maquillé, exubérant et très irritant. Evidemment je ne porte aucun foutu jugement de valeur la dessus… mais chéri, mon meilleur ami est gay et mon ex lui roulait un patin régulièrement quand ça allait pas… certains ça les fait gerber… moi ça me fait bander. »

Sanji souffla, amusé, des paroles de la rose. Pour une raison inconnue son petit discours avait débloqué quelque chose en plus de celles de Margareth : ce n'était pas parce qu'il était attiré par un homme qu'il n'était plus le même homme. Où qu'il n'était plus un homme tout cours. Il n'y avait qu'à voir Zoro : on ne fait pas plus « homme » dans le genre… il se mit à rougir sur cette pensée.

« - Peut-être que je suis, un peu, attiré par Zoro…

- Ta phrase contient deux euphémismes, mais c'est un bon début. Et de toutes façons ton chéri est actuellement en vadrouille pour buter des gens...tu sais, si ta prise de conscience t'avais pu la faire légèrement avant ça aurait arrangé nos affaires… M'enfin.

- Pas mon chéri…,-grommela Sanji-, puis Excuse-moi d'avoir du mal à accepter mon changement de sexualité : tu réagirais comment toi ? »

Au moment même où il posa la question et qu'il vit le regard de Jewerly s'allumer il sut que sa question était débile :

« -Moi ? Bah je courrirai au Rip-Off me faire sympathiquement défleurer ma toute nouvelle homosexualité par Shakky ET Robin si possible… le pied putain.

- T'es sûre tu ne l'es pas déjà ?

- Et non… moi c'est lse queues qui me font kiffer. Mais un jour faudra vraiment que je me penche sur la question… ce serait con de passer à côté de ça quand même ! »

Sanji secoua la tête, désespéré et légèrement amusé avant de se relever et de se tourner. Et de se retrouver subitement nez à nez avec Law. Celui-ci avait un sourcil largement relevé et un regard clairement amusé.

Le blond, toujours pas très alaise avec lui décida de s'éclipser rapidement et de partir méditer sur ses sentiments pour Zoro ailleurs qu'entre les deux personnes présentes.

Jewerly se tourna vers la maison en voyant Sanji disparaître subitement. Et, elle aussi, tomba sur des jambes fines dans un jean taché. Plus haut elle put contempler le visage amusé de Law.

« - Alors comme ça tu fantasmes sur Robin et Shakky ?

- J'ai toujours eu un faible pour les bruns…,-répondit-elle avec une moue faussement ennuyée-

- C'est bien vrais… »

Elle lui sourit malicieusement et il se pencha pour lui voler un rapide baisé. Joueuse elle lui attrapa la nuque pour qu'il se baisse. Cédant à la demande il s'accroupit derrière elle et l'enlaça tendrement.

« - ça me manque tu sais…,-murmure doucement Law-

- Quoi donc ?

- notre relation. C'était… atroce et en même temps tellement parfait.

- C'est bien vrais… ça me manque aussi. Mais cette fois on fait les choses bien : on attend la fin des emmerdes pour s'aimer correctement…

- ouais fin'… on a déjà niqué ensemble… on a vu mieux comme « faire les choses bien »

- J'ai dit « s'aimer correctement» pas « ne pas niquer » ! »

Law rigola dans les cheveux de son amie et la serra encore un peu contre lui. Il avait hâte que tout ce bordel se finisse.

Pour que Zoro ne soit plus en danger.

Pour que lui ne soit plus en danger non plus.

Pour que le Refuge soit à nouveau tranquille.

Pour que Blondy et Zoro puissent niquer en tout bien tout honneur.

Pour que Robin puisse prendre sa retraite définitivement.

Pour que lui et Jewerly puissent à nouveau s'aimer tranquillement.

Encore quelques jours et tout ça serait terminé. Enfin.

« - Dit Law…

- Mmh

- ça te dérangerait de faire un plan à trois avec Robin ? »

Voilà Voilà !

(1) pour ceux qui ne savent pas: Mentali est la forme Pokémon évolué d'Evoli. (L'espèce de renard/fennec mignon aux grandes oreilles et à la queue touffue). Au pire vous irez voir sur Google et puis voilà!

(2) à toi Taranis qui te demandait quel allait être le passé frauduleux de Sanji !

Alors cette rupture? Contents? x) Bon pour la musique... LES musiques même: une d'opéra: "La donna e mobile - Giusepe Verdi" et une random: "Cruel Youth - Mr Watson"! N'hésitez pas à me proposer des titres de musique à écouter, j'adore ça!

à Samedi prochain!

Bisous Poutoux!