Scribblings of a Red Head and a Quidditch Captain

Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling et l'histoire est à CasablancaInTheTardis. Vous pouvez voir la fic originale ici : s/4020637/1/Scribblings_of_a_Red_Head_and_a_Quidditch_Captain

Résumé : Lily James : Harry trouve les vieux journaux de ses parents et des petits mots datant de leur passage à Poudlard. Il les lit et découvre comment les deux Préfets-en-Chef ont fini ensemble finalement. Aussi des : Remus/OC, Sirius/OC. Bals d'Halloween, cauchemars, secrets, Voldemort et amours passionnés bien sûr !


Chapitre 25 – Detention :

Noël débuta assez normalement. Les élèves qui étaient restés à Poudlard tombèrent brusquement des lits, se frottant leurs yeux embrumés; poussant des cris de joie devant leurs mini-montagnes de cadeaux. Ils ouvrirent les-dits cadeaux, et n'allèrent prendre leur petit déjeuner que vers onze heures. Ce fut vrai pour la plupart des résidents de Poudlard, sauf pour Lily et James, qui avaient tous les deux passé une nuit agitée et s'étaient retirés dans leurs chambres respectives. Après leur dernière discussion plus qu'agitée, l'attribution d'une retenue et l'atmosphère embarrassée de la dernière nuit, ils ne pensaient ni l'un ni l'autre à autre chose qu'à se reposer. Ellie les avait laissé prendre leur petit-déjeuner et leur déjeuner seuls, le leur apportant individuellement dans leurs chambres avec le léger pop caractéristique de la magie des elfes de maison.

Trois heures de l'après-midi sonnèrent, et Lily eut soudainement besoin de se rendre à la salle de bain. Priant pour que James ne soit pas en bas, elle ouvrit sa porte aussi silencieusement que possible, et se faufila sur l'étroit palier en haut des escaliers. Elle aurait été très discrète, si elle n'avait pas trébuché sur une boite minuscule qui avait été déposée juste devant sa porte. Elle vacilla et jura dans un souffle, et s'empêcha de dégringoler complètement les escaliers en se raccrochant à la balustrade. Elle se pencha en avant pour examiner l'objet incriminé et s'aperçut que c'était, en fait, un cadeau de Noël. Curieuse, Lily examina le présent qui semblait approximativement avoir la taille d'un cadre photo. Le retournant entre ses mains, Lily remarqua la petite étiquette sur le paquet cadeau; une écriture griffonnée plutôt familière indiquait Pour Lily, de la part de James. Il n'y avait pas de mot ni de carte, ce qui était un peu étrange. Est-ce que ça voulait dire que les choses entre elle et James avaient repris leur cours ? Puis Lily réalisa que James ne l'aurait pas placé là sans laisser d'explication. Ellie devait être tombée sur le cadeau dans la chambre de James et l'avait emporté pour le remettre à la bonne personne. Elle est adorable, pensa Lily. Mais maintenant elle se sentait partagée. Que devait-elle faire ? Elle n'avait pas envoyé à James son cadeau. Il gisait toujours profondément dans son sac d'école, là où elle l'avait fourré après qu'il ait rejeté ses excuses.

Et James avait-il vraiment encore envie qu'elle l'ouvre ? Ils se parlaient à peine; il voudrait sûrement renvoyer le cadeau et récupérer ses gallions. Mais, décida Lily, ça lui apprendrait à laisser traîner ses affaires partout.

En ce sens, Lily retourna se réfugier dans sa chambre, et s'assit sur son lit en déballant précautionneusement le cadeau – toute idée de toilette (sans parler d'une bonne douche) ayant disparu de son esprit.

James, pendant son temps, était également assis sur son lit, lisant avec mauvaise humeur son manuel d'herbologie. Il avait décidé que puisque lui et Lily ne se parlaient plus, il pouvait tout aussi bien profiter de son temps libre (sachant que Sirius, Remus et Peter dormiraient probablement toute la journée). Et donc, dans un incroyable sursaut d'intelligence, il avait décrété qu'il en ferait bon usage, c'est-à-dire l'employer pour étudier. Seulement, il ne parvenait pas à se sortir Lily de la tête assez longtemps pour réussir à se concentrer sur la meilleure façon de se débarrasser d'un Filet du Diable.

Tout à fait frustré par le fait que cette fille impossible soit en train de lui ruiner un Noël parfait, James referma son livre d'un coup sec et et commença à arpenter la pièce. Il se dirigea vers le rebord de la fenêtre, et regarda dehors pendant un long moment. La neige recouvrait maintenant les terres d'une mince couverture blanche, et James eut envie d'aller s'amuser avec. A la place, il s'assit et écrivit une courte lettre à son père.


Cher papa,

Joyeux Noël ! Merci pour le livre, Le Quidditch à travers les âges, je l'ai déjà fini et je l'ai passé après à Sirius. Tu as aimé ton cadeau ?

J'espère que tu ne te sens pas trop tout seul, mais d'après ce que tout le monde dit, tu as l'air trop occupé pour que je te manque beaucoup. C'est dommage que je n'aie pas pu rentrer à la maison pour les vacances, mais je me débrouillerai.

Comment ça se passe au Ministère ? Tu pensais que les Mangemorts s'accorderaient une pause pour Noël, hein ? Mais non, il fallait aussi qu'ils nous gâchent de bonnes vacances.

J'étais en train de regarder par la fenêtre de ma chambre – celle qui est réservée aux Préfets-en-Chef – et il y avait de la neige. Est-ce qu'il neige aussi à la maison ? Je me rappelle un Noël, j'avais environ sept ans, et toi, moi, maman et Alex avions construit cet énorme palais en glace. Et on l'avait fait sans magie, hein, comme les moldus. On avait mangé le cake de Noël là-dedans, tu t'en souviens, et quand grand-mère et grand-père étaient passés nous rendre une petite visite, ils avaient dit qu'on était fous de rester dans une maison de glace alors qu'il faisait si bon à l'intérieur. Je me rappelle que tu as dit, "Ah, il n'y a rien de plus parfait qu'un Noël avec de la neige". J'espère qu'il y en a là où tu es, papa.

Tu me manques et j'ai hâte de te voir pour le nouvel an (si c'est toujours prévu). S'il te plait fais attention à toi.

James.


Lily examina le cadre photo qu'elle tenait dans les mains. Il était rectangulaire et un peu argenté, bien qu'elle puisse presque distinguer d'autres couleurs – comme dans une nappe de pétrole. A l'intérieur de ce cadre, il y avait d'une photo d'elle-même, Cath, Anna, James, Sirius et Remus – Peter les avait photographiés après les cours quelques semaines auparavant grâce à un appareil photo sorcier, dans le cadre du projet qu'il avait réalisé avec James pour leur cours d'étude des moldus. Ils y comparaient les objets quotidiens des moldus avec leur homologue sorcier.

La photo était parfaite; ils étaient tous en uniforme, tenant leurs livres, et sourient ou riaient devant l'objectif à quelque chose que Sirius venait de dire. C'était une photo instantanée idéalement représentative de leur temps passé à Poudlard qu'ils, se rappela tristement Lily, quitteraient tous bien trop tôt.

Au dos du cadre, James avait gravé une petite inscription Pour Lily, Joyeux Noël. Merci d'avoir été une si bonne amie et une super Préfète-en-Chef. James, 1977.

Le coeur de Lily se fissura. James avait été si gentil. Il lui avait envoyé un cadeau si bien pensé, et quand elle y réfléchit sérieusement, il n'avait rien été rien de moins qu'attentionné et inquiet pour elle. Elle ressentit cet horrible sentiment de culpabilité combiné avec un dégoût d'elle-même qui s'installait progressivement.

Journal d'Occlumancie de Lily

J'ai réagi de façon excessive devant sa démonstration d'inquiétude cette nuit-là à Pré-au-lard. Je me suis énervée contre lui sans raison valable. Et ensuite je me suis excusée, mais seulement à contre-coeur.

Si je m'excuse correctement, est-ce qu'il va vraiment pouvoir me pardonner ? Après la manière dont je l'ai traité, j'en doute fortement. Mais je dois essayer et remettre les choses à plat, ou je n'arriverais plus jamais à récupérer mes nuits de sommeil ! Il faut aussi que je prenne une douche – je me dégoûte moi-même en fait.


"Alors, tu crois que Cornedrue et Evans vont finir par comprendre ?" demanda Sirius à Cath, tandis qu'ils s'asseyaient tous les deux dans une salle de classe vide. Cath s'appuya contre son torse, les pieds posés sur la table en face d'elle.

"Je ne sais pas, Lils peut être vraiment bornée quand elle en a envie. Mais elle l'aime," reprit-elle pensivement.

"Hmm. Eh bien, je pense qu'ils vont être obligés de surmonter leurs différents pendant leur retenue de ce soir," répondit Sirius, "Rien de tel que trois bonnes heures ensemble pour bien connaître quelqu'un." Cath éclata de rire, et posa son bras en travers de la poitrine de son petit-ami.

"Et tu crois que nous on a combien de temps ?" lui demanda t-elle d'un ton aguicheur. Sirius rougit – quelque chose qui ne lui arrivait pas souvent devant une fille.

"Je ne pense pas que ce soit une bonne idée," dit-il avec une voix adorablement haute. Cath sourit et le frappa amicalement.

"Je ne parlais pas de ça, Black. Tu penses vraiment que je le ferais dans une classe de métamorphose ? Je ne serais plus jamais capable de me concentrer ici après ça !" dit-elle en levant les yeux dans sa direction.

"Je n'avais rien suggéré de toute façon, Cath," sourit-il, "Peut-être une autre fois, non ?". Elle roula des yeux.

"Enfin bref, j'ai ton cadeau de Noël," reprit-elle, s'asseyant correctement et sortant un petit paquet d'une de ses poches.

"Je vois que tu portes celui que je t'ai donné," sourit joyeusement Sirius, se penchant pour jouer avec la fine chaîne en argent autour du cou de la jeune fille.

"Oui, parce que c'est magnifique. Merci. Mais ouvre le tien," insista t-elle en lui offrant le petit présent. Sirius déballa lentement et délibérément le papier cadeau qui était maintenu par du papier adhésif sorcier pour trouver...

"Un couteau ? Eh, c'est mignon," dit Sirius en plaisantant, bien qu'il soit quelque peu surpris par le cadeau de Cath.

"Ce n'est pas n'importe quel couteau," dit Cath avec un sourire presque machiavélique sur le visage, "Il peut ouvrir n'importe quoi."

"Attends, comme les serrures ou des trucs comme ça ?"

"Ouaip."

"Cool. Où tu l'as eu ?"

"Il vaut mieux pas en dire," affirma t-elle, "Il te suffit de savoir que tu ne dois pas en parler à Lily ou elle me répudiera en tant qu'amie, et me mettra ensuite en retenue pour le restant de mes jours."

"C'est aussi illégal que ça, hein ? Impressionnant !" dit Sirius avec un sourire d'une oreille à l'autre. C'était vraiment un des meilleurs cadeaux qu'on lui avait jamais donné.

"Merci," lui glissa t-il en se retournant pour la regarder, "Tu n'as pas idée d'à quel point ça va être pratique !"

"Oh, je crois que j'en ai une vague idée. Je sors avec un Maraudeur, après tout," sourit-elle avant de se pencher en avant pour l'embrasser encore et encore.


"Tu crois que je devrais en parler à Anna ?" demanda soudainement Remus à Peter.

"De quoi ?" répondit Peter d'un air absent, bougeant son cavalier pour prendre un des pions de Remus.

"Tu crois que je devrais lui parler de ma condition ?" répéta Remus dans un souffle (bien qu'ils soient les deux derniers dans la salle commune).

"Pourquoi tu devrais lui en parler ?" demanda Peter, poussant les restes du pion sur un des côtés du jeu d'échecs.

"Parce que c'est ma petite-amie et qu'on devrait pas se cacher des trucs."

"Pourquoi tu ne veux pas lui dire, alors ?"

"Parce qu'elle pourrait penser que je suis un monstre hideux et ne plus jamais vouloir me parler," répondit tristement Remus, abandonnant le jeu d'échecs pour se tourner et regarder par la fenêtre. Anna avait quitté le château ce matin pour rendre une petite visite à sa famille et déjeuner ce jour de Noël avec elle. Elle n'avait aucune idée d'à quel point il avait envie de lui révéler son secret – il avait l'impression que ce dernier le dévorait de l'intérieur. La culpabilité de ne rien lui avoir dit le rendait malade, mais en même temps il était tout aussi anxieux devant son possible rejet. Remus était sincèrement amoureux d'Anna – cela le blesserait trop si elle abrégeait les choses. Bien qu'il sache qu'elle aussi lui cachait un secret. Il était parfaitement au courant du fait qu'elle n'était pas vraiment en train de rendre visite à sa famille...

Peter fit de son mieux pour convaincre Remus qu'il n'était pas un monstre hideux, mais comme d'habitude, le mieux qu'il réussit à sortir fut "Remus, tu n'es pas un monstre hideux. Tu as juste un – un problème."

Remus soupira simplement et se reconcentra sur le jeu d'échecs, bougeant sa reine d'une case vers la gauche.

"Echec et mat."


Sept heures et demi arriva rapidement, et Lily et James se rendirent tous les deux à leur retenue. Lily, fraîchement douchée et tremblante de peur devant la perspective de dire la vérité à James, quitta la première la salle commune. James la suivit trois bonnes minutes plus tard, surveillant la progression de la jeune fille grâce à la carte du Maraudeur pour ne pas lui rentrer dedans. Lily sortit la tête du bureau, se répétant sans cesse mentalement ce qu'elle devait dire à James quand il arriverait.

James, je suis vraiment désolée pour tout. La raison pour laquelle j'ai été si étrange à Pré-au-lard est que j'avais rêvé de toi, et très franchement ça m'a fait paniquer et donc je me suis défoulée sur toi, ce qui n'était pas très juste. Et je suis vraiment désolée pour toutes les injures que je t'ai balancées. Tu n'es pas arrogant ou vaniteux ou n'importe laquelle de ces choses, et je suis désolée de te les avoir dites parce qu'elles ne sont pas vraies. S'il te plait pardonne-moi.

Lily grimaça légèrement. On aurait dit qu'elle se mettait à ramper devant lui. Mais elle, Lily Evans, ne se mettrait jamais à plat ventre ! Non, elle était juste en train de lui présenter ses plus sincères excuses. Elle avait besoin que James la comprenne et accepte ses excuses. Elle n'avait pas vraiment envie qu'il s'interroge trop sur la place qu'il tenait dans son rêve – nul doute qu'il en ferait grand cas – mais il était nécessaire qu'elle lui dise toute la vérité et rien que la vérité, Merlin lui vienne en aide.

James s'approcha calmement et avec désinvolture des portes près desquelles Lily était assise. Elle leva les yeux dans sa direction en entendant les bruits de ses pas résonner au loin, mais il ignora ostensiblement son regard.

Wow, pensa Lily, j'ai dû le mettre en colère. Il ne m'a même pas jeté un regard. Alors que James s'approchait, Lily commença à paniquer. D'accord, je commence par où ? Hein, je commence par où? J'avais tort et je suis désolée, tiens commence par ça. J'avais tort et je suis désolée. Vas-y ! Lily ouvrit la bouche pour parler, mais McGonagall ouvrit la porte et leur ordonna rapidement, "Suivez-moi." Lily ferma à nouveau la bouche, se sentant un peu bête, et suivit silencieusement le professeur dans le couloir.

"Cette salle de classe a été le lieu d'un incident particulièrement abject et répugnant," annonça le professeur McGonagall quand ils arrivèrent devant une grande salle pour les deuxièmes années, "Vous avez trois heures pour me nettoyer tout cela, et ce sans magie. J'ose espérer ne pas voir besoin de vous demander de bien vous comporter ?" les interrogea t-elle d'une manière rhétorique, avant de quitter la pièce et de fermer la porte derrière elle.

James et Lily restèrent immobiles en regardant les seaux d'eau savonneuse posés devant eux, puis la salle de classe quelque peu visqueuse. On aurait dit que quelque chose avait explosé, étalant une couche gluante et maintenant tenace sur les tables et les murs. Soupirant profondément, comme si l'état délabré de la pièce le rendait lui-même malheureux, James s'avança et se saisit d'une éponge. Il la plongea dans l'eau et commença à frotter furieusement le bureau le plus proche. Lily le fixa simplement. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Tous les mots, les excuses, tout avait disparu de sa tête à la vue du bras fléchi et musclé de James récurant la table, ses cheveux en bataille flottant devant ses yeux. James sembla remarquer l'inaction de Lily, puisqu'il s'arrêta de nettoyer pour se tourner et la regarder d'un air légèrement énervé.

"Tu vas finir par m'aider oui ou non ?" lui demanda t-il avec irritation. Lily était trop embarrassée pour même réfléchir à une réplique convenable ou un sarcasme cinglant, et n'arrivait pas non plus à lever les yeux vers lui. Elle se dirigea donc avec sa propre éponge vers un autre bureau.

C'est étrange, pensa James, pourquoi est-ce qu'elle ne m'a même pas crié dessus ? Oh non, elle est encore en train d'avoir un étrange changement d'humeur ! C'est ce qui nous a menés à toute cette situation. Je devrais peut-être dire quelque chose ? Non. Définitivement non. Rappelle-toi ce qui t'es arrivé la dernière fois que tu lui as demandé ce qui n'allait pas ? Ouais – ça n'a pas super bien tourné ! Remarque le sarcasme !

Lily, de l'autre côté, se hurlait mentalement Dis quelque chose, dis quelque chose, dis quelque chose !

"Euh, James ?"

James sursauta un peu au son de sa voix, mais décida de la jouer cool.

"On va juste faire tout ce boulot, d'accord Evans ?" dit-il, lui tournant toujours le dos. Lily sentit une colère incontrôlable la submerger à nouveau. Elle eut le temps de penser oh non, pas encore, avant de passer à l'attaque.

"Tu pourrais au moins me regarder !" dit-elle d'une voix forte, abandonnant tout à fait ses efforts de nettoyage.

"Et pourquoi je ferais ça ?" lui demanda t-il en continuant à travailler.

"Je suis en train d'essayer de te parler, James !" dit-elle. A l'utilisation de son prénom, James se retourna pour lui faire face. Ce fut une grave erreur car il éprouvait de grandes difficultés à demeurer calme et détaché dès qu'il plongeait dans ses yeux émeraudes. Et il voulait désespérément apparaître calme et détaché.

"Oh ?" fut tout ce qu'il réussit à dire – tentant la nonchalance.

Lily respira profondément, et essaya de surmonter temporairement son désir ardent de jetter un maléfice à James Potter.

"Je voulais te faire correctement mes excuses," dit-elle à travers ses dent serrées. James sourit – il voyait bien que tout ça était difficile pour elle, et il appréciait l'effort, mais là devant lui se tenait la fière rouquine dont il était tombé amoureux. Et rien ne pourrait changer cela.

"Vraiment ?" demanda t-il, adoucissant légèrement sa voix pour ne plus paraître nonchalant, moqueur, ou froid. Il voulait qu'elle le juge intéressé et abordable. Il atteignit apparemment son but, puisque Lily se laissa tomber sur le bureau gluant et commença à parler.

"Je n'étais pas tout à fait moi-même l'autre jour, et je ne comprends vraiment pas ce qui m'est arrivé," dit-elle, sa colère s'atténuant un petit peu. James resta debout devant elle, les bras croisés et attendant le reste de ses explications.

"Et je suis vraiment vraiment désolée d'avoir été aussi horrible. De t'avoir insulté, engueulé toute la semaine et tout ça," continua t-elle sur un ton embarrassé. James décroisa les bras et la regarda avec une étrange expression.

"Mais je ne comprends toujours pas ce que j'avais fait de mal. Je t'ai juste demandé si tout allait bien, et tu m'as foncé dessus comme un rouleau-compresseur," fit-il remarquer avec raison.

"Je sais, et je suis vraiment désolée !" s'exclama Lily, une pointe de déception dans la voix.

"Alors dis-moi pourquoi, Lily, et je te pardonnerai," dit James calmement. Lily, réalisant qu'il l'appelait à nouveau par son prénom, comprit que c'était sa seule chance de remettre les choses en place. Et honnêtement, elle détestait se disputer avec lui à présent. Sa compagnie, ses blagues, et tout simplement lui en général lui manquaient. Elle poussa un long soupir.

"Tu te rappelles que j'avais agi bizarrement toute la journée ?" demanda t-elle. James acquiesça.

"Eh bien, c'est parce que j'avais fait un rêve," commença t-elle, ne le regardant pas et se tordant les mains nerveusement.

"Un rêve ? C'était pas encore un cauchemar, si ? Parce que tu aurais pu me le dire et j'aurais compris," répondit James.

"Non, ce n'était pas un cauchemar. Mais, euh, le truc c'est que, j'ai juste," elle soupira à nouveau, "Tu étais dedans."

"Oh ?"

"Ouais."

"Alors tu étais fâchée contre moi parce que j'étais dans ton rêve ?" lui demanda t-il, très confus.

"C'est plutôt ce que tu faisais dans mon rêve qui m'a fait paniquer et m'énerver contre toi," admit Lily d'une petite voix, ses joues rougissant progressivement. James commençait à comprendre maintenant, et il ne put s'empêcher de sourire légèrement.

"Et, euh, qu'est-ce que je faisais ?" l'interrogea t-il. Lily le regarda brièvement, une expression contrariée sur le visage.

"Tu m'as demandé de sortir avec toi."

"Je t'ai demandé de sortir avec moi ?"

"Oui."

"Et qu'est-ce que tu as répondu ?"

"James !"

"Alors ?"

"Tu vois, c'est pour ça que je ne voulais rien te dire. Je savais que tu t'imaginerais des choses !" cria Lily avec colère.

"Je ne m'imagine rien du tout, et encore moins pourquoi ça t'a 'fait paniquer'. Qu'est-ce qu'il y a de mal avec le fait de sortir avec moi dans un rêve de toute façon ?" Lily le foudroya du regard.

"Bon, laisse-moi résumer. Tu m'as hurlé dessus aux Trois Balais parce que tu avais fait un rêve dans lequel je te demandais de sortir avec moi ?" dit-il en levant un sourcil.

"Eh bien, c'est vrai que dit comme ça..." marmonna Lily d'un air embarrassé. Puis à sa plus grande surprise, James éclata de rire.

"Quoi ? Qu'est-ce qui est si drôle ?" lui demanda Lily avec humeur. Mais James continua simplement à rigoler.

"Tu étais énervée contre moi pour quelque chose que j'avais fait dans ton rêve. Oh, c'est juste ridicule," répondit-il.

"Arrête de rire !" Lily sauta sur ses pieds.

"Allez, Lils, reconnais que c'est plutôt marrant. Je veux dire, s'ils donnaient des récompenses pour les réactions sur dimensionnées, tu gagnerais haut la main." Lily dut admettre que c'était en effet une raison assez ridicule pour justifier la manière dont elle avait agi; elle s'apercevait qu'elle avait temporairement un peu folle. Mais cela ne l'empêcha pas de continuer à se sentir agacée par James. Elle était là, faisant de mieux pour s'excuser d'avoir été aussi méchante, et lui éclatait de rire devant ses misérables tentatives. Elle ne pouvait pas le supporter.

"Pourquoi tu as rejeté mes excuses, alors, si tu trouves ça si amusant ?" lui demanda t-elle d'un ton glacial. Les gloussements de James cessèrent immédiatement, et il regarda avec une très sérieuse expression.

"Parce qu'elles n'étaient pas sincères."

"Qui es-tu pour décider si oui ou non mes excuses sont sincères ?" répliqua Lily.

"J'ai juste pensé que ça me déchirait de l'intérieur que tu ne me dises pas exactement ce que j'avais fait. D'autant plus qu'on aurait dit que c'était parce que je t'avais demandé ce qui n'allait pas. Alors j'en ai déduit que c'était bien pour ça que tu t'étais énervée. Ce qui me paraissait bizarre vu que je trouvais que notre amitié se renforçait de jour en jour, et que donc le fait de ne pas m'avoir dit ce qui clochait m'a vraiment blessé."

"Ce n'est pas parce que je n'avais pas confiance en toi. C'est juste que j'étais embarrassée," se défendit Lily.

"Ouais, maintenant ça je le sais," répondit James.

"Et aussi c'est un peu énervant que tu veuilles toujours savoir comment je vais," ajouta t-elle.

"Quand est-ce que je fais ça ?"

"Presque tout le temps."

"Est-ce que ça ne t'est jamais venu à l'esprit que c'est parce que je m'inquiète pour toi ?" lui demanda t-il calmement.

"Eh bien, oui, j'y ai pensé après notre dispute d'hier. Ce qui est une autre raison pour laquelle je voulais m'excuser," dit Lily en regardant le sol.

James réfléchit un moment.

Il en avait marre de leurs disputes. Et la compagnie de Lily lui manquait. Ses excuses – bien que personnellement il ne comprenne toujours pas pourquoi elle s'était énervée contre lui au tout début – semblaient venir du coeur, et il ne désirait rien de moins que lui pardonner. Alors il le fit.

"Je te pardonne," déclara t-il immédiatement. Lily le regarda.

"Vraiment ?"

"Ouais. Et je suis désolé d'avoir été un crétin en n'acceptant pas tes premières excuses. J'ai dû être un peu dur."

"Un peu ?" renifla t-elle.

"Il faudra s'y faire, Lils, on aura été aussi nul l'un que l'autre," admit James.

"C'est sûr," dit-elle avec un petit sourire, "Qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir faire de nous ?"

"Nous mettre en retenue ?" sourit-il.

"Hé, ça me revient," dit-elle. Elle lança son éponge mouillée sur James, l'atteignant en pleine poitrine.

"Ça c'est pour m'avoir fait mettre en retenue pour la première fois de ma vie !" lui hurla t-elle, bien que ses yeux soient en train de pétiller de joie. Elle était tellement soulagée qu'ils aient pu retourner à la normale.

"Tu vas vraiment payer pour ça, Evans," dit James d'une voix basse, l'éponge dans l'autre main, et s'approchant d'elle comme un animal accule sa proie.

"Ahh !" glapit Lily en essayant de s'éloigner de lui, réalisant avec horreur qu'elle lui avait envoyé sa seule arme. Il se pencha en avant, et lui jeta dessus les deux éponges, trempant ses cheveux et son tee-shirt. Il faisait partie des joueurs de quidditch, après tout, et savait bien viser.

"But !" hurla t-il, "Que ça te serve de leçon pour ce que tu m'as infligé."

"Qu'est-ce que je t'ai infligé ?" lui demanda t-elle avec un faux désarroi, se dirigeant lentement vers les seaux d'eau (un petit détail que James n'avait pas remarqué), "Eh bien, je ne vois pas du tout ce que tu veux dire." James éclata de rire.

"Ah, Evans, tu es unique en ton genre," dit-il avec un sourire de guingois. Les plans de Lily pour plonger James dans l'eau savonneuse s'évaporèrent quelques instants alors que les papillons dans son estomac qu'elle avait appris à ignorer reprenaient de plus belle.

"Il en va de même pour toi, Potter," dit-elle avec un sourire. Soudain, comme sorties de nulle part, les mains de James s'étaient refermées sur une autre éponge et étaient en train de presser son contenu sur toute la tête de Lily. Rapide comme l'éclair, Lily se pencha pour ramasser le seau, et le versa entièrement sur James, attrapant une nouvelle éponge au passage et commençant à la frotter sur les cheveux déjà mouillés et en bataille de James. Ils riaient tous les deux et appréciaient ce sentiment d'insouciance dû à la fin de leur dispute, et ils n'avaient pas remarqué à quel point ils étaient proches jusqu'au moment où James tomba en arrière sur un bureau, Lily basculant sur son torse. Il venait juste d'égoutter son éponge et était sur le point de surenchérir, tandis qu'elle tenait une autre éponge plus ou moins dégoulinante, posée près de son épaule.

Les papillons faisaient maintenant toutes sortes d'acrobaties, Lily étant proche de James. Arrêtez ça, leur dit-elle, ce genre d'attitude me cause des problèmes. James, quand à lui, était sûr que Lily pouvait voir son coeur. Il sortait pratiquement de sa poitrine.

Lentement, elle abaissa son éponge, les bras ballant. Ils étaient plongés l'un dans les yeux de l'autre. Lily sentit qu'elle devait vraiment finir de dire la vérité à James avant de faire quoi que ce soit qu'elle pourrait regretter.

"James ?" murmura t-elle.

"Oui ?" lui demanda t-il, fixant ses lèvres tandis qu'elle parlait.

"Tu veux savoir pourquoi ça m'a fait bizarre que tu sois dans mon rêve ?" reprit-elle dans un souffle. James acquiesça tristement. Ça allait tuer l'ambiance, il le sentait.

"J'étais perturbée parce que je ne savais pas ce que voulait dire le fait que je rêve de toi de cette façon," dit-elle doucement, regardant les lèvres du jeune homme, "Mais maintenant j'ai compris. Et ça me donner la chair de poule." James prit une de ses mains dans les siennes et la regarda dans les yeux, qui semblaient être remplis de larmes. Il ne voulait pas qu'elle pleure. Plus tout, il voulait simplement qu'elle soit heureuse. Alors il hocha la tête.

"Qu'est-ce qui te donne la chair de poule ?" lui demanda t-il, ayant peur de sa réponse.

"James, je crois que je suis amoureuse de toi," dit-elle. James fut momentanément choqué et resta silencieux, mais il se reprit rapidement.

"Tu es amoureuse de moi ?" répéta t-il, paraissant stupéfait. Lily ne put s'empêcher de sourire – il était si mignon quand il ne comprenait pas.

"Oui, moi, Lily Evans, suis amoureuse de toi, James Potter," lui dit-elle en le regardant dans les yeux. Un pli apparut sur son front.

"Mais pourquoi ça te fait peur, alors ?"

"Probablement parce que j'ai passé tellement de temps à ne pas t'apprécier que quand je m'aperçois de ce que je ressens, et de manière aussi forte, ça m'a juste un peu prise par surprise," expliqua t-elle, regardant ailleurs en disant 'ne pas t'apprécier', envahie par la culpabilité.

"D'accord," dit-il. Puis il y eut une pause durant laquelle James caressa d'un air absent la paume de Lily avec son pouce – un geste qui envoya des frissons dans la colonne vertébrale de la jeune fille.

"Alors fondamentalement, le truc c'est que tu es tombée amoureuse de moi ?" l'interrogea t-il, cherchant dans ses yeux une indication quelconque prouvant que tout ça n'était qu'une énorme blague. Il n'en trouva aucun.

"Oui," souffla t-elle, son coeur battant à mille à l'heure. S'il vous plait, faites qu'il m'aime encore, faites qu'il m'aime encore ! pensa t-elle frénétiquement. Il tendit la main et enleva gentiment quelques mèches mouillées et savonneuses de devant ses yeux, les replaçant derrière son oreille. Sa main s'attarda sur la peau veloutée, et il résista à la nécessité de l'embrasser passionnément sur-le-champ. Il voulait avancer lentement pour ne rien gâcher. Tu viens juste d'avoir une touche avec la fille de tes rêves – ne fous pas tout en l'air, pensa t-il. Apparemment Lily avait autre chose en tête. Elle leva le bras pour passer les doigts dans ses cheveux en bataille. James se pencha en avant et lui chuchota dans le creux de l'oreille.

"Et d'ailleurs, quelle est l'intensité de ces sentiments ?" demanda t-il d'une voix profonde, presque taquine. Pour toute réponse, Lily le poussa en arrière pour pouvoir le regarder dans les yeux. Quand leurs regards se rencontrèrent, elle ressentit une incroyable poussée dans son estomac (comme quand on prend un Portoloin), et réalisa qu'elle n'avait aucun doute sur ce qu'elle allait faire ensuite. Elle pressa ses lèvres contre les siennes, et il répondit immédiatement à son baiser. Ses deux mains étaient maintenant enfouies dans ses cheveux alors qu'il approfondissait le baiser, tenant le dos et la tête de la jeune fille. Lily mordilla gentiment la lèvre inférieure de James, et il laissa échapper un léger gémissement, attirant encore plus son corps contre le sien. Ils pouvaient sentir à travers leurs vêtements mouillés la chaleur de l'autre, et cela leur procura à tous les deux un sentiment rassurant de sécurité, bien qu'ils n'arrivent pas à réaliser que tout ceci était bien en train de se produire. Sans vraiment contrôler son corps, Lily se pressa le plus possible contre James, et s'émerveilla d'à quel point ils allaient bien ensemble. Parfaitement, en fait. Après cinq bonnes minutes de baiser intensif, ils se séparèrent en respirant assez lourdement. Ils plongèrent immédiatement l'un dans les yeux de l'autre. Lily n'avait pas honte,et ne se sentait pas embarrassée ni coupable de penser plus tard qu'elle avait cédé au charme de James. Ce dernier était toujours très embrouillé, mais incroyablement heureux de la manière dont les choses avaient tourné. Il semblait qu'avoir traité Lily comme une personne normale avait fini par marcher après tout.

Ils restèrent là à se fixr tout simplement, sans avoir besoin de parler. Puis Lily regarda le bazar qu'ils avaient fait.

"Tu sais, on devrait peut-être ranger un peu tout ça," elle désigna la pièce d'un mouvement du menton. James déssera légèrement sa prise sur sa taille, mais ne la laissa pas complètement partir.

"Tu sais, Lils, il va falloir un bout de temps pour que toute cette eau s'évapore, alors je pense qu'on pourrait attendre et après terminer le nettoyage," il arbora son expression la plus angélique et innocente. Lily roula des yeux, "Tu es juste paresseux," dit-elle. Elle se retourna pour évaluer les dégâts. "Je pense qu'on pourrait au moins-" mais elle fut coupée au milieu de sa phrase, James commençant à parsemer l'arrête de sa mâchoire de légers baisers. Un tournant risqué, étant donné qu'ils venaient tout juste de passer d'amis à plus qu'amis. Doublement risqué en considérant la tendance de Préfète-en-Chef de Lily à vouloir faire les choses correctement. Mais apparemment pas aujourd'hui, puisqu'elle laissa juste échapper un petit 'oh' et tourna un peu la tête, pour finalement poser ses lèvres sur celles de James dans un autre doux baiser.

Embrasser James Potter est presque aussi satisfaisant que je ne me l'étais imaginé, pensa t-elle, En fait, c'est même mieux.

Embrasser Lily Evans est la chose la plus surréaliste au monde, pensa James, mais je pourrais continuer à le faire pour toujours; elle est tellement parfaite.

Ils continuèrent à s'embrasser pendant presque le reste de l'heure, jusqu'à ce que McGonagall entre dans la pièce de manière inopinée. Ils se séparèrent tous les deux immédiatement, mais apparemment pas assez vite. En remarquant leurs vêtements mouillés et froissés, la salle de classe toujours en désordre, ainsi que les expressions coupables des Préfets-en-Chef, McGonagall comprit ce qui s'était passé. Ses lèvres formèrent l'habituelle mince ligne blanche qui montrait qu'elle était impressionnée.

"Je ne veux rien savoir," dit-elle sévèrement, "Je devrais vous faire refaire cette retenue, mais en tant que Préfets-en-Chef, je comprends que j'ai déjà assez obtenu de vous en ce moment. Mais la prochaine fois que je vous entends hurler à nouveau dans les couloirs, ce sera vingt points chacun." Lily et James se lancèrent un regard, avant de se faufiler par la porte. McGonagall la ferma derrière eux d'un claquement de doigt. "Et la prochaine que vous aurez envie de vous comporter de manière inappropriée, assurez-vous au moins d'avoir bien fermé la porte," dit-elle avec un sourire fantôme, avant de partir dans l'autre direction.

James et Lily se regardèrent d'un air incrédule.

"Je n'arrive pas à croire qu'on puisse s'en tirer comme ça," dit James, "Elle ne m'a jamais laissé quitter une retenue de toute ma vie." Ils commencèrent à se diriger vers leur salle commune.

"C'est parce qu'elle sait que j'aurai une bonne influence sur toi," dit Lily d'un ton impérieux. Il y eut une minute de silence avant que tous les deux n'éclatent de rire. Puis, pour être certaine qu'ils étaient bien sur la même longueur d'onde (les malentendus pouvant conduire à des situations apocalyptiques), Lily posa une question à James.

"James, tu pourrais me le demander une dernière fois ?"

"Te demander quoi ?" répondit-il, trop occupé à apprécier les sensations que causait sa main dans la sienne pour vraiment considérer la question.

"Ce que tu me demandes toujours," dit Lily. Quelque chose fit enfin tilt dans la tête de James. Il s'arrêta de marcher, un sourire s'étalant sur son visage.

"Lily ?"

"Oui, James ?"

"Tu voudrais bien sortir avec moi un de ces quatre ?"

"J'adorerais."


Bon ben voilà, petite note rapide parce que je suis sensée me mettre au travail...

Donc désolée pour mon retard, mais j'ai été, disons... légèrement accaparée par les révisions (ça passe drôlement vite, d'ailleurs, quand on y pense).

Merci à tous pour vos reviews, ça me fait super plaisir !

A bientôt (je sais pas quand ce sera, en tout cas après les épreuves, mais bon je vous ai posté celui-là pour patienter !)...