Est-ce que vous savez le temps que je mets à poster ces p*tains de chapitres ?

Je ne parle même pas de les écrire, hahaha, ou de les relire et de les corriger, hahahahaha, mais de les POSTER sur ce SITE, ça me prend des PLOMBES, ça fait OH MON DIEU, ça fait deux heures que j'y suis, donnez-moi une corde ou un revolver, j'en ai ma claque.

Heureusement (ou malheureusement pour vous ?), c'est bientôt fini. Ouf !

En tout cas, MERCI POUR VOS COMMENTAIRES LES AMIES ! JE LES APPRÉCIE TOUS ÉNORMÉMENT !

Bonne lecture !

Ps : écoutez La Valse du Danube Bleu, de Strauss, en même temps que ce chapitre, si vous voulez l'ambiance parfaite xD


Bras de Fer

CINQUIÈME MANCHE


Ce n'était pas si terrible, tout compte fait… mais ça n'était pas l'idéal non plus.

HYDRA et A.I.M avaient monté leur portail spatio-temporel dans la grande arche du château, c'est-à-dire dans l'allée principale du parc où entraient habituellement les visiteurs émerveillés. Lorsque la machine s'était mise en route, les alarmes s'étaient déclenchées – heureusement, prouvant que tout Disneyland n'était pas pourri jusqu'à la moelle. Le parc était en train d'être évacué quand Sam et Bucky sortirent à l'air libre.

Les gens couraient dans tous les sens comme des fourmis affolées, ils criaient et paniquaient, se heurtaient et tombaient, les enfants pleuraient, les adultes hurlaient, le parc d'attractions féérique était devenu un enfer.

Paradoxalement, le chaos calma Sam et Bucky. Ils avaient désormais une mission sur laquelle se concentrer.


Le Faucon déposa son partenaire sur le toit du château et redescendit en piqué pour calmer la foule terrifiée. Il les éloigna du portail comme un berger ses brebis, les guida vers les issues de secours ou les orienta vers les allées sécurisées en tant que support aérien et para-sauveteur.

Pendant ce temps, le Soldat d'Hiver dégommait à distance les dingos d'A.I.M et HYDRA qui croyaient que leur Plan Final pour Conquérir le Monde avait commencé sans qu'ils soient au courant. Et non, ils ne les tuaient pas ! Pas tous. Pour certains, il se contentait de leur exploser une jambe, c'était moins pratique pour courir.

Sam, lui, rassurait les gens, les guidait vers les sorties de secours, gérait les débordements, il avertit les vigiles de ne pas s'approcher et fit la liaison diplomatique avec les policiers dépêchés sur les lieux. Il se posa devant eux – sachant qu'il était en bermuda avec un bébé sur la poitrine – déclara d'une voix autoritaire : "Les Avengers sont sur le coup les gars, ne vous en faites pas !" et redécolla aussitôt avant que les flics n'aient eu le temps de faire le rapprochement entre lui, Nomade et les hors-la-loi de Géorgie.

La panique des visiteurs s'intensifia lorsque les premières créatures émergèrent du portail. Heureusement, la plupart des touristes avaient déguerpi et les derniers restants prirent leurs jambes à leur cou en voyant les monstres arriver.

Perché sur le toit conique d'une des tourelles du château, Bucky était incapable d'agir. Plié en deux. Par un fou rire.

"Ils ne sont pas sérieux ?! HYDRA est tellement nulle depuis que je les ai quittés ! Des dragons maintenant !?"

Sam survola les étranges créatures d'un battement d'ailes et il écarquillait des yeux émerveillés derrière ses lunettes.

"Ce sont des dinosaures" murmura-t-il.

Redwing bipa de joie. Nomade leur babilla une chanson enjouée.

Enfin, Disneyland devenait réellement le lieu enchanteur qu'on leur avait promis.


Les sauriens levèrent la tête vers Sam. C'était un troupeau d'une dizaine d'iguanodons hauts de trois mètres au garrot, aussi hauts qu'une maison. Les bêtes paisibles s'éparpillèrent dans l'allée et commencèrent à brouter les feuilles des arbres. Les iguanodons avaient un pas élastique, leurs quatre pattes puissantes aux doigts onglés et leur queue raidie leur permettaient de se déplacer fluidement. Pour le moment, ils étaient calmes mais si quelque chose les affolait…

Pom podom pom pom, deux tricératops sortirent à la suite, leurs trois cornes en avant et leur corps recouvert d'un fin plumage brun qui leur donnait des allures d'ours. Puis un stégosaure avec sa queue griffue et ses plaques thermiques en forme de losanges sur le dos. Puis une petite tête et un cou long, long, long, un immense cou qui n'en finissait pas de sortir du portail, nimbé d'une lumière violette – une diplodocus lente et majestueuse aux pattes grosses comme des arbres bicentenaires, qui dominait tout le monde, sauriens et attractions.

"C'est bizarre" nota Sam en les survolant, "Toutes les époques sont mélangées. Cétacé, Jurassique, des millions d'années les séparent…"

Bucky s'efforçait tant bien que mal, seul, de circonscrire les animaux lourds de plusieurs dizaines de tonnes dans une enceinte bien définie. "Sam, un coup de main serait plus utile qu'une expertise paléontologiste !" et il évita un coup de queue du diplodocus, aussi rapide et tranchante qu'un fouet.

Sam préféra expliquer à Nomade : "Les dinosaures et les oiseaux sont de la même famille, celle des sauriens. Ce ne sont absolument pas des reptiles, ne laisse pas la télé te pourrir la tête, d'accord ?!"

Le bébé était calme, attentif. Il ne bronchait pas face au bruit, il n'avait pas eu peur de la foule paniquée et il étudiait maintenant les sauriens avec attention. Nomade était extra.


Sam avait fini d'assommer les derniers super-vilains. Il avait déposé ceux encore en vie dans le manège Dumbo, les avait menotté aux fauteuils et avait mis l'attraction en route, le meilleur moyen de garder les méchants au même endroit sans qu'ils puissent s'enfuir. Bon, ils auraient peut-être le mal de mer à forcer de tourner sur des éléphanteaux en plastique, et alors ?

"HYDRA et A.I.M sont neutralisés."

"Et les dinos sont calmés."

Sam et Bucky se cognèrent le poing. "On est trop forts !"

Ils échangèrent un sourire et un baiser complice.

Deux policiers passèrent en courant près d'eux, talkie-walkie à la main, criant comme si leur vie en dépendait : "Appelez l'armée, on a des créatures gigantesques en liberté dans Disneyland !"

En même temps, tous les deux levèrent les yeux en soupirant. "On vous a dit qu'on gérait !"

"Allez, on y retourne" grogna Bucky en donnant une bourrade à Sam.


Pendant que Bucky sauvait la situation en calmant les sauriens sereins et les militaires excités, Sam se débrouillait pour passer La Valse du Danube Bleu de Johann Strauss sur tous les haut-parleurs de Disneyland car cette musique classique se mariait parfaitement à la démarche des dinosaures.

Les premières notes des instruments à cuivre résonnèrent.

Puis les violons.

Et l'orchestre tout entier.

Sam entraîna Bucky dans une valse grandiose. Il le fit tournoyer entre les tricératops, il ne leur manquait que les robes bouffantes à corset. Mains liées, front contre front et yeux dans les yeux, ils dansèrent au milieu des dinosaures pendant une poignée de secondes.

Ils virevoltèrent sous les pattes de la diplodocus, tournoyèrent près d'un iguanodon en tanguant de gauche à droite, ils se séparèrent pour laisser passer un tricératops et se rejoignirent, pressés l'un contre l'autre.

Puis Sam embrassa Bucky du bout des lèvres et le lâcha pour remonter en piqué dans le ciel, une main pour stabiliser Nomade, l'autre pour contrôler Redwing, à la recherche des sauriens écartés du reste du troupeau.

La valse de Strauss résonnait toujours entre les manèges.


Le défilé des dinosaures, quoique fascinant, n'est finissait pas et il devint plus problématique lorsqu'une bande de velociraptor excitée comme des collégiens en rut sortit en trombe du portail.

"Bucky, fais gaffe aux raptors !"

"Nan, SANS BLAGUE SAM !"

Il venait de se prendre un coup de griffe – dans la prothèse, heureusement – mais les sales bêtes, aussi carnassières qu'une bande de coyotes, revenaient à la charge et tentaient de lui sauter dessus.

"Vaut mieux qu'elles t'attaquent toi plutôt qu'un autre dino" répondit Sam avec une sincérité désarmante.

"Quoi ?!" hurla Bucky, outré, mais son partenaire filait dans les airs en direction des hélicoptères de l'armée qui approchaient.

La Valse du Beau Danube Bleu avait laissé place à la Marche Turque de Mozart, toute en notes de piano légères et dynamiques. Parfait pour un petit combat au corps à corps.

Bucky bondit avec l'élégance d'un danseur et cogna un velociraptor dans les dents sans pitié, bim, lui fit manger du sable. Il tournoya et frappa un autre raptor entre les pattes arrières mais ce coup déloyal ne sembla pas déranger le dinosaure qui referma ses mâchoires sur son bras gauche.

"Hey !" protesta Bucky en pensant Vive le vibranium de T'Challa et il brisa la nuque du prédateur.

Il essayait de se battre en rythme avec la Marche Turque et il pestait entre ses dents lorsque les vélociraptors rompaient la cadence – ils ne mettaient pas de la bonne volonté pour se faire tuer en musique, les vauriens !


Sam s'annonça face à l'hélicoptère de tête, s'assura qu'on l'eut reconnu et fit signe au pilote pour les emmener se poser à l'écart. Avec un pincement au cœur, il remarqua que Rhodes n'était pas avec eux. Il se fit aboyer dessus par Carol Danvers, sa femme, alias Captain Marvel, et également officier de l'armée de l'air. Dans son costume de super-héroïne impeccable, elle beugla : "C'est quoi ce foutoir ?!" et Sam résista à l'envie de se mettre au garde-à-vous.

Ils se volèrent dans les plumes pendant quelques minutes car Sam voulait conserver la gestion du parc avec Bucky – il ne faisait pas confiance à l'armée pour gérer ses dinosaures. C'était son troupeau de sauriens à lui.

"On a l'habitude des portails d'HYDRA, on gère la situation à la perfection."

Sam était parfaitement convaincu. Quelque chose d'indéterminé explosa en arrière-plan. Des étincelles giclèrent dans le ciel, la fumée monta. Un manège, sans doute. Rien de grave.

"Tu veux un second fiasco à la manière d'il y a deux ans ?" fulmina Carol. "Laisse l'armée gérer les terroristes, ça ne regarde pas les Avengers !"

"Les créatures extraterrestres sont totalement du ressort des Avengers ! Et les dinosaures, disons que c'en est, d'une certaine manière, sous un certain angle…"

"Wilson, pourquoi t'es aussi agaçant tout le temps ?"

"Je n'obéis qu'à un seul Captain, et ce n'est pas toi Carol."

Carol repartit comme une fusée bleue, rouge et jaune vers son régiment, Sam vers ses dinosaures. Quand il revint vers le château, Bucky avait transformé la meute de velociraptors en un tas de gigots saignants. Sam faillit faire un arrêt cardiaque.

"Mais tu n'étais pas obligé de tous les tuer !" cria-t-il – sachant qu'il n'avait pas bronché face aux cadavres d'HYDRA laissés par son compagnon.

"Ces poulets géants essayaient de me bouffer !"

"Ce n'était pas une raison !"

"Revoie tes priorités, Pigeon !"

Sam lui enfonça son doigt sur le sternum. "C'est le massacre d'une espèce en voie d'extinction. Ou même carrément éteinte. Plus de boucherie, promets ?!"

Bucky l'embrassa pour éviter de faire une promesse qui se serait retournée contre lui – le portail n'était toujours pas refermé, qui sait quels dinosaures pouvait encore le traverser ?

Carol revint vers eux, ce qui les obligea à se séparer. Elle salua Bucky d'un simple signe de la tête.

"Faudrait réunir les bestioles dans un enclos" répondit Sam car il connaissait les méthodes bourrines de Carol et nul doute qu'elle préférait tous les massacrer plutôt que faire du babysitting de sauriens excités.

Le stégosaure piétinait allègrement les tourniquets d'une attraction. Ce n'était pas pire que la diplodocus qui avait écrasé le petit train en se dirigeant vers des buissons appétissants.

"Il y a une arène à un kilomètre. Il suffit de les emmener là-bas."

"Il suffit" répéta Bucky, fatigué d'avance. "Je suis un super-soldat, pas un berger."

"Redwing a un logiciel pour communiquer avec les oiseaux. On peut tester sur les dinos" proposa Sam. "Mais on ne l'a jamais testé hors labo avec Scott. Je ne sais pas ce que ça va donner."

Carol haussa les épaules. "Dans le cas contraire, on essayera la bonne vieille méthode. Moi, je vais détruire le portail à coups de poings."

Sam et Bucky échangèrent un regard inquiet : c'était quoi, la bonne vieille méthode façon Carol Danvers ? Ils ne voulaient pas savoir !


Redwing se mit à tourner autour des têtes des sauriens. Certains furent plus réceptifs – l'ankylosaurus, le stégosaure et le parasaurolophus – et d'autres complètement obtus – la diplodocus dévorait le stand de barbe-à-papa et il ne fallait pas l'embêter. Les tricératops suivirent le mouvement mais le troupeau d'iguanodons était de plus en plus dissipé. Le drone commença à voler vers l'arène, emportant dans son sillage une vague de dinosaures dociles.

"On était sensés être en vacances" ronchonna Bucky en poussant un doux tricératops dans l'arène qui servait habituellement à des spectacles, comédiens costumés, musique et feux d'artifices à l'appui, reconvertie en enclos de zoo.

"Dans l'histoire, c'est Nomade qui s'éclate le plus" lâcha Sam, hors d'haleine.

Carol aussi s'amusait beaucoup à démanteler le portail spatio-temporel pièces par pièces. Elle repoussa d'une baffe bien sentie un allosaure qui essayait de passer la tête pour faire un coucou plein de dents. La machine tenait bon mais plus les bouts s'en allaient, moins le portail tournait, moins il s'illuminait.

La diplodocus abandonna le stand dévasté de barbe-à-papa et suivit la piste de gaufres (à la chantilly) que Sam avait tracée pour elle.

Le personnel de Disneyland, en plus d'apprendre qu'une partie de leur personnel et de leur direction étaient membre d'organisations terroristes, devraient nettoyer la bouse de dinos, réparer les dégâts et les attractions démolies. Autant dire qu'ils ne seraient pas ravis, une fois tout ce cirque terminé.


Bref, un joyeux bordel ! Petit indice : ça empire encore après xD

Mais c'est bientôt fini, snif...