Chapitre 26 : Retours
Sur tout le chemin du retour, les gens avaient dévisagé Kenta avec des yeux ronds. Mais il ne s'en souciait pas le moins du monde. En arrivant au niveau du portail, il y retrouva la bande qui attendait son retour. Ils retinrent leur souffle quand ils le virent.
- Kenta... dit Kyle. Tu es... tu es couvert de sang.
Sans l'écouter, Kenta se dirigea droit sur Kana.
- Kana... j'ai besoin de toi. Je t'en prie, sauve-la !
Elle acquiesça et posa sa main sur le front de Sayu. Après un petit moment elle dit :
- Ne t'en fais pas Kenta. Sayu n'a aucune blessure grave. Amenons-la à l'infirmerie. Je soignerai alors ses ématomes.
Ils se rendirent donc tous à l'infirmerie. Kana soigna la blessure au bras de Kenta et celle à la tête de Sayu, mais quand elle releva un peu la cape pour voir l'état du reste du corps de la jeune fille, elle se rendit compte qu'elle était presque nue. Elle rabaissa rapidement la cape et demanda à tout le monde de sortir.
- Je ne partirai pas, dit Kenta obstinément. Je veux rester avec elle.
- Kenta, dit Kana. Tu devrais aller prendre un bain et te changer. Je ne pense pas que tu veuilles que Sayu te vois dans cet état : couvert de sang.
Elle avait raison bien sûr, mais il ne pouvait se résoudre à la quitter ne serait-ce qu'une seconde. Aria lui prit le bras pour l'emmener vers la sortie.
- Aria ! Appela Kana. Ramène-moi une nouvelle tunique pour Sayu s'il te plait.
- Ok.
Une fois dehors Kenta partit en direction des bains. Il fit aussi vite qu'il pu et retourna vers l'infirmerie presque en courant, tenant le mouchoir blanc dans sa main. Il n'y avait plus personne dans le couloir. Il entra rapidement à l'intérieur et alla se placer au chevet de Sayu. Elle n'avait plus aucune trace de bleus, le sang sur son visage avait été nettoyé. Sayu avait l'air d'être redevenue le petit ange qu'il avait toujours connu. Mais il savait que ce n'était qu'une impression.
- Kenta, demanda Kana. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi Sayu était-elle... ses vêtements...
Kenta prit une grande inspiration. Il lui était douloureux d'y penser.
- Elle s'est faite enlever par des traficants d'esclaves.
- Hein ? S'étonnèrent-ils.
- On les avait déjà rencontrés lors d'une mission. Ils m'ont reconnu et je pense qu'ils ont du reconnaitre Sayu, bien que la dernière fois elle avait prit l'apparence de Yuko.
- Yuko... dit Wida. C'est Sayu ?
- Yuko est une version plus mature de Sayu, expliqua Kana. Elle est plus grande, plus forte que n'importe qui.
- Tu as déjà dit que Sayu était la plus forte de vous quatres, se souvint Teito.
- Oui. Non seulement elle devient surpuissante en tant que Yuko. Mais elle maîtrise aussi deux zaiphons de façon innée. La manipulation et celui du soin.
- Alors même sans son pendentif elle peut utiliser ces deux zaiphons ? S'étonna Liam.
- C'est ça. Et sa transformation en Yuko lui permet de palier son manque de zaiphon offensif.
Soudain Sayu remua. Kenta se rapprocha d'elle, espérant qu'elle ouvrirait les yeux. Mais elle semblait faire un cauchemar, agitant sa tête en signe de négation.
- Non... murmura-t-elle. Arrêtez... non !
Une larme coula sur sa joue et Kenta lui prit la main. Il se doutait du contenu de ce cauchemar et il souhaitait de tout son coeur qu'elle se réveille. Quand elle se calma, il essuya la larme ne supportant pas de la voir ainsi. Puis elle fronça les sourcils et entrouvrit à peine les paupières. Elle se réveillait ! Enfin. En pensant cela une angoisse monta en Kenta. Cette situation lui était familière. Et si jamais les yeux de Sayu étaient aussi vide que la dernière fois ? Son âme avait-elle été brisée ? Il retint son souffle lorsqu'elle ouvrit enfin les yeux. Quand il croisa son regard, Kenta cru qu'on lui avait transpercé le coeur. Elle avait l'air absente, perdue.
- Qui... ? Lui demanda-t-elle.
Alors Kenta lacha la main de Sayu sous le choc. "Elle m'a oublié..." Dire que son coeur était comme piétiné était un doux euphémisme. Voyant le désarmement de Kenta, Aria se rapprocha de son amie.
- Sayu ? Tu m'entends ?
La blonde tourna les yeux vers elle mais ne prononça pas un mot.
- Sayu, tu me reconnais ? C'est moi Aria.
- Aria... Aria !
Sayu se redressa et se jeta au cou de sa grande soeur. Elle pleura, ses sanglots secouant violement son corps frèle.
- J'ai eu tellement peur Aria ! Tellement peur !
- Chut... C'est fini. Kenta est venu te sauver.
Aria avait intentionnellement évoqué le nom du garçon pour s'assurer si oui ou non Sayu l'avait oublié.
- Kenta... dit lentement Sayu.
Elle se dégagea de l'étreinte d'Aria et se retourna vers lui. Dans sa main il tenait le mouchoir. Quand elle le vit, Sayu tendit lentement la main pour le prendre. Leurs doigts se frolèrent et Sayu releva les yeux pour rencontrer son regard.
- Kenta.
Il saisit la main de Sayu et la tira violament vers lui pour la serrer aussi fort qu'il le put. Elle se souvenait... elle ne l'avait pas oublié !
- Kenta ! Répéta-t-elle. Kenta...
Il aurait voulu l'entendre prononcer son nom encore et encore. S'assurer que jamais elle ne l'oublierait. Qu'elle serait toujours là, avec lui.
- Pardonne-moi Sayu... pardonne-moi.
- Je t'ai appellé. J'ai crié aussi fort que j'ai pu...
- Je t'ai entendue. Je ne te laisserai plus.
- Tu me le promet ?
- Je t'en fait le serment. Je te protègerai.
- J'étais tétanisée... Je n'avais plus mon pendentif... Je ne pouvais rien faire contre lui.
Soudain Kenta l'éloigna de lui pour la regarder dans les yeux, la tenant fermement par les épaules. Il devait savoir.
- Sayu, il faut que tu me dises... est-ce qu'ils ont... Est-ce qu'ils ont eu le temps de...
Sayu fit non de la tête.
- Non, dit-elle. Tu es arrivé à temps. Tu m'as sauvée.
Kenta poussa un énorme soupir de soulagement, posant sa main sur sa joue. Il ne savait pas ce qu'il aurait fait si ça n'avait pas été le cas.
- Merci Kenta... merci !
Sayu pleurait toujours. Elle prit la main de Kenta posée sur sa joue et pleura des larmes de reconnaissance. "Idiote ! Tu devrais me maudire au lieu de me remercier."
Sayu resta plusieurs jours à l'infirmerie car sa commotion cérébrale avait été sévère. Elle devait donc rester au calme. Et tout ce temps Kenta ne l'avait pas quittée. Sayu en était très heureuse et elle avait même reprit ses habitudes de pipelette. Mais ça allait parfaitement à Kenta. Il voulait l'entendre parler, entendre sa voix. Et par dessus tout il voulait voir son sourire.
- Kenta... Tu sais... je suis désolée.
- De quoi ? S'étonna-t-il.
- De ne pas t'avoir dit la vérité sur Yuko. Mais quand j'ai vu que tu t'attachais à elle... j'ai eu peur. J'ai eu peur que tu tombes amoureux d'elle. Elle qui n'est pas vraiment moi...
- C'est moi qui suis désolé de ne pas m'être rendu compte qu'elle était toi.
- Je ne voulais plus la faire apparaître. Même pour me défendre. J'en suis venue à la haïr. A me haïr.
- S'il y a quelqu'un que tu dois haïr c'est moi ! Tout ce qui t'es arrivé... c'est entièrement de ma faute. Je te demande pardon.
- Je ne peux pas t'en vouloir. J'y arrive pas.
Il leva les yeux vers elle. Sayu souriait. "Mon Dieu ! Comme ce sourire m'a manqué !"
- Sayu. A présent tu vas de nouveau pouvoir te changer en Yuko n'est-ce pas ?
Sayu se tendit et son sourire disparut. Comprenant ce à quoi elle pensait, Kenta la détrompa rapidement.
- Non ! Je ne veux pas dire que je veux absolument la revoir ! Tout ce que je veux, c'est que tu puisses te défendre. Je ne veux pas qu'il t'arrive encore quoi que soit.
- Mais je n'ai plus mon pendentif.
- Erreur. Je l'ai récupéré pour toi.
Il sortit de sa poche le bijoux de Sayu et il le lui passa autour du cou. Alors il lui murmura dans le creux de l'oreille :
- Je te le jure. Que tu sois Sayu ou Yuko, tu es celle qui compte le plus pour moi.
Les joues de Sayu s'embrasèrent. Quand elle croisa le regard de Kenta, elle se perdit dans le bleu de ses yeux. Lentement, il raprocha son visage du sien. Elle n'osa pas bouger, n'arrivant pas à croire que c'était la réalité. "Je dois frocément rêver !" se dit-elle. Il était maintenant si proche d'elle que Sayu pouvait sentir son souffle contre ses lèvres. Alors qu'elle allait fermer les yeux, la porte de l'infirmerie claqua et ils sursautèrent, s'écartant par réflexe. Ils n'eurent pas le temps de se sentir gênés car les nouveaux arrivants n'étaient autres que Frau, tenant sous son bras Mikage couvert de sang. Juste derrière lui venait Kana, dont le visage refletait une pronfonde angoisse. Puis Castor soutenant Lise. Frau posa Mikage sur le lit à côté de celui de Sayu et immédiatement Kana s'occupa de lui. Les autres finirent aussi par arriver.
- Vous allez bien ? Demanda aussitôt Aria.
- ça pourait aller mieux, répondit Lise en grimaçant de douleur.
Castor l'aida à s'asseoir, ce qui lui arracha un petit cri de douleur.
- Je suis désolé, dit-il.
- C'est pas de votre faute. C'est à cause de mes côtes. J'en ai quelques unes de cassées.
- Et Mikage ? Demanda Teito en regardant Kana.
- Il a la jambe droite cassée, et son épaule a été transpercée. L'artère a dû être touchée. Je suis désolée Lise, mais je dois d'abord m'occuper de son hémoragie. Ça risque de me prendre un peu de temps.
- T'en fais pas pour moi, lui dit-elle avec un clin d'oeil. J'ai survécu à bien pire.
Kana acquiesça et commença ses soins. Elle était sur le rempart quand elle avait aperçut les hawkziles des évêques. Immédiatement elle avait su qu'elle allait enfin revoir Mikage. Mais elle ne s'imaginait pas le retrouver dans cet état. Quand elle eut finit d'arrêter l'hémoragie, elle passa à la jambe.
- Teito ! Wida ! Aidez-moi s'il vous plait. Tenez-le bien immobile.
Les garçons acquiescèrent et se placèrent de part et d'autre du lit, tenant fermement Mikage par les épaules.
- Désolée Mikage, mais ça va faire un peu mal.
Au moment où elle commença à ressouder les os, Mikage sortit de l'inconscience et hurla. Il gigottait pour échapper à la souffrance mais les garçons tenaient bon. Kana n'aimait pas savoir qu'elle était la cause de cette souffrance mais elle ne devait pas s'arrêter. Une fois terminé, Mikage cessa de crier reposant lourdement sa tête sur l'oreiller. Il prennait de grandes inspirations pour essayer d'oublier la douleur.
- Mikage, appela Kana en lui prenant la main.
Il serra très fort sa main, tournant le regard vers elle.
- Je te l'avais dit Kana. Je t'avais bien dit que je reviendrais.
- Tu étais sensé revenir sain et sauf ! Pas gravement blessé ! Le réprimanda-t-elle.
- Je suis désolé de t'avoir inquiétée, dit-il en souriant.
Au moment où elle vit son sourire, la colère de Kana retomba. Ce sourire forcé...
- Qu'est-ce que je fais ? Dit-elle à voix basse. Je suis en train de t'engueuler alors que... alors que tu...
Kana resserra sa prise sur la main de Mikage. Elle n'arrivais pas à le dire. Il avait perdu sa famille... "Je ne sais pas quoi faire Mikage !"
Comprenant ce à quoi pensait la jeune fille, Mikage tira la main de Kana jusqu'à ses lèvres et y déposa un baiser.
- Je les ai tous perdu... Mais toi tu es là.
- Oui... dit-elle les larmes aux yeux. Je resterai avec toi.
- Je suis sûr que tu te serais très bien entendue avec ma soeur Raine. J'aurais aimé vous voir rire ensemble. Ma chère soeur et la fille que j'aime.
- J'aurais aussi voulu la rencontrer. Si elle te ressemble... je n'aurais pu que l'aimer.
Mikage l'observa un moment. Ce qu'elle venait de dire... c'était une confession à mi-mot. Il se redressa et la prit dans ses bras.
- J'ai cru que tu ne reviendrais pas, murmura-t-elle faiblement. Je t'ai attendu sans répit.
- C'est sûr ! Aprouva Kira. Ça fait plus d'une semaine qu'elle n'a pas fermé l'oeil. Elle est restée tout ce temps sur le rempart à t'attendre jour et nuit. Je crois qu'elle serait morte de faim et de froid si je n'avais pas été là.
- Kira ! Dit Kana embarrassée.
- Merci Kana, lui dit Mikage en souriant de plaisir.
Il déposa un rapide baiser sur ses lèvres pour la remercier, ce qui coupa le sifflet de la jeune fille devenue rouge tomate.
Labrador et Bastien entrèrent alors. Ils sourirent faiblement à Mikage pour lui montrer qu'ils étaient contents de son retour, mais aussi désolés de la tragédie qui s'était abatue sur lui. Puis Bastien porta son attention sur Lise qui se tenait les côtes.
- ça va ?
- Non... je crois qu'on m'a oubliée.
- Je suis désolée Lise, dit Aria, mais je ne peux pas ressouder les os avec mon zaiphon de soin. Va falloir attendre qua Kana redescende de son nuage.
- Je m'en occupe, dit Labrador.
Lise ne broncha pas pendant toute l'opération. Ils étaient tous un peu impressionnés de voir qu'elle supportait aussi bien la douleur.
- Alors ? Demanda Bastien. Qu'est-ce qui vous est arrivé ?
- Comme nous l'avions prévu, Keigo nous avait tendu un piège. Quand nous sommes arrivés, Mikage était empalé à un arbre par l'épaule avec un katana. Nous avions a peine fait quelques pas vers lui pour le délivrer que ses sbires nous sont tombés dessus. Ce salaud de Hyuuga m'a cassé trois côtes pour se venger de mon coup de la dernière fois. Mais même avec quelques côtes cassée, je pouvait parfaitement les faire déguerpir.
- Lise-san est très impressionnante, avoua Castor. Frau et moi on a presque rien eut à faire.
- Ouais... elle se défend bien la vieille.
- Comment tu m'as appellée ?
- Si t'es une amie du vieux, dit-il en montrant Bastien du doigt, c'est que toi aussi tu es une vi...
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase car il finit à plat ventre au sol piétiné par Lise.
- Voilà ce qu'elle te dit la vieille !
Bastien l'éloigna de Frau avant qu'elle ne le tue. Il la connaissait bien, Lise pouvait être très suceptible sur ce genre de choses.
- Keigo était là-bas lui aussi ? Demanda-t-il pour la calmer.
- Non. En tout cas il ne s'est pas montré.
- Il était là... dit Mikage.
- Hein ?
- Avant que vous n'arriviez... c'est lui qui m'a transpercé l'épaule. Il voulait que je reste accroché à cet arbre pour attendre l'arrivée de Teito. Et il m'a posé des questions sur Kira.
Celle-ci fronça les sourcils, attendant la suite.
- Il voulait savoir depuis quand elle était à l'église. D'où elle venait avant cela. Il m'a même demandé si tu te souvenais de tes origines. Et si tu avais sûr toi un objet précieux.
- Un objet précieux ? S'étonna Kira.
- Oui. Il a bien insisté la dessus. Je crois qu'il avait peur que cet objet t'ai été dérobé.
- Je n'ai jamais eu aucun objet de valeur. J'ai été élevée dans une famille de paysans. Et il t'a posé des questions sur mes origines ? Quel est le rapport avec lui ? Pourquoi me cherche-t-il ?
- Peut-être que tes parents... commença Aria. Tes vrais parents. Ils veulent peut-être te retrouver.
- Ils ne m'auraient pas abondonnés si ça avait été le cas !
- Tu ne sais pas ce qu'il s'est vraiment passé. Peut-être que... que tu as été enlevée.
- On m'aurait enlevée puis déposée à la porte d'une famille de paysans ? Si Ayanami me cherche en personne, c'est qu'il doit penser que je viens d'une famille noble de Barsburg ! Si on m'avait enlevée à eux, les ravisseurs auraient demandé une rançon. Et je ne vois pas pourquoi on parle de cette possibilité. C'est complètement absurde ! Ayanami se gourre, voilà tout ! Il en a après la mauvaise personne. J'ai été abondonnée et personne ne cherche à me retrouver !
Elle sortit brusquement de la pièce. Il fallait qu'elle se calme. Elle ne devait pas passer ses nerfs sur les autres. Ils voulaient juste comprendre, tout comme elle.
- Kira !
C'était Teito. "Il a prit la manie de me suivre partout. A quoi il pense ?"
- Teito c'est pas le moment. Qu'est-ce que tu veux ?
- Je... je me demandais où tu allais, dit-il en se rendant compte qu'il l'avait suivie sur le coup de l'impulsion.
Il avait sentit sa détresse et il ne voulais pas la laisser seule. Kira l'observa un moment, le voyant gêné.
- A vrai dire je n'en sais rien, répondit-elle finalement. Je comptais marcher jusqu'à ce que je me sois calmée.
- Je peux t'accompagner ?
- Je préfère pas. Je voudrais pas déverser ma colère sur toi.
- Oui mais j'ai pas envie de te laisser seule.
Il rougit en se rendant compte qu'il avait avoué à haute voix ce qu'il pensait. Le rouge monta aussi aux joues de Kira qui le regardait avec des yeux ronds.
- Heu... balbutia-t-il. Je... je voulais dire...
- Fais comme tu veux.
Elle s'était vite retournée pour reprendre sa marche, cachant sa gêne au garçon. Il mit du temps à comprendre qu'elle venait de l'inviter à la suivre. Il la rattrapa rapidement, marchant à ses côtés. C'était une journée ensoleillée annonçant bientôt l'arrivée du printemps.
